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MAURICE MERLEAU-PONTY

Phénoménolog de la perception

GALLIMARD

Ce livre a initialement paru-dans la Bibliothèqu des Idée9 en 1945.

AVANT-PROPOS
Qu'est-ce que la phénoménologII peut paraftre dtrange 7 qu'on ait encore à poser cette question u n demi-siècl aprè les premiers travaux de Husserl. Elle est pourtant loin d'êtr rdsolue. La phénoménologi c'est l'étud des essences, et des tous les problèmes selon elle, reviennent à défini essences :L'essence de la perception, l'essence de la conscience, par exemple. Mais la phénoménologi c'est aussi une philosophie qui replace les essences dans l'existence et ne pense pas qu'on puisse comprendre l'homme et le monde autrement qu'à partir de leur à facticità È C'est une philosophie transcendantale qui met en suspens pour les comprendre les affirmations de L'attitude naturelle, mais c'est aussi une philosophie pour laquelle le m~onde toujours a déjlà v est avant la réflexion comme une présenc inaliénable dont et tout l'effort est de retrouver ce contact naïavec le monde pour lui donner enfin u n statut philosophique. C'est l'ambition d'une philosophie qui soit une a science exacte D , mais c'est aussi u n compte rendu de l'espace, du temps, d u monde a vécuÈ C'est l'essai d'une description directe de notre expérienctelle qu'elle est, et sans aucun égarà sa genès psychologique et aux explications causales que le savant, l'historien ou le sociologue peuvent en fournir, et cependant Husserl, dans ses derniers travaux, mentionne génétiq ( 1 ) et mêm une à phé à une à phénoménolog noménologi constructive à ( 2 ) . Voudra-t-on lever ces contradictions e n distinguant entre la phénoménolog Husde serl et celle de Heidegger? Mais tout Sein und Zeit est sorti d'une indication de Husserl et n'est en somme qu'une explicitation du a naturlichen Weltbegriff v ou du à Lebenswelt que Husserl, à la fin de sa vie, donnait pour thèm premier à la phénoménologi sorte que la contradiction reparait de
0 ÉditionGallimard, 1945.
(1) Meditafions Cart6siennes pp. 120 et suivantes. (2) Voir la VIa Mdditation 'Carttsienne, r4dig6e par Eugen Finit et Inbdite, dont G . Berger a bien voulu noua donner communication,

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dans la philosophie de Husserl lui-méme lecteur pressd. Le renoncera à cuconscrire une doctrine qui a tout dit et se demandera si une philosophie qui n'arrive pas d se ddfinir mdrite tout le bruit qu'on fait autour d'elle et s'il ne s'agit pas plutô d'un mythe et d'une mode. Méms'il en ktait ainsi, il resterait à comprendre le piestige de ce mythe et l'origine de cette mode, et le sdrieux philosophique traduira cette situation en disant que la phbnombnologie se laisse pratiquer et reconnaîtr comme manièr ou comme style, elle existe comme mouvement, avant d'êtr parvenue à une entièr conscience philosophique. Elle

est e n route depuis longtemps, ses disciples la retrouvent partout, dans Hegel et dans Kierkegaard bien sûrmais aussi dans Marx, dans Nietzsche, dans Freud. U n commentaire philologique des textes ne donnerait rien : nous ne trouvons dans les textes que ce que nous y avons mis, et si jamais histoire a appelà notre interprétation c'est bien l'histoire de la philosophie. C'est en nous-même que nous trouverons l'unitd de la phdnoménologi et son vrai sens. La question n'est pas tant de compter les citations que de fixer pour et d'objectiver cette phénoménolog nous qui fait qu'en lisant Husserl ou Heidegge.r, plusieurs de nos contemporains ont e u le sentiment bien moins de rencontrer une philosophie nouvelle que de reconnaîtrce qu'ils attendaient. La phdnomdnologie n'est accessible qu'à une méthodphdnomdnologique. Essayons donc de nouer ddlibkrémenles fameux thème phénomdnologiquecomme ils se sont nouds spontandment dans la vie. Peut-6tre comprendrons-nous alors pourquoi la phknoménologi est demeurke longtemps à l'étade commencement, de problime et de vau.

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Il s'agit de décrire non pas d'expliquer ni d'analyser. et Cette premièr consigne que Husserl donnait à la phknomé nologie commençant d'êtr une a psychologie descriptive v ou de revenir a aux choses méme c'est d'abord le ddsaveu È de la science. Je ne suis pas le résulta l'entrecroisement ou des multiples causalitks qui déterminen mon corps ou mon < psychisme È je ne puis pas m e penser comme une partie du monde, comme le simple objet de la biologie, de la psychologie et de la sociologie, ni fermer sur moi l'univers de la science. Tout ce que je sais du monde, mêm par science, je le sais à partir d'une vue mienne ou d'une expérienc du monde sans laquelle les symboles de la science ne voudraient rien dire. Tout l'univers de la science est construit

sur le monde vkcu et si nous voulons penser la science ellem t m e avec rigueur, en apprdcier exactement le sens et la portke, il nous faut réveille d'abord cette expdrience d u monde dont elle est l'expression seconde. La science n'a pas et n'aura jamais le mêm sens d'étrque le monde perç pour la simple raison qu'elle en est une ddtermination ou une explication. Je suis non pas un a étrvivant à ou mêm u n < homme ou mime a une conscience avec tous les caractère que la zoologie, l'anatomie sociale ou la psychologie inductive reconnaissent à ces produits de la nature ou de {'histoire, - je suis la source absolue, mon existence ne vient pas de mes antkckdents, de mon entourage physique et social, elle va vers eux et les soutient, car c'est moi qui fais étrpour moi (et donc étrau seul sens que le mot puisse avoir pour moi) cette tradition que je choisis de reprendre ou cet horizon dont la distance à moi s'effondrerait, puisqu'elle ne lui appartient pas comme une propriétà si je n'dtais là pour la parcourir d u regard. Les vues scientifiques selon lesquelles je suis u n moment du monde sont toujours naïve et hypocrites, parce qu'elles sous-entendent, sans la mentionner, cette autre vue, celle de la conscience, par laquelle d'abord u n monde se dispose autour de moi et commence à exister pour moi. Revenir aux choses mémes c'est revenir à ce monde avant la connaissance dont la connaissance parle toujours, et à l'dgard duquel toute, déterminatio scientifique est abstraite, signitive et ddpendante, comme la géo graphie à l'dgard du paysage oà nous avons d'abord appris ce que c'est qu'une forét prairie o u une rivière une Ce mouvement est absolument distinct du retour iddaliste à /a conscience et l'exigence d'une description pure exclut aussi bien le procddd de l'analyse rdflexive que celui de l'exle plication scientifique. Descartes et surtout Kant ont déli sujet ou la conscience en faisant voir que je ne saurais saisir aucune chose comme existante si d'abord je ne m'éprou vais existant dans l'acte de la saisir, ils ont fait paraftre la conscience, l'absolue certitude de moi pour moi, comme la condition sans laquelle il n'y aurait n'en du tout et l'acte de liaison comme le fondement du lié Sans doute l'acte de liaison n'est rien sans le spectacle du monde qu'il lie, l'unitd de la conscience, chez Kant, est exactement contemporaine de l'unitd du monde, et chez Descartes le doute mdthodique ne nous fait rien perdre puisque le monde entier, au moins à titre d'expérienc notre, est réintigrau Cogito, certain avec lui, et affect4 seulement de l'indice a penséde ... à Mais
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tes relations du sujet et du monde ne sont pas rigoureusement bilatérale:si elles l'étaientla certitude du monde serait d'embléechez .)escartes, donné avec celle du Cogito et Kant ne parlerait pas de a renversement copernià cien È L'analyse réflexive partir de notre expériencd u monde, remonte au sujet comme à une condition de possibilità distincte d'elle et fait voir la synthès universelle comme ce sans quoi il n'y aurait pas de monde. Dans cette mesure, elle cesse d'adhdrer à notre expérience substzelle tue à u n compte-rendu une reconstruction. O n comprend par là que Husserl ait pu reprocher à Kant u n a psychologisme des facultéde l'âm à ( 1 ) et opposer, à une analyse nodtique qui fait reposer le monde sur l'actiuitd synthdtique du sujet, sa a réflexionoématiquà qui demeure dans l'objet et en explicite l'unitt! primordiale a u lieu de l'engendrer. Le monde est là avant toute analyse que je puisse en faire et il serait artificiel de le faire dérived'une séride synthèse qui relieraient les sensations, puis les aspects perspectifs de l'objet, alors que les unes et les autres sont justement des produits de l'analyse et ne doivent pas êtr rdalisds avant elle. L'analyse réflexivcroit suivre en sens inverse le chemin d'une constitution préalabl et rejoindre dans a l'homme inthieur È comme dit saint Augustin, n n pouvoir constituant l u i a toujours fit! lui. Ainsi la réflexio s'emporte elle-mêm et se replace dans une subjectività invulndrable, en deç de l'êtr et du temps..Mais c'est là une naivetd, ou, si l'on préfèr rdflexion incomplèt qui perd une conscience de son propre commencement. J'ai commence? de rdfldchir, m a réflexioest réflexiosur u n irrdfléchi elle d8s ne peut pas s'ignorer elle-mémcomme événemen lors elle s'apparaîcomme une véritabl créationcomme u n changement de structure de la conscience, et lui appartient de reconnaitre en deç de ses propres opkations le monde qui est donnà au sujet parce que le sujet est donnd à luiet même Le réeest à décrire non pas d construire ou à constituer. Cela veut dire que je ne peux pas assimiler la perception aux synthèse qui sont de l'ordre du jugement, des actes ou de la prédication chaque moment mon champ A perceptif est rempli de reflets, de craquements, d'impressions tactiles fugaces que je suis hors d'etat de relier pré cisémen contexte perç et que cependant je place d'emau blde dans le monde, sans les confondre jamais avec mes
(1) Logische Unttnuchungen, Prolegomena zar reinen Logik, p. 93.

rtveries. A chaque instant aussi je rêv autour des choses, fimagine des objets ou des personnes dont la présenc ici n'est pas incompatible avec le contexte, et pourtant ils ne se mélen pas a u monde, ils sont en avant d u monde, sur le théâtde l'imagtnaire. S i la réalit de m a perception n'étaifondéque sur la cohérencintrinsèqu des a reprdsentations È elle devrait êtr toujours hdsitante, et, livrà à mes conjectures probables, je devrais à chaque moment défairdes synthèse illusoires et réintégr u rdel des a phénomèn aberrants que j'en aurais d'abord exclus. Il n'en est rien. Le rée u n tissu solide, il n'attend pas nos est jugements pour s'annexer les phénomènles plus surprenants n i pour rejeter nos imaginations les plus vraisemblables. La perception n'est pas une science d u monde, ce elle n'est pas m i m e u n acte, une prise de position délibérà est le fond sur lequel tous les actes se détachenet elle est prd-supposépar eux. Le monde n'est pas u n objet dont je possèd par devers moi la loi de constitution, il est le milieu naturel et le champ de toutes mes penséeet de toutes mes perceptions explicites. La véritn' a habite à pas seulement l' a homme intérieuà (11, ou plutô il n'y a pas d'homme intérieurl'homme est au monde, c'est dans le Quand je reviens à moi à partir d u monde qu'il se connaît dogmatisme de sens commun o u d u dogmatisme de la science, je trouve non pas u n foyer de vérit intrins2que, mais u n sujet voud a u monde.

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O n m f t par là le vrai sens de la célèb rdduction phéno minologique. Il n'y a sans doute pas de question sur laqizelle Husserl ait mis plus de temps à se comprendre luimême- pas de question aussi sur laquelle il soit plus souvent revenu, puisque la a problématiqu de la réductios occupe dans les inédit place importante. Pendant longune temps, et jusque dans des textes récents rdduction est la présentÃc o m ~ n ele retour à une conscience transcendmtaie devant laquelle le monde se ddploie dans une transparence absolue, animà de part en part par une sérid'aperceptions que le p1i"losophe serait chargd de reconstituer à partir de leur risultat. Ainsi m a sensation d u rouge est aperçucomme manifestation d'un certain ronge senti, celui-ci comme manifestation d'une surface ronge, celle-ci comme manifestation d'un carton rouge, et celui-ci enfin

(1)

I te redi ; in Interiore homine habitat vcritas-Saint-Augustin. n

AVANT-PROPOS comme manifestation ou profil d'une chose rouge, de ce livre. Ce serait donc l'appréhensio d'une certaine hylà comme signifiant u n phénomè de degrà supérieurla Sinn-gebung, l'opératio active de signification qui défini rait la conscience, et le monde ne serait rien d'autre que la a signification monde v , la réductiophénoménologiq serait idéaliste sens d'un idéalism transcendantal qui au traite le monde comme une unità de valeur indivise entre Paul et Pierre, dans laquelle leurs perspectives se recoupent, et qui fait communiquer la a conscience de Pierre w et la a conscience de Paul v , parce que la perception d u monde a par Pierre à n'est pas le fait de Pierre, n i la perception du monde a par Paul v le fait de Paul, mais en chacun d'eux le fait de consciences prépersonnelle dont la communication ne fait pas problème étan exigépar la définitiomêm de la conscience, du sens o u de la vérità tant que je suis En conscience, c'est-à -dir en tant que quelque chose a sens pour moi, je ne suis n i ici, ni là ni Pierre, ni Paul, je ne m e distingue en rien d'une autre v conscience, puisque nous sommes tous des présenceimmédiateau monde et que ce monde est par définitiounique, étanle systèm des vérité n idéalism transcendental conséquendé U pouille le monde de son opacità et de sa transcendance. Le monde est cela mêm que nous nous représentons pas non comme hommes ou comme sujets empiriques, mais en tant que nous sommes tous une seule lumièr et que nous participons à l'Un sans le diviser. L'analyse réflexivignore le problèm d'autrui comme le problèm du monde parce qu'elle fait paraître n moi, avec la premièr lueur de conscience, le pouvoir d'aller à une vérituniverselle en droit, et que l'autre étanlui aussi sans eccéitdsans place et sans corps, l'Alter et l'Ego sont u n seul dans le monde vrai, lien des esprits. Il n'y a pas de difficultd à comprend.re comment Je puis penser Autrui parce que le Je et par consdquent l'Autre ne sont pas pris dans le tissu des phdnomè nes et valent plutdt qu'ils n'existent. Il n'y a rien de cachd derrièr ces visages o u ces gestes, aucun paysage pour moi inaccessible, juste u n peu d'ombre qui n'est que par la lumière Pour Husserl, au contraire, on sait qu'il y a u n problèm d'autrui et l'alter ego est u n paradoxe. Si autrui est vraiment pour soi, au-delà de son êtr pour moi, et si nous' sommes l'un pour l'autre, et non pas l'un et l'autre pour Dieu, il faut que nous appara?ssions l'un à l'autre, il faut qu'il ait et que j'aie u n extérieur qu'il y ait, outre la et m a vue sur moi et la vue d'auperspective d u Pour Soi,

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trui sur lui-même - une perspective d u Pour Autrui, ma vue sur Autrui et la vue d'Autrui sur moi. Bien entendu, ces deux perspectives: en chacun de nous, ne peuvent pas êtr simplement juxtaposées car alors ce n'est pas moi qu'autrui verrait et ce n'est pas lui que je verrais. Il faut que je sois mon extérieur que le corps d'autrui soit et lui-même Ce paradoxe et cette dialectique de l'Ego et de l'Alter ne sont possibles que si l'Ego et l'Alter Ego sont définipar leur situation et non pas libérà toute inhdde rence, c'est-à -dir si la philosophie ne s'achèv pas avec le retour au moi, et si je découvrpar la réflexionon seulement m a présenc à moi-mêm mais encore la possibilitf? d'un a spectateur étrangeÈ c'est-à -dir encore si, au moment mêm ou j'éprouv mon existence, et jusqu'à cette pointe extrêm de la réflexion manque encore de cette je densità absolue qui m e ferait sortir du temps et je découvr e n moi une sorte de faiblesse interne qui m'empêch d'êtr 'absolument individu et m'expose au regard des aut.res comme u n homme parmi les hommes ou au moins une conscience parmi les consciences. Le Cogito jusqu'à prdsent dévalorisai la perception d'autrui, il m'enseignait que le Je n'est accessible qu'à lui-même puisqu'il me définissai par la pensé que f a i de moi-m6me e t que je suis dvidemment seul à en avoir au moins dans ce sens ultime. Pour qu'autrui ne soif pas u n vain mot, il faut que jamuis m o n existence ne se réduisà la conscience que j'ai d'exister, qu'elle enveloppe aussi la conscience qu'on peut en avoir et donc m o n incarnation dans une nature et la possibilità au moins d'une situation historique. Le Cogito doit m e découvrien situation, et c'est à cette condition seulement que la subjectivitd transcendantale pourra, comme le dit Husserl (1), 6tre une intersubjectiuitf?. Comme Ego méditant peux bien distinguer de moi le je monde et les choses, puisque assurémenje n'existe pas d la manièr des choses. Je dois mêm écartede moi m o n corps entendu comme une chose parmi les choses, comme une somme de processus physico-chimiques. Mais la cogitatio que je décounr ainsi, si elle est sans lieu dans le temps et l'espace objectifs, n'est pas sans place dans le monde pht!noménologiqueLe monde que je distinguais de moi comme somme de choses ou de processus liépar des rapports de causalité le redécouvra en moi à comme je l'horizon permanent de toutes mes cogitationes et comme
(1) ~ i ;Krisis der europcïische Wlssenschctflen unit d i t lranszendenlale Ph& nornenoloaie. I I I . (inidit).

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il faut romnre notre familiarità avec lui. . qu'elle est u n moyen. ou encore de le mettre hors jeu. Mais il est clair que l'essence n'est pas ici le but. de lui refuser notre complicità (de le reyardcr ohne mitzumachen. Tout le malentendu de IZusserl avec ses interprètes avec les a dissidents à existentiels et finalement avec lui-mêm vient de ce que. 331 et suivontes. philosophie. justement pour voir le monde et le saisir comme aaradoxe. paradoxal. qu'elle est une expériencrenouveléde son propre commencement.mais parce que. pour les réveilleet pour les faire apparaître nous avons à nous en abstenir u n instant. pp. comme o n sait. au lieu de s'en étonneet de concevoir le sujet comme transcendance vers le monde. la réductione serait pas probléma - tique. et fait le monde immanent au sujet. l'assistant de Husserl. admet une fois pour toutes que nous ne pouvons avoir rapport qu'avec des significations. elle distend les fils intentionnels qui nous relient au monde pour les faire paraîtreelle seule est conscience d u m o n d e parce qu'elle le révaicomme étrang et. puisque mêm nos réflexion prennent place dans le flux temporel qu'elles cherchent à capter (puisqu'elles sic11 einstromen comme dit Husserl). justement comme présup poséde toute penséeelles a vont de soi È passent inaperçueset que. Cela veut dire aussi que la pbilosophie ne doit pas elle-mêm se tenir pour acquise dans ce qu'elle a pu dire de vrai. dit souvent Husserl). Cela veut dire que nous ne pouvons pas soumettre au regard philosophique notre perception d u monde sans cess u de faire u n avec cette thès d u monde. Toute réduction Husserl. Il reconnaî contraire m a pensé mêm comme au u n fait inaliénabl et il élimin toute espèc d'idéalism en me découvrancomme a étrau monde È C'est parce que nous sommes de part en part rapport au monde que la seule manièr pour nous de nous en apercevoir est de suspendre ce mouvement. Loin d'être comme on l'a cru. La réflexio ne se retire pas du monde vers l'unità de la conscience comme fondement d u monde. constante qui et finale. quand il parlait d'un < étonnemenà devant le monde ( 1 ) . et qu'elle a besoin d u champ de l'idéalitpour connaîtr conquérisa facticité et L'Ecole de Vienne. que notre engagement effectif dans le monde est justement ce qu'il faut comprendre et amener au. en dit mêm temps que transcendantale est nécessairemen eidéti que. . ne convertit pas la certitude d u monde en certitude de la pensie du monde. et que cette rupturene peut rien nous awwrendre due le iaillissement immotivà du monde. qu'elle consiste tout entièr à décrirce commencement et enfin que la réflexio radicale est conscience de sa propre dépendancà l'égar d'une vie irréfléch est sa situation initiale. concept et polarise toutes nos fixations conceptuelles. mais au contraire que notre existence est trop étroitemen prise dans le monde pour se connaîtrcomme telle au moment oà elle s'g jette. C'est une signification tardive et compliquédont nous ne devrions ( 1 ) nie ph6nomenoIooische Philosophie Edmund Husserls in der gegem wttlllgen Kiitik. la formule d'une philosophie idéaliste la réductio phénoménologiqest celle d'une philosophie existentielle :1 a In-der-Welt-Sein à ' de Heidegger n'apparaîque sur le fond de la réductio phénoménologiqu *** U n malentendu d u mêm genre brouille la notion des essences à chez Husserl. Non qu'on renonce aux certitudes du sens commun et de l'attitude naelles sont au contraire le thèm constant de la turelle. avec cet intérà pour le monde qui nous définit sans reculer en decà de notre engagement pour le faire apparaîtr lui-mêm comme spectacle. La meilleure formule de la réductio est sans doute celle qu'en donnait Eugen Finlc. Le alus grand enseignement de la réductioest l'impossibilità d'une réductiocomelète Voilà wourmoi Husserl s'interroae toujours de nouveau sur la possibilità de la réduction i nous S étionl'esprit absolu. elle prend recul pour voir jaillir les transcendances. Le véritablCogito ne défini pas l'existence du SUjet par la pensé qu'il a d'exister. Par exemple la a conscience à n'est pus pour l'Ecole de Vienne cela mêm que nous sommes. sans passer d u fait de notre existence à la nature de notre existence. Mais puisque au contraire nous sommes au monde. La nécessit de passer par les essences ne signifie pas que la philosophie les prenne pour objet. qui est le moteur de la déductio transcendantale. Le transcendantal de Husserl n'est pas celui de-Kant. et enfin ne remplace pas le monde m i m e par la signification monde. il n'y a pas de pensie qui embrasse toute notre penséeLe philosophe. disent encore les inéditsest u n commencant perpétuelCela veut dire qu'il ne tient rien pour acquis de ce que les hommes ou les savants croient savoir.VIII AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS IX une dimension par rapport à laquelle je ne cesse de m e situer. et Husserl reproche à la philosophie kantienne d'êtr une philosophie a mondaine à parce qu'elle utilise notre rapport au monde. du Dasein au Wesen.

je serais encore une fois infid2le à mon expdrience du monde et je chercherais ce qui la rend possible au lieu de chercher ce qu'elle est. I'ArbalMe. de lence de la conscience originaire. (2) II n y a pas d'bvidence Apodictique. avec le sensualisme qu'il n'y a là que des à étatde conscience et si je cherchais à distinguer mes perceptions de mes rêve par des < critère È je manquerais le phénomknd u monde. Nous sommes dans la vérit et l'dvidence est à l'expériencde la vdritd w (1). e n fait pour nous avant toute thématisationLe sensualisme rdduit à le monde en remarquant qu'aprt?~ tout nous n'avons jamais que des diats de nous-mêmes L'idéalism transcendantal lui aussi a réduià le monde. de sorte que le doute. ce ne sera donc pas développela Wortbedeutung conscience et fuir de l'existence dans l'univers des choses dites. 142. La rdduction eiddà tique c'est au contraire la résolutiode faire apparaitre le monde tel qu'il est avant tout retour sur nous-mêmes c'est de l'ambition d'égalela réflexioà la vie irréfléch la conscience. W a h l (2) que a Husseil séparles essences de l'existence W . mais définipour nous comme accè à la udritd. dialectique et mystkrt. puisque. c'est chercher cz qu'il est.) muette encore qu'il s'agit d'amener à l'expression pure de son propre sens à ( 1 ) . ce n'est pas chercher ce qu'il est e n idée fois que nous l'avons ré une duit en thèm de discours. à vrai dire. ou la crainte de se tromper affirme en mêm temps notre pouvoir de ddvoiler l'erreur et ne saurait donc nous déracine de la vdritd. mais encore ce que veulent dire les choses. n'est qu'apparente. Il ne faut donc pas dire avec J .. c'est déclareque la perception est non pas prksumde vraie. Les essences sdparéesont celles du langage. Si maintenant je voulais avec l'idéalism fonder cette dvidence de fait. Les essences de Husserl doivent ramener avec elles tous les rapports vivants de l'expériencecomme le filet ramèn d u fond de la mer les poissons et les'algues palpitants. L'évidenc de la perception n'est pas la pensé adéquat ou l'évidenc apodictique ( 2 ) . et le problèm est alors non pas de rechercher comment la pensé critique peut se donner des dquivalents secondaires de cette distinction. S i je disai. Prolegomena tw ls reinen Logik.. Ce positivisme Iogigue est aux antipodes de la penséde Husserl. Je vise et je perçoi u n monde. Dans le si-. de cette conscience que nous sommes. sur une dvidence absolue. c'est à titre de pensé ou conscience d u monde et comme le simple corrélatide notre connaissance de sorte qu'il devient immanent à la conscience et que Vasditd des choses est par là supprimde. Car si je peux parler de a rêve à et de à rdalitd È m'interroger sur la distinction de l'imaginaire et d u réel metet tie en doute le < réeÈ c'est que cette distinction est déj faite par moi avant l'analyse. (2) Rdalisme. il ne faut pas se demander si nos évidence sont bien des véritds si. Chercher l'essence de la perception. ce qui est kviou dent pour nous ne serait pas illusoire à l'kgard de quelque vériten soi :car si nous parlons d'illusion. s'attestâ comme vraie. c'est sur cette expé rience que se mesurent toutes les significations d u lannage et c'est elle qui fait que justement le langage veut dire quelque chose pour nous. dans le mêm moment. par u n vice de notre esprit. dit en substance la Formait and ' iranszendentale Logik. puisque par lai elles reposent encore sur la vie antéprédicati la conscience. on voit apparaitre non seulement ce que veulent dire les mots. c'est-à -dir sur l'absolue clartd de mes pensée pour moi. Chercher l'essence de la conscience.. si je voulais retrouver en moi une pensde naturante qui fasse la membrure du monde ou l'&claire de part e n part. il faut dire au contraire :le monde est cela que nous percevons. Le à - (1) dfkditations Cartisfennes p 33.X AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS XI user qu'avec circonspection et aprt?s avoir explicitd les nombreuses significations qui ont contribut! à la ddterminer a u cours de l'évolutiosémantiqudu mot. Automne 1942. C'est la fonction d u langage de faire exister les essences dans une séparatio qui. le fait de m a conscience qui est ce que veulent dire finalement le mot et le concept de conscience. C'est l'expirience (. Chercher l'essence du monde. c'est que nous avons reconnu des illusions. nous avons u n moyen direct d'acckùe à ce qu'il désigne nous avons l'expérienc de nous-rnhes. le noyau de signification primaire autour duquel s'organisent les actes de déno~ninatio et d'expression. Plus génér lement. p. c'est que j'ai une expdrience du rée comme de l'imaginaire. 190). cette croyance irrdsistible. p. s'il le rend certain. Quels que puissent étrles glissements de sens qui finalement nous ont livr% le mot et le concept de conscience comme acqiiisition du langage. et nous n'avons pu le faire qu'au n o m de quelque perception qui. ce sera retrouver cette prdsence effective de moi à moi. . mais d'expliciter notre savoir primordial du à réeÈ de ddcrue la perception du monde comme ce qui fonde pour toujours I notre idde de la véritÃl ne faut donc pas se-demander si nous percevons vraiment u n monde. non paginé (1) ~ a s ~ r l e b u der Wahrheit (Logische Untersuchungen.

de moi et d'autrui. Je croyais m'6tre tu par fatigue. a Toute conscience est conscience de quelque chose È cela n'est pas nouveau. il se découvret se goût comme une nature spontandment conforme à la loi de l'entendement. mais ce que l e vis. est vdcue comme ddjà faite ou déjlà Kant lui-mêm montre dans la Critique d u Jugement qu'il y a une unità de l'imagination et de l'entendement et une unità des sujets avant l'objet et que. qui est lui-mêm sans concept. Le rapport au monde.qui fait l'unit6 naturelle et antéprédicati monde et de notre vie. tel nunistre croyait n'avoir dit qu'une phrase de circonstance. Kant a montrd. du verre ou du morceau de cire. il n'y a pas une parole. une certaine manitre de mettre en forme le monde que l'historien doit 6tre capable de reprendre et d'assumer. je communique indubitablement avec lui. mais l'unique manièr d'exister qui s'exprime dans les propriétÃdu caillou. La méthodeidétiquest celle d'un positivisme phdnomdnologique qui fonde le possible sur le réel A Nous pouvons maintenant en venir à la notion d'intentionnalité trop souvent citécomme la découvertprincipale de la phénoménologi alors qu'elle n'est compréhen sible que par la rdduction. pas u n geste humains. avant d'êtr posé par l a connaissance et dans u n acte d'identification expresse. comme connexion des phénomène est anticipà dans fa conscience de m o n unité le moyen pour moi de est m e réalisecomme conscience. qui n'aient une signification. l'offrir à notre constatation. Mais s'il y a une nature d u sujet. qui est celle de nos jugements et de nos prises de position volontaires. dans f a Réfutatiode i'Id6alisme. dans l'expérienc du beau par exemple. dans tous les faits d'une révolution dans toutes les pensée d'un philosophe. mais la formule d'un unique comportement à l'égar d'autrui. et qui fournit le texte dont nos connaissances cherchent à étrla traduction en langage exact. de la Nature. ce n'est plus seulement le jugement esthétique mais encore la connaissance qui repose sur lui. ce qui fait que le monde est monde. je fais l'dpreuue d'un accord d u sensible et d u concept. c'est lui qui fonde l'unità de la conscience et des consciences. mais je ne le possèd pas. qui est limitéaux a vraies et immuables peut natures B. n'est rien qui puisse êtr rendu plus clair par une analyse :la philosophie ne peut que le replacer sous notre regard. lui assianernit ses fins. expriment un certain désintérà donc et encore une certaine prise de position à l'égar de la situa- - - - . Il s'agit de reconnaîtrla - conscience elle-mêm comme projet du monde. mais au contraire ce qui m e rend certain de m o n existence. s'il doit pouvoir former u n monde. il est inépuisablea Il y a u n monde È ou plutô a il y a le monde È de cette thès constante de m a vie je ne pufs jamais rendre entièremen raison. Qu'il s'cgisse d'une chose perçue de d'un événeme historique ou d'une doctrine. non seulement ce qu'ils sont pour la représentation à propriétd à de la les chose perçue la poussièr des a faits historiques È les à idéeà introduites par la doctrine. Par rapport à elles. et voild que mon silence ou so parole prennent u n sens. il s'agit de retrouver l'Idéau sens hégélie c'est-à -dir non pas une loi du type ~ ! I ! J S ~ C O mafh6matique. et l'intentionnalità opérant (fungierende Intentionalitat). a comprendre È c'est ressaisir l'intention totale. parce que ma fatigue ou le recours à une formule toute faite ne sont pas fortuits. Cette facticità d u monde est ce qui fait la Weltlichkeit der Welt. Par cette notion élargide l'intentionnalité la comprehension D phénoménologi(~ distingue de a l'intellecse tion à classique. du temps et de la mort. je suis ouvert au monde. l a puissance posante qui assujettit le multiple d la loi de l'entendement. tel qu'il se prononce infatigablement en nous.XII AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS un monde est non pas ce que je pense. destinde c i u n monde qu'elle n'embrasse ni ne possède mais vers lequel et le monde comme cet mdielle ne cesse de se diriger. comme la facticitd d u cogito n'est pas une imperfection e n lui. la seule dont la Critique de la Raison Pure ait parld. Ce sont là les dimensions de l'histoire. Ce qui distingue l'intentionnalitd d u rapport kantien à u n objet possible. c'est que l'unitd d u monde. alors l'art cachd de l'imagination doit conditionner l'activitd catigoriale. accessible à la pensé objective. Il ne s'agit pas de de doubler la conscience humaine d'une penséabsolue qui. Husserl reprend la Critique du Jugement quand il parle d'une téléolog la conscience. vidu préobjectidont Vanità impérieusprescrit à la connaissance son but. C'est pourquoi Husserl distingue l'intentionnalità d'acte. et la p!~énon~énolog devenir une p h h o n~énologi la genkse. que la perception inté rieure est impossible sans perception extérieureque le monde. celle. plus clairement que dans la connaissance objective. qui paraî du dans nos désirs évaluations nos notre paysage. Ici le sujet n'est plus le penseur universel d'un systèm d'objets rigouieusement lids. du dehors. mêm habituels ou distraits. Dans chaque civilisation.

transformà en Esprit absolu o u en monde au sens rdaliste. È - a n d trunszendentale Logik. nous retrouvons sous tous les rapports la m i m e structure d'être Toutes ces vues sont vraies à condition qu'on ne les isole pas. comme dit Marx. ou bien à partir de l'économieFaut-il comprendre une doctrine par son conten u manifeste ou bien par la psychologie de l'auteur et par les dvénementde sa oie? Il faut comprendre de toutes les façon à la fois. un sens apparait. Faut-il comprendre ou l'histoire à partir de l'idéologie bien à partir de la politique. 184 et suivantes. il est donc insdparable de la subjectivitt! et de l'intersubjectiuitd qui font leur unitd par la reprise de mes expkriences passdes dans mes expérienceprdsentes. la critique devra se poursuivre sur tous les plans. et de concevoir leurs rapports. qui nous enseigne seule en dernihe analyse ce que la doctrine a veut dire B. Dans u n événeme considdrk de près au moment o h il est vécu tout parait aller au hasard : l'ambition de celui-ci. de la relier à tel accident de la vie de l'auteur: elle signifie au-delà et il n'y a pas d'accident pur dans l'existence n i dans la coexistence. telle rencontre favorable. u n kvknement don! les contours sont défini et dont on peut parler. le spectateur impartial à (unintzressierter Zuschauer) ( 1 ) ne rejoignent pas une rationalitt! déj donnke. Ou plut6t nous n'avons à nous occuper ni de sa à t6te È ni de ses a pieds mais de son corps. comme le monde. Toutes les explications économiquespsychologiques d'une doctrine sont vraies. les perceptions se confirment. et aucune hypotllès explicative n'est plus claire que l'acte mêm par lequel nous reprenons ce monde inachev6 pour essayer de te totaliser et de le penser. La réflexiom i m e sur une doctrine ne sera à totale que si elle réussi faire sa jonction avec l'histoire de /a doctrine et avec les explications externes et à replacer les causes et le sens de la doctrine dans une structure d'existence. tout a u n sens. Il c'est-à -dir :les perspectives se recoupent. Le philosophe essaye de penser le monde. dont elle fait partie. Mais le seul Logos qui prt?existe est le monde même et la philosophie qui le fait passer d l'existence manifeste ne commence pas par 6fre possibly : elle est actuelle ou rdelle. La rationalit6 n'est pas un problème il n'y a pas de'ritre elle une inconnue que nous avons à dbterminer dkductiue- . Mais l'Ego mdditant. une a genès du sens à (Sinngenesis) (1). de l'expé rience d'autrui dans la mienne. telle circonstance locale semblent avoir ét décisivesMais les hasards se compensent et voilà que cette poussi$re de faits s'agglomèrent dessinent une certaine manièr de prendre position à l'kgarrt de la situation humaine. qu'on aille jusqu'au fond de l'histoire et qu'on rejoigne l'unique noyau de signification existentielle qui s'explicite dans chaque perspective. Pour la premièr fois. Il y a. dont nous ne savons pas s'il a un dénouement Parce que nous sommes au monde. Comme la compréhen sion. ils à s'''taMissent à (2) et l'dtablissent par une initiative qui n'a pas de garantie dans l'êtr et dont le droit repose enti8rement sur le pouvoir effectif qu'elle nous donne d'assumer notre histoire. t i e n entendu. et. comme elle est indivisible dans le présent l'histoire l'est dans la succession. pp. 11 est vrai.XW AVANT-PROPOS AVANT-PROPOS xv tion. la méditatio du philosophe est assez consciente pour ne pas réalisedans le monde et avant elle ses propres rdsultats. nous sommes condamn6s au sens. autrui et soimime. par l'engrenage des unes sur les autres. on ne pourra pas se contenter. mais comme l'art ta rkalisation d'une véritt! demandera comOn ment cette realisation est possible et si elle ne rejoint pas dans les choses une Raison prkexistante. puisque le penseur ne pense jamais qu'à partir de ce qu'il est. Le monde phénoménologiqu c'est. A La plus importante acquisition de la phdnon~dnologie est sans doute d'avoir joint l'extrêm subjectivisme et l'extrêi~tobjectivisme dans sa notion du monde ou de la rationalité rationalità est exactement mesuréaux expcLa riences dans lesquelles elle se révèl y a de la rationalite.-terme est usuel dans les In6dits. que l'histoire ne marche pas sur la tête mais vrai aussi qu'elle ne pense pas avec ses pieds. ou bien à partir de la religion. Par rapport à ses dimensions fondamentales. Le monde phénom4nologiqu n'est pas l'explicitation d'un Jtre prdalable. L'idke se trouve dbjh dans le Formate (1) Le et nous ne pouvons rien faire ni rien dire qui ne prenne u n n o m dans l'histoire. comme dit Husserl. toutes les pé riodes historiques apparaissent comme des manifestations d'une seule existence ou des kpisodes d'un seul drame. mais la fondation de l'êtrela philosophie n'est pas le reflet d'une vdritd prdalable. . non pas à de l'êtr pur. pour rdfuter une doctrine. mais le sens qui transparaî l'intersection de mes expdriences et à l'intersection de mes expérienceet de celles d'autrui. puisque l'une et l'autre s'assimilent les hasards pour en faire de la raison. Enfin. Mais il ne doit pas êtr posd à part.

l'tiiipli>y:iit peut-Ctre dans un autre sens. elle aussi. repose sur elle-mêm o u encore se fonde elle-mêm ( 1 ) .XVI AVANT-PPOPOS ment ou à prouver inductivement à partir d'elle :nous assistons à chaque instant à ce prodige de la connexion des expériences personne ne sait mieux que nous comment et il se fait puisque nous sommes ce nÅ“u de relations. elle use. Elle se confond sous ce rapport avec l'effort de la pensé moderne. Si la ph4noménologi a ét u n mouvement avant d'êtr une doctrine ou u n s y s t h e . qu'ils sont mystérieuxmais ce mystèr les définitil ne saurait Etre question de le dissiper par quelque a solution È il est en deç des solutions. elle se redoublera donc inddfiniment. ce n'est ni hasard. et dans les deux cas il s'agit d'un acte violent qui se vérifien s'exerçant La phénomdnologiecomme révdlatiodu monde. Nous prenons en main notre sort. &tuellement prison. La vraie philosophie est de rupprendre à voir le monde. comme dit Husserl. qui.r le mystt?re du monde et le mystèr de la raison (2). Comme elle est. dans la mesure mEme oà elle reste fidèl à son intention. et en ce sens une histoire raconté peut signifier le monde avec autant de a profondeur à qu'un traitd de philosophie. d'ailleurs.disons. L'inach6uement de la phénoménolog son allure et i inchoative ne sont pas le signe d'un échec étaien n h i ils tables parce que la phénoménolog pour tâch de rdvda 1e. LES PRÉJUGà CLASSIQUES ET LE RETOUR AUX PHENOMENES nier en Allemagne. elle ne saura jamais oà elle va. Toutes les connaissances s'appuient sur u n a sol w de postulats et finalement sur notre communication avec le monde comme premier t!tablissement de la rationalité La philosophie. si l'on veut. u n dialogue ou une mdditation infinie. se prive en principe de cette ressource. elle sera. et. Gusdorf. par la mêm volontà de saisir le sens du monde ou de l'l~istoire d l'étanaissant. ni imposture. celle de Valér celle de Cézanne par le mèm ou genre d'attention et d'étonnement par la m à ª m exigence de conscience. celle de Proust. comme réflexioradicale. . Le monde et la raison ne font pas problèm . nous devenons responsables de notre histoire par la ré flexion. (1) Ri~ckbczlehung der Phiinomcnologic nuf sich selbst disent les in6dits. elle aussi. Elle est laborieuse comme l'Å“uvr de Balzac. dans l'histoire. mais aussi bien par une décisioou nous engageons notre vie. d u monde et de la raison constituéeIl faudra donc qu'elle s'adresse à elle-mêm l'interrogation qu'elle adresse à toutes les connaissances. (2) Nous devons cette dernitre expression tt G .

que cette notion ne correspond h rien dont nous ayons l'exp6rience. instantank et ponctuel. Mais si est . pour se distinguer l'un d e l'autre comme deux couleurs. p. chez des animaux comme le singe et la poule. et que les perceptions de fait les plus simples que nous connaissions. nous trouvons dans le langage la notion de sensation. et que. C'est avouer que l'on devrait chercher la sensation en deç de tout contenu qualifié puisque le rouge et le vert. du bleu. la tache paraî posésur le fond et ne l'interrompt pas. Mais il reste h se demander pourquoi on se croit autoris6 en droit A distinguer dans l'expérienc perceptive une couche d' a impressions È Soit une tache blanche sur un fond homogène Tous les points de la tache ont en commun une certaine a fonction à qui fait d'eux une a figure È La couleur de la figure est plus dense et comme plus résistant que celle du fond. mêm sans localisation précise cessent donc et d'êtr moi-même La sensation pure sera l'&preuve d'un à choc à indiffkrencik.1 . portent sur des relations et non sur des termes absolus (1). du chaud. Le de gris des yeux ferm&squi m'entoure sans distance. de J e pourrais d'abord entendre par sensation la mani&re dont je suis affect6 et l'épreuvd'un éta moi-m6me. les analyses classiques ont manqub le phénomkn la perception. du froid. les sons du demi-sommeil qui vibrent a dans ma têt à indiqueraient ce que peut êtr le pur sentir. oà il cesse d'avoir place dans le monde objectif et oà il ne me signifie rien. 142 et suivantes. pour l'avoir admise. doivent déjfaire tableau devant moi.LA a SENSATION à En commençanl'étudde la perception. puisque les auteurs en conviennent. On va voir pourtant qu'elle est la plus confuse qui soit. .Lu Structure Voir (1) au Comportement. J e sentirais dans l'exacte mesure oh je coïncidavec le senti. . Il n'est pas nkcessaire de montrer. qui paraî immbdiate e t claire : je sens du rouge. Chaque partie annonce plus qu'elle ne contient et cette perception blémentair donc déjchargbe d'un sens. les bords de la tache blanche lui a appartiennent à et ne sont pas solidaires du fond pourtant contigu.

comme ensemble. Nous croyons trè bien savoir ce que c'est que a voir È a entendre w. Enfin. une surface trop petite serait inqualifiable. Une les donné perceptive isoléest inconcevable. Mais voir. on l'oublie en faveur de l'objet perçuUn champ visuel n'est pas fait de visions locales. sa qualitk n'apparait qu'en rapport avec les jeux de la lumière et donc comme éléme d'une configuration spatiale. ou J e renoncerai donc à défini sensation par l'impression la pure. Au lieu de nous offrir un moyen simple de délimite les sensations. c'est qu'au lieu d'êtr attentif A l'expériencperceptive. Tout ce qui est hors de ce phimètre ne se reflétan sur aucune surface sensible. La pure impression n'est donc pas seulement introuvable. c'est avoir des qualites. Dira-t-on qu'il ne s'agit là que des qualité notre expérienc de effective. a u niveau de la qualitb. Si on l'introduit. p. Le a quelque chose à perceptif est toujours au milieu d'autre chose. SARTRE. Mais il y a dans le monde des objets isolé du vide physique. c'est avoir des couleurs ou des lumières entendre. ce pur sentir reviendrait à n e rien sentir et donc à n e pas sentir du tout. Nous construisons par l'optique et la géométr le fragment du monde dont l'image A chaque moment peut se former sur notre rktine. La prétendu hidence du sentir n'est pas fondé u r u n témoignag la conscience. dans une analyse idéale d'introduire la notion d'impression. alors qu'elle est objet pour la conscience. 241. ce n'est pas 15 un caractèr contingent de la perception de fait. La structure de la perà ception effective peut seule nous enseigner ce que c'est que percevoir. et. il faut bien. S'il est possible de tracer un périmèt vision en approchant peu de A peu du centre les stimuli latéraux moment A l'autre d'un les résultatde la mesure varient et l'on n'arrive jamais A . êtr perç que comme une figure sur un fond.-P. la couleur n'est détermink que si elle s'ktale sur une certaine surface. sentir. l'expé rience n'offre rien de pareil et nous ne comprendrons jamais. c'est avoir des sons. A partir du monde.LA la figure et le fond. a SENSATION à 11 L'analyse découvrdonc dans chaque qualit6 des significations qui l'habitent. il fait toujours partie d'un a champ B. ce sans quoi un phénomè peut 6tre dit ne perception. Ce a quelque chose w n'est d'ailleurs pas nkcessairement u n objet identifiable. recouvertes par tout un savoir. ne sont pas sentis. Quand la Gestalttheorie nous dit qu'une figure sur un fond est la donné sensible la plus simple que nous puissions obtenir. c'est une propriét de l'objet. qu'ils le soient en chacun de leurs points. a sentir È parce que depuis longtemps la perception nous a donnà des objets colorks ou sonores. rempli sans lacune de qualités sous-tendu par des rapports de grandeur déter minécomme ceux qui existent sur la rétine Or. nous transportons ces objets dans la conscience. soient pleins et déterminbs t la E seconde erreur comme la premièr vient du préjug du monde. Quand nous voulons l'analyser. mais imperceptible et donc impensable comme moment de la perception.Le rouge et le vert ne sont pas des sensations. C'est la dbfinition mêm du phéno mèn perceptif. Nous commettons ce que les psychologues appellent 1' a experience error È c'est-à -dir que nous supposons d'emblé dans notre conscience des choses ce que nous savons êtr dans les choses. D'ailleurs. n'agit pas plus sur notre vision que la lumièr s u r nos yeux fermés Nous devrions donc percevoir un segment du monde Cern6 de limites précises entourÃd'une zone noire. ce que c'est qu'un champ visuel. et la qualità n'est pas un klkment de la conscience. (1) J. l'autre est de croire que ce sens et cet objet. pour savoir ce que c'est que sentir. Une plage vraiment homogènen'offrant rien à percevoir ne peut êtr donné aucune perception. qui nous laisserait libres. nous verrions que la qualitÃn'est jamais 6prouvbe immédia tement et que toute conscience est conscience de quelque chose. mais sur le pr6s de jugà du monde. Nous faisons de la perception avec du perçu t comme le perçlui-m8me E n'est évidemmen accessible qu'à travers la perception. elle n'est rouge que compte tenu d'une ombre qui la traverse. Si nous le faisions. Mais l'objet vu est fait de fragments de matihre et les points de l'espace sont extérieur uns aux autres. de la traiter comme une impression muette alors qu'elle a toujours u n sens. et que l'on garde le droit d e concevoir une a qualità pure w qui définirai a pur sentir à ˆ Mais. nous ne comprenons finalement ni l'un n i l'autre. Nous sommes pris dans le monde et nous n'arrivons pas à nous en détache pour passer A la conscience du monde. Il y a deux manière de se tromper s u r la qualità : l'une est d'en faire u n éléme la de conscience. ne suffit-il pas d'avoir vu du rouge ou entendu un la? . Ce serait oublier que chaque point à son tour ne peu*. si nous la prenons dans l'expérienc mêm qui la révèl est aussi riche et aussi obscure que l'objet elle ou que le spectacle perceptif entier. dira-t-on. si du moins nous faisons l'expérienc mentale de la percevoir. on vient de le le voir. Cette tache rouge que jc vois sur le tapis.L'Imaginaire. ce rouge ne serait 5 la lettre pas le mêm s'il n'ktait le a rouge laineux à d'un tapis (1). ce sont des sensibles.

à ou le à bemerken à des . simplement nous n e le a remarquons à (2) pas.Le champ visuel est ce milieu singulier dans lequel les notions contradictoires s'entrecroisent parce q u e les objets les droites de Müller-Lye n'y sont pas poshs s u r le terrain -. Les limites du champ visuel n e sont p a s elles-même variables. est un objet. Comme la théoride !'are de rkflexe. par exemple. des raisons de la maintenir comme concept explicatif ? La physiologie. et c'est l'objet tardif d'une de conscience scientifique. la non un klément la conscience. trouvons-nous du moins. C'est dans cette atmosphhre que se présentla qualité sens qu'elle renferme est u n Le sens bquivoque. de l'etre. Chaque conscience est n6e dans le monde et chaque perception est une nouvelle naissance de la conscience. elles se modelaient s u r l'objet perçuE n quoi elles étaien d'accord avec le sens commun. comme le fait. 1 n'appartenaient pas a u mêm univers. Le comportement se trouve ainsi cachà par le rbflexe. La qualità dkterminéep a r laquelle l'empirisme voulait défini sensation. délimit senle sible p a r les conditions objectives dont il dépend visible Le est ce qu'on saisit avec les yeux. L'objet. mais il est bien s à » qu'elle n'est n i noire ni grise. comme u n paysage par un jour de brouillard. qui. (2) Nous traduisons le à take notice psychologues. oh u n e comparaison serait possible. il s'agit d'une valeur expressive plutô que d'une signification logique. comme nous le montrerons plus amplement. Mais. ce qui est derrièr mon dos n'est pas sans présenc visuelle. dans ses causes et dans s a genès objective. (2) Voir La Structure d u Comportement. n'est jamais ambigu. Le psychologue voit toujours la conscience comme placé dans un corps au milieu du monde. Elle aussi commence p a r situer son objet dans le monde et p a r le traiter comme u n fragment d'ktendue. le sensible est ce qu'on saisit par les sens. 1). Les deux segments de droite. A laquelle le psychologue s'adresse comme A une instance supérieure dans le mêm embarest r a s que la psychologie. dans son développemen scientifique. ce a par È cet a avec È et la notion d'organe des sens. mais saisis chacun dans son contexte priv6 comme s'ils . lui aussi. qui fait correspondre en principe A chaque éléme la situation de u n éléme la rkaction (2). Fig. les donnée immédiate à à de la perception peuvent toujours êtr récusé comme de simples apparences et comme les produits complexes d'une genèse un La mkthode descriptive ne peut acquéri droit propre que du point de vue transcendental. et. Pour le philosophe comme pour le psychologue. si l'on passe h l a limite. l'élaboratioet la mise en forme des stimuli. Psychologie. A défaud'une expériencde la sensation. par une thhorie longitudinale du fonctionnement nerveux. il reste A comprendre comment la conscience s'aperçoiou s'apparait inskrédans une nature. Il nous faut reconnaîtrl'indétermin comme u n phénomhnpositif. ne sont ni égaun i inégaux c'est dans le monde objectif que cette alternative s'impose (1). Mais la notion d'altention. mêm de ce point de vue. mais justement nous admettons toujours qu'aucun paysage rbel n'est en soi confus. pour lui la séristimulusA impression-perception est une suite d1év6ncment l'issue desquels la perception commence. A ces deux titres. il ne le devient q u e p a r l'inattention. de refuser la discussion en opposant une psychologie descriptive qui à comprend à les phé nomthes A une psychologie explicative qui en considèr la ge&se. (1) KOFFKA. Il y a lA u n e vision indéterminke n e vision de je ne sais u quoi. dans l'illusion d e Muller-Lyer (fig. dans le premier degrà de réflexio qu'est la science. Dans cette perspective. JASPERS (Zar Amluse der Trugwahrnehmungen). 530. l a physiologie de la perception commence p a r admettre u n trajet anatomique qui conduit d'un récepteu (1) II n'y a pas lieu. Les psychologues o n t longtemps mis tout leur soin A ignorer ces phhnom2nes. On vient de le voir. 1 . Suivons l'idéde sensation s u r ce terrain (1) et voyons ce que deviennent. p. Ce n'est qu'une hypothès auxiliaire que l'on forge pour sauver le préjugd u monde objectif. l'explication causale pour en précisele sens et la C'est pourmettre A sa vraie place dans l'ensemble de la vérità mais un effort pour quoi on ne trouvera ici aucune réfutation comprendre les difficulté propres de la pensécausale. chap. n'a pour elle aucun tkmoignage de la conscience. Dans le monde pris en soi tout est déterminà y a bien des specIl tacles confus. diront les psychologues. elle masque la subjectivitb plutbt qu'elle ne la révhle Les deux définition la sensation que nous venons d'esde - - > < >-< sayer n'étaien directes qu'en apparence. et il y a un moment oà l'objet qui s'approche commence absolument d'êtr vu.12 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION a LA SENSATION > 13 assigner le moment oà u n stimulus d'abord vu cesse de l'être L a régioqui entoure le champ visuel n'est pas facile dkcrire. Il ne l'est que pour nous. il y a donc toujours un problèm de la genès et la seule méthod possible est de suivre.

(6) STUMPF.. Le monde objectif étan lui donné on admet qu'il confie aux organes de sens des messages qui doivent donc êtr portés puis déchiffrémanikre à reprode duire en nous le texte original. la premièr apparence avait u n caractèr sensoriel au mêm titre que les résultat obtenus finalement. maintient constante la sensation. par KÃŽHLER cità ibid. Pour la mêm raison l'hypothkse de constance ne peut êtr rigoureusement rkfuté le terrain de l'induction. 58. Ces cas ou le phénomè n'adhkre pas au stimulus doivent-ils êtr maintenus dans le cadre de la loi de constance et expliquépar des facteurs additionnels. quel que soit l'emplacement des lésions suit la m6me loi : toutes les couleurs sont d'abord atteintes ( 1 ) KÃŽHLER ibid.. l'élévatides seuils est compensé par une exploration plus knergique de la main(3). p. et les stimuli ne nous donnent plus le moyen indirect que nous cherchions de délimite une couche d'impressions immédiates Mais. Par exemple.14 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA a SENSATION > 15 déterminpar un transmetteur défin un poste enregis a treur (1) spécialis aussi.. pour les apercevoir et pour la juger. DEJEAN. . cf pp. 351. Quand la grandeur apparente d'un objet varie avec sa distance apparente. loi de constance. qui. au froid. (4) Id. 57-58. ou sa couleur apparente avec les souvenirs que nous en avons. pré senté ensemble. 357-359. par exemple la a perception analytique à des deux lignes principales dans l'illusion de Muller-Lyer. De la en principe une correspondance ponctuelle et une connexion constante entre le stimulus et la perception élémentair cette a hypothès Mais de constance à (2) entre en conflit avec les donnéede la conscience et les psychologues même qui l'admettent en reconnaissent le caractèr théoriqu (3). dont parle J. p. et la question est de savoir si la perception attentive. l'adjonction de lignes auxiliaires rend inégale deux figures objectivement égale(4). et qui donc interdit de défini processus nerveux comme la le simple transmission d'un message donné destruction de La la fonction visuelle. 60 et 83. Elle se discrkdite parce sur qu'elle ignore et ne permet pas de comprendre les phénomène Encore faut-il. ou A la pression. dans une constellation physiologique variable. Si nous revenons aux phénomène nous mon? ils trent l'appréhensio d'une qualité exactement comme celle A d'une grandeur. Dans ce cas donc le a sensible à n e peut plus êtr défin comme l'effet immédia d'un stimulus extérieur mêm conclusion ne s'applique-t-elle pas aux La trois premiers exemples que nous avons cité Si l'attention. - P . ? si une consigne plus précise le repos.au lieu de révél a sensation normale w ne substituent pas un monla tage exceptionnel au phénomè originel (1). (3) J. 58-GG. (5) R. (2) KÃŽHLERUeber unbernerkte Empfindungen und Urleilstüuschunge (3) STUMPF fait expressément KÃŽHLER le Cf ibid. ibid.l'on un les applique A l'appareil lés excitant assez étendu sensations spécifiquereparaissent. der Sinncsleistungen und die Entstehung von Trugwahrnehrnungen.ou bien faut-il rejeter la loi elle-mêm ? Quand du rouge et du vert. pp. ailleurs orangée dans certains cas mêm achromatique (5). si l'exercice prosi longà ramènen finalement des perceptions conformes A la (1) Nous traduisons à peu prè la séria Empfanger-UeberUeber die Veründerun mittler-Empfinder w. la concentration du sujet sur un point du champ visuel. alors que les sur seuils chromatiques des diffbrentes région de la rétin devraient la faire ici rouge. 58-63. on admet que la combinaison centrale des stimuli peut donner lieu immé diatement a une sensation différentde ce que les stimuli objectifs exigeraient. p. 54. que nous l'ayons d'abord a mise en suspens P. donnent une résultant grise. une plage colorécous paraî toute sa surface de mêm couleur. pp. pp. . et diminuent la sensibilitk des points conservésMais si. pp. (2) II est juste d'ajouter que c'est le cas de toutes les thbories et que niille part il n'y a d'expkrience cruciale. quand on cherche une définitio objective à de la sena sation. tel que la physiologie moderne se le représente n'est plus propre au rôl de a transmetteur à que la science classique lui faisait jouer. STEIN. Les Conditions objectives de la Perception visuelle. ce n'est pas seulement le stimulus physique qui se dérobe L'appareil sensoriel. lié tout un contexte perceptif.ouvrage citk. dans les exemples citks. on reconnaî que a les processus sensoriels ne sont pas inaccessibles A des influences centrales w (6).attention et jugement .La loi de constance ne peut se prévaloicontre le témoignag de la conscience d'aucune expérienc cruciale oà elle ne soit déj impliquée partout ou on croit l'ktablir elle est déj et aupposé (2). la force du son sous certaines conditions lui fait perdre de la hauteur. cela n'en prouve pas la valeur général car. On entrevoit. au degrÃélémentai la sensibilité de une' collaboration des stimuli partiels entre eux et du systhme sensoriel avec le systèm moteur. Les lésion non corticales des appareils tactiles raréfiensans doute les points sensibles au chaud. STEIN.

la réflexio mêm la réflexioseconde de la science -rend obscur ce qu'on croyait clair. minations du comportement. lui aussi. Puis le spectre se simplifie. ibid. et la fonction supérieur r6ane lisera qu'un mode d'existence plus intégrou une adaptation plus valable. Le savant. le dernier terme de la représen tation du monde.. mais non pas arbitraires. elle. voir. p. puisque les faits même lui suggken rent de quitter celle du corps comme transmetteur de messages. on a cru trouver dans le conditionnement pbriph6rique une manièr sûr de repére fonctions psychiques les élbmentaire et de les distinguer des fonctions a sup6à rieuses w moins strictement liéeà l'infrastructure corporelle. Il n'y a pas de définitiophysiologique de la sensation et plus généralemen'y a pas de psychologie physiologique il autonome parce que l'kvknement physiologique lui-m2me A obéi des lois biologiques et psychologiques. doit apprendre à critiquer l'idéd'un monde extérieu soi. l a premièr concrète la seconde abstraite (1). Pendant longtemps. 65 et suivantes. dans les lésion centrales comme a dans les lésion périphériquela perte de substance nerveuse a pour effet non seulement un défici certaines quade lités mais le passage à une structure moins différencià et plus primitive w (2). p. et ces mots font maintenant problèmeNous sommes invité reveA nir aux expérience même qu'ils désignen pour les défini A nouveau. (2) GELB. le plus éloignde la source constitutive et pour cette raison le moins clair. 365.16 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA à SENSATION w 17 (1) et perdent leur saturation. mais une formation déjlié h u n ensemble et déjdouéd'un sens. par STEIN. Quand le psychologue demande au physiologiste une définitiode la sensation a par ses causes È nous disions qu'il retrouve sur ce terrain ses propres difficultés nous voyons maintenant pourquoi. en utilisant et en sublimant les opbrations à subordonnées Réciproquement l'expériencsensible est u n processus vital. cità (3) Id. 595. Le sensible est ce qu'on saisit avec les sens. Psychologie. L'élémentai n'est plus ce qui par addition constituera le tout ni d'ailleurs une simple occasion pour le tout de se constituer. p. cherche h reconstruire sur cette base la perception effective ( 3 ) et A fermer le cycle de la connais(1) Sur tous ces points cf La Structure du Comportement en particulier.ibid. p. se ramèn à quatre et bientô à deux couleurs. puisqu'un daltonien réussi reconnaitre le rouge si on lui' présent une large plage coloré si l'on fait durer la prksenou tation de la couleur. 354. Une fois de plus. elles sont les totalité partielles dernière dans lesquelles les structures naturelles peuvent êtr de décomposé 1' a attitude analytique È Considéré ce par point de vue. Le physioet logiste a pour son compte a se débarrasse préjug du réa liste que toutes les sciences empruntent au sens commun et qui les gên dans leur développement changement de sens Le des mots a élémentaiet à supérieu dans la physioloà w gie moderne annonce un changement de philosophie ( 2 ) . que l'appareil sensoriel n'est pas un conducteur. Die Farbenkonstanz der Sehdinge. n'étai pas u n concept de réflexion mais u n produit tardif de la pensé tourné vers les objets. on arrive finalement à une monochromasie en gris. L'événeme élémentai est déjrevêt d'un sens. correctement interprété un élbmen sont important de la psychologie 4e la perception.. mais nous savons maintenant que cet a avec à n'est pas simplement instrumental. Nous pensions savoir ce que c'est que sentir. le fonctionnement normal doit êtr compris comme un processus d'intégratio oà le texte du monde extérieuest non pas recopié mais constitué t si nous essayons de saisir la a sensation à dans E la perspective des phénomèn corporels qui la préparent nous trouvons non pas u n individu psychique. entendre. Inversement. Il est inévitabl que dans son effort génér d'objectivation la science en vienne h se représente l'organisme humain comme un systèm physique en présenc stimuli défini de eux-même par leurs proprié t6s physico-chimiques. 548. elles contribuent à la connaissance des structures et par consiiquent les rbsultats de l'éluddes sensations. p. sans d'ailleurs que la couleur pathologique soit jamais identifiable à une couleur normale quelconque. à KOFFKA. fonction de certaines variables connues. La psychologie et la physiologie ne sont donc plus deux sciences parallèlesmais deux dkter(1) Le daltonisme mêm ne prouve pas que certains appareils soient et soient seuls chargé la a vision w du rouge et du de à vert. Une analyse plus exacte découvr que les deux sortes de fonctions s'entrecroisent. (2) WEIZSACKER. . 364. ibid. Ainsi. que mêm à la périphér l'impression physiologique se trouve engagédans des relations considéré autrefois comme centrales. pp. qui ne se distingue qu'en degrb des perceptions plus complexes et qui donc ne nous avance A rien dans notre délimitatiodu sensible pur. (3) < Les sensations sont certainement des produits artificiels. aussi bien que la procréation respirala tion ou la croissance à (3). 52 et suivantes. Id. La notion classique de sensation.

comptÃles côté peux êtr familiarisÃavec une phyje sionomie sans jamais avoir perçpour elle-mêm la couleur des yeux. disde tincts et identifiables. temporels et numérique s'articuler cri termes maniables. (4) SCHELER. C'est dire que la perception est plus strictement lié l'excitant local dans son éta à tardif que dans son ktat précocet plus conforme à la théoride la sensation chez l'adulte que chez l'enfant. SCHELER. C'est-A-dire qu'une ligne w objective isoléet la mêm ligne prise dans une figure cessent d'être pour la perception. On sait que la constance de la grandeur apparente des objets pour des distances variables. comme on le fait ici. p. a L'homme. qui sont plutô l'idéa la connaissance que ses thhmes effectifs. Les images que l'instinct projette devant lui. de le localiser dans le temps et de le posséde dans la distance du passe. approche (1) Cf GUILLAUME. par la constitution du souvenir. mieux que l'animal. c'est ce que mont r e la Gestalttheorie .. 530 et 549. Die (5) Cf WERTHEIMER.18 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA a SENSATION à 19 sance scientifique en découvran lois selon lesquelles se les produit la connaissance elle-méme fondant une science en aussi objective de la subjectività (1). Dans l'illusion de Muller-Lyer. elle ne de - - s'adapte qu'à la superstructure tardive de la conscience. d'images idéaleet exactes. JAENSCH. 412. 397. a pris à en elle et incapable de transformer en objet. La théoride la sensation. De mêm le perç comporte des lacunes qui ne sont pas de simples a imperceptions W . in Drei Abhandlungen sur Gesta!t thcurie . Psychologie. actuelle et explicite. Elle n'est identifiable dans ces deux fonctions que pour une perception analytique qui n'est pas naturelle. f (3) KOFFKA. a la mêm B. le milieu dans lequel il est pris. leurs énonciation l'interprétatiodu sociologue au fonds et d'expérienc perceptive qu'elles cherchent toutes à traduire (5). nous remarquons que la science ne réussi construire qu'un semA blant de subjectivitb : elle introduit des sensations qui sont des choses. elle assujettit l'univers phénomén & des catégorie qui ne s'entendent que de l'univers de l a science. qui compose tout savoir de qualité déterminée construit des objets netnous toyéde toute équivoque purs. E t c'est ce domaine préobjectique nous avons à explorer en nous-même si nous voulons comprendre le sentir. à (3) HERING. vers l'expériencperceptive. l'adulte mieux que l'enfant. p. Ueber dus Denken der Naturv6lker. les hommes mieux que les femmes. chap. (1) M. 412. qui ne sont plus des variables physiques. (2) C La Structure du Comportement. C'est là que a se réalis approximativement l'idéde la sensation w (1). l'individu mieux que le membre d'une collectivité l'homme qui pense historiquement et systé matiquement mieux que l'homme mà par une tradition. et la perception vé ritable. ou celle de leur couleur pour des éclairage diffé rents sont plus parfaites chez l'enfant que chez l'adulte ( 3 ) . mêm tacitement. Elle exige que deux lignes perçuescomme deux lignes réelles soient égale inégales ou qu'un cristal perç ait un nombre de côtÃdétermin(3) sans voir que le propre du perç est d'admettre l'ambiguïtà a bougà È de se laisle ser modeler par son contexte. celles que la tradition recrédans chaque génératio ou simplement les rêve se présenien d'abord à droits égau avec les perceptions proprement dites. Le mot indique une direction plutô qu'une fonction primitive (2). Si maintenant nous nous retournons. de sorte que l'ensemble échappaux instruments connus de l'analyse physico-mathématiqupour s'ouvrir A un autre type d'intelligibilità (2). C'est tantô l'adhérencdu perç A son contexte et comme sa viscosité tantôla présenc lui d'un indéter en minà positif qui empêchen les ensembles spatiaux. absolus. là oà l'expérienc montre qu'il y a dbjh des ensembles significatifs. pp. L'Objectivit6 en Psychologie. ibid. l'une des lignes cesse d'êtr égalii l'autre sans devenir à inégal :elle devient a autre B. Die Wissensformen und die Gesellschaft. Wissensformen und die Gesellschaft. ensuite que dans l'organisme l a structure dépende variables comme le sens biologique de la situation. III. se distingue peu à peu des phantasmes par un travail critique. p. Mais il est inévitabl que cette tentative échoueSi nous nous reportons aux recherches objectives elles-mêmes nous découvron d'abord que les conditions extérieure champ sensoriel ne le déter du minent pas partie par partie et n'intervicnncnt qu'en rendant possible une organisation autochtone. J e peux par la vue ou par le toucher connaîtr n cristal u comme u n corps a réguliew sans en avoir. Elle est comme u n filet dont les n m d s apparaissent de plus en plus nettement (4). de l'objectiver. (2) Id. On a donnÃde la a pensé primitive w u n tableau qui ne se comprend bien que si l'on rapporte les réponsedes primitifs.

une fois introduite. PRADINES. Déj une a figure às u r u n à fond v contient. l'ensemble se fait a vision à et forme u n tableau devant nous parce que nous apprenons A passer plus vite d'une impression à l'autre. puisque la conscience n'est plus définip a r l'impression . . C pris s u r le contour d'une figure.L' à ASSOCIATION v ET LA DES SOUVENIRS à a PROJECTION L a notion d e sensation. La quesun tion est de savoir de quoi est fait ce sens. Voir une figure. fausse toute l'analyse de la perception. Désormai rouge ne m'est plus seulement le présent mais il me représent quelque chose. Pour recevoir en elle-mêm une signification qui la pénèt vraiment. avons-nous dit. la sensation ponctuelle dedu vrait cesser d'étr une coïncidenc absolue et par consé quent cesser d'êtr comme sensation. ne nous laisse pas le choix d e !a réponse étr Un qui pourrait sentir . le sens du mot tache est fourni p a r des expérience antérieure u cours desquelles j'ai apa pris A l'employer. le fond est illimità et de couleur incertaine. beaucoup plus que les qualité actuellement données Elle a des a contours v qui n' a appartiennent à pas a u fond et s'en à détachen eile È est a stable à et de couleur a compacte s. si rapproché que je les choisisse. leur ordre dans l'espace est leur manièr et de coexister sous nos yeux et cette coexistence. les Chacune d'elles reste toujours ce qu'elle est.ne saurait avoir d'autre mode de connaissance. Si nous admettons u n sentir à a u sens classique. Soient trois points A . Mais la sensation. ce n e peut êtr que posséde simultanémen sensations ponctuelles qui en font partie. B. éprouvé vécu dans laquelle je me perds. la somme de leurs existences sépa rées position de A. plus la position la de C. 1 en par. tour ou dans la tache comme il fait dans le rouge matérielle ment pris : il les parcourt ou les domine. cela veut dire que le rouge n'est plus seulement cette couleur chaude. ce que veulent dire les mots de a bord à et de a contour È ce qui se passe quand ilII ensemble de qualité est upprélienrfcomme fleure s u r un fond. L'idéest reprise avec profondeur chez M. et ce qu'il représentn'est pas possédcomme une a partie réellà de ma perception mais seulement visà comme une a partie intentionnelle à (1). il a se continue à sous la figure.L ' a ASSOCIATION à 21 II. mais alors on quitte l'empirisme.possèden donc. Mon regard n e se fond pas dans le con(1) L'expression est de HUSSERL.par exemple les parties de la figure les plus voisines du fond . qu'elle soit par exemple saisie comme une tache sur un fond.ou bien il est lui-meme donn6 A la faço d'une impression et il est alors aussi fermà à une coordination plus étenduque l'impression ponctuelle dont nous parlions d'abord. L a distribution dans l'espace des trois . Il peut arriver que l'empirisme quitte ce langage atomiste et parle de blocs d'espace ou de blocs de durée ajoute une expérienc relations à l'expériencdes qualités des Cela n e change rien A la doctrine. Ou bien le bloc d'espace est parcouru et inspectà p a r un esprit. Mais un contour n'est pas seulement l'ensemble des donnkes présentes celles-ci en évoquend'autres qui viennent les compléter Quand je dis que j'ai devant moi une tache rouge. qu'il exerce une fonction de connaissance et que ses parties composent ensemble une totalità à laquelle chacune se relie sans quitter sa place. pour s'intégredans u n a contour à lià à l'ensemble de la à figure à e t indépendan a fond s. qu'il annonce quelque autre cliose sans la renfermer. 152 et suivantes. une impression. la signification du sensible n e peut plus consister qu'en d'autres sensations présenteou virtuelles. outre une couleur et des qualités sens particulier. Philosophie de la Sensation. Les élà ments sensibles dont il est fait ne peuvent pas perdre l'opacità qui les défini comme sensibles pour s'ouvrir à une connexion intrinsèqueà une loi de constic \ tution commune. Qu'une qualité qu'une plage rouge signifie quelque chose. Un contour n'est rien qu'une somme de visions locales et la conscience d'un contour est un êtr collectif. plus la position de B. ticulier pp.a u sens de : coïn cider absolument avec une impression ou avec une qualità . Les dinérente parties de l'ensemble. une fois introduite comme 616ment de la connaissance. un contact aveugle.

de ressempar blance et loi de la a bonne forme È) i65. p. mais cette ressemblance veut dire seulement qu'en fait l'un fait penser à l'autre. Mais alors ce caractèr suffit. C fsoque d'autres distributions analogues et je dis que je vois un cercle. B. les même sensations autrement associées mêm texte investi d'un autre sens. ne se ramèn pas à la constatation de leur solidité Si nous nous mettions à voir comme choses les intervalles entre les choses. à la thès e'mpiriste. et comme elles sont elles-mgmes des impressions indicibles. Voir par exemple KÃŽHLER Gestalt Psychology. culer (1). lui non plus. Logische Untersucliungen. Le mot de cercle. Si l'on veut que j'étendà l'objet immobile une notion acquise dans l'expériencdes objets mobiles. Une fois qu'on a défin conscience la comme sensation. L a associaà ne tion des idée qui ramèn l'expériencpassé peut restituer que des connexions extrinsèque et ne peut qu'en êtr une elle-mêm parce que l'expirience originaire n'en comportait pas d'autres. D'abord je vois comme choses des ensembles que je n'ai jamais vu se mouvoir : des maisons. sur reinen Logik. qu'il s'agisse de la synopsis d'une figure présent de 19t5vocationd'expérience ou anciennes. qui ne sait pas pourquoi ses résultat La sensation n'admet pas d'autre philosophie que le nominalisme. pp. C sont sur u n cercle. assemblés donnent au spectacle le meillcur bquilibre. mais vraiment u n autre monde. indifférente se mettent h forqui Il n'y a pas des donnée mer ensemble une chose parce que des contiguïtà des ou ressemblances de fait les associent . Les parties d'une chose ne sont pas liée entre elles par une simple association extérieur qui résul terait de leur solidarità constatépendant les mouvements de l'objet. u n certain arrangement de fait. Les stimuli la les plus proches ou les plus semblables. Jamais deux termes ne peuvent êtr identifiés aperçuou compris comme le même ce qui supposerait que leur ecct5itÃest surmontée ne peuvent êtr qu'associé ils indissolublement et substitué partout l'un à l'autre. 68. des montagnes. à expliquer la ségrégati champ. La signification du perç n'est rien qu'une constellation d'images qui commencent de reparaîtr sans raison. le soleil. C ressemble 3 d'autres trajets circulaires que mon regard a suivis. qui pense toujours la conscience dans le monde. ou ceux qui. B. Le psychologue. la mêm male tièr dans une autre forme. comprendre est une imposture ou une illusion. l'aspect du monde serait aussi sensiblement changÃque celui de la devinette au moment oà j'y découvr le a lapin w ou a le chasseur È Ce ne seraient pas les même élà ments autrement libs. met la ressemblance et la contiguït des stimuli au nombre des conditions objectives qui déterminen constitution d'un ensemble. Mais ce langage est trompeur parce qu'il confronte les (1) - (1) HUSSERL. tout mode de conscience devra emprunter sa clartà A la sensation. partie du mêm monde et qu'elles n'existeraient pas du tout. L'appel à l'expériencacquise ne ' change rien. chap. est au contraire présuppos6 dans toutes les associations. une manièr de sentir. le trajet AB a ressemble à au trajet BC. mais cela veut dire seulement qu'il en &veillele souvenir et en fait paraitre l'image. exemple (lois de proximitb. Mêm du l'unità des objets usuels que l'enfant peut manier et dépla cer.quelque caractèr qui fonde sa reconnaissance comme chose et justifie ce transfert.c'est au contraire parce que nous percevons un ensemble comme chose que l'attitude analytique peut y discerner ensuite des ressemblances ou des contiguïté ne veut pas dire seulement que sans la Ceci perception du tout nous ne songerions pas à remarquer la ressemblance ou la contiguïtde ses élément A la letmais tre qu'ils ne feraient pas. B. La connaissance apparaî comme u n systèm de substitutions oà une impression en annonce d'autres sans jamais en rendre raison. dit-il (2). il faut bien que la montagne présent dans son aspect effectif . 1 Prolegomena . sans aucun transfert. (2) WERTHEIMER. la connaissance n'a jamais prise sur ses objets qui dentratnent l'un l'autre et l'esprit fonctionne comme unemachine A calsont vrais. les concepts sont une manièr compliqué les dé de signer.22 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L ' c ASSOCIATION w 23 points A. Le trajet A. Les images ou les sensations les plus simples sont en dernièr analyse tout ce qu'il y a à comprendre dans les mots. Notre champ perceptif est fait de a choses à et de c vides entre les choses à (1). Si les trois points A. le mot d'ordre n'ont pu désigne dans les expérienceantérieure auxquelles je me reporte que la manièr concrèt dont nos sensations se répartissaien devant nous. tendent pour la perception h s'unir dans la meme configuration. oà des mots font attendre des sensations comme le soir fait attendre la nuit. c'est-à -dir la réductiodu sens a u contre-sens de la ressemblance confuse ou au non-sens de l'association par contiguïtà Or les sensations et les images qui devraient commencer et terminer toute la connaissance n'apparaissent jamais que dans un horizon de sens et la signification du perçuloin de résulte d'une association. 164- .

la ressemblance et la contiguïtde ce que j'appelle les stimuli à . Principles of Gestalt Psychology. La vérit est que. que quelque chose étai imminent dans cette tension comme l'orage est imminent dans les nuages. A mesure que j'approchais. elle précè recoupements qui la vérifien la déterminent les et elle se précè elle-même Si je marche sur une plage vers un bateau échou t que la cheminé la m i t u r e se cone ou fonde avec la forê qui borde la dune. il y aura un moment oà ces détail rejoindront vivement le bateau et s'y souderont. car si elles existaient elles devraient jouer dans la seconde.la seconde expé rience critique. Elle ne le fait qu'à condition d'êtr d'abord comprise dans la perspective de l'expérienc passéou elle se trouvait coexister avec celles qu'il s'agit de réveiller Soient une sé rie de syllabes couplée (11. et dont je compose le monde vrai È c Comment n'ai-je pas vu que ces pi&ces de à 25 bois faisaient corps avec le bateau ? Elles étaien pourtant de mêm couleur que lui. n e pouvaient pas êtr associés En-les posant sur le mêm terrain. oà la seconde est une rime adoucie de la premièr (dak-tak) et une autre séri la seou conde syllabe est obtenue en renversant la premièr (geddeg). 581. Elle n'a pas davantage le pouvoir d'en réveille d'autres. qui appartiennent au monde perç et mêm a u monde second que construit la conscience scientifique. (2) a Set to reproduce > KOFFKA. Ce ne sont donc pas des forces associatives qui jouaient dans la premièr expérienccritique. Vorbemerkungen übe die psychischen Krüft und Energien und übedie Struktur der Secle.c'est-à -dir les phénomèn plus les déterminé obtenus A courte distance. Ainsi a-t-on pu croire que la loi de contiguït e t la loi de ressemblance de Wertheimer ramenaient la contiguïtet la ressemblance objectives des associationnistes comme principes constitutifs de la perception. La penséamphibie du psychologue risque toujours de réintroduirdans s a description des rapports qui appartiennent au monde objectif. celui de l'objet unique. Quand on propose au sujet. Aprè coup je reconnais. En réalità pour la description pure. p. . en sorte que. D Mais ces raisons de bien percevoir n'étaien pas donnée comme raisons avant la perception correcte. l'intention de reproduction ne peut conduire qu'à des erreurs. avec la conscience perceptive que la psychologie doit dé crire d'aprè l'expérienc directe. Soudain le spectacle s'est réorganisdonnant satisfaction A mon attente impré cise. au lieu de décrir phénomè le perceptif comme premièr ouverture à l'objet. placà devant des syllabes souvent associée avec des rimes adoucies. ou la consigne présentne s'accorde plus de avec les assemblages réalisà dans les expériencede dressage. elle résou problèm qui un n'étaiposà que sous la forme d'une vague inquietude. lorsqu'il arrive A la seconde séri syllabes. Mais si la consigne est de changer la voyelle dans les syllabes proposéesce travail ne subit aucun retard. le sujet. mais.u n lieu de la vérità monde. En le faisant un nous ôton A la perception sa fonction essentielle qui est de fonder ou d'inaugurer la connaissance et nous la voyons A travers ses résultats nous nous en tenons aux phénomh Si nes. . et une impression ne peut jamais par elle-mêm s'associer à une autre impression. elle organise des élémen n'appartenaient pas jusque là a u qui mêm univers et qui pour cette raison. comme des justifications du changement. l'unità de la chose dans la perception n'est pas construite par association. La < bonne forme à n'est pas réalisà parce qu'elle serait bonne en soi dan* un ciel métaphysique mais elle est bonne parce qu'elle est réa lisé dans notre expérience prétendue Les conditions de la perception ne deviennent antérieure A la perception mêm que lorsque.la de contiguïte t la ressemblance des stimuli ne sont pas anté rieures à la constitution de l'ensemble. J'ai seulement &prouvÃque l'aspect de l'objet allait changer. . nous supposons autour de lui un milieu ou soient déj inscrits toutes les explicitations et tous les recoupements qu'obtiendra la perception analytique. si les deux série ét ont apprises par cmur. de changer la voyelle de la syllabe induc( 1 ) K . LEWIN. -et la théori la Forme veut en êtr une. elles s'ajustaient bien sur sa superstructure. au lieu de rimer véritablement profite de son acquis et met en marche une a intention de reproduction à (2). condition de l'association.L a ASSOCIATION ' stimuli objectifs. justifiéetoutes les normes de la perception effective . on donne pour consigne uniforme de chercher une rime adoucie È on remarque bien que le sujet a plus de peine à trouver une rime douce pour ged que pour une syllabe neutre. la synopsis rend possible la contiguït et la ressemblance entre eux. dans. et si. dans une expérienccritique. comme Kant l'a dit avec profondeur. je n'ai pas perç des ressemblances ou des proximité enfin auraient réun qui dans un dessin continu la superstructure du bateau. L'unitk de l'objet est fondé sur le pressentiment d'un ordre imminent qui va donner répons d'un coup à des questions seulement latentes dans le paysage.

de sorte que nous les voyons a A travers des les lunettes w de la mémoir(4). (1) GOTTSCHALDT. on verrait encore que. ou elle n e l'est que si l'on a d'abord vu dans l a figure 2 une a figure 1 possible w. pp. L'association ne joue donc jamais comme une force autonome. ce n'est jamais le mot proposé comme cause efficiente. (3) Cf par exemple EBBINGHAUS. O n montre que dans la lecture d'un texte la rapiditk d u regard rend lacunaires les impressions rétiniennes que les et pa donnée sensibles doivent donc êtr complété r une projection d e souvenirs (2). au lieu Si de la simple contiguïtà l'association par ressemblance. L'effort intellectuel. Un paysage ou u n journal vus A l'envers nous représenteraien vision originaire. 0 M6me hors de l'empirisme on parle des a apports de l a m6moire à (1). Au moment oà l'évocatio des souvenirs est rendue possible. selon d'autres psychologues. p. Elle la e s t kvoquée Hering. n'est donc pas plus que la coexistence une force en troisièm personne qui dirigerait une circulation d'images ou d' a etats de conscience W. On dirait la mêm chose d e cette a couleur du souvenir à (Gedachtnisfarbe) qui. 184. La question est de savoir ce qui actuellement réveill a couleur du souvenir W. p. il n'opèr qu'en vertu du sens qu'il a pris dans le contexte de l'expériencancienne et qu'en suggkrant le recours ?i cette expériencel est efficace dans la mesure ail le i sujet le reconnaît saisit sous l'aspect ou sous la physiole nomie d u passé enfin on voulait faire intervenir. puisque la grandeur e t la forme apparentes sont elles aussi modifibes e t que l a reconnaissance ici encore ne peut pas résultede l'éveides souvenirs. P. 1. pour venir compléte perception. elle devient superflue. (2) BERGSON. Ueber den Einfluss der Erfahrung au[ die Wuhrnehmung von Figuren. Par contre un sujet qui cherche dans la figure 2 une autre figure masqu6e (sans d'ailleurs savoir laquelle) l'y retrouve plus vite et plus souvent qu'un sujet passif. L'Energie spirituelle. 2. pour évoque une image ancienne à laquelle elle ressemble en fait. a A cause de la disposition inhabituelle des impressions l'influence des causes psychiques n e peut plus s'exercer (3) W. on est dans un cercle. Qu'un sujet (1) ait vu 5 fois ou 540 fois la figure 1 il la reconnaitra A peu prè aussi aisé ment dans la figure 2 oà elle se trouve à camoufléw et (Tailleurs il n e l'y reconnaîtrjamais constamment. 466. cher comment elle est d'abord rendue possible p a r l'organisation présentde la figure 2. chaque fois que nous revoyons u n dit objet déjconnu à o u croyons le revoir È Mais s u r quoi le croyons-nous? Qu'est-ce qui. le paysage la ou le journal vus normalement n'étanplus clairs que p a r ce qu'y ajoutent les souvenirs.. puisque ? p a r hypothès ses propriétà sont modifiée Si l'on veut q u e la reconnaissance de la forme ou de la grandeur entratne celle de la couleur. Grundziige der Lehre vom Lichtsinn.26 PHENOMZNOLOGIE DE LA PERCEPTION L à ASSOCIATION ' à 27 trice. On n e se demande pas pourquoi des impressions autrement disposéerendent le journal illisible ou le paysage méconnaissableC'est que. il ne peut user du détou la de de reproduction et dans ces conditions les expkriences de dressage restent sans influence. par exemple. mais déploy la conscience prbpar sente elle-même On peut voir p a r lA ce que valent les formules usuelles concernant le a rôl des souvenirs dans la perception W. ($1) HERING. 104-105. dans la perception actuelle. ce qui revient A dire que la ressemblance effective ne nous dispense pas de cherFig. la perception présent doit êtr m s en forme d e telle sorte qu'elle devienne capable de ie porter cette ressemblance. qu'il est censà expliquer : la mise en forme des données l'imposition d'un sens a u chaos sensible. La fleure 1 n'est pas évoquà par la figure 2. que la figure a inductrice w doit revêti le mêm sens qiie la figure induite avant d'en rappeler le souvenir. les souvenirs ont besoin la d'êtr rendus possibles par la physionomie des données Avant tout apport de la mémoire qui est vu doit présen ce tement s'organiser de manièr ?i m'offrir u n tableau oà je puisse reconnaîtr mes expérience antérieuresAinsi l'appel aux souvenirs présupposce. comme il s'agit d'une tache qui n'a jamais figurà dans les expérience dressage. A expériencégale a ressemblance L Fig. nous enseigne qu'il s'agit d'un objet d à © j connu. On répè que a percevoir c'est s e souvenir W. puisque le travail qu'on en attend est déjfait. . et qu'enfin le passà de fait n'est pas importà dans la perception présent a r un p mécanism d'association. Abrisz der Psychologie. L'Expérienc humaine et la Causalit6 physique. 8 . qui < induit w la réponse il n'agit qu'en rendant probable ou tentante une intention de reproduction.) BRUNSCHVICG. finit par s e substituer A la couleur présent objets. mais doit le precéder Elle n e va donc (1.

(2) Id. L'illusion a fortiori ne saurait jamais offrir l'aspect ferme et définiti qu'une chose finit par prendre. elle en partage les difficulté comme lui elle cache les phénomà et nes a u lieu de les faire comprendre. la vitesse de la lecture e t le temps nécessairà l'impression rétinienne Puis. dans cet amas de sensations et l'accord de souvenirs.et corrélativemen aucun objet. Les ombres et les lumière du le tableau donnent un relief en mimant a le phénomè originaire du relief à (1). Comment l'évocatio des souvenirs se ferait-elle sans êtr guidé par l'aspect des donnée proprement sensibles. ferme défendpar u n sens contre le pullulement des souvenirs. puisque je lis a déductio à là oà le papier porte a destruction w . elle n'aurait donc rien en ellemêm qui puisse en limiter l'invasion. n'étanpas fournie par l a vision. sont traiÈ té comme des choses mentales. Comme toute théoriempiriste. E n revenant aux phénomènon trouve comme couche fondamentale un ensemble déj prégnan d'un sens irréductibl: non pas des sensations lacunaires. en retranchant ces donnée théorique la perception totale. elle en admet les postulats. L a lettre d . entre lesquelles des souvenirs devraient s'enchâssermais l a . s'articule visiblement ou se profèr en lui . elle implique cette norme perceptive . parce qu'il n'y a. Si enfin on admet que les souvenirs n e s e projettent pas d'eux-même sur les sensations et que l a conscience les confronte avec le donnà présen pour n e retenir que ceux qui s'accordent avec lui. elle n'aurait pas seulement ce halo de a bougà w qu'elle a toujours. P a r exemple. fuyante et toujours a u bord de l'illusion. celle-ci ne décri d'aveugles proque cessus qui n e peuvent jamais êtr l'équivalend'une connaissance. Car u n e chose perçuesi elle étai composbe d e sensations et de souvenirs. Idole der Selbsterkenntnis. Il faut donc rejeter le postulat qui obscurcit tout. il faut a que l'unità de signification a chat à prescrive déj quelque manièr les élémen en du donnÃque l'actività coordinatrice doit retenir et ceux qu'elle doit néglige ( 2 ) .28 P H E N O ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE L a ASSOCIATION ' à 29 nulle part d u passà a u présen la a-projection de souveet nirs à n'est qu'une mauvaise métaphorqui cache u n e reconnaissance plus profonde et d à © j faite. le mot substitué relief. on reconstitue les élémen effectivement vus d'aprhs les mouvements des yeux. l'autre. Le postulat consiste. alors on reconnaî n texte originaire qui porte en soi son sens et l'oppose u A celui des souvenirs : ce texte est la perception même E n somme on a bien tort de croire qu'avec la u projection de souvenirs à on introduise dans la perception une actività mentale et que l'on soit à l'opposà de l'empirisme. Le clivage du dohnà et de l'évoqud'aprè les causes objectives e s t arbitraire. p. puisqu'il manquerait à la perception même elle n e nous tromperait donc pas. On dira qu'elle vient de la mémoire Ainsi s u r u n tabl'eau plat quelques ombres et quelques lumière suffisent à donner u n relief. L'illusion nous trompe justement e n se w faisant passer pour une perception authentique. à déduirle donnà de ce (fui peut Ctre fourni p a r les organes des sens. Pour que je trouve dans l a devinette u n chat. ibid. dans une devinette quelques branches d'arbre suggèren u n chat. personne qui voie. oà la signification nait dans le berceau d u sensible et ne vient pas d'ailleurs. La a projection d e souvenirs à rend incompréhensible l'une et (1) SCHELER. oà elles se trouvaient investies d'une signification spatiale autochtone. De mêm enfin l'illusion du correcteur n e peut êtr comprise comme l a fusion de quelques élémen vraiment lus avec des souvenirs qui viendraient s'y mêle a u point de ne plus s'en distinguer. et la perception encore bien moins. C'est donc sous mon regard actuel que naissent le cheval. il a bien fallu que l'expériencprésentprî d'abord forme et sens pour rappeler justement ce souvenir et non pas d'autres. nous l'avons dit. qui s'est substitué u groupe a s f r . dans l'illusion du correcteur. et s i elle est dirigée quoi sert-elle puisque alors le mot a déj a à s structure ou sa physionomie avant de rien prendre a u tré sor de la mémoir C'est évidemmen ? l'analyse des illusions qui a accrédit u projection de souvenirs w . 72. La théo rie n'est qu'une conséquence une correction tardive et inefficace de l'empirisme. le chat. comme toujours. elle n e peut donc pas naîtr d'une rencontre entre le sensible et les souvenirs. à leur tour. selon u n raila sonnement sommaire qui est A peu prè celui-ci : l a perception illusoire n e peut s'appuyer sur les a donnéeprésen tes w . dans les nuages quelques lignes confuses u n cheval. on de obtient les a élémen évoquà qui. On construit la perception avec des état conscience comme on construit une maide son avec des pierres et l'on imagine une chimie mentale qui fasse fusionner ces matériauen un tout compact. qui puisse éprouve du donnà et de l'évoqu. n e serait déterminÃque p a r l'appoint des souvenirs. Elle imite cette expériencprivilégià le sens oà recouvre exactement le sensible. doit donc venir d'ailleurs. Mais l'expériencpassén e peut apparaîtr qu'aprè coup comme cause de l'illusion. elle serait insaisissable.

lià au problèm génér de la conscience perceptive. telle est la présenc du passà qui rend possible les actes distincts de perception et de remémoration Percevoir n'est pas éprouve une multitude d'impressions qui amèneraienavec elles des souvenirs capables de les compléter c'est voir jaillir d'une constellation de donnée n sens immanent sans lequel aucun appel aux u souvenirs n'est possible. ii la chaque instant. mais qu'elle peut aussi laisser a en marge à et qui alors fournit immédiatemenau perç une atmosphèr et une signification présentes champ toujours a la dispoUn sition de la conscience et qui. l'horizon d u passà seraient donc des structures de conscience irréductibleaux qualitéqui apparaissent en elles. au lieu de reconnaître comme source toute proche et comme dernièr instance de nos connaissances A leur sujet. et la docen trine empiriste elle-mêm est bien un essai d'analyse de la conscience. En ce sens. refoulà par les villes. Or.L ' physionomie. reprendra-t-il. avec la le temps. pour cette raison même environne et enveloppe toutes ses perceptions. la structure du paysage ou du mot. Cette conversion du regard. qui renverse les rapports du clair et de l'obscur. passà et avenir. l a vie. la a chose w et son à entourage È le a prkl'expériencd'une sent à et le a passà w. tandis que le fou ne la comprend pas. les atomes psychiques de l'empirisme plus réel que les phbnomène perçusles atomes intellectuels que sont les a significations à de l'Ecole de Vienne plus réel que la conscience. son expériencancienne lui est présent sous.comment.Percevoir n'est pas se souvenir. Mais avant elle ils étaien inaccessibles. D'une manihre généra ne on peut rbfuter en décrivan des phénomèn une penséqui s'ignore elle-mêm et qui s'installe dans les choses. en associant des impressions extérieures structures que nous avons les conscience de comprendre en allant du tout aux parties.la forme d'un horizon qu'elle peut rouvrir. une fois formkes. l'empirisme peut toujours opposer qu'il ne comprend pas. les maisons et surtout par la prcsence des autres hommes. pour l'empirisme. la réflexio est un systèmde pensée aussi fermÃque la folie. il n'y a aucun phénomhnque l'on puisse citer comme une preuve cruciale contre lui. Les atomes du physicien paraîtron toujours plus réelque la figure historique et qualitative de ce monde. si elle le prend pour thèm de connaissance. l'expérienc que nous en avons. et A la description qu'on en fait. Mais. Mais si le champ phénomén est bien un monde nouveau. altére structure de ses paysages . Sur ce plan l'empirisme n'est pas rkfutable. Il accordera que toute chose s'offre sur un fond qui n'en est pas une. ces significations sont dérivée a figurev La et le a fond w . les rues. le présen entre deux horizons d'absence. il n'est jamais absolument ignor6 de la pensé naturelle. tant que l'on cherchera A construire la figure de ce monde. leur puissance magique & lies transferts et A des projections de souvenirs. spontanémen conforme aux intentions du moment comme aux exd périence antérieures Alors se découvr vrai problèn~ e le la mémoirdans la perception. Elles nous cachent d'abord le a monde culturel à ou le a monde humain à dans lequel cependant presque toute notre vie se passe. Il . L'empirisme gardera toujours la ressource de traiter cet a priori comme le résulta d'une chimie mentale. dans la perception de lait. Les rapports a figure w et à fond È a chose à et < nonchose à . les objets a culturels v et les visages doivent leur physionomie. Pour la plupart d'entre nous. A titre de a paramythia È il est donc utile d'indiquer tout ce que les constructions empiristes rendent incompréhensiblet tous les phénomèn originaux qu'elles masquent. M6me si. la nature n'est qu'un êtr vague et lointain. Se souvenir n'est pas ramener sous le regard de la conscience un tableau du passÃsubsistant en soi. Il s'agit de comprendre comment par sa propre vie et sans porter dans un inconscient mythique des matériaude complément conscience peut. la perception. les structures ont plus de sens que n'en peut offrir la qua- a ASSOCIATION à 31 lité ne dois pas m'en tenir A ce témoignagde la consje A cience et je dois les reconstruire théoriquemen l'aide des impressions dont elles expriment les rapports effectifs. le monde humain n'a de sens que par accident. Puisqu'il refuse le témoignagde la rbflexion et qu'il engendre. doit êtr accomplie par chacun et c'est ensuite qu'elle se justifie par l'abondance des phénomèn qu'elle fait comprendre. les processus physico-chimiques plus réel que les formes organiques. avec cette différenc qu'elle se comprend elle-mêm et le fou. il lui est présen horizon. l'esprit. ces mots résumen perspective spatiale et temporelle. une atmosphère un horizon ou si l'on veut des a montages à donné lui qui assignent une situation temporelle. dans un acte de remémo ration. qui finalement se ramèn A l'effacement d u souvenir ou A celui des impressions marginales. c'est s'enfoncer dans l'horizon du passà et en développe de proche en proche les perspectives emboîté jusqu'à ce que les expérience qu'il résum soient comme vécue nouA veau 2i leur place tem~orelle.

mêm en intention seulement. la religion dont je saisis pourtant l'essence dans une hésitatio ou dans une réticence cità dont je connais pourtant la la structure dans une attitude de l'agent de ville ou dans le style d'un monument. idole der Selbslerkenntnis. Car il est bien vrai que tout objet culturel renvoie A un fond de nature sur lequel il apparaî qui peut d'ailleurs ktre et (1) KOFFKA. The confus et lointain. c'est parce que nous avons constat6 en nous-même la coïncidenc de ces perceptions intérieure avec des signes extérieurqui leur sont associépar les hasards de notre organisation. Mais l'inventaire du monde perç dans les chapitres suivants le fera de plus en plus apparaîtr comme une sorte de cécit mentale et comme le systèm le moins capable d'kpuiser l'exp6rience révélà que la réflexiocomprend sa vérit alors subordonnbe en la mettant A sa place. et si nous en revêton les paysages ou les autres hommes. sous le monument celle du ciment qui s'effrite. circulaire OU carrk (1) v. Growth of the Mind. d'un objet ou à d'un corps qui le prédestin avoir l'air a gai à ou a triste a. 320. Il ne peut plus y avoir d'esprit objectif :la vie mentale se retire dans des consciences isolhes et livrée i l a seule introspection. ou plutô elle est l'un d'eux. . Mais l'empirisme ne dbforme pas seulement l'expériencen faisant du monde culturel une illusion alors qu'il est l'aliment de notre existence. 85. Notre perception pressent sous le tableau la présencprochaine de la toile. Encore une fois l'empiriste peut toujours construire en assemblant des atomes psychiques des bquivalents approchéde toutes ces structures. au lieu de se dérouler i comme elle le fait apparemment. Nous aurons donc à redécouvriaussi le monde naturel et son mode d'existence qui ne se confond pas avec celui de l'objet scientifique. ce n'est pas de l'avoir pris pour premier thèm d'analyse. alors que pourtant elle le recouvre. Définissan à ou une fois de plus ce que nous percevons par les propriétà physiques e t chimiques des stimuli qui peuvent agir sur nos appareils sensoriels. Que le fond continue sous la figure. puisque a un objet apparatt attrayant ou repoussant. ce phénomè qui enveloppe tout le problèm de la prdsence de l'objet est lui aussi cachà par la philosophie empiriste qui traite cette partie du fond comme invisible. qu'il soit vu sous la figure. nous sommes libres de reconnaîtr le mode d'existence singulier de l'objet derrièrenous L'enfant hystériququi se retourne u pour voir si derrihre lui le monde est encore là à (1) ne manque pas d'images. le a monde humain s cesse d'êtr une métaphorpour redevenir ce qu'il est en effet. avant d'apparaîtr noir ou bleu. le milieu et comme la patrie de nos pensées Le sujet percevant cesse d'êtr un sujet pensant acosmique v et l'action. sous le personnage celle de l'acteur qui se fatigue. l'objet premier de notre perception : elle est bien postérieurà l'expériencdes objets culturels. le sentiment. et c'est pourquoi ils ne sont que des a possibilité permanentes de sensations È Si nous quittons le postulat empiriste de la prioritb des contenus. et la ramèn à la condition de simple qualitÃsensible en supposant qu'elle est donné par une image. le lieu de mon travail ou celui de mon bonheur. Plus généraleme les objets réelqui ne font pas partie de notre champ visuel ne peuvent plus nous êtr présent que par des images. la volontÃrestent A explorer comme des manihres originales de poser un objet. mais le monde perç a perdu pour lui la structure originale qui en rend pour le normal les aspects caché aussi certains que les aspects visibles. et le sujet percevant est en face du monde comme le savant en face de ses expériences au contraire Si nous admettons que toutes ces a projections È toutes ces associations È tous ces a transferts à sont fondésur quelque caractèr intrinsèqu de l'objet. l'empirisme exclut de la perception la colèr ou l a douleur que je lis pourtant sur un visage. p. Ce que nous reprochons A l'empirisme. la vivacitk et l'hébétu sont des donnees de l'introspection. c'estA-dire par une sensation affaiblie. un enregistrement progressif des qualité de leur deroulement le et plus coutumier. La joie et la tristesse.32 P H E N O ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE L a ASSOCIATION a ' 33 n'y a rien dans l'aspect sensible d'un paysage. La perception ainsi appauvrie devient une pure opératiode connaissance. p. 'Le monde naturel A son tour est défigur pour et les même raisons. vif v ou < morne È a éléga a grossier W . en vertu d'une définitiophysiologique de la vision. Mais la nature dont parle l'empirisme est une somme de stimuli et de qualités cette nature-là il est De absurde de prétendr qu'elle soit. dans l'espace humain que composent ceux avec qui je discute ou ceux avec qui je vis. (1) SCHELER.

elle ne fait pas succéde fortuitement un tableau à un autre tableau. IX. L'acte d'attention ne cré donc rien. Puisque j'éprouv dans l'attention un éciaircisse à ment dq l'objet. il ne peut que juxtaposer des état conscience. L'un et l'autre prennent pour objet d'analyse. au sens oà l'on dit qu'un homme évanourevient A soi. Il faudrait dkcrire une connexion interne et l'empi- risme ne dispose que de connexions externes.L 4 ATTENTION ' à ET LE a JUGEMENT à La discussion des préjugà classiques a ét jus(. Mêm si ce que nous percevons ne répon pas aux propriétà objectives du stimulus. Tous deux gardent leur distance à l'égarde la perception au lieu d'y adhérer On pourrait le montrer en étudian l'histoire du concept d'attention. . nous verrons que son diamktre apparent reste constant (2). comme disait A peu prè Malebranche. de la prioritk du monde objectif. . son objet est sans consistance. par exemple A travers u n tube de carton ou une lunette. (1) IP Méditation AT. puis comment l'attention la développ l'enriet chit. simplement je le sais clairement ou confusémena selon que mon attention se porte plus ou moins aux choses qui sont en elle et dont elle est composé (1). Partout stérile elle ne saurait Pour la relier A la vie de la consêtr nulle part intéressde cience. il faut que l'objet perç renferme déj la structure intelligible qu'elle dkgage. p. 343. dè de qu'on lui accorde une initiative. p. Le nouvel aspect de l'objet se subordonne l'ancien et exprime tout ce qu'il voulait dire. 25. Nous n'avons pas à analyser l'acte d'attention comme passage de la confusion à la clarté parce que la confusion n'est rien. comme la lumièr du projecteur est la mêm quel que soit le paysage hclairéL'attention est donc un pouvoir génér inconditionnà en ce sens qu'A et chaque moment elle peut se porter indifféremmen tous sur les contenus de conscience. c'est qu'elle l'y avait déj mis. La cire est depuis le débu fragment d'étendu un flexible et muable. Si la conscience trouve le cercle géométriq dans la physionomie circulaire d'une assiette. La conscience pure et débarrassà des obstacles qu'elle consentait ii se créer monde vrai sans le aucun mélangde rêveri sont à la disposition de chacun. . La conscience ne commence d'êtr qu'en déterminan un objet et mêm les fantôme d'une a expérienc interne à ne sont possibles que par emprunt à l'expériencexterne. l'un et l'autre sont incapables d'exprimer la manièr particulièr dont la conscience perceptive constitue son objet. le monde objectif qui n'est premier ni selon le temps ni selon son sens. l'hypothès de constance oblige & admettre que les a sensations normales w sont ukjA là Il faut donc qu'elles soient inaperçueset l'on appellera attention la fonction qui les révèl comme un projecteur éclair des objets préexistant dans l'ombre. Elle ne peut se décrirque par des néga tions. Réciproquement perception inattentive ou délirantest la u n demi-sommeil.L a ATTENTION w ET LE ' a JUGEMENT à 35 III.u'ici mené contre l'empirisme.et c'est la raison d'êtr d'une théoride l'attention. . Le sujet empiriste. Il se dédui pour l'empirisme de 1' 4 hypothès de constance È c'est-à -dire comme nous l'avons explique.Systinie des Beaux-Arts. Ainsi la philosophie n'a pas à faire éta d'un prestige de l'apparence. Pour prendre possession du savoir attentif.w ou le a take notice w n'est pas cause efficace des idée qu'il fait apparaître est le mêm dans tous il les actes d'attention. La lune A l'horizon n'est pas et n'est pas vue plus grosse qu'au zénit:si nous la regardons attentivement. il peut seulement nous faire croire que nous le voyons. les seuls objets dont on puisse parler sont ceux de la conscience éveillé avons Nous bien avec nous u n principe constant de distraction et de vertige qui est notre corps. En réalità n'est pas l'empirisme seul ce que nous visions. Puisque le a Bemerken . Il faut maintenant faire voir que son antithès intellectualiste se place sur le mêm terrain que lui. (2) ALAIN. il lui suffit de revenir A soi. il faudrait montrer comment une perception éveill l'attention. et c'est un miracle naturel. L'intellectualisme part au contraire de la féconditde l'attention : puisque j'ai conscience d'obtenir par elle la véritde l'objet. Mais notre corps n'a pas le pouvoir de nous faire voir ce qui n'est pas . qui fait jaillir justement les perceptions ou les idée capables de rhpondre aux questions que je me posais. La perception distraite ne contient rien de plus et mêm rien d'autre que la perception attentive.ne peut recevoir qu'une libertà absolue.

ne fait éta cette ignorance circonscrite.36 PHBNOMENOLOGIEDE LA PERCEPTION 11 n'y a donc pas de vie priv6e de la conscience et la conscience n'a d'obstacle que le chaos. et la critique de 1' hypothès de constance w va s'approfondir en une critique de la croyance dogmatique a u c monde w pris comme r6alitb en soi dans l'empirisme et comme terme immanent de la connaissance dans l'intellectualisme. Contre cette conception d'un sujet oisif. une nouvelle manièr pour la conscience d'êtr présentA ses objets. que l'on puisse c dominer w (Ueberschauen). e t l'intellectualisme ne voit pas que nous av-ms besoin d'ignorer ce que nous cherchons. comme le Bemerken des empiristes l'étai parce que tous les objets lui étaien transcendants. pp. La conscience n'est pas moins intimement liéaux objets dont elle se distrait qu'a ceux auxquels elle s'intéresse le surplus de clartà de l'acte d'attenet tion n'inaugure aucun rapport nouveau. impersonnel. de cette de intention à vide w encore. dè qu'il est il faut qu'il soit pur. transparent. Il redevient donc une lumièr qui ne se diversifie pas avec les objets qu'elle bclaire. L'analyse de certains troubles d'origine centrale qui rendent impossible la localisation rkvble l'opératio profonde de la conscience. o h des kvolutions de la penske soient possibles sans que la conscience perde $ mesure son acquis et se perde elle-meme dans les transformations qu'elle provoque. La premi&re opkration de l'attention est donc de se crker un champ. . Malgrà les intentions de (1) CASSIRER. c'étaila connexion interne de l'objet et de l'acte qu'il déclenche qui manque A l'intellectualisme. Ils s'accordent en ce que ni l'un ni l'autre ne saisit la conscience en train d'apprendre. mais pas encore de position univoque. Qu'il soit une somme de qualité un systèm de ou relations. Un emplacement vague. sans quoi de nouveau nous ne le chercherions pas. Soit l'acte d'attention par lequel je précisl'emplacement d'un point de mon corps que l'on touche. l'acte d'atlention peut fixer et objectiver cet invariant parce qu'il a pris du recul & l'kgard des changements de l'apparence. 200. l'attention reste u n pouvoir abstrait. dans une conscience qui constitue tout. La position prbcise du point touch6 sera l'invariant des sentiments divers que j'en ai selon l'orientation de mes membres et de mon corps. et non pas imparfait. mais déjdéterminé est qui l'attention même Que l'attention obtienne ce qu'elle cherche par un miracle renouvelà ou qu'elle le possèd d'avance. qui n'est rien. der l'intellectualisme. Head parlait sommairement d'un à affaiblissement local de l'attention B. III. parce qu'elle n'y a rien à faire. les deux doctrines ont donc en commun cette idéque l'attention ne crbe rien puisqu'un monde d'impressions en soi ou un univers de pensédéterminant son! égalemen soustraits A l'action de l'esprit. parce que aucun cadre spatial fixe ne subsiste d'une perception & l'autre. sans quoi nous ne le chercherions pas. perceptif ou mental. L'attention comme activitk gbnkrale et formelle n'existe donc (1) J STEIN. L'attention suppose d'abord une transformation du champ mental. Phünoiaeaolugi Erkenntnis. tel qu'il émergA la conscience. inefficace. Philosophie der symbolischen Formen. et dans le second cas trop riche pour qu'aucun phénomhn puisse la solliciter. Comment un objet actuel entre tous pourrait-il exciter un acte d'attention. dans les deux cas la constitution de l'objet est passésous silence. Dans le premier cas la conscience est trop pauvre. t. ou plut& qui eternellement possèd la structure intelligible de tous ses objets. puisque la conscience les a tous 7 Ce qui manquait a l'empirisme. 362 et 383. oà des mouvements de l'organe explorateur. puisque plusieurs points d u corps touchbs ensemble ne sont pas confondus par le sujet. La conscience perceptive est confondue avec les formes exactes de la conscience scientifique et l'indéterminn'entre pas dans la définitiode l'esprit.. l'analyse de l'attention chez les psychologues acquiert la valeur d'une prise de conscience. Il ne s'agit en réalitni de la destruction d'un ou plusieurs à signes locaux W . vérit pour u n noment de m a vie et de mon savoir. p. Enfin l'acte d'attention est inconditionné puisqu'il a indifféremmen tous les objets a sa disposition. Mais. L'empirisme ne voit pas que nous avons besoin de savoir ce que nous cherchons.Ueber die Verânderange der Sinnesleistungen and die Entstehung von Trugwahrnehmungen. La condition premibre du trouble est une dksagrkgation du champ sensoriel qui ne reste plus fixe pendant que le sujet perçoitbouge en suivant les mouvements d'exploration et se rétrbci pendant qu'on l'interroge (1). comme dans la conscience empiriste qui ne constitue rien. Ce c'est la contingence des occasions de penser. et l'on remplace encore une fois par des actes vides de de l'attention a les modes et les directions spécifique l'intention w (l). ni de la défaillanc d'un pouvoir secondaire d'apprkhension. ce phknom6ne contradiotoire rkvhle un espace prbobjectit' ou il y a bien de l'extension.

Il s'agit la. PETERS. S!jstèm des Beaux-Arts. d'une creation. mais comme leur fin immanente. Ce passage de l'indétermina u déterminà cette reprise à chaque instant de s a propre histoire dans l'unit15 d'un sens nouveau. 561 et suivantes. La premièr perception des couleurs proprement dites est donc u n changement de structure de la conscience (4). p. p. 343. 40. dans la suite. f (4) KÃŽHLERUeber unbemerkle Empfindungen p. elles constituent vraiment de nouvelles régiondans le monde total. Une - (1) E. les plages colorées'articulent en teintes a chaudes à e t teintes a froides È et enfin on arrive a u détai des couleurs. a u contraire. Mais du moins l'acte d'attention se trouve enracink d a n s la vie de la conscience. Il ne suscite 1' a événeme transformera. n i le retour A soi d'une pensédéjmaîtress ses objets..' a ATTENTION à ET LE c JUGEMENT à 39 pas (1). d'apercevoir le monde des couleurs comme une formation seconde. (5) KOFFKA. l'objet est A chaque instant ressaisi et posà à nouveau sous s a dépen connaissant à qui le dance. Elles n e sont préformé que comme des horizons. (2) V A L ~ R YIntroduction à la poétiquep. il faut qu'il soit (1) E. (3) C supra p.. Perception. c'est réaliseen elles une articulation nouvelle en les prenant pour figures (5). . A aucune qualità déterminé et de mêm les couleurs a étrange du malade ne peuvent à êtr identifiéeA aucune des couleurs d u spectre (3).1. 16. . un certain espace mental a ménager Reste ? faire i paraitre l'objet mêni de l'attention. les enfants n e distinguent que globalement le colorà et l'achromatique . a la lettre. P a r exemple. on n e peut pas en conclure (3) qu'en vision libre aussi l'apparence est invariable. Il y a dans chaque cas une certaine libertà A acqué rir. nous renverrait A l'acquisition. Si le monde doit êtr possible. pp. C'est prkcisémen la structure originale qu'elles apportent qui fait apparaîtr l'identità d e l'objet avant et aprè l'acte d'attention. c'est la pensémême a L'Å“uvr d e l'esprit n'existe qu'en acte (2) È Le résulta l'acte d'atde tention n'est pas dans son commencement.. 35 sqq. il n e lui manquait que (l'y faire attention et d'appréhendeses propres phénomène C'est que les psychologues n'étaien parvenus a se représente moade pas un ou les couleurs soient indéterminée couleur qui n e suit une pas une qualità précise critique de ces préjugà La permet. puisqu'une attention seconde. C'est justement en bouleversant les donnéeque l'acte d'attention se relie aux actes antérieur t e l'unità de la conscience se construit ainsi de proche en proche par une a synthès de transition È Le miracle de la conscience est de faire apparaîtr par l'attention des ph& nomknes qui rétablissen l'unità de l'objet dans une dimension nouvelle a u moment oà ils la brisent. les egalité arithmétiqueapparaissent comme des variétà e d la mêm Cquation. L'enfant devait bien voir du vert lA oà il y en a. Ainsi l'attention n'est ni une association d'images. mais de ce que l'on doit voir d'aprè l'image rétinienne L'intellectualisme le croit parce qu'il décri perception de fait d'aprè les donnéede la la perception analytique à et attentive oà la lune en eflet reprend son vrai diamètr apparent.bornerait A rappeler un savoir déj acquis. qui se. (3) Comme le fait ALAIN. Si la lune A l'horizon ne me paraî plus grosse qu'au zénith pas quand je la regarde à la lunette ou a travers u n tube de carton.Beitrüg zur philosophischen Begriindung der Psychologie und der Geisteswissenschaften. pp. (2) Cf par ex. que par le sens encore ambigu qu'il lui offre A déterminer i bien qu'il en est le a motif à (1) et non p a s s la cause. l'btablisscment d'une nouvelle dimension de l'expérience déploie le ment d'un a priori. on sait depuis longtemps que pendant les neuf premiers mois de la vie. O r c'est sur le modèl de ces actes originaires que doit êtr conçu l'attention. fondé s u r une séri de distinctioas physionomiques à : celle des teintes a chaudes à e t des teintes a froides È celle d u à colorà à et du a non-color6 È Nous ne pouvons comparer ces phénomèn tiennent lieu qui de la couleur chez l'enfant. STEIN. RUBIN. 152-153. Faire attention. 52. fois acquise la couleur qualité seulement grâc A elle. Enlwickelung der FarbenwahrnehZur muno. L'empirisme le croit parce qu'il n e s'occupe pas de ce que l'on voit. Mais les psychologues (2) admettaient que seule l'ignorance ou la confusion des noms empêch l'enfant de distinguer les couleurs. Die h'ichtexistenz der Aufmerksamkeit. non plus sans doute est comme la cause de nos perceptions. ce n'est pas seulement éclaire davantage des donnkes préexis tantes. et les donnéeanterieures apparaissent comme des prépara ions de la qualité Une fois acquise l'idéd'kquation. . et l'on comprend enfin qu'elle sorte d e s a libertà d'indifférencpour se donner u n objet actuel. mais la constitution de active d'un objet nouveau qui explicite et thématisce qui n'étaioffert jusque là qu'à titre d'horizon indéterminà En mêni temps qu'il met en marche l'attention. Le monde exact. entierement déterminà encore posÃd'abord.

. L'intellectualisme vit de la rkfutation de l'empirisme et le jugement y a souvent pour fonction d'annuler la dispersion possible des sensations (2).Méditation IP a . p. Mais (1) On verra mieux dans les pages qui suivent en quoi la philosophie kantienne est. son a horizon inté rieur à (1) d e variation possible selon la forme et selon la grandeur. au lieu de l'expliquer par le jeu combink des forces associatives et de l'attention. p. aboutisse par compensation à u n concept vide. à la puissance d'une infinità de formes e t de positions. dans l'attitude naturelle. p. on les perd de vue parce qu'il faut des déterminationde l'ordre prédicati pour lier des qualité tout objectives et fermée soi.MHOI. Je ne manque pas de dire que je vois des hommes tout de mêm que je dis que je vois de la cire. 62. la couleur. e t c'est la science qui suppose là quelque matièr qui se conserve. Formalismus in der Der Ethik. la moindre illusion. le contact n'est pas néces sairement pris avec les opération effectives de la conscience. L a vision une fois dkfinie à la manièr empiriste comme la possession d'une qualità inscrite par le stimulus s u r le corps (31. D'ailleurs A I . s a couleur mate qui annonce la mollesse. le relief semble sauter aux yeux . et la saveur. s a mollesse qui annonce un bruit sourd quand je la frapperai. puisqu'elle donne i (1) Cf HUSSERL. à nous demander comment l'idémêm du monde ou de la véritexacte est possible. dans cette rkduction à l'absurde. qui est. C FINK. Quatre-vini~tun chapitres sur l'esprit et les passions.TZon l'hypothés de constance est toujours sous-entendue et o i ~le jugement n'intervient que pour combler les lacunes de l'explication physiologique. 531 et suivantes. Il faut mettre la conscience en présenccle s a vie irréfléch dans les choses et l'kveiller à sa propre histoire qu'elle oubliait. enfin la structure perceptive de l'objet. L'analyse se trouve dominke par cette notion empiriste. La sensation n'est plus supposé comme klkment rkel de la conscience.. au-delà de l'objet perç et ne dbfinit que la cire du physicien. les parties du champ agissent les unes sur les autres et motivent cette énorm lune A l'horizon. et cependant que vois-je de cette fenêtre sinon des cliapeaux et des manteaux qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne se remuent que par ressort 7 Mais je juge que ce sont de vrais hommes. La réflexiopsychologique nous oblige a u contraire à replacer le monde exact dans son berceau de conscience.) et l'homme de Hobbes avait besoin d'une raison pratique . 19. comme le de dit si fortement la déductiotranscendentale (1). Mais lorsqu'on veut dessiner la structure de la perception. E t c'est pourquoi la lune ne doit jamais apparaîtrplus grosse qu'elle n'est à l'horizon. . La célèb analyse du morceau de cire saute de qualité comme l'odeur. pp. à en chercher le premier jaillissement à la conscience. Quand je regarde librement. il n'y a plus de cire quand toutes les propriétà sensibles ont disparu. philoune f Die sophie < mondaine à et dogmatique. et que le jugement. Les sur hommes que je vois d'une fenêtr sont caché par leur chapeau et par leur manteau et leur image ne peut se peindre s u r m a rbtine. à SCHELER. C encore ibid. cette grandeur sans mesure qui est pourtant une grandeur. ph6nomenologische Philosophie Husserls in der gegenwürtige Kritik. retombe a une fonction généra de liaison indifférentà ses objets ou mêm redevienne une force psychique décelablpar ses effets. L'analyse rkflexive s'ktablil en poussant jusqu'A leurs conskquences les thbses rkaliste e t empiriste et e n dkmontrant par l'absurde l'antithkse.. (2) a La Nature de Hume avait besoin d'une raison kantienne (. (3) Ici encore.40 PHENOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE Ls< ATTENTION à ET L E < JUGEMENT a 41 impliquk dans la premièr ébauch conscience. à ALAIN. c'est à savoir d'une différencentre les apparences des même choses pour chacun de nos yeux. A I N (ibid. je juge qu'ils sont là (2). 23 : < Il est assez évi f (2) DESCARTES. si elle part idkalement d'une intuition aveugle. elle. IX. pour parler comme HUSSERL. contre-partie de la sensation pure. La cire perçu à elle-même avec sa manièr originale d'exister. 25. Je ne les vois donc pas. Erfahrung und Urteil par exemple. È AT. p. kantienne si l'une et l'autre devaient se rapprocher de i'expbrience naturelle effective. L'intellectualisme se proposait bien de découvri par rkflexion la structure de la perception. 172. On le verra mieux en examinant le rdle que joue dans son analyse la notion de jugement. c'est là le vrai rôl de la rkflexion philosophique et c'est ainsi qu'on arrive à une vraie thkorie de l'attention.. il est pourtant conclu d'une apparence qui ne ressemble nullement à un relief. Il reste possible que la théoride la perception. p. mais son regard sur la perception n'est pas encore direct. Le jugement est souvent introduit comme ce qui manque à la sensation pour rendre possible une perception. sa permanence qui n'est pas encore l'identitk exacte de la science. bien qu'elle n e soit reçuque comme la limite de la conscience et ne serve qu'A manifester une puissance de liaison dont el!e est l'opposk. Pour la perception.. on le fait en repass a n t s u r le pointillt? des sensations. p. 17) renvoie à l'Optique physiologique de HEI.

15 : a pensk. pp. puisque la moindre vision dépassl'impression pure et rentre ainsi sous la rubrique généra a judu gement È Entre le sentir et le jugement. corps. 75.) È LAQNEAU Cilibres Leçonsp. et si je n'en perçoiqu'un.. corrigépar le raisonnement (. (2) ALAIN. On reconnaî prble jugà de la loi de constance qui exige que les phénomene correspondant aux impressions corporelles soient donnbs mêm la ou on ne les constate pas. A toute conclusion. à tout calcul. sentir. les mots de a voir È a entendre È a sentir à perdent toute signification.un activith transcendentale.a u lieu d'être. . Mais aussi le jugement. (4) Id. dit ALAIN. mais nous ne faisons pas attention a ces images doubles. Un cube dessine sur le papier change d'al!ure selon qu'il est vu d'un côt et par dessus ou de l'autre côt et par dessous. Il en résultque l'analyse intellectualiste finit p a r rendre incompréhensibleles phénomèn perceptifs qu'elle est faite pour éclairer Pendant que le jugement perd s a fonction constituante et devient u n principe explicatif... il vise à connaîtr quelque chose d e valable pour moi-mêm à tous les moments de m a vie e t pour les autres esprits existants ou possibles. parce que le jugement est partout oh n'est pas la pure sensation. Et en génér . introduit pour expliquer l'exchs de la perception sur les impressions rétiniennes au lieu d'êtr l'acte mêm de percevoir saisi de l'intérieupar une réflexioauthentique. interprbtation en apparence immédiate mais en rkalite acquise par l'habitude. si ce n'est pour en tirer des connaissances concernant la distance ou le relief de l'objet unique que nous percevons par Célèbr Leçonsp. le corps humain nous représentcette nature. redevient un simple a facteur à de la perception.4? PHENOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE L a ATTENTION à ET LE ' a JUGEMENT à 43 l'objet des propriétà qu'il n'a pas sur m a rétine suffit & établique la perception est un jugement (1). 158. Le jugement est pour elle une prise de position.qui ne voulait pas admettre que nos yeux nous présentendeux images de chaque chose. à ALAIN. (3) a La perception est une interprétatiode l'intuition primitive. justement. 1GO. il redevient une simple sctività logique de conclusion (1). n e dépendan Le relief est (1) Cf pan exemple ALAIN. ibid. il suffit pourtant de fixer les yeux sur un objet assez rapprochà comme un crayon pour que les images des objets éloignà dédoublen se aussitôà (Quatre-vingt-un Chapitres. Par l& nous sommes entraînà hors de la réflexioet nous construisons la perception a u lieu d'en révél fonctionnement le propre. conclu. p. e II faut.. La perception devient une a interprktation D des signes que la sensibilità fournit conformémen aux s i u i corporels (3). 23 24). il faud r a donc dire que la boît n'est pas sentie mais jugéplus lourde. & m'en tenir aux phénomenes je dirais que je la sens d'avance pesante dans m a main. et cet exemple qui paraissait fait pour montrer l'aspect sensible de l'illusion sert a u contraire & montrer qu'il n'y a pas de connaissance sensible et que l'on sent comme l'on juge (2). chargà de fournir ce que n e fournit pas le - dent pour cet horizon de forêt que la vue nous le présent non pas kloignÃmais bleuâtrepar l'interposition des couches d'air.a J'ai connu quelqu'un. Comme j'ai deux yeux. leur moyen. l'expérienccomm u n e fait une différenc bien claire. p. a u contraire. chercher d'abord quelles sont les sensations éléme taires qui appartiennent à la nature de l'esprit humain. ibid. c'est-&-dire partout. 105.. juge ou comme on voudra dire >. Mais l'intellectualisme délimitle sentir par l'action sur mon corps d'un stimulus réel Comme ici il n'y en a pas. s'étonn de découvridans la perception de la distance des relations antérieureà toute estimation. p. D LAGNEAU. c'est que les peintres savent bien me donner cette perception d'un montagne lointaine en imitant les apparences sur une toile. (2) a Nous voyons les objets doubles parce que nous avons deux yeux. p. La conscience. Quatre-vingt-un chapitres. à Cela va de soi si l'on défini vision par son stimulus corporel la ou par la possession d'une qualité car alors elle peut nous donner le bleu et non la distance qui est un rapport.. c'est que je construis à l'aide des deux images l'idé d'un objet unique à distance (2). Quatre-vingt-un chapitres. . 14. je devrais voir l'objet double. Le témoi gtuge des phénomèn donc partout récusà grande sera Une boît carton m e paraî de plus lourde qu'une petite boît faite d u mêm carton et. Ici encore on devrait conclure que juger n'est pas percevoir. à Ibid. nous manquons encore une fois l'opératioprimordiale qui imprègn d'un sens-le sensible et que présuppos toute médiatio logique comme toute causalità psychologique. Mais cela n'est pas proprement évident c'est-à -dir attestà par la conscience. p. c'est se remettre & l'apparence sans chercher & la posséde à en savoir la vérità et Cette distinction s'efface dans l'intellectualisme. Mêm si je sais qu'il peut êtr vu de deux façonsil arrive que la ligure se refuse & changer de structure et que mon savoir ait & attendre s a réalisatiointuitive. Cela ne prouve pas qu'elles fussent doubles auparavant. u n e < hytml pothès à que l'esprit fait pour a s'expliquer ses impressions à (4). 18. Mais l'alternative de la sensation et du jugement oblige A dire que le changement d e la figure. . (1) a Ce qui prouve qu'ici je juge.

32.Mais un trait isolé comme phénomè aussi comme éléme et fonctionnel. Il y a là en deç des rapports objectifs. et je compare les deux ensembles a u lieu d'en comparer les élémen principaux (4). Célèbr Leçons pp. 134. une syntaxe perceptive qui s'ar(1) Cf KOFFKA. Mais celles-ci ne s'inclinent pas en acte l'une sur l'autre. Plus généraleme est aveuil gle pour le mode d'existence et de coexistence des objets perçuspour la vie qui traverse le champ visuel et en relie secrètemenles parties. je me trompe s u r l a consigne. a l'apparence prend forme e t sens a u commandement à (2). p. est autre chose que le côt d'un rectangle. . On construit l'illusion. . comment distinguer la perception vraie de la perception fausse? Comment pourra-t-on dire aprè cela que l'l~allucinÃou le fou a croient voir ce qu'ils n e voient point à (3) ? Ou sera la différenc entre a voir à et a croire qu'on voit à ? Si l'on réponque l'homme sain ne juge que d'aprè des signes suffisants et sur une matièr pleine. p. au lieu de comparer les lignes principales elles-mêmes Au fond. Or si l'on voit ce que l'on juge. ce n'est pas juger. les lignes principales ont cesse d'êtr des parallèles qu'elles ont perdu ce sens-là pour en acqukrir u n autre. 15.L' a ATTENTION D ET LE a JUGEMENT à 45 pas des a élémen sensibles È qui. (5) KÃŽHLER Veber unbemerkte Empfindungen und Urteilstà uschungen p. . et comme la différenc n'est pas dans la forme du jugement mais dans le texte sensible qu'il met en forme. Le jugement dans ce sens trè génér tout formel n'explique la perception et vraie ou fausse que s'il se guide sur l'organisation spontanée t s u r la configuration particulièr des phénomène Il est bien vrai que l'illusion consiste h engager les élémen principaux de la figure dans des relations auxiliaires qui brisent le parallélismeMais pourquoi le brisent-elles ? Pourquoi deux droites jusque lh parallèle cessent-elles de faire couple et sont-elles entraîné une position oblidans que par l'entourage immédia qu'on leur donne ? Tout s e passe comme si elles ne faisaient plus partie du mêm monde. qui l'oppose A imaginer. c'est donc qu'il y a une différencentre le jugement motivà de la perception vraie et le jugement vide de la perception fausse. L'intellectualisme n e peut faire comprendre ni ce phénomèn d'ailleurs l'imini tation qu'en donne l'illusion. Deux obliques véritable sont située dans le mêm espace qui est l'espace objectif.nent équivalentes (1) LAGNEAU. comme les stimuli. Mais cette analyse suppose a u moins idéalemen une couche d'impression oà les lignes principales seraient parallèle comme elles le sont dans le monde. (3) MONTAIGNE. c'est saisir un sens immanent a u sensible avant tout jugement. Dans l~illusion Zollner.et une op& ration seconde qui modifie les impressions en faisant intervenir les lignes auxiliaires et fausse ainsi le rapport des lignes principales. p. adhérentà la figure. Ibid. Il resterait A savoir pourquoi je m e trompe s u r la consigne. Psychologie. Si l'on convient d'appeler jugement toute perception d'un rapport et de réserve nom de vision à l'impresle sion ponctuelle. restent constants. que les lignes auxiliaires importent dans désormai la figure une signification nouvelle qui y traîn et ne peut plus en êtr détachà C'est celte signification (1). cit6 ( 4 ) Cf par exemple LAGNEAU. on n e la comprend pas. je a vois w de les lignes principales inclinéel'une sur l'autre. et avec elle le jugement qui donne la seconde. a La question devrait s'imposer :comment se fait-il qu'il soit si difficile dans l'illusion de Zollner de comparer isolémen droites m2les mes qui doivent êtr comparéeselon la consigne donné ? D'oà vient qu'elles refusent ainsi de se laisser sépare des lignes auxiliaires (5) ? I l faudrait reconnaîtr qu'en rece- vant des lignes auxiliaires.Systèm des Beaux-Arts. C'est elle en mêm temps qui rend u n sens a u mot a voir à en deç du jugement. 533 : u On est tentà de dire :le côt d'un rectangle est pourtant bien un trait. par ALAIN. et fait reparaîtr problèm de la perle ception. et 128. c'est-à -dir dans le milieu que nous constituons par des mesures. Célèbr Leçonsp. 132 (2) ALAIN. percevoir dans le plein sens d u mot. L'intellectualisme ramèn le phénomèA une simple erreur : tout vient de ce que je fais intervenir les lignes auxiliaires et leur rapport avec les lignes principales. Pour nous borner à une le propriétà c6tà d'un rectangle a une face intérieuret une face extérieure trait isolà par contre a deux faces absolule à . Le phénomède la perception vraie offre donc une signification inhérent aux signes et dont le jugement n'est que l'expression facultative. il est impossible de les voir obliques si on les fixe. il est s à » que l'illusion est u n jugement. cette transformation du phénomè qui motive le jugement faux et qui est pour ainsi dire derrièr lui.. n e peut dépendr que d'un changement dans l'interprétatio et qu'enfin a la conception de l'esprit modifie la perception mêm à (l). 69. la premièr phase est de pure conjecture. Or. C'est quand nous les quittons d u regard qu'elles tendent sourdement vers ce nouveau rapport. a u delà de la qualità ou de l'impression.

. Ce serait dire que l'esprit parcourt des impressions isoléeet dé couvre de proche en proche le sens du tout.n'est en effet qu'une contre-partie de l'empirisme. et puisque je sais ou je suis et me vois moi-mêm au milieu des choses. le jugement. mais il préparune prise de conscience 'véri 'table. des psychologues . Nous arrivons à la sensation lorsque. Fausse ou vraie. jusqu'à ce que la dialectique interne de ces postulats les détruise perception une fois comprise La comme interprétation sensation. un êtr singulier qui ne résidnulle part et peut se rendre présen partout en intention. en est en réalit le commencement. Or ici les donnée problèm n e sont pas anté du rieures às a solution.46 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L a ATTENTION D ET LE a JUGEMENT à ' 47 ticule selon ses règle propres : la rupture des relations anciennes et l'établissemende relations nouvelles. si je ne pensais moimêm ce rapport spatial et n'échappaiainsi h l'inhérenc au moment mêm ou je me la représenteSaurais-je que je suis pris dans le monde et que j'y suis situé j'y étai si &ais vraiment pris et situ� J e me bornerais alors à . sance. . avec la constellation des données sens qui les relie. Tout ce qui existe existe comme chose ou comme conscience. ibid. mais la perception n'est nulle part. n'expriment que le résulta cette opératioprode fonde et en sont le constat final.cet intellectualisme w. celle d'une actività simplement logique. puisqu'elle reposerait en soi à la manièr des choses. Il est vrai que ces critiques ne portent que contre les dkbuts de l'analyse réflexive l'intellectualisme pourrait et répondr qu'on est bien obligà de parler d'abord le langage d u sens commun. e t il n'y a pas de milieu.qui non seulement découvr le le sens qu'elles ont mais encore fait . Elle est la manièr nécessairet nbcessairement trompeuse dont un esprit se "eprésent sa propre histoire (1). définipar l'action des stimuli sur notre corps. La perception est donc la penséde percevoir. à Id. mais c'est là une illusion. avec ses postulats. & savoir qu'elle exprime le rapport d'un êtr avec les autres. Elle appartient au domaine du constituà et non pas A l'esprit constituant. est définitivemen dbasske. Mais chacun de ces mots quand j'y réfléch dépourvde sens et ne pose donc aucun proest blèm : m'apercevrais-je à entourà par mon corps à si je n'étaien lui aussi bien qu'en moi. réfléchissa nos percepsur tions. c'est que je suis une conscience. 119. La pure sensation.ét ou je suis comme une chose. C'est selon le monde ou selon l'opinion que la perception peut apparaîtr comme une interprétation Pour la conscience elle-mêm comment seraitelle u n raisonnement puisqu'il n'y a pas de sensations qui puissent lui servir de prémisses une interprétatiopuisqu'il n'y a rien avant elle qui soit à interpréterEn mêm temps qu'on depasse ainsi. qui a servi de point de la depart. en particulier de la connaissance scientifique. situ6 ici et maintenant. Il est bien vrai que la distance d'un objet ou son relief ne sont pas des propriétà de l'objet comme sa couleur ou son poids. Nous demandions ce que c'est que voir ou que sentir. nous voulons exprimer qu'elles ne sont pss notre œuvr absolument. pris dans le monde.qu'elles aient un sens. Son incarnation n'offre aucun caractèr positif dont il y ait à rendre compte (1) a Quand nous avons acquis cette notion. Il est bien vrai que ce sont des relations inséré dans une configuration d'ensemble qui enveloppe d'ailleurs le poids et la couleur eux-mêmes Mais il n'est pas vrai que cette configuration soit construite par une u inspection de l'esprit D. Cette idéd u temps. La chose est en u n lieu. comme le savant déterminles inconnues en fonction des donnéed u problkme. c'est ainsi que la perception doit d'abord se constituer pour qu'une prédicatiosoit possible. les objections que nous faisions fout à l'heure disparaissent. par laquelle nous nous reprksentons l'antériorit de la sensation par r:ipport à la connaissance. On ne peut commencer que dans l'attitude naturelle. est 1' u effet dernier w de la connaissance. et la perception est justement cet acte qui cré d'un seul coup. car si elle étai sitube elle ne pourrait faire exister pour elle-mêm les autres choses. Mais la réflexiomontre qu'il n'y a là rien à comprendre. avec l'idéde sensation. que nous la mettons au débu la croyons antkricure à la connaiset (1) u A vrai dire la pure impression est conçu et non pas sentie. est une construction de l'esprit. ce qui distingue du concept cette connaissance encore prise dans son objet. par la connaissance scientifique et par la réflexion nous semble que ce il qui est l'effet dernier de la connaissance. à LAQNEAU. et c'est par une illusion. L a conception du jugement comme force psychique ou comme médiatiologique et la théoride la perception comme u interprétatio . C'est u n fait que je me crois d'abord entourà par mon corps. Célèbr Leçonsp. inhérent A u n point du temps et de l'espace. d'ailleurs naturelle. toute conscience perceptive étan déjau delà La sensation n'est pas sentie (1) et la conscience est toujours conscience d'un objet.

de sons. passe peu A peu du a voir w a u a savoir w et obtient l'unità de sa propre vie. il croit fonder son analyse sur l'épreuvde la vé rità mathématiqu et non pas sur l'évidenc naïv du monde : habemus ideam veram. Le mouvement de réflexio passerait le but : il nous transporterait d'un monde figà et déterminA une conscience sans fissure. La fmitude d'une perception qui me donne. à le a vrai w au delà de l'illusion. d'apparences tactiles qui se symbolisent et se modifient l'un l'autre et s'accordent l'un avec l'autre selon une logique réellque la science a pour fonc-' tion d'expliciter et dont elle est bien loin d'avoir achevà l'analyse. d'odeurs. par la confrontation de la parole. comme disait Spinoza. Elle ne tient pas seulement A la définitio anthropologique de la sensation dont l'un et l'autre se sert. on a maintenant une conscience ou une penshe du monde. toute déterminatioune négationElle supprime ainsi tous les problème sauf un :celui de son propre commencement. mais cette seconde idé vaut juste autant que la premièr et ne se soutient que contre elle. et la pensé infinie que l'on découvrirai immanente A la perception ne serait pas le plus haut point de conscience. ce serait me supprimer comme philosophe qui cherche. au lieu de dévoile l'opératioqui la rend actuelle ou par laquelle elle se constitue. alors que l'objet perç est animà d'une vie secrèt et que la perception comme unità se défai se refait sans et cesse.L' et son eccéit n'est que l'ignorance oà elle est d'elle-même L'analyse réflexivdevient une doctrine purement régres sive. Mais en réalit ne sauje rais pas que je possèd une idévraie si je ne pouvais par la mémoir relier l'évidencprésent a celle de l'instant écoulet. La valeur de ces notions n'est pas mise en question par l'intellectualisme : il n e à s'agit que de confére un naturant universel le pouvoir de reconnaîtrcette mêm vérit absolue que le d a lisme place naïvemendans une nature donnée Sans doute l'intellectualisme se présentd'ordinaire comme une doctrine de la science et non comme une doctrine de la perception. mais la nature mêm de ce monde n'est pas changé: il est toujours défin par l'extériorit absolue des parties et seulement doublà sur toute son étendud'une penséqui le porte. tout se ramèn A mon ignorance de moi-même à mon pouvoir tout négati ne pas réfléchi cette ignorance à son tour de Mais comment est-elle possible? Répondr qu'elle n'est jamais. Aucune philosophie ne peut ignorer le problèm de la fmitude sous peine de s'ignorer elle-mêm comme philosophie. et la survivance de la sensation dans l'intellectualisme n'est qu'un signe de ce dogmatisme. Nous n'aurons pas atteint cette dimension constitutive si nous remplaçonpar un sujet absolument transparent l'unit6 pleine de la conscience et par une pensééternell1' a a r t cachÃw qui fait surgir u n sens dans les a profondeurs de l a nature È La prise de conscience intellectualiste ne va pas jusqu'A cette touffe vivante de la perception parce qu'elle cherche les conditions qui la rendent possible ou sans lesquelles elle ne serait pas. de sorte que l'évidencspinoziste . c'est-à dire par elle. selon laquelle toute perception est une intellection confuse. La parentà de l'intellectualisme et de l'empirisme est ainsi beaucoup moins visible et beaucoup plus profonde qu'on le croit. Nous n'aurpns qu'une essence abstraite de la conscience tant que nous n'aurons pas suivi le mouvement effectif par lequel elle ressaisit A chaque moment ses démarches les contracte et les fixe en u n objet identifiable. et de la il passe à une conscience de l'objet qui en posséderai loi ou le secret et qui de ce fait la ôterai sa contingence au développemen l'expérienc et de a l'objet son style perceptif. mais a ce que l'un et l'autre garde l'attitude naturelle ou dogmatique. avant toute parole. L'intellectualisme accepte comme absolument fondé l'idé du vrai et l'idéde l'êtr dans lesquelles s'achèv et se ré sume le travail constitutif de la conscience et sa réflexio prétendu consiste a poser comme puissances du sujet tout ce qui est néctssairpour aboutir à ces idées L'attitude naturelle en me jetant au monde des choses me donne l'assurance de saisir un a rée au delà des apparences. Dans la perception effective et prise A l'éta naissant. des a conséquence sans prémisse È l'inhérencde la conscience A un point de vue. On passe d'une objectività absolue A une subjectività absolue. l'évidenc mienne à celle d'autrui. on partait d'un monde de en soi qui agissait sur nos yeux pour se faire voir de nous. aucune analyse de la perception ne peut ignorer la perception comme phénomè original sous peine de s'ignorer elle-mêm comme analyse. mais au contraire une forme d'inconscience. l ' i n t e l l e c ~ l i s m e c ATTENTION w ET LE < JUGEMENT s 49 est insuffisant ou par défau par excè : il h o q u e h ou titre de limite les qualitks multiples qui ne sont que l'enveloppe de l'objet. Ce passage de la thès A l'antithèsece renversement du pour au contre qui est le procéd constant de l'intellectualisme laissent subsister sans changement le point de dépar l'analyse. le signe sensible et sa signification ne sont pas mêm idéalemen séparables Un objet est u n organisme de couleurs. A l'égarde cette vie perceptive.

une évidenc simplement irrésistible réuni qui sous l'invocation d'une vérit absolue les phénomhneséparà mon présenet de mon de passé m a duré de celle d'autrui. Prendre pour accord6 que nous avons une idé vraie. je contracte résolumenl'épaisseu de duré 6coulédepuis que je la regarde. Erfabrang und Urteil. Une réflexioauthentique. c'est bien croire à la perception sans critique. comme Descartes le disait. 331 s'en servir. En réalità l'image d'un monde constituà oà je ne serais avec mon corps qu'un objet parmi d'autres et l'idéd'une conscience constituante absolue ne forment antithès qu'en apparence : elles expriment deux fois le préjugd'un univers en soi parfaitement explicite. puisqu'elle le constitue par l'opératio de la conscience. Or il y a bien un acte humain qui d'un seul coup traverse tous les doutes possibles pour s'installer en pleine vérit: cet acte est la perception. mais de s'en servir tacitement. ma pensé claire et distincte se sert toujours de penséedéjformée par moi ou par autrui. mais n e change rien A cette sourde présenc monde qui se sublime dans l'idéa du de la vérit absolue. je sors de ma vie individuelle en saisissant l'objet comme objet pour tous. mais cette conscience constituante. la fonction de l'éternitspinoziste. le sujet qui possèd absolument achevée toutes les connaissances dont notre connaissance effective est l'ébauche C'est qu'on suppose effectuà quelque part ce qui n'est pour nous qu'enintention : u n systèm de penséeabsolument vrai. ET LE ' a JUGEMENT > 51 présupposcelle du souvenir et de la perception. capable de coordonner tous les phénomène géomà un tral qui rende raison de toutes les perspectives. par ex. Quand nous disons que l'analyse réflexiv . mais qui n e doit pas de et êtr coupéde ses origines perceptives et détachà s a de facticitÃÈ La fonction de la philosophie est de la replacer dans le champ d'expérienc privé elle surgit et d'en éclai ou rer l a naissance. Cet qui temps. un objet p u r sur lequel ouvrent toutes les subjectivités ne faut rien de Il la moins que cet objet absolu et ce sujet divin pour écarte menace du malin géni pour nous garantir la possession et de l'idévraie. comme Descartes et Pascal l'ont vu. la vision elle-mêm et l'expériencne sont plus distinguée la conception. Quand je me mets b percevoir cette table.de l'idée supprime bien le problèm d'autrui et celui d u on monde. Il est vrai que nous défiguron peut-êtr une deuxihme fois l'intellectualisme. L'analyse réflexivrompt bien avec le monde en soi. a u sens large d e connaissance des existences. Si au contraire on s'en sert sans la prendre pour thèmeon devient incapable de voir le phénomhn l a de perception et le monde qui naî elle à travers le déchire en ment des expérience séparée fond le monde perç dans on u n univers qui n'est que c e monde mêm coupÃde ses origines constitutives et devenu éviden parce qu'on les oublie. et l'on n'a jamais à se en demander comment le mêm sujet est partie du monde et principe du monde parce que le constituà n'est jamais que pour le constituant. c'est-à -dir à l'esprit objectif. Si l'on veut au contraire fonder la constitution du passà et celle d'autrui sur mon pouvoir de reconnaîtr vérit la intrinsèqu . mais parce qu'on reste dans l'attitude naturelle qui les prend pour donné qu'on utilise les forces de la certiet tude naïveCar jamais. Il y a l un pouA voir de fait. au lieu de les faire alterner comme toutes deux vraies à la manièr de la philosophie u'entendement. et se fie à ma mémoire c'est-à -dir à la nature de mon esprit. les rejette comme toutes deux fausses. L'empirisme restait dans la croyance absolue an monde comme totalitÃdes événemen spatio-temporels et traitait la conscience comme un canton de ce monde. qui exprime notre condition de fait.nous ne reprochons pas à l'intellectualisme de (1) HUSSERL. La réflexio donne alors une essence de l a conscience que l'on accepte dogmatiquement sans se demander ce que c'est qu'une essence. cette a doxa originaire à (l). remarquable dans toute doctrine de l'entendement : on saute d'une vue naturaliste. Ainsi l'intellectualisme laisse la conscience dans u n rapport d e familiarità avec l'êtr absolu et l'idémêm d'un monde en soi subsiste comme horizon ou comme fil conducteur de l'analyse réflexive doute a bien interrompu les affirmaLe tions explicites touchant le monde. est construite de manièr & rendre possible l'idé etre absolument déterminà Elle est le corrélatid'un univers.. De là une philosophie en de partie double.50 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L a ATTENTION s. n i si l'essence de la penséépuisle fait de la pensée Elle perd le caracthre d'une constatation et désormai ne peut etre question de il : décrir phénomhne l'apparence perceptive des illusions des est récusà comme l'illusion des illusions. à une dimension transcendentale oh toutes les servitudes sont levée droit. au cÅ“u du. on ne peut plus voir que ce qui est. ou à la mbmoire de la communautà des penseurs. je ne puis coïncided'un seul coup avec la pure pensé qui constitue une idé mêm simple. au lieu d'êtr saisie directed'un ment. je réuni donc d'un seul coup des expérience concordantes mais disjointes et répartie plusieurs points du temps et en pluen sieurs temporalités acte décisi remplit. p.

je je prouve par le fait que je suis capable de savoir ce que je percevais. enferme la réflexiodans ses résultat anet nule le phénomè la fmitude.. à cause qu'il faut pour cela les concevoir comme une seule chose et ensemble les concevoir comme deux.) il me semblait que j'avais appris de la nature toutes les autres choses que je jugeais' touchant les objets de mes à sens (.. 690 et suiv. l'analyse de la perception ne fait pas disparaîtr fait de la perception. je domine pratiquement la discontinuitÃdes deux Moi et le cogito aurait finalement pour sens non pas de révble n constituant universel ou de ramener la percepu tion A l'intellection. Entre moi qui analyse la perception e t le moi percevant. 28 juin 1643. s'applique. Le ajugement naturel> de l'intellectualisme anticipe alors ce jugement kantien qui fait naîtr dans l'objet individuel son sens et ne le lui apporte pas tout fait (1). E n disant que le jugement naturel n'a pas a loisir de penser et considére aucunes raisons >.. l'eccéitdu perçu le l'inhérencde la conscience perceptive à une temporalitÃet A une localité réflexion'est pas absolument transpaLa rente pour elle-même elle est toujours donné elle-mêm A dans une exphience. peut-êtr n'est-ce encore de l i qu'une caricature de l'intellectualisme. Cette connaissance vitale ou cette < inclination naturelle à qui nous enseigne l'union de l'âm et du corps. (2) a (. car il faudrait alors une autre facultà de juger pour pouvoir discerner si c'est ou non le cas oà la règl p.. la véritvue par le prisonnier de la caverne qui prcfèr les ombres auxquelles il est accoutumà et ne comprend pas qu'elles dériven la lumièrePeut-êtr n'avonsde nous pas encore compris la vraie fonction du jugement dans la perception.). il paraî contradictoire de la garantir par la véracitdivine qui n'est autre chose que la clart6 intrinsèqu de l'idéou ne peut en tout cas authentiquer que des pensée évidentes Mais la philosophie de Descartes consiste peut-êtr à assumer cette contradiction (3). Mais dans l'acte concret de réflexion franchis cette distance. et qui ne sert de règl qu'A elle. mais que l a raison est enracinédans la nature . Il y a une perception empirique ou seconde. Le cartésianism comme le kantisme aurait pleinement vu le problèm de la perception qui consiste en ce qu'elle est une connaissance originaire. je le re-constitue. Descartes fait comprendre que sous le nom de jugement il vise la constitution d'un sens du perç qui n'est pas antérieu la perception mêm à et semble sortir de lui (2). (4) Ibid. (Critique d u Jugement. La réflexio n e s'emporte jamais elle-mêm hors de toute situation.) je remarquais que les jugements que j'avais coutume de faire de ces objets se formaient en moi avant que j'eusse le loisir de peser et considére aucunes raisons qui me pussent obliger A les faire. p. Quand je retrouve la structure intelligible du morceau de cire. qui ne fait en réalitconnaîtr aucune chose. Il serait bien conforme à la résolutiocartbsienne d'avoir ainsi identifià la raison et la condition humaine et l'on peut soutenir que la signification dernièr du cartbsianisme est lh. au sens du mot qui sera le sens kantien. p.. (3) < (. réciproque ment cet irréflbch lui-mêm ne nous est connu que par la réflexioet ne doit pas êtr posà hors d'elle comme u n terme inconnaissable. mais la nature qui s'élè concept. a JUGEMENT w 53 donne comme réflexiosur un irrbfléch qu'il ne rbsorbe n i en fait ni en droit.. je ne me replace pas dans une pensé absolue A l'égarde laquelle il ne serait qu'un rksultat. mais de constater ce fait de la réflexio qui domine et maintient A la fois l'opacitb de l a perception.. cela signifie que l'acte de comprendre se (1) a (. 60.> VI' Mkditation. mais non de règl objective pour y adapter son jugement. Quand Descartes dit que l'entendement se connaî incapable de connaîtr l'union de l'âm et du corps et laisse à la vie de la connaîtr (4). je ne le constitue pas. Mais si la description de l'irréflbch reste valable aprè l a réflexioet la VIe Méditatioaprè la seconde. mais qui ignore ses raisons (11. il y a toujours une distance. w A Elisabeth.) ne me semblant pas que l'esprit humain soit capable de concevoir bien distinctement et en m6me temps la distinction d'entre l'âm et le corps et leur union. Préface 11. celle (1) (La facultà de juger) a doit donc elle-m2me donner un concept.L a ATTENTION à ET LE ' réalis par anticipation tout le savoir possible au-dessus du savoir actuel. AT III. ce qui revient A dire que l'objet perç se donne comme tout et comme unità avant que nous en ayons saisi la loi intelligible et que la cire n'est pas originairement une étendu flexible et muable.) à .. non pas qu'une raison est caché derrièr la nature. La perception est un au jugement. AT IX. L'analyse du morceau de cire voudrait dire. la réflexioselon le monde. ce qui se contrarie. Ibid. Le a jugement naturel v n'est autre chose que le phénomède la passivitéC'est toujours A la perception qu'il appartiendra de connaitre la perception. elle jaillit toujours sans savoir elle-mêm d'oà elle jaillit et s'offre toujours à moi comme u n don de nature. quand la lumièr naturelle nous en enseigne la distinction. 1 a inspection de ' l'esprit à ne serait pas le concept qui descend dans la nature.

l'arrangement momentanà du spectacle sensible recommence. Pour voir dans la réflexiou n fait créateur u n e reconstitution de la penséécoulà n'étaipas pr& qui formé elle et pourtant la détermin en valablement parce qu'elle seule nous en donne idé t que le passà en soi est e pour nous comme s'il n'étai pas. A dessiner l'idéindividuelle de cet arbre. parce qu'elle est toute pleine d'acquisitions anciennes et s e joue pour ainsi dire à la surface de l'être Quand je regarde rapidement les objets qui m'entourent pour m e repéreet m'orienter parmi eux. Pour faire de la perception une connaissance originaire. et si rien ne nous sépardu monde vrai. (1) Au mêm titre que 2 et 3 font 5. e t la perception comme connaissance du présenest le phénom&Õ central qui rend possible l'unità du J e et avec elle l'idéde l'objectivitb e t de la vérità Mais elle n'est donné dans le texte que comme l'une d e ces évidence irrésistible fait seulement en et qui restent soumises a u doute (1). si nous sommes cet esprit abSdu. qui n e s o n t que les supports et les guides d'une intention pratique orientéailleurs e t qui ne me sont alors donnée que comme des significations. ibid'. c'est à peine s i j'accèd à l'aspect instantanà du monde. (2) Selon sa ligne propre l'analyse réflexiv nous fait pas ne revenir A la subjectività authentique. a Me trompe qui pourra. si le moi empirique est constituà par le Je transcendental et dé ployk devant lui. La solution carté sienne n'est donc pas de prendre pour garante d'elle-mêm la penséhumaine dans s a condition de fait. si est-ce qu'il ne saurait faire que je ne sois rien. mais de l'appuyer A Une penséqui s e possèd absolument. comme a u premier jour d u monde vc5gbta1. La sensation que nous construisons comme le prolongement a psychique à des excitations sensorielles n'appartient évidemmen au naturant universel pas et toute id6e d'une. -il aurait fallu dévelop per une intuition du temps à laquelle les Méditation font ne qu'une courte allusion. recommence pour son compte l a naissance de l'intelligence et a quelque chose d'une invention génial: pour que je reconnaisse l'arbre comme u n arbre. 161-162). la a perception anormale à qu'aucun savoir ne peut faire dliiparaitre (LAUNEAU. s'ans histoire. nous devrions en percer A jour l'opacitk. on ne voit pas comment l'erreur est possible. qui nous masque c e phénomè fondamental. p a r dessous cette signification acquise. Cependant les philosophes qui l'ont pratiquéont toujours senti qu'il y avait A chercher au-dessous de la conscience absolue. 28. O r il faut reconnaîtrqu'elle n'aurait p u le faire qu'en s e transformant profondkment. Cela ne nous . L'analyse rkflexive. tandis que je penserai êtr quelque chose. j'identifie ici la porte.) que l'illusion et la perception tout enB&resont en deç de la vkritk comme de l'erreur. Mais quand je contemple u n objet avec le seul souci de le voir exister et déploye devant moi ses richesses. ou que quelque jour il soit vrai que je n'aie jamais étà étan vrai maintenant que je suis à (1).54 P H E N O ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE que nous exerçon A chaque instant. cette définitiodu sujet humain n'est qu'une mani&re de parler et le fini n'a rien de positif. La connexion de l'essence et de l'existence n'est pas trouvédans Sexpérience mais dans l'idéde l'infini. On vient de le voir en ce qui concerne Descartes. Pourtant. conduite & son terme. A la certitudedu présent y a une intention oui en dépass il la pour toutes: e t q u e riien n e saurait empêche d'avoir &té Dans présence le pose d'avance comme un ancien p h s e n t È qui indubitable dans la skrie des rem6morations. Cklèbre Leçonspp.. et encore moins l'illusion. elle nous cache le nœu vital de la conscience perceptive parce qu'elle recherche les conditions de possibilità de l'êtr absolument détermin se laisse et tenter par cette pseudo-évidencde la théologique le néan n'est rien. On peut bien dire (Id. L'expériencdu présen celle d'un êtr fondà une fois est (1) IIIo Méditatio T IX. ne devrait plus laisser subsister du côt du sujet qu'un naturant universel pour lequel existe le systèm de l'expérience compris mon corps y el' mon moi empirique. l'individualitéla a facticità à sont à l'horizon de la pensé cartésienne reste à savoir si elle les a prises pour thhmes. qui n e peut encore connaîtr raises sons puisqu'il les créeMais mêm si l'on accorde que l'existence. ailleurs la fenêtre ailleurs m a table. Il est donc vrai e n fin de compte que l'analyse réflexivrepose tout entièr sur une idé dogmatique de l'êtr et qu'en c e sens elle n'est pas u n e prise d e conscience achevé(2). Zbid. alors il cesse d'êtr u n e allusion à u n type généra je et m'aperçoi que chaque perception. p. s'il n'est rien. il faut que. il aurait fallu accorder & l a finitude une signification positive et prendre a u sérieu cette &range phrase de l a IV Méditatio qui fait de moi c u n milieu entre Dieu et le néan Mais si le néan pas È n'a d e propriétà comme le laisse entendre la V Méditatioet comme le dira Malebranche. relié monde par les lois de la phyau sique et de la psychophysiologie. Tel serait ce jugement naturel. genès de l'esprit est une idébâtard puisqu'elle replace dans le temps l'esprit pour qui le temps existe et confond les deux Moi. et non pas seulement celle des spectacles que je découvr pour la premièr fois. On le montrerait aussi bien en ce qui concerne Lagneau et Alain.

les grandeurs sont Suekes ensemble. m a i s h coïncide avec l'opératioperceptive e t à l a comprendre. à C'est la mêm chose de dire que nous sommes des individus et de dire que dans ces individus il y a une nature sensible dans laquelle quelque chose ne résultpas de l'action du milieu. u n carrb e s t toujours u n de l'arbre. p. une fonction plus profonde que lui et qui le rend possible. les choses sont diviskes en parties et l'une n'est pas l'autre. 18. . Nous ne sommes pas en face du monde vrai. C'est A la description des phénomèn rappellent le philosophe. u n e philosophie btait impliqube d a n s cette aide pas A rksoudre le problème puisqu'il est alors de savoir comment un esprit peut êtr en deç de la véritet de l'erreur. Ici. En un sen. il en évoqula naissance et il appelle une analyse plus profonde qui éclaire rait la < gknkalogie de la logique È L'esprit a conscience de soi comme fondà à sur cette Nature. Et. la grandeur est toujours comparke. et leur signification d'arbre e t d'homme. puisque. Je suis tentk de dire qu' 4 Ici encore. q u a n d la psychologie blimine définitivemencette notion. Le mêm mouvement se trouve chez Alain dans l'analyse de la perception. il nous reprksente ce qui est < avant à l'esprit. q u e l a perception d u relief e s t conclue d e la différenc entre l'image q u e fournit l'œi droit e t celle q u e fournit l'œi gauche. la perception. ni l'une et l'autre du sens de ces deux objets. si n o u s n o u s e n tenons a u x phénomène u c u n d e ces à signes s a n'est clairement donnà à l a conscience e t qu'il n e s a u r a i t y avoir d e raisonnement l à o à m a n q u e n t les prémisse Mais ? cette critique d e l'intellectualisme n'en atteint q u e la vulgarisation chez les psychologues. elle retrouve. p. il est comme ramassk derrit?re lui. Elle reconnait derrièr le jugement qu'elle avait mis en kvidence. L'objet n'est point changà parce qu'un objet en lui-mêm n'a aucune grandeur. Quand nous sentons. 29). comme l'intellectualisme lui-même elle doit êtr transportbe s u r l e p l a n d e l a ré flexion. Comment prétendrq u e l a perception d e la distance e s t conclue d e l a grandeur apparente des objets. c'est un jugement qui agrandit l'objet. de sorte que chaque 6lémen s'accorde avec tous les autres et compose avec eux un paysage oà tous coexistent. C'est que l'analyse réflexiv devient plus ktroitement consciente d'elle-mêm comme analyse. Il y a donc une dialectique du nature et du naturant. il kchappe A son regard. nous n'apercevons pas notre sensation comme un objet constituà dans un lacis de relations psychophysiologiques. à (Célèbr le tient pas A l'ordre du constitué Je ne le trouve pas devant lui dbployk. et plus généraleme relations les ou les propriétà l'ordre prédicatif dans cette subjectivitb de et < avant toute geomktrie à que pourtant Alain dkclarait inconnaissable (Ibid. à les (Quatre-vingt-un chapitres s u r l'Esprit et les Passions. mais en un sens et considérke comme des pensées perceptions des choses sont indivisibles et sans parties. mêm s'il est trè kloignk de moi et l'homme tout proche. Nous n'avons pas la vkritk de la sensation. si A chaque instant notre manihre de sentir résultai monde extérieur du nous ne senLeçonsp. Il suffit q u e je regarde u n paysage l a têt e n b a s p o u r n'y plus rien reconnaître le à h a u t v e t l e c bas à n'ont a u regard Or d e l'entendement qu'un sens relatif e t l'entendement n e saur a i t s e heurter c o m m e à u n obstacle absolu à l'orientation d u paysage. la critique d e l'hypothès d e constance r6vèl q u e l a perception n'est p a s u n acte d'entendement.) Ainsi le sentir n'appartirions pas. il y fait comme une kpaisseur ou une opacità qui rend possible l'erreur. nous pouvons n o u s attendre à trouver d a n s cette réforml'amorce d'un nouveau type d e réflexion u niveau d e la psychologie. La perception ne conclut pas la grandeur d e l'arbre de celle de l'homme ou la grandeur de l'homme de celle 7 - dbmarche. dans des termes (lui sont presque ceux d'Alain. Par ou l'on voit qu'il ne faut pas confondre les choses matkrielles. 164. en les séparan strictement du monde objectif constituk. la critique d e 1' a hyA pothès d e constance v signifie seulement qu'on abandonne le jugement c o m m e facteur explicatif d a n s l a théorid e l a perception.) Mais alors une inspection de l'esprit qui les parcourrait et qui dkterminerait l'une en fonction de l'autre ne serait pas la vraie subjectività et emprunterait encore trop aux choses considéré comme en soi.56 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L c ATTENTION v ET LE < JUGEMENT ' 57 Q u a n d l'intellectualisme reprenait l a notion naturaliste d e sensation. en avant des choses. de la perception et du jugement. Rbciproquement. On entre ainsi dans l'analyse de ce qui rend possible la grandeur. d e l a convergence des yeux. Elle s'aperçoi qu'elle avait quitt6 son objet. au cours de laquelle leur rapport se renverse. et ainsi la grandeur de ces deux objets et de tous les objets forme un tout indivisible et rkellement sans parties. toujours séparseet formkes de parties extkrieu'-es les unes aux autres. celle de l'homme. Devant l'entendement. et la penske de ces choses. retenez-la au passage. On sait qu'un arbre m'apparaî toujours plus grand qu'un homme. mais elle fait tout A la fois : la grandeur de l'arbre. o à l e philosophe n e cherche plus à expliquer la perception. il dklimite une zone de subjectivitk ou de solitude. Mais examinons plus attentivement. d e l a disparità d e s images rétiniennesd e l'accommodation d u cristallin. les phénomène C'est cette fonction que les psychologues ont en vue quand ils parlent d'une Gestalqu'ils tung du paysage. si difficile qu'elle doive toujours rester A penser. Si tout dans la nature s'il sensible ktait soumis A la nécessitk y avait pour nous une manièr de sentir qui serait la vraie. et considhrkes comme matkrielles. dans laquelle aucune division ne peut êtr reçueSi obscure que soit maintenant cette distinction.

Traità de Psychologie. une annexe de notre a schém corporel w. ils forment avec les phéno mhnes extérieur n systèm si bien lià que la perception u a des extérieur tient compte à du déplacemen organes perceptifs. emporte avec lui le paysage e t le glissement du paysage n'est au fond rien d'autre que s a fixità a u bout d'un regard que l'on croit en mouvement. sans aucune déductio expresse. un milieu perceptif qui n'est pas encore le monde objectif. il est dans le second cas A peine reconnaissable. On revient ainsi A une psychologie explicative dont la Gestalttheorie n'a jamais abandonnà l'idéa(3). que la perception raisonne: l'Å“i est censà basculer vers la gauche. (2) Cf par exemple P. par u n déplacemen apparent de l'objet vers l a gauche. Quand elle vient ZI manquer. u n étr perceptif qui n'est pas encore l'êtr déterminà Seulement. le regard. Mais elles en sont les . L'intention de mouvoir l'Å“i et la docilità du paysage à ce mouvement ne sont pas davantage des pré misses ou des raisons de l'illusion. elle est. elle est la signification immanente d'un déplacemen a redu gard w. chap.carré qu'il repose sur l'une de ses bases ou sur l'un de ses sommets. Pour la perception. Cette conséquenc n'est pas apprise. si elle est conduite jusqu'au bout. Les mouvements d u corps propre sont naturellement investis d'une certaine signification perceptive. p. elle fait partie des montages naturels du sujet psycho-physique. Le Paradoxe des objets symt?triques opposait au logicisme l'originalità de l'expérienc perceptive. 178. trouve e n eux sinon l'explication expresse. Mais d u mêm coup elle devient infidèl A ses propres descriptions. n'étan signes ou raisons dans notre perception pas de la distance. 151. du moins le motif des changements intervenus dans le spectacle et peut ainsi les comprendre aussitôt Quand j'ai l'intention de regarder vers la gauche. Seulement elle en conl clut que. Ainsi l'immobilità des images sur la rétinet la paralysie des muscles oculo-moteurs ne sont pas des causes objectives qui détermineraien l'illusion et l'apporteraient toute faite dans la conscience. Un sujet dont les muscles oculo-moleurs sont paralysé les objets se déplace voit vers la gauche du Nachwort su meiner Ideen. Pour que l'illusion se produise. elle n'a jamais rompu avec le naturalisme. C'est. La Perception de l'Espace. Mais la conscience ne se borne pas à recevoir tout fait un phénomè illusoire qu'engendreraient hors d'elle des causes physiologiques. La Gestalttheorie w a bien montrà que les prétendu signes de la distance . quand nous avons conscience de mouvoir les yeux sans que le spectacle en soit affectéce phénomèse traduit. la disparità des images rétiniennes le degrÃd'accommodation et de convergence .ne sont expressémen connus que dans une perception analytique ou réflà chie oui se détourn l'objet et se norte s u r son mode de de pas par ces interprésentation t qu'ainsi nous ne e médiaire cour connaîtra distance. (3) Cf La Structure du Comportement. ce mouvement du regard porte en lui comme sa traduction naturelle une oscillation du champ visuel : les objets restent en place. Cette idé doit êtr reprise et généralisil y a une : signification du perç qui est sans équivalen dans l'univers de l'entendement. les psychologues qui pratiquent la description des phénomèn n'aperçoivenpas d'ordinaire la porté philosophique de leur méthode ne voient pas que Ils le retour i l'expérienc i perceptive. condamne toutes les formes du réalisme c'est-&dire toutes tes philosophies qui quittent la conscience et prennent pour donnà l'un de ses résultats que le véri table défau l'intellectualisme' est justement de prendre de pour donnà l'univers détermin la science. . prend la valeur d'une véri table a réductiophénoménologiq (1 1.A. les impressions corporelles ou les objets interposbs d u champ n e peuvent êtr que causes de cette perception (2). L'illusion touchant le corps propre entraîn l'apparence du mouvement dans l'objet. pp. 401 et suivantes. il faut que le sujet ait eu l'intention de regarder vers la gauche et qu'il ait pensà mouvoir son ceil. que ce reprode che s'applique a fortiori A la pensépsychologique. (1) Voir Recension quand il croit lui-mêm tourner les yeux vers la gauche.la grandeur apparente de l'objet. p. comme psychologie. si cette réform consé est quente et radicale. dans son déplacemen illusoire. nous le verrons. et que la critique de l'hypothès de constance. Le regard et le paysage restent comme collks l'un l'autre. GURWITSCH. le nombre d'objets interposé entre lui et nous. IX. mais aprhs avoir vibrb u n instant. de HUSSERL. dit la psychologie classique. aucun tressaillement n e les dissocie. GUILLAUME. parce que. et comme cependant les images rétinienne n'ont pas bougé faut que il le paysage ait glissÃvers la gauche pour les maintenir Zà leur place dans l'Å“il La Gestalttheorie fait comprendre que la perception de la position des objets ne passe pas par le dé tour d'une conscience expresse du corps : je ne sais Zà aucun moment que les images sont restkes immobiles sur la rétine je vois directement le paysage se déplacevers la gauche. puisqu'elle place la conscience perceptive au milieu d'un monde tout fait.

nous offrent l'exemple d'une conscience non-thétiquec'est-à -dir d'une conscience qui ne possèd pas la pleine déterminatiode ses objets. Ainsi l'objet à distance et sa projection physique sur les rétine expliquent la disparità des images. une sorte de raison opérante C'est ainsi que l'intention de regarder vers la gauche et l'adhérenc u d paysage au regard motivent l'illusion d'un mouvement dans l'objet. Au contraire. il manque A la Gestaittheorie un renouvellement des catégorie elle en a : admis 'le principe. A mesure que le phénomè motivà se réalise son rapport interne avec le phénomè motivant apparaît a u et lieu de lui succéde seulement. n i comme des raisons qui la démontreraient Ils sont tacitement connus d'elle sous des formes voilées la ils justifient par une logique sans parole. voilà pourquoi toute critique de l'intellectualisme aboutit entre ses mains à une restauration du réalismet de la pensécausale. < veulent dire à une plus grande distance. 428. et (1) < Flieszende È HUSSERL. Mais. comme celle qui relie les événemen la nature. dè qu'un écramasque les objets interposés distance apparente se rétréci objets la Les qui remplissent le champ n'agissent pas sur la distance apparente comme une cause s u r son effet.il y a une raison d'êtr qui oriente le flux des phénomèn sans êtr explicitement posé en aucun d'eux. A des gonflements. pour exprimer suffisamment ces relations perceptives. l a la logique de l a vérit constitué car il n'y a aucune raison : pour qu'un clocher me paraisse plus petit et plus éloign A partir du moment oà je peux mieux voir dans leur détai les pentes et les champs qui m'en séparent n'y a pas de raiIl son. et celle de de l a raison comme loi de constitution intrinsèqu du phéno mèneOr la perception d u corps propre et la perception exté rieure. comme toute psychologie. Erfahrung und Urteil. de mais par le sens qu'il offre. Il ne faisait ainsi qu'expliciter et thématise procédà des d'analyse qu'il appliquait lui-mêm depuis longtemps. et procéde une véritablc réductiophénomén A logique È La penséobjective. de sorte qu'il semble avoir préexistà son propre motif. C'est dans sa dernièr périodque Husserl lui-m6me a pris pleinement conscience de ce que voulait dire le retour au phbnomhne et a tacitement rompu avec la philosophie des essences.L a ATTENTION D ET LE a JUGEMENT à ' motifs. il l'explicite et le fait comprendre. de l'une des connexions que connaî logique objective. mettre du en doute. et la notion de la pensde. au sens cartésien prétendue les évidence réa du lisme. -. est prisonnièr des a évidence de la science à et d u monde. puisque. mais il y a un motif. non par une efficacitk en objective. la notion de l a cause comme déterminan extérieu son effet. on vient de le voir. La disparitk des images rétiniennes nomle bre d'objets interposé n'agissent ni comme de simples causes objectives qui produiraient du dehors ma perception de l a distance. ne peut choisir qu'entre la raison et la cause. Quand on écart l'écran nous voyons l'éloignemen naîtrdes objets interposés C'est là le langage muet que nous parle la perception: des objets interposés dans ce texte naturel. De la mêm manièreles objets interposé entre moi et celui que je fixe ne sont pas perçupour eux-mêmes mais ils sont cependant perçus nous n'avons aucune raison de et refuser A cette perception marginale u n rôl dans la vision de la distance. nous mettons d'avance dans la perception une science qui est construite sur elle. des contractions. p . qui est celle d'un êtr recueilli en lui-rnsme. la notion phénoménologiq de motivation est l'un de cè concepts a fluents à (1) qu'il faut bien former si l'on veut revenir aux phénomène Un phénomè déclenchun autre. . C'est justement la Gestaittheorie qui nous a fait prendre conscience de ces tensions qui traversent comme des lignes de force le champ visuel e t le systèm corps propre-monde et qui l'animent d'une "ie sourde et magique en imposant ici et l des torsions. et celle d'une signification immanente qui n'est pas claire pour soi et ne se connaî par l'expériencde certains signes natuque rels. mettre en suspens les catégorie monde. et. par une illusion rétrospective nous parlons avec Malebranche d'une géométr naturelle de la perception. Il ne s'agit pas cependant. Ces phénomènsont inassimilables pour la pensé objective et voilÃpourquoi la Gestalttheorie qui. comme le montre justement la notion de motivation que l'on trouve déj chez lui avant les Idecn. elle ne s'aperçoi pas que toute une réformde l'entendement est nécessair l'on veut traduire exactement les si phénomèn qu'il faut pour y parvenir remettre en queset tion la penséobjective de la logique et de la philosophie classiques. elle défini qui des concepts purs qui s'excluent :la notion de l'étendue est celle d'une extkriorità absolue des parties. celle qui s'applique A l'univers et non pas aux phénomène connaft que des notions ne alternatives . la notion du signe vocal comme phénomkn physique arbitrai- 61 et rement lià A certaines pensée celle de la signification comme penséentièremen claire pour soi. elle l'a appliquà A quelques cas particuliers. A partir de l'expérienceffective. celle d'une logique vécuqui ne rend pas compte d'elle-m6me.

q u e : o n les traitera c o m m e des allusions à l'irréfléch et p a r principe. D ET LE a JUGEMENT à 63 veut réfléch ses propres analyses. n o n p a s d'un jugement s u r a les deux images W . ture-du Comportement. q u i cherchent l'équilibr et q u i l a mknent a u p l u s déterminà o u r u n e doctrine cartésienne P ces descriptions n'auront jamais d'importance philosophiqui.si Koffka. p. pp. qui est celle de l'attitude transcendantale en face de l'attitude naturelle.L a ATTENTION ' n o u s perdons d e vue le r a p p o r t original d e motivation. qu'il avait d'aildu leurs critiquà en mèm temps que le psychologisme. elle ne pourra êtr résoluque dans la dernièr partie ou l'on examinera la signification transcendantale d u temps. n e peuvent jamais devenir des énoncé qui. Die Krisis der europüischeWissenschaften und die transcendenlale Phünome nologie. P. indii quons que la parentà de la Gestalttheorie et de la Phénoménol gie est attestéaussi par des indices extérieurs n'est pas u n Ce hasard si Kobler donne pour objet à la psychologie une a desà cription phénom6nologiqu (Ueber unbemerkte Empfindungen und Urteilstüuschungen 701. 280). comme à toute psychologie (Nachwort zu meinen Ideen. 564 et suiv. 106. "La psychologie de la forme a pratique un genre de réflexiodont la phénoménolog Husserl de fournit l a théorie Avons-nous tort de trouver toute une phiiosophie implicite dans la critique de 1' à hypothès de constance à ? Bien que nous n'ayons pas ici ? faire d'histoire. - (1) Voir ci-dessous III' Partie. Ce qui est vrai.). s o n t s a n s véritdevant l'entendement. c a r elles n e sont p a s numériquemen distinctes. ni p r e n d r e possession entièr d e ses opkrations. un texte de E. ancien élè Husp.s i enfin Husserl. reprend la notion de 4 configuration à et mêm de Gestalt (cf. elle traite la conscience. dans sa dernièr période toujours plus éloign logicisme. la Gestalt n'étanpas un événeme psychique du type de l'impression.à une date oà il opposait encore le fait et l'essence. de serl. La Gestalttheorie ne voit pas que l'atomisme psychologique n'est qu'un cas particulier d'un pré jug6 plus génér préjugde l'êtr détermin du monde. c'est-à -dir un fait. pp. Fink qui rétabli l'équi libre. rapporte A cette influence les idéedirectrices de sa psychologie et cherche à montrer que la critique du psychologisme ne porte pas contre la Gestalttheorie (Principles of Gestalt Phychology. Quant a la question de fond. comme un assemblage de a formes>. 180). entre psychologie et phénoménologi césur la p!utô que le parallélismeNous avons cità ailleurs (La Structure du comportement. et où par conséquent il soulignait. m a i s d u phénomè e a bouge È d e s forces q u i d habitent cette esquisse. p. 614-683). c'est que la réactio contre le naturalisme et contre la pensécausale n'est. 109). de Cela suffit pour justifier les critiques que Husserl a adressée expressémenà la théoride la Forme. comme toute psychologie. oà la distance surgit a v a n t toute science. sur en dépi ses principes. comme on peut le voir ni par sa théori la connaissance naïvemen de réalist La Struc(cf. La reconnaissance d e s phénomèn implique donc enfin une th#orie d e la réflexioet un nouveau cogito (1). dans la Gestalttheorie. 1. oà il n'avait pas encore acquis l'idéd'une constitution historique. et :le ou c'est pourquoi elle oublie ses descriptions les plus valables quand elle cherche à se donner une charpente théorique Elle n'est sans défau que dans les région moyennes de la réflexion Quand elle . . mais un ensemble qui dèvelopp une loi de constitution interne. ni conséquente radicale. P o u r leur faire droit entièrement i l f a u d r a i t m o n t r e r qu'en a u c u n cas l a conscience n e p e u t cesser t o u t h f a i t d'6tre ce qu'elle est d a n s la perception. .

pp. la traiter d'emblé comme une connaissance et en oublier le fonds existentiel. Le sentir est cette communication vitale avec le monde qui nous le rend prbsent comme (1) KOFFKA.. relations singulière qui se tissent entre les parties du paysage ou de lui à moi comme sujet incarnà et par lesquelles un objet perç peut concentrer en lui-mêm toute une scèn ou devenir l'imago de tout un segment de vie. et leur donnaient tout ou rien : tantô l'association étai entendue comme une simple coexistence de fait. T m. et la distinction de la vie perceptive et du concept. Die lieu familier de notre vie. . C'est A lui que l'objet perç et le sujet percevant doivent leur épaisseur est le tissu Il intentionnel que l'effort de connaissance cherchera A décomposer Avec le problèm du sentir. Une roue de bois posésur le sol n'est pas pour la vision ce qu'est une roue portant un poids. Perception. lui aussi. et tantô elle étai dérivà d'une construction intellectuelle . c'est la mutiler par le haut. la saisit d'abord dans sa signification pour nous. Le sentir au contraire investit la qualità d'une valeur vitale. l'entendement a besoin. Ces notions a u contraire prennent leur sens plein si l'on distingue le sentir de la qualità : alors l'association ou plutô1' a affinitÃà a u sens kantien est le phénomè central de la vie perceptive. Entre sentir et connaître l'expérienccommune établi une diffkrence qui n'est pas celle de la qualità et du concept. aprè une brûlure elle cesse d'attirer sa main et devient A la lettre repoussante (2). . Wissensformen und die Gesellschaft. La lumièr d'une bougie change d'aspect pour l'enfant quand. p. Le < sentir à est redevenu pour nous une question. pour cette masse pesante qui est notre corps. Cette riche notion du sentir se trouve encore dans l'usage romantique et par exemple chez Herder. et tantô l'analyse réflexiv retrouvait en elle une activitÃd'entendement. . aprks le sentir.tantô la passivit6 étai importke des choses dans l'esprit. Elle désignune expé rience dans laquelle ne nous sont pas donnée qualité des < mortes à mais des propriétà actives. la sensation à et le à jugement à ont ensemble perdu leur clartà apparente : nous nous sommes aperçu qu'ils n'étaien clairs que moyennant le préjugdu monde. en mutilant la perception par le hant. . an Introduction to the Gestalt Theora. puisque c'est tenir pour acquis et passer sous silence le moment décisi la percepde tion : le jaillissement d'un monde vrai et exact. ( 2 ) Id. (1) CASSIRER. Philosophie der symbolischen Formen.IV. pp. Le pur quale ne nous serait donnÃque si le monde étaiu n spectacle et le corps propre u n mécanism dont u n esprit impartial prendrait connaissance (3). 408. La réflexio sera sûr d'avoir bien trouvà le centre du phénomè elle si est égalemen capable d'en éclaire l'inhérencvitale et l'intention rationnelle. L'empirisme l'avait vidk de tout mystkre en le ramenant A la possession d'une qualité n'avait pu le faire Il qu'en s'éloignanbeaucoup de l'acception ordinaire. (3) SCHELER. et de là vient qu'il comporte toujours une référen corps. p 138. sans modèl idéal d'un ensemble significatif. puisqu'elle est la constitution. Donc. de la passività et de la spontanéit n'est plus effacé par l'analyse réflexive puisque l'atomisme de la sensation n e nous oblige plus à chercher dans une actività de liaison le principe de toute coordination. mutiler la perception par le bas. .Enfin. 77-78.LE CHAMP PHENOMENAL On voit maintenant de quel côt les chapitres suivants auront A chercher. 558-559. Comme le dit Cassirer. l'empirisme la mutilait aussi par le bas (1) : l'impression est aussi dépourvude sens instinctif et affectif que de signification idéale pourOn rait ajouter que. La vision est déj habité par un sens qui lui donne une fonction dans le spectacle du monde comme dans notre existence. d'êtr défin nouveau. puisde que la fonction généra liaison que le kantisme lui attride bue finalement est maintenant commune A toute la vie intentionnelle et ne suffit donc plus à le désigner Nous chercherons à faire voir dans la perception A la fois 1'infrastruc:ure instinctive et les superstructures qui s'établissenvir elle par l'exercice de l'intelligence. nous redbcouvrons celui de l'association et de la passivité Elles ont cess6 de faire question parce que les philosophies classiques se plaçaienau-dessous ou au-dessus d'elles. Le au problèm est de comprendre ces. Un corps en repos parce qu'aucune force ne s'exerce sur lui n'est pas pour la vision ce qu'est un corps ou des forces contraires se font équilibr(1). Mental Development. Phünomenologi der Erkenntnis.

celle d'un déplacemen pur. -que ce qui.66 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CHAMP PHFBOMENAL 67 Dhs qu'on cherchait A se représentepar leur moyen la conscience en train de percevoir. E n dbveloppant ainsi le concept de chose. k dkfinissait par l mêm la force et reconstituait à l'aide de A ces composantes idéale mouvements effectivement obserles vks. que toutes les contradictions peuvent êtr levées l'expé que rience monadique et intersubjective est un seul texte sans lacune. réduirA des processus en troisihme personne cette manihre particulièr de traiter le monde qu'est un comportement. qui fait apparaîtr corps humain comme la manile festation a u dehors d'une certaine manièr d'êtr a u monde. mêm si l'on admettait que la constitution de l'objet n'est jamais achevée n'y avait il rien à dire de l'objet hors ce qu'en dit la science.geste. dans ses in~plications vitales e t avant toute penséthéoriquese donne comme perception d'un etre. l'accent d'un homme qui parle. La critique de l'hyputhkse de constance et plus généraleme réductiode la l'idéde a monde à ouvraient un c h a m p phbnomdnal que nous devons maintenant mieux circonscrire. A réveillel'expériencperceptiv~ oublike et A les confronter avec elle. à la réflexio psychologique et h la réflexiophilosophique. Le corps vivant. cklébrde Lachelier. fournissaient aux ph6nomène un milieu d'existence inerte oà chaque kvénemen pouvait etre rattachà A des conditions physiques responsables des changenients intervenus. un entrelacement de propriétà génà rales. dans ces conditions. . le sourire. L'Expérienc humaine et la Causalit6 physique p. le savoir scientifique n'avait pas conscience de travailler sur u n présupposà Justement parce que la perception. La science et la philosophie ont étportéependant des sihcles par la foi originaire de la perception. étroitemen liées elles. Cela veut direqu'elle s'oriente comme vers sa fin vers une vérit en soi oà se trouve la raison de toutes les apparences. n e pouvait échappe aux déterminationqui faisaient seules de l'objet un objet et sans lesquelles il n'aurait pas eu de place dans le systeme de l'expérience prhdicats Les d e valeur que lui confèr le jugement réfl6chissan devaient êtr porté dans l'êtr par une premihre assise de proprikté physico-chimiques. de meme le concept scientifique est le moyen de fixer et d'objectiver les phénomène science définissai éta La un théori que des corps qui ne sont s o u n ~ i s l'action d'uucune force. maintenant. L'expérienccommune trouve une convenance e t u n rapport de sens entre le. En développan difficultés ces nous nous réferion. et contribuaient donc a cette fixation de - l'etre qui paraissait êtr la tAche de la physique. ma perspective avec celles des autres consciences. On avait beau retirer aux principes d e la science toute valeur ontologique et n e leur laisser qu'une valeur mé thodique (21. La notion à d'un. Mêm si l'on tenait compte des avatars d e la conscience déterminant (11. à une nouvelir dimension oà elles devaient disparaitre. (1) Comme le fait L. on les trouvait impcn sables. et nous invitaient à retrouver une expérienc directe qu'il faut situer au moins provisoirement par rapport au savoir scientifique. Elle établissai statistiquement les propriétà chimiques des corps purs. l'objet naturel restait pour nous une unità idéale selon le mot et. c'est que l'expériencà chaque instant peut êtr coordonné avec celle de l'instant prkcéden avec celle de l'instant suiet vant. Mais cette relation d'expression réci proque. qui n'altèr pas par lui-mêm les propriktks de l'objet. Les (2) Cf par ex. est indétermin1 deviendrait déterminpour une connaissance plus complèt qui est comme realisé d'avance dans la chose on plutdt qui est la chose même La science n'a d'ahord étque la suite ou l'amplification du mouvement constitutif des choses perçuesDe nieme que la chose est l'invariant de tous les champs sensoriels et de tous les champs perceptifs individuels. niveler l'expériencà la hauteur de la nature physique et convertir le corps vivant en une chose sans intérieur Les prises de position affectives et pratiques du sujet vivant en face du monde étaien donc résorbé dans un mhcanisme psychophysiologique. La perception s'ouvre sur des choses. implicitement à u n nouveau genre d'analyse. 536. elle en déduisai celles des corps empiriques et semblait ainsi tenir le plan mêm de la créatio en tous ou cas retrouver une raison immanente au monde. La thès muette de la perception. Toute évaluatiodevait résulte d'un transfert par lequel des situations complexes devenaient capables de réveille impressions élémentair plaisir et de doules de leur. A les défini comme mo ments de la perception. BRUNSCHVICG. A des appareils nerveux. la réflexione croyait pas avoir A faire une génkalogi d e l'êtr et se contentait de rechercher les conditions qui le rendent possible. cette réserv changeait rien pour l'essentiel ne A la philosophie puisque le seul êtr pensable restait défin par les méthodede la science. Il fallait relier A des conditions de centripète le p h à © n o m h centrifuge d'expression. espace géométriqu indifféren ses contenus. pour moi. devait pour une physiologie mécanistse rhsoudre en une séri relations causales.

avaient ceci de commun qu'ils nivelaient l'expérienc: devant le J e constituant. l'expression visible d'un Ego concret. de retrouver les phénomène couche la d'expériencvivante à travers laquelle autrui et les choses nous sont d'abord donnésle systèm a Moi-Autrui-les choses à A l'étanaissant. A la subjectività son inhérenc historique. les Moi empiriques sont des objets. de rendre A la chose sa physionomie concrète aux organismes leur manièr propre de traiter le monde.en tant qu'il est il sujet. se trouvait intégr l'en soi. oà seraient confrontée t e conciliée toutes les vies pensantes. L'idéa lit6 de l'objet. . auquel aboutissait la réflexiosur la science. Ce n'étai plus qu'une machine et la perception d'autrui ne pouvait êtr vraiment perception d'autrui. Ce champ phénomén pas un a monde intérieuˆ le n'est à ( 1 ) Cf La Structure d u Comportement et ci-dessous. de réveillela perception et de déjoue ruse par laquelle elle se laisse oublier comme la fait et comme perception au profit de l'objet qu'elle nous livre et de la tradition rationnelle qu'elle fonde. ainsi détach l'alfectività et de de la motricité devenait la simple réceptiod'une qualità et la physiologie croyait pouvoir suivre. Corrélativement corps le d'autrui ne pouvait m'apparaîtr comme l'enveloppe d'un autre Ego. p. L'expérienc du chaos. 1 parlie " intentions motrices du vivant étaien converties en mouvements objectifs : on ne donnait à la volontÃqu'un fiat instantané l'exécutiode l'acte étai livré tout entièr la méca nique nerveuse. Le corps vivant ainsi transformÃcessait d'êtr mon corps. puisque c'est en lui que nous pourrons comprendre le droit comme les limites du monde objectif. pour devenir u n objet parmi tous les autres. Le naturalisme de la science e t le spiritualisnle du sujet constituant universel. auquel la un philosophie réflexivne pouvait pas donner de statut. la projection du monde extérieu dans le vivant. puisqu'elle résultai d'une inférenc ne mettait donc derribre et l'automate qu'une conscience en généra cause transcendante et non pas habitant de ses mouvements. l'objectivation du corps vivant. Quatre-vingt-unchapitres sur l'EsL'Expérienc humaine prit et les Passions. la position de l'esprit dans une dimension de la valeur sans commune mesure avec la nature.Plus généraleme l'idé d'un univers de penséou d'un univers de valeurs.68 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION science ne faisait que suivre sans critique l'idéa connaisde sance fixà par la chose perçue se détrui elle-mêm sous nos yeux. on n'a pu la comprendre ainsi que dans les pays favorisé l'équilibrvital et économiqu oà avait ét obtenu localement et pour un temps. Le Moi empirique est une notion biîtarde mixte de l'en soi et du pour soi. un spectateur impartial. il est vide et se ramèn au sujet transcendantal. tandis que le corps vivant devenait un extérieu sans intérieur subjectività devenait un intérieusans exté la rieur. La sociét humaine n'est pas une communaut6 d'esprits raisonnables. . nous invite à apercevoir le rationalisme dans une perspective historique & laquelle il prétendaipar principe échapper ?a chercher une philosophie qui nous fasse comprendre le jaillissement de la raison dans un monde qu'elle n'a pas fait et prépare l'infrastructure vitale sans laquelle raison et liberté se vident et se décomposent Nous ne dirons plus que la perception est une science commençante mais inversement que la science classique est une perception qui oublie ses origines et se croit achevée premier acte philosophique Le serait donc de revenir au monde vécen deç du monde objectif. Nous n'avions donc plus une constellation de Moi coexistant dans un monde. 468. à Il n'y avait plus de pour soi véritabl la pensé savant que du qui aperçoice systèm et qui seule cesse d'y avoir place. sur le plan spéculaticomme sur l'autre. Le sentir. 19 et BRUNSCHVICG. p. et la causalit6 physique. Or cette L'objet naturel s'est déroble premier et la physique a reconnu elle-mêm les limites de ses détermination exien geant u n remaniement et une contamination des concepts purs qu'elle s'étai donnés L'organisme A son tour oppose ?a l'analyse physico-chimique non pas les difficultéde fait d'un objet complexe. depuis les récepteur jusqu'aux centres nerveux. mais la difficultà de principe d'un êtr significatif (1). puisque la (1) Cf par exemple ALAIN. Ainsi. se trouve mise en question. d'un diterminisme d'univers. On pouvait bien dire que la perception est une science commençantela science une perception méthodiqu et complèt ( l ) . E n tant qu'il a un contenu concret. telle est la philosophie transparente & laquelle on parvenait en continuant le mouvement de connaissance inaugurà par la perception. il est insér dans le systèm de l'expérience n'est donc pas sujet. Tout le contenu concret des a psychismes à résultant selon les lois de la psychophysiologie et de la psychologie. La nature n'est pas de soi géom&rique ne le paraî elle qu'à u n observateur prudent qui s'en tient aux donnée macroscopiques.

c'est-à -dir le fixer et le déformer L'immédia étai donc une vie solitaire. ¡ (2) S C H E I . la psychologie phénomknologiquse (1) Aussi pourrons-nous. On a longtemps défin l'objet de la psychologie en disant qu'il ktait a inétendv et a accessible ti u n seul È et il en resultait que cet objet singulier n e pouvait êtr saisi que par u n acte à d'un type tout spécial a perception intérieur ou introsla pection. mais le sens. avoir recours indifféremmen l'expériencinterne de notre perception 5  & l'expkrience a externe à des sujets percevants. p. Ainsi ce que nous découvron en dépassan préjugdu monde objectif. l'arrangement spontane des parties. Ce n'est pas seulement la communication aux autres hommes des intuitions philosophiques qui devenait difficile . Si. elle se a comprend à p a r une sorte d'appropriation dont nous avons tous l'expériencquand nous disons que nous avons a trouvà à le lapin dans le feuillage d'une devinette. consiste elle aussi A expliciter le sens immanent d'une conduite (1). l'objet qui ne fait qu'un avec le sujet. cet oubli n'est pas une simple absence. Le préjugdes sensations une fois écartà visage. ce n'est pas u n le monde inthrieur ténébreu ce monde véc Et n'est pas. Idole der Selbsterkenntnis. mais le philosophe lui-mêm n e pouvait pas se rendre compte de ce qu'il voyait dans l'instant. comme on le voit. a Il y a dans l'intuition naturelle une sorte de a crypto-mécanism que nous v devons briser pour parvenir A l'êtr phénomén (2) ou v encore une dialectique par laquelle la perception s e dissimule ti elle-même Mais si l'essence de la conscience est d'oublier ses propres phénomeneet de rendre ainsi possible la constitution des a choses v . puisqu'il aurait fallu le penser. ~ . IJ structure. l'unità mklodique de mes comportements et que l'introspection. La difficulth n'étaipas seulement de détruirle préjugde l'extérieur comme toutes les philosophies invitent le commençan à le faire. elle n e les néglige n faveur des choses que parce qu'ils sont le berceau des choses. P a r exemple. ou que nous avons a attrapà à u n mouvement.quelle il n'y a pas de passage mé thodique. . l'épreuv d'une réalit ignorée vers la. elle ne les a thématisv pas. comm e l'intérioritbergsonienne. Elle étai beaucoup plus radicale. comme l'intuition bergsonienne. échappai prinpar par cipe à toute tentative d'expression. Mon propre * psychisme Â¥ ne m'est pas donnà antremeni. elle n'explicite pas les horizons de conscience perceptive dont elle est entourbe et dont elle cherche t exprimer objective3 ment les rapports concrets.LE CHAMP PHENOMENAL a 71 p h à © n o m hà n'est pas u n a éta conscience de à ou u n a fait psychique v . Le retour a u phé noména n'offre aucune de ces fiarticularités configuraLa tion sensible d'un objet ou d'un geste. . c'est une analyse intentionnelle. Plus gkn6ralement c'est la notion mCme de l'iinni6diat qui se trouve transformke : est d6sormais immédia non plus l'impression. dans lequel le sujet et l'objet étaien confondus et la connaissance obtenue par coïncidenceLe retour aux a donnkes immédiate la conscience à devenait alors une opéra de tion sans espoir puisque le regard philosophique cherchait à êtr ce qu'il n e pouvait pas voir par principe. L'expérienc des phénomene n'est donc pas.c'est l'explicitation ou la mise a u jour de la vie prkscientifique de la conscience qui seule donne leur sens complet aux opération la science et A laquelle celles-ci de renvoient toujours. . puisque l'intériorità défini l'impression. Ce n'est pas une conversion irrationnelle. dans les chapitres suivants. l'expériencdes phénomhnen'est pas une introspection ou une intuition a u sens de Bergson. ignorà absolument de la conscience naïveEn faisant la critique de l'hypothès de constance et en dévoilan phénomène psychologue va sans les le doute contre le mouvement naturel de la connaissance qui traverse aveuglémen opération les perceptives pour aller droit à leur résulta téléologiqu Rien n'est plus difficile que de savoir a u juste ce que nous voyons. ramené5 ce qu'elle a de positif. que la critique de l'hypothès de constance fait paraîtr sous notre rega'rd. 106. n e s e saisit pas dans une coïncidenc ineffable. une conduite cessent un d'ctre de simples u donnée visuelles à dont nous aurions i chercher dans notre expkrience intérieurla signification psychologique et le psychisme d'autrui devient u n objet irnmbdiat comme ensemble imprégn d'une signification immancnte. aveugle et muette. puisque la critique de l'hypotlikse de constance rn'en- seigne encore A reconnaitre comme donnéeoriginaires de l'expérienc intérieure l'articulation. c'est l'absence de quelque chose que la conscience pourrait s e rendre présent autrement dit la conscience n e peut oublier les phénomèn que parce qu'elle peut aussi les rappeler. une signature.ou plus exactement s e à réduisai une sorte d'incantation destinéà induire chez eux des expérience analogues à celles du philosophe. ils n e sont jamais absolument inconnus de la conscience scientiflque qui emprunte aux structures de l'expérienc vécu tous ses modèles simplement. ou de décrirl'esprit dans un langage fait pour traduire les choses.

par exemple. Or le champ phénoménal que nous tel l'avons découver dans ce chapitre. c'est qu'elle en diffkre dans le principe. La psychologie d'introspection repkrait. une zone de la conscience oà les concepts physiques ne valent plus. se dé passe donc par son mouvement propre. la rationalità n'est pas un hasard heureux qui ferait concorder des sensations dispersée la et (1) r e s t expos6 en ces termes dans la plupart des textes de Husserl et mêm dans les textes publies de sa dernièr période . mais les formes. Cette nouvelle a réduc tion à ne connaitrait donc plus qu'un seul sujet véritable l'Ego méditant passage du naturà au naturant. comme c'est par eux que le monde objectif nous est connu. en apparence du moins. aussi le seul dont il y ait lieu de parler. mais dont on dit qu'il s'écoule que l'on décri la et 4 troisihme personne. en marge du monde physique. Puisqu'elle est maintenant le foyer universel des connaissances. puisà que le sens. Aprhs avoir reconnu l'originalitk des phénomhneh l'égar du monde objectif. existent pour elle. du consCe tituà au constituant achèveraila thématisatiocon~mencé par la psychologie et ne laisserait plus rien d'implicite ou de sous-entendu dans mon savoir. comme toutes choses. pour peu qu'elles soient fidhles. une fois commencke. le programme d'une phénoménolog transcendantale (1). 106-119 et 261. Avec le savant et avec le sens commun. La conscience comme objet d'étudoffre cette particularità de ne pouvoir 6tre analysée m8me naïvementsans entrainer au-delA des postulats du sens commun. mais sans mettre en question l'existence absolue du monde autour d'elle. pp. telles que notre nature psycho-physiologique nous les donne. Il ne peut plus êtr question de décrirle monde vécqu'elle porte en elle comme un donnà opaque. le cLamp phénomén devient champ transcendantal. Il me ferait prendre possession entihre de mon expérienc réaliserai et l'adéquatiodu réfléchissa réfléch au Telle est la perspective ordinaire d'une philosophie transcendantale. La réflexiopsychologique. se poursuit & l'égar en du monde véclui-même et met à nu. en deç du champ phénoména champ transcendantal.distingue par tous ses caracthres de la psychologie d'introspection. l'êtr discontinu de l'empirisme par un êtr fluent. le psychologue rompt avec le psychologisme. et tel est aussi. L'explicitation qui avait mis A n u le monde vécu deçdu monde objectif. Sans doute le psychologisme est dépassà sens et la structure du perç le ne sont plus pour nous le simple résulta événemen des psycho-physiologiques. En donnant pour thhme 21 sa rkflexion la Gestalt. Une psychologie est toujours amenéau problbme de la constitution du monde. C'est dire que l'attitude transcendantale est déjimpliqué dans les descriptions du psychologue. de moi-mêm comme sujet individuel et du monde comme pôl de ma perception. il faut le constituer. II essayait de décrir les donnkes de la conscience. mais le psychologue croyait encore que la conscience n'est qu'un secteur de l'êtr et il décidai d'explorer ce secteur comme le physicien explore le sien. la a vérit du perç ne rksultent plus de la rencontre fortuite de nos sensations. Le systhme moi-aule trui-le-monde est à son tour pris pour objet d'analyse et il s'agit maintenant de réveille penséequi sont constiles tutives d'autrui. mais en déterminenles valeurs spatiales et qualitatives (1) et en sont la configuration irrkductible. la connexion. oppose A l'explicitation directe et totale une difficultà de principe. n'est pas (1) Cf La Structure du Comportement. Au mêm moment. tout en admettant que la conscience est enfermé dans le corps et subit & travers lui l'action d'un monde en soi. elle est amené leur intégre à tout objet possible et h rechercher comment il se constitue à travers eux. il sous-entendait le monde objectif comme cadre logique de toutes ses descriptions et milieu de sa pensée ne s'apercevait pas que ce présupposcomIl mandait le sens qu'il donnait au mot d' a êtr È l'entrainait 4 rhliser la conscience sous le nom de a fait psychique È le détournai ainsi d'une vraie prise de conscience ou du vkritable immédia rendait comme dérisoire prkcauet les lions qu'il multipliait pour ne pas déforme intérieu l'a È C'est ce qui arrivait A l'empirisme quand il remplacait le monde physique par un monde d'événemen intérieurs C'est ce qui arrive encore A Bergson au moment mêm oà il oppose la < multiplicità de fusion à A la a multiplicitk de juxtaA position È Car il s'agit encore l de deux genres de l'être On a seulement remplack l'énergimécaniqupar une énergi spirituelle. Si. on se propose de faire une psychologie positive de la perception. on est conduit & dé crire l'objet et le monde tels qu'ils apparaissent & la conscience et par lh A se demander si ce monde immédia tement présentle seul que nous connaissions. la conscience cesse dkcidémen d'êtr une régioparticulihre de l'être un certain ensemble de contenus a psychiques È elle ne résid plus ou n'est plus cantonnédans le domaine des a formes à que la réflexiopsychologique avait d'abord reconnu.

elle recherche la condition qui rend possible ce monde unique offert A plusieurs moi empiriques et la trouve dans un J e transcendenta1 auquel ils participent sans le diviser parce qu'il n'est pas u n Etre. En fait. Il est frappant de voir que les philosophies transcendentales du type classique ne s'interrogent jamais sur la possibilità d'effectuer l'explicitatioi" totale qu'elles supposent toujours faite quelque part. si elle ne prend pas conscience d'elle-m6me en meme temps que de ses résultatsIl nous faut non seulement nous installer dans une attitude réflexive dans sur u n Cogito inattaquable. résou problèm de maximum. et ne rencontre jamais la question : qui mddite ? Si a u contraire la philosophie contemporaine prend le fait pour thèm principal. qu'elle est privilégià dans notre perception. qui est celui d'une nature ouverte à une pluralità de sujets pensants. La reconnaissance des phéno mène comme ordre original condamne bien l'empirisme comme explication de l'ordre et de la raison par la rencontre des faits et par les hasards de la nature. La réflexio ne peut êtr pleine. mais une Unità ou une Valeur. elle n'est pas davantage une idée Gestalt d'un cercle n'en est pas la loi mathéma La tique mais la physionomie. cette loi ne doit pas êtr considérà comme un modèl d'anrè leauel se réalise raient les phénomèn structure. J e ne mon rejoins donc jamais effectivement. nous ne devons pas la considére comme le simple retour d une raison universelle. la réalise d'avance dans l'irréfléch devons la considkrer nous comme une opératiocréatric participe elle-mgme A la qui facticitÃde l'irréfléch pourquoi seule de toutes les phiC'est losophies la phénoménolog parle d'un champ transcendental. qui connaî toutes choses dans une perspective particulière La réflexione peut jamais faire que je cesse de percevoir le soleil A deux cents pas un jour de brume. elle ne peut êtr u n éclaircissemen total de son objet. comprendre la situation naturelle A laquelle elle a conscience de succédeet qui fait donc partie de sa dkfinition. n'a plus qu'à dégage les conditions général rendent possible un monde pour u n qui Je. Ce mot signifie que la réflexion'a jamais sous son regard le monde entier et la pluralità des monades déployà et objectivé qu'elle ne dispose jamais que d'une vue paret tielle et d'une puissance limitée C'est aussi pourquoi la ph6noménologi une phénoménologi est c'est-à -dir étudi l'apparition de l'êtr à la conscience. l'analyse s'est placbe d'embléen dehors de moi. A cette condition seulement le savoir philosophique peut devenir un savoir absolu et cesser d'êtr une spé cialità ou une technique. et. d'autant moins douteuse qu'elle n'a pas h se réalise dans l'Etre.74 P H ~ N O M ~ N O L O G I E LA PERCEPTION DE LE CHAMP PHENOMENAL 75 Gestalt est reconnue comme originaire. non seulement pratiquer la philosophie. Une philosophie comme le criticisme n'accorde en dernièr analyse aucune importance h cette résistanc la passivité de comme s'il n'étai pas nkcessaire de devenir le sujet transcendental pour avoir le droit de l'affirmer. le centre de la philosophie n'est plus une subjectività transcendentale autonome. Leur apparition n'est de nas le dé~ioiemen dehors d'une raison préexistante au Ce n'est pas parce que la < forme à réalis certain éta un d'équi libre. d Partant d u spectacle du monde. c'est qu'elle veut effectuer une prise de conscience plus radicale. l'opacit6 du fait disparaîtrait donc nous voulons que la reflexion Si maintienne tl l'objet sur lequel elle porte ses caracthres descriptifs et le comprenne vraiment. de voir le soleil a se lever à et c se coucher È de penser avec les instruments culturels que m'ont préparb mon bducation. Il leur suffit qu'elle soit nécessairet elles jugent ainsi de ce qui est par ce qui doit être par ce qu'exige l'idédu savoir. mais garde à la raiSi son et A l'ordre eux-même le caractèr de la facticité une conscience constituante universelle étai possible. elle est l'apparition mêm du monde et non sa condition de possibilité elle est la naissance d'une norme et ne se réalispas d'aprè une norme. au sens kantien. Mais si la Gestalt peut êtr exprimépar une loi interne. mais encore réfléch cette ré flexion. elle est l'identità de l'extérieuet de l'intérieuet non pas la projection de l'intbrieur dans l'extérieur donc elle ne résult d'une Si pas circulation d'étatpsychiques en soi. il se trouve dans le commencement perpétue A de la réflexion ce point oà une vie individuelle se met A - . mes efforts précédent histoire. Ainsi on n'affirmera plus une Unità absolue. et si autrui devient u n problèm pour elle. l'Ego méditan peut jamais supprimer son inhérenc ne A un sujet individuel.moi-mêm ou autrui aussi bien. mais encore nous rendre compte de la transformation qu'elle entraine avec elle dans le spectacle du monde et dans notre existence. situé partout et nulle part. C'est pourquoi le problhme de la connaissance d'autrui n'est jamais posÃdans la philosophie kantienne : le J e transcendental dont elle parle est aussi bien celui d'autrui que le mien. Elle sous-entend donc que la pensé u philosophe n'est assujettie à aucune situation. . je n'éveilljamais dans le m6me temps toutes les pensée originaires qui contribuent A ma perception ou à ma conviction prbsente. au lieu d'en supposer la possibilità donné d'avance. un rend possible un monde.

nous retrouvons une erreur symé trique. Nous reprochions plus haut à l'intuition bergsonienne et A l'introspection de rechercher un savoir par coïncidenceMais à l'autre extrbmitb de la philosophie. nous devrions avoir devant nous le monde. en attendant que l'autocritique du psychologue nous mèn par une réflexiodu deuxièm degrà a u phéno mène'd phknomèn et convertisse décidéme champ le en phénomén champ transcendantal. L'expkrience anticipe une philosophie comme la philosophie n'est qu'une expériencélucidé maintenant que le champ phéno Mais ména étsuffisamment circonscrit. notre histoire. entrons dans ce doa maine ambigu et assurons-y nos premiers pas avec le psychologue. comme la si philosophie réflexive nous placer d'emblédans une dimension transcendantale que nous aurions supposééternelle ment donné manquer le vrai problèn~ la constitution. les objets perçu dans leur singularitb comme des systhmes de relations transparentes. Ainsi c'est une question de savoir si la pensbe peut jamais cesser tout A fait d'êtr inductive et s'assimiler une expérienc quelconque au point d'en reprendre et d'en posskder toute la texture. mais en se considhant elle-mêm comme un problhme. non pas en s'instaltant dans la conscience absolue sans mentionner les dbmarches qui y conduisent. 1) nous fallait fréquente champ phénomén le et faire connaissance par des descriptions psychologiques avec le sujet des phénomène nous ne voulions pas. L'erreur de Bergson est de croire que le sujet médi tant puisse se fondre avec l'objet sur lequel il médite le savoir se dilater en se confondant avec l'être l'erreur des philosophies réflexiveest de croire que le sujet méditan puisse absorber dans sa méditatioou saisir sans reste l'objet sur lequel il médite notre êtr se ramener notre savoir.LE CHAMP PHGNOMGNAL rbfléchi elle-mêmeLa réflexion'est vraiment réflexio sur que si elle ne s'emporte pas hors d'elle-'même se connaî comme réflexion-sur-un-irréflkch par conséquen et comme u n changement de structure de notre existence. quand nous essayons de comprendre dans une réflexiodirecte et sans nous aider des concordances varibes de la penséinductive ce que c'est qu'un mouvement ou qu'un cercle perçunous ne pouvons kclairer le fait singulier qu'en le faisant varier par l'imagination et en fixant par la pensél'invariant de cette expbrience mentale. c'csl-5-dire radicale. non pas en postulant l'explicitation totale du savoir. Une philosophie devient transcendantale. puisque nous n'aurions pas suivi méthodi quement les démarche y conduisent A partir de l'attitude qui 77 naturelle. nous ramener ti la conscience transcendantale. c'est-&dire en le dbpouillant de sa facticitb. et le point de vue d'ou elles peuvent paraîtr vraies. dans la notion d'une conscience constituante universelle. et de Nous ne devions pas cependant commencer la description psychologique sans faire entrevoir qu'une fois purifiéde tout psychologisme elle peut devenir une méthodphilosophique. mêm quand nous ne faisons pas de psychologie. il fallait fixer par des référenc des anticipations philosophiques. Nous ne sommes jamais comme sujet méditan sujet irrble mais nous ne pouflbchi que nous cherchons A connaître vons pas davantage devenir tout entier conscience. Or. nous ne pouvons pénétr l'individuel que par le procéd batard de l'exemple. Ainsi nous ne pouvions commencer sans la psychologie et nous ne pouvions pas commencer avec la psychologie seule. . Pour réveille l'expériencperceptive ensevelie sous ses propres résultats n'aurait pas suffi d'en présente il des descriptions qui pouvaient n'êtr pas comprises. nous n'aurions pas compris tout le sens du problhme transcendantal. Si nous btions la conscience. VoilA pourquoi nous devions commencer par la psychologie une recherche sur la perception. Si nous ne l'avions pas fait. mais en reconnaissant comme le problhme philosophique fondamental cette prdsomption de la raison.

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on la verrait autrement de la rive droite de la Seine. mais cet à arrê à du regard n'est qu'une modalità de son mouvement : je continue h l'intérieud'un objet l'exploration qui. le a regard È qui est aussi indubitable que m a propre pensée aussi directement connue de moi.Notre perception aboutit à des objets. Mais que veulent dire ces mots ? Voir. c'est ou bien l'avoir en marge du champ visuel et pouvoir le fixer. tout à l'heure. Par exemple. . d'un seul mouvement je referme le paysage et j'ouvre l'objet. je concevrais qu'il est nbcessaire de mettre en sommeil l'entourage pour mieux voir l'objet et de perdre en fond ce que l'on gagne en figure. n'est-ce pas dire qu'elle est invisible? Pourtant. autrement de l'intérieur autrement encore d'un avion. elle est. les survolait tous. elle est !a maison vue de nulle part. comme disait Leibnitz. que mes yeux comme organes matérielfonctionnent et me la fassent voir : A n'interroger que moi-même je n'en sais rien. n'est-ce pas toujours voir de quelque part ? Dire que la maison ellemêm n'est vue de nulle part. Il nous faut comprendre comment la vision peut se faire de quelque part sans êtr enfermédans s a perspective. Voir u n objet. une fois constitué apparaî commc la raison de toutes les expérience que nous en avons cucs ou que nous pourrions en avoir. Mêm si je ne savais rien des canes et des biltonnets. Quand je le fixe. je vois la maison voisine sous un certain angle. p a r exemple la structure de m a rétine m'obligent A voir l'entourage qui e n flou si je veux voir l'objet en clair. quand je dis que je vois la maison de mes yeux. la maison ellen~ém n'est aucune de ces apparitions. je ne dis certes rien de contestable : je n'entends pas que ma rétinet mon cristallin. Les deux opbrations n e coïncidenpas par hasard : ce n e sont pas les contingences de mon organisation corporelle. c'est-à -dir le terme sans perspective d'oà l'on peut les dérive toutes. le géométr ces perspectives et de toutes de les perspectives possibles. et l'objet. ou bien répondr effectivement a cette sollicitation en le fixant. je m'ancre en lui. Je veux exprimer p a r lh une certaine manikre d'accéde a l'objet.

Ainsi. Mais. il est pénét tous de cdté par une infinit4 actuelle de regards qui se recoupent dans sa profondeur et n'y laissent rien de caché Ce que nous venons de dire de la perspective spatiale. i l vise toutes les autres. et. avec eux. il est le corrélatide la puissance prochaine que garde mon regard s u r les objets qu'il vient de parcourir e t qu'il a déjsur les nouveaux détailqu'il va découvrir Aucun souvenir exprèsaucune conjecture explicite ne pourraient jouer ce rôl : ils n e donneraient qu'une synthès probable. que la table peuvent e voir È le dos de ma lampe n'est rien d'autre que la face qu'elle a montre w A la cheminéee peux donc voir un objet J en tant que les objets forment un systèm ou un monde e t que chacun d'eux dispose des autres autour de lui comme Spectateurs de ses aspects caché garantie de leur permaet nence. Mais avec mon passà immédia j'ai aussi l'horizon d'avenir qui l'entourait. et comme celui-ci retient de la mêm manihre le pas86 immédia qui l'a précéd temps écoulest tout entier le repris et saisi dans le présent en va de mêm de l'avenir Il imminent qui aura lui aussi son horizon d'imminence. chaque moment du temps se donne pour t& moins tous les autres. il montre. elles restent des demeures ouvertes à mon regard. Quand. je la vois bien d'un certain point de ma durée mais elle est la mêm maison que je voyais hier. mais. sans le poser en objet. dans la mesure oà je les vois elles aussi. elle est aussi le moyen qu'ils ont de se dévoiler Voir. moins vieux d'un jour. mais ils ne cessent pas d'êtr là Or. c'est-à -dir la perspective. c'est venir l'habiter et de là saisir toutes choses selon la face qu'elles tournent vers lui. Au contraire. j'ai donc mon présen effectif vu comme avenir de ce passé Avec l'avenir imminent. Quand je regarde la lampe posésur ma table. dans lesquels est impliqu6. Sans doute. Notre formule de tout A l'heure doit donc êtr modifiée maison elle-mêm n'est pas la la maison vue de nulle part. et que les objets forment un systèm oà l'un ne peut se montrer sans en cacher d'autres. par le moyen des horizons. je lui attribue non seulement les qualitévisibles de ma place. mêm si. j'aperçoi déj sous différent angles l'objet central de ma vision actuelle. Plus précisémen l'horizon intérieu d'un objet ne peut devenir objet sans que les objets environnants deviennent horizon et la vision est un acte à deux faces. j'ai à ma disposition leurs horizons. nous pourrions aussi le dire de la perspective temporelle. Ainsi chaque objet est le miroir de tous les autres. en survenant. dans un film. alors que ma perception se donne comme effective. dans la vision. j'appuie mon regard sur un fragment du paysage. qui est la structure d'horizon. elle a elle-meme son âg et ses changements. c'est la mêm maison qu'un vieillard et qu'un enfant contemplent. l'objet que je fixe actuellement. Toute vision d'un objet par moi se réitè instantanémenentre tous les objets du monde qui sont saisis comme coexistants parce que chacun d'eux est tout ce que les autres < voient à de lui. La structure objet-horizon. elle a un air d'éternità il éman et d'elle une sorte de stupeur. Le présen tient encore dans sa main le passà immkdiat. mais la maison vue de toutes parts. mais encore celles que la cheminée que les murs. l'appareil se braque sur un objet et s'en rapproche pour nous le donner en gros plan. j'ai donc mon prksent effectif comme passe de cet avenir. mon regard humain ne pose jamais de l'objet qu'une face. nous pouvons bien nous rappeler qu'il s'agit du cendrier ou de la main d'un personnage. Si je considèr la maison attentivement et sans aucune pensbe. ne me gên donc pas quand je veux voir l'objet : si elle est le moyen qu'ont les objets de se dissimuler. il s'anime et se déploie les autres objets reculent en marge et entrent en sommeil. a comment cela devait tourner à et a comment cela aura fini È chaque prbsent fonde déhithemen un point du temps qui sollicite la reconnaissance de tous les autres. C'est que l'écra n'a pas d'horizons. Mais. c'est entrer dans un univers d'être qui se montrent. il restera -vrai pour toujours qu'elle a btk aujourd'hui. L'objet achevà est translucide. Car je n'identifie pas l'objet détaillque j'ai maintenant avec celui sur lequel mon regardglissait tout a l'heure en comparant expressémen détail ces avec un souvenir de la premièr vue d'ensemble. l'objet est donc vu de tous temps comme il est vu de toutes parts e t par le m8me moyen. vu en vision marginale. En d'autres termes : regarder u n objet. mon présen peut cesser d'êtr un présen de fait bientô entraîn détrui et par l'écoulemen de la duré devenir un point fixe et identifiable dans un temps et objectif. Sans doute. mêm si elle s'effondre demain. grâc au double horizon de rétentio et de protension. Il ne peut jamais êtr confront6 . et ils ne se montreraient pas s'ils ne pouvaient êtr caché uns derrièr les autres les ou derrièr moi. L'horizon est donc ce qui assure l'identità de l'objet au cours de l'exploration. encore une fois. nous ne l'identifions pas effectivement. situà virtuellement en elles.82 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS 83 parce que regarder l'objet c'est s'enfoncer en lui. j'ai l'horizon de passk qui l'entourera.

c'est u n horizon anonyme qui n e peut plus apporter de témoi gnage précis laisse l'objet inachevà et ouvert comme il il est. Par cette ouverture. mon présent est mon qui point de vue s u r le temps. valable pour tous les temps et pour tous tes lieux. la maison ne serait pas posé comme êtr autonome. P 25. dans laquelle du figure la maison telle qu'elle étai vraiment ce jour-la et qui fonde son êtr du moment. c'est-à -dir d'une multiplicitk ouverte et indéfinioà les rapports sont d'implication réci proque (1). qui est mon point de vue s u r le monde. dans le mêm espace objectif oà je cherche h situer 'objet extérieu je crois engendrer la perspective perçu et par la projection des objets sur m a rétine mêmeje traite De ma propre histoire perceptive comme un résultade mes rapports avec le monde objectif.comme la notion d'un univers. c'est mon passà tel que je le vois maintenant et je l'ai peut-êtr altérà mêmeà l'avenir. nous sommes surpris des changements qu'ils doivent a leur propre durée Mais nous croyons qu'il y a une véritdu passé nous appuyons notre mémoir& une immense Mémoir monde. Obsédpar l'être et oubliant le perspectivisme de mon expérience le traite désormai objet. ni du monde. de sorte que pour finir elle croit tirer de lui toujt ce qu'elle nous enseigne. oà les rapports soient de déterminatio réciproqu exckde celle d'un monde. son sol. compte tenu des autres motifs d'erreur. il faut qu'il soit une infinità de perspectives différente contractée dans une coexistence rigoureuse. . devient un moment du temps parmi tous les autres. je méconnaîtr De peut-êtr le présen je vis. dans la communication intbrieure (1) HUSSEBL. et l'individuation de l'objet en un noint du temps et de l'espace objectifs appara"t finalement comme l'ëxpressio d'une ~ u i s s a n c eDosante universelle (2).J e décollde mon expérienc et je passe a i Vidée Comme l'objet. comme mon corps un mode d e l'espace objectif. l'objet n'a rien d'enveloppé est tout entier étalà parties coexisil ses tent pendant que notre regard les parcourt tour tour. Si je conçoia l'image du mien les regards qui. fouillent la maison et définissen maison elle-même la je n'ai encore qu'une séri concordante et indéfinide vues s u r l'objet. dans l'expériencperceptive. Nous ne les voyons jamais. la position d'un seul objet au sens plein exige la composition d e toutes ces expcriences e n un seul acte polythétiqueEn cela elle excbde l'expkrience perceptive et la synthès d'horizons. J e considèr mon corps. il ne les possèd qu'en intention. tels que je les vis dans le savoir anteprkdicatif. C'est cette extase de l'expérienc qui fait que toute perception est perception de quelque chose. d&s lors. J e ne tiens plus en main l'entourage lointain : il n'est plus fait d'objets ou de souvenirs encore discernables. Nous oublierons la perception présent d e la maison : chaque fois que nous pouvons confronter nos souvenirs avec les objets auxquels ils se rapportent. Ainsi. son prksent n'efface pas son passé avenir n'effacera pas son son présent position de l'objet nous fait donc passer les La limites de notre expérienceffective qui s'écrasen u n 6tre - - ktranger.84 PHENOW-NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS 85 avec les visions précédent ou avec celles des autres hommes que par l'intermédiair du temps et du langage. et et si par exemple la conscience que j'ai maintenant de mon passà me paraî recouvrir exactement ce qu'il fut. la substantialità de l'objet s'écoule S'il doit parvenir h une parfaite densité d'autres termes s'il doit y avoir en u n objet absolu. Pris en lui-même et comme objet il exige qu'on le prenne ainsi. si les objets qui environnent la maison ou l'habitent demeuraient ce qu'ils sont dans l'expérienc perceptive. comme l'un des objets de ce monde. en effet. et qu'il soit donnà comme par une seule vision h mille regards. I . La maison a ses conduites d'eau. J e n e m'occupe plus de mon corps:ni du temps. Urnslurzt der kopernikanischen Lehre :die Erde ais Ur-Arche bewegt sich nicht (inédit) (2) a Je comprends par la seule puissance de juger qui rhside en mon esprit ce que je croyais voir de mes yeux > II*Mdditaibn. Ainsi la synthès des horizons que n'est qu'une synthès présomptive elle n'opèr avec certitude et avec précisio que dans l'entourage immédiade l'objet. de toutes parts. je la refoule et je traite mes yeux comme des fragments de matière Ils prennent place. . niais elle les a en mém temps que ses fenêtre ou que ses cheminée visibles pour nous. c'est-à -dir d'une totalitÃachevée explicite. AT. je le dédui je en d'un rapport entre objets. peut-étr ses fissures qui grandissent secrètemendans l'épaisseudes plafonds. De mêm enfin. ma duréun reflet ou u n aspect abstrait du temps universel. je n'ai pas l'objet dans sa plénitude la mém De facon. X . l'idéprétenêtr la mêm pour tous. c'est-à -dir des regards astreints h une certaine perspective. La conscience que j'avais de mon regard comme moyen de connaftre. ce pas& que je prétendressaisir lui-mêm n'est pas le passà en personne. bien que mon présen contracte en lui-mêm le temps écoul le temps A venir.

Elle ne lie plus A dcs instruments matériel distincts les différente qualitks d'un mêm sens el les donnies des did'érent sens. le toucher. avons-nous vu. E t pourtant la position absolue d'un seul objet est la mort de la conscience. il fallait traduire le fonctionnement du corps dans le langage de l'en soi et découvri sous le comportement l a dépendanclinéairdu stimulus et du récepteur u rbcepd leur et de lYEmpfinder(1).celle du sens commun.chap. Et comme la genès du corps objectif n'est qu'un moment dans la constitution de l'objet. qu'il existe partes extra partes. soit au sens large d'un rapport de fonction à variable. dans la science même au traitement qu'on veut lui imposer. en s e retirant du monde objectif. Ainsi le rapport du stin~ulus et de la perception pouvait rester clair et objectif. l'audition sont autant de manière d'accéde à l'objet. . J e ne parle que de mon corps en idée d e l'univers en idéede l'idé d'espace et de l'idé de temps. puisqu'elle n'est conscience. puisqu'elle fige toute l'expérienccomme un cristal introduit dans une solution la fait cristalliser d'un coup. le corps.que j'ai avec eux.qui finalement nous fait perdre le contact avec l'expé rience perceptive dont elle est cependant le résultaet la suite naturelle. celle de la science. et que par conskquent il n'admet entre ses parties ou entre lui-mêm et les autres objets que des relations extérieure mécaniques et soit a u sens étroi d'un mouvement reç et transmis. puisque c'est l A un moment décisidans la genkse du monde objectif.L E CORPS COMME OBJET ET LA PHYSIOLOGIE MECANISTE La définitiode l'objet c'est. qu'en tant qu'elle se reprend et se recueille elle-mêm en un objet identifiable. On verra que le corps propre s e dkrobe. ce passage ne sera motivà que par ses propres embarras. 1 et II. Ainsi se forme une penske a objective à (au sens de Kierkegaard). mais par une dédifférenci (1) Cf Ln Structure du Corni~ortement. ces structures se trouvaient transforméeen qualitécompactes et dérivé la distinction de locale des organes mis en jeu. Ne voulant rien préjuger prendrons A la lettre la pensé objective et nous ne lui poserons pas de ( ~ i e s t i o n s qu'elle ne se pose elle-même Si nous sommes amenéà retrouver l'expériencderrièr elle. . En réalitles lésiondes centres et mEme des conducteurs ne se traduisent pas par la perte de certaines qualitésensibles ou de certaines donnée sensorielles. Toute la vie de la conscience tend à poser des objets. Mais justement clle prêtai aux appareils nerveux la puissance occulte de crber les différente structures de notre expérience alors que et. . l'évk nement psycliophysique étai u m6me type que les relad tions de la causalitk a mondaine È La physiologie moderne ne recourt plus A ces artifices. Il faut que nous retrouvions l'origine de l'objet a u m u r mêm de notre expérience que nous décrivionl'apparition de l'êtr et que nous comprenions comment paradoxalement nous il y a pour nous de l'en soi. . Sans doute on savait bien que dans le circuit du comportement des détermination nouvelles émergent la thkorie de l'énergi spécifiqudes et nerfs par exemple accordait bien à l'organisme le pouvoir de transformer le monde physique. entrainera les fils intentionnels qui le relient 5 son entourage et finalement nous révéle sujet le percevant comme le monde perç 1. Si l'on voulait insérel'organisme dans l'univers des objets et fermer cet univers à travers lui. Considérons-ldonc A l'euvre dans la constitution de notre corps comme objet. c'est-à -dir savoir de soi. la vision. Nous ne pouvons demeurer dans cette alternative de ne rien comprendre au sujet ou de ne rien comprendre à l'objet.

le cerveau devient le lieu d'une a mise en forme > qui intervient mêm avant l'étapcorticale. et cette organisation est le facteur à dbcisif au niveau des a qualité sensibles comme au niveau de la perception. 362.. STEIN. n 364. mais par le nivellement des excitations qui ne --- rhussissent plus A s'organiser en u n ensemble stable oh chacune d'elles recevrait une valeur univoque et ne se traduirait A la conscience que par u n changement circonscrit (1). c'est plut& que l'excitation n e réussi prendre sa forme typique que pour u n stimulus A plus bnergique. dè l'entrédu systèm nerveux. par exemple. au dkbut. (2) Id. les recherches modernes montrent que les lésion centrales agissent surtout en élevan chronaxies qui sont les chez le malade deux ou trois fois décuplée L'excitation produit ses effets plus lentement. La localisation confuse de l'excitant ne s'explique pas par la destruction d'un centre localisateur. 353. je ne puis me les représente (1) J.Pathologie der Wahrnehrnung. toutes les couleurs sont modifiées leur ton fondamental reste le même mais leur saturation décroà . ce dbploiement d'une structure. . à Id. --(2) Id. rouge pourpre. p. les relations du stimulus et de l'organisme. ibid. (4) a Die Sinne die Form eben durch ursprüngliche Fombegreifen zu erkenncn geben. 361. mais reprksentent la manièr dont il vient au-devant des stimulations et dont il se rkfèr A elles. Ainsi les excitations d'un m6me sens diffèren moins par l'instrument matérie dont elles se servent que par la manièr dont les stimuli élémentair s'organisent spontanémen entre eux. long temps d'exposition) puissent momentanémen ramener la dichromasie (1). De la mêm manière dans les lésionnon corticales de la sensibilità tactile.. ibid. p. p. ce n'est pas qu'un territoire déterminà détrui chez l e malade. p. toutes les couleurs A ondes longues tendent vers une sorte de jaune. La fonction de l'organisme dans la réceptiodes stimuli est pour ainsi dire de a concevoir à une certaine forme d'excitation (4). en la : m6me temps la sensation cesse d'êtr spécifiqu ce n'est plus un contact. se trouve compromise en tant qu'elle suppose une suite d'impressions circonscrites ou une conscience précisdes diffé rentes positions de la main (3). ibid. puis le spectre se simplifie et se ramèn A quatre couleurs: jaune. (1) J. selon le degrà de fatigue. si certains contenus (températures sont plus fragiles et disparaissent les premiers. par exemple. Une excitation n'est pas perçu lorsqu'elle atteint un organe sensoriel qui n'est pas a accordà à avec elle (3). et non pas l'énergispé cifique de l'appareil interrogé fait qu'un excitant donne qui lieu A une sensation tactile ou h une sensation thermique. Les lésioncentrales semblent laisser intactes les qualité par contre elles modifient l'organiet sation spatiale des donnée la perception des objets. la vision pouvant (Tailleurs varier d'un moment h l'autre. Plus tard encore le sujet croit que 1'e. STEIN.xcitant bouge et trace un cercle sur sa peau. C'est dire que la a qualità sensible È les dé terminations spatiales du perç et mêm la présenc l'abou sence d'une perception ne sont pas des effets de la situation de fait hors de l'organisme. Enfin rien n'est plus senti (2). STEIN. Si l'on excite A plusieurs reprises avec un cheveu une régio donné la peau. pp. (3) Id. C'est elle encore. A mesure que l'excitation se répèt localisation se fait moins précise perception s'étal dans l'espace.. puisque la sensation spécifiqu sera restitué l'on applique si un excitant assez étend (2). c'est une brûluretantô par le froid.. Nous Pavons déjindiquà plus haut : quel que soit l'emplacement de la lésio dans les voies sensorielles et sa genèse on assiste. . bien que des conditions favorables (contraste. et mêm toutes les couleurs à ondes courtes tendent vers une sorte de bleu.. Cette forme qui se dessine dans le systèm nerveux.. tantat par la chaleur. 365. 358. vert. L'excitation est saisie et réorganisà des fonctions transpar versales qui la font ressembler A la perception qu'elle va susciter. Pathologie der Wahrnehmung.. C'est et ce qui avait fait supposer des centres gnosiques spé cialisé dans la localisation et l'interprétatio des qualités En rbalitk. on a d'abord des perceptions ponctuelles. ils subsistent plus longtemps. bleu. et qui brouille. Pathologie der Wuhrnchmimg. On arrive enfin à une monochromasie en gris. Le progrè de la lésiodans la substance nerveuse ne détrui donc pas u n à u n des contenus sensibles tout faits.88 PHI%0MT?NOLOGIE DE L PERCEPTION A LE CORPS COMME OBJET 89 tion de la fonction. et la perception tactile du rude. ibid. 360-361. (3) Die Reizvorgange treffen ein ungestimmtes Reaktionsorgan. L a hénemenpsychophysique à n'est donc ' plus du type de la causalità a mondaine B. nous serve A sentir le chaud et le froid. . mais rend de plus en plus incertaine la différenciatio active des excitations qui apparaî comme la fonction essentielle du systèm nerveux. p. de nettement distinguéeet localisée chaque fois a u mêm la point. A une décompositio de la sqnsibilità aux couleurs .

transmission de mouvement ou dbtermination d'une variable par une autre.. le corps redevient cette machine bien nettoyke que la notion ambiguà du comportement a failli nous faire oublier. 129 sqq. J e n'en peux prendre une connaissance distante. p. 129 sqq. u n objet qui agit sur des rbcepteurs et donne lieu finalement A la conscience du corps ? N'y a-t-il pas une a intkroceptivitk à comme il y a une a extéroceptività ? Ne puis-je pas trouver dans le corps des fils que les organes internes envoient a u cerveau et qui sont institubs de la nature pour donner A l'&me l'occasion de sentir son corps ? La conscience du corps et l'&me se trouvent ainsi rcfoulbes. ibid. Il arrive que le bras fantômebnorme aprbs l'opération rétrécis se ensuite pour s'engloutir enfin dans le moignon a avec le consentement du malade à accepter sa mutilation à (2). partes extra parles. Si je devine ce qu'elle peut être c'est en laissant lA le corps objet. la conscicnce du corps envahit le corps. I l faut donc comprendre comment les dbterminants psychiques et les conditions physiologiques s'engrknent les uns sur les autres :on ne conçoi pas comment le membre fantôme s'il dépende conditions physiologiques et s'il est A ce titre l'efl'et d'une causalitb en troisibme personne. ibid. A la manibre dont ma ma main circonvient l'objet qu'elle touche en devançanles stimuli et en dessinant elle-mêm la forme que je vais percevoir. une volontk d'une explication physiologiou une croyance. A défau que. 73.. chez un amputk. (4) Id. pp. il leur une faudrait u n mêm point d'application ou u n terrain commun. Lherrnitte signale que l'illusion des ampu- tks est en rapport avec la constitution psychique du sujet : elle est plus frkquente chez les hommes cultivks. et en me reportant au corps dont j'ai l'expkrience actuelle. l'âm se rkpand sur toutes ses parties. Faut-ildonc remplacer la a théori pbriphbrique à par une c thkorie centrale w ? Mais une thkorie centrale ne (1) LIIERMITTE. le sujet sentira une jambe fantame. le comportement débordson secteur central. L'Image de notre Corps.. 57. Les sujets qui ignorent systématiquemenleur main droite paralyske et tendent la gauche quand on leur demande la droite parlent cependant de leur bras paralysb comme d'un a serpent long et froid W . Le phknomèn du membre fantôm s'kclaire ici par le phénomè cl'anosognosie. quelque stimulation se substitue celle de la jambe sur le trajet qui va du moignon a u cerveau. Mais on pourrait répondrque cette a expkrience du corps w est elle-m6me une a représentatioÈ u n a fait psychique È qu'A ce titre elle est au bout d'une chaîn d'évbnementphysiques et physiologiques qui peuvent seuls etre mis au compte du a corps rbel È Mon corps n'est-il pas. de ses souvenirs. qui >-xigevisiblement une explication psychologique. Ainsi l'extéroceptivitexige une mise en forme des stimuli. L'Image de notre Corps. par exemple. par exemple. 47. Enfin le membre fantanie garde souvent la position m2me que le bras rbel occupait au moment de la blessure : un blessk de guerre sent encore dans son bras fantôm les bclats d'obus qui ont lacérson bras rbel (2). ( 2 ) Id. en donner une explication psychologique? Pourtant aucune explication psychologique ne peut ignorer que la section des conducteurs sensitifs qui vont vers l'enckphale supprime le membre fantôm (4). ibid. une circonstance qui rappelle celles de la blessure font apparaitre un membre f a n t h e chez des sujets qui n'en avaient pas (1). et.VU PHENOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE LE CORPS COMME OBJET 91 comme une sbrie de processus en troisihme personne. . J e ne puis comprendre la fonction du corps vivant qu'en l'accomplissant moi-mêm et dans la mesure ou je suis u n c o r p s qui se lhve vers le monde. p. (2) Id. et l'on ne voit pas quel pourrait etre le terrain commun à des a faits physiologiques à qui sont dans l'espace et A des c faits psychiques à qui ne sont nulle part. J. de ses dmolions ou de ses volontés Car pour que les deux skries de conditions puissent dbterminer ensemble le phénomèn comme deux composantes déterminen rbsultante. Que dit Id-dessus la physiologie moderne ? L'anesthbsie par la cocaïnne supprime pas le membre fantame. (3) Id. exactement comme les corps extbrieurs. 129 sqq. p. p.. il y a des membres fanthmes sans aucune amputation et à la suite de lksions cbrébrale(1). ibid. Faut-il donc dire que le membre fantôm est un souvenir. parce que l'âm est unie immbdiatement au cerveau et A lui seul. ou meme A des processus objectifs comme les influx nerveux. peut pour une autre part relever de l'histoire personnelle du malade. ce qui exclut l'hypothès d'une vkritable anesthksie et suggèr celle d'un refus de la déficienc (3). nous ferait rien gagner si elle n'ajoutait aux conditions p& riphbriques du membre fantôm que des traces cbrébrales Car u n ensemble de traces cérébral saurait figurer les ne rapports de conscience qui interviennent dans le phénomhne a Il dkpend en effet de déterminant psychiques È Une kmotion. Si. p. qui ap(1) LHERMITTE.

p. Ainsi.. si les processus en troisihme personne et les actes personnels pouvaient Gtre intbgrbs dans un milieu qui leur soit commun. Quand l'insecte substitue la patte saine à la patte coupé dans u n acte instinctif. Ktirperschema . Mais si senlir c'est se représente qualité le une si ~nouvementest un déplacemen dans l'espace objectif. et A des cogitationes telles que l'acceptation et le refus. Pour dbcrire la croyance a u membre fantdme et le refus de la mutilation. ou qu'il est d u n monde. Dus L'image Das Truggebilde der eigenen Gestalt. mais il s'agit la d'un a priori de l'espèc et non d'une option personnelle. 93 pour résoudrpratiquement le problèm de maximum el de minimum qui lui est posé différencest seulement La que la goutte d'huile s'adapte a des forces externes données tandis que l'animal projette lui-mêm les normes de son milieu et pose lui-mêm les termes de son problèm vital (1) . D'une manièr gkneralc. Il ne pourrait êtr un mélang des deux que si nous trouvions le moyen d'articuler l'un sur l'autre. de notre Corps. et c'est justement ce qui permet aux membres de se substituer l'un A l'autre.LE CORPS COMME OBJET partiennent A l'ordre de l'en soi. car alors la supplbance devrait se produire chaque fois que l'acte est empêchbet l'on sait qu'elle ne se produit pas si la patte n'est qu'attachbe. pp. pp. avons-nous vu. de la finalitb expresse et du mbcanisme (3). Le membre fantame n'est pas le simple effet d'une causalità objective. (3) Cf La Structure du Comportement. la conscience une connaissance.MENNINQER-LERCHENTHAL. Mais le corps reste pour lui ce que nous avons appelÃle corps objectif. p. 150). La situation qui déclench opération les instinctives n'est pas entièremen articuléet déterminé le sens total n'en est pas possédà comme le montrent assez les erreurs et l'aveuglement de l'instinct. Le membre attachb n'est pas supplé par le membre libre parce qu'il continue de compter dans l'êtr animal et que le courant d'activitb qui va vers le monde passe encore par lui. elle n'invite qu'A une reconnaissance corporelle. aucun sensation et le mouvement. Ces termes peu cartbsiens nous obligent i~former l'idbe d'une penséorganique par laquelle le rapport du a psychique à et d u a physiologique D deviendrait concevable. qui sont de l'ordre du pour soi. qu'un dispositif de secours btabli d'avance soit substitub par dklenchement automatique au circuit qui vient d'êtr mis hors d'usage. le à psychique à et le à physiologique È le pour soi à et 1' à en soi È et de ménage entre eux une rencontre. et appelle les nlouvements de l'animal comme les premihres notes de la mélodi appellent un certain mode de résolution sans qu'il soit connu pour lui-mcme. Quand on dit la qu'un animal existe. 196 et suivantes. elle est vécucomme situation a ouverte W . ce qu'on trouve derrièr le phénomè suppléance de c'est le mouvement de l'êtr au monde ct il est temps d'en précise notion. LHERMITTE. 174 . Mais cc n'est pas davantage que l'animal ait conscience d'une fin A atteindre et use de ses membres comme de différent moyens. Janet ? L'attention à à la vie est la conscience que nous prenons de a mouvements naissants à dans notre corps. c'est la L'image de notre Corps. Simplement l'animal continue d'6tre au meme monde e t se porte vers lui par toutes ses puissances. ebauché accomplis. des phénomèn qui dbpassent l'alternative du psychique et du physiologique. dit-il. qu'avoir Le un corps. qui admettrait les deux sbries de condides tions (1) peut donc êtr valable comme énonc faits connus : mais elle est foncihrement obscure. 126. (1) Ibid. Or des mouvements rkflexes. Nous avons déjrencontrb ailleurs. entre la naissant. ni ti une explication psychologique pure. (2) SCIIILDEH. 47 et suivantes.LHERMITTE. le temps reste . ce n'est pas. Une thborie mixte du membre fantame. Il n'y a ici pas plus de choix que dans une goutte d'huile qui emploie toutes ses forces internes (1) Le membre fant8me ne se prete ni hune explication physiologique pure. p. d'êtr équivalent devant l'évidenc la tâcheS'il ancre le de sujet dans un certain a milieu È 1' a êtr a u monde à est-il quelque chose comme 1' a attention à la vie à de Bergson ou comme la a fonction du rée de P. (2) Quand Bergson insiste sur l'unità de la perception et de l'action et invente pour l'exprimer le terme de a processus sensari-moteurs È il cherche visiblement i engager la conscience i dans le monde. pas davantage une cogitatio. ne sont encore que des proou cessus objectifs dont la conscience peut constater le dérou lement et les résultats mais ou elle n'est pas engagbe (2). conclusion de J. du qu'ktre un esprit c'est dominer l'éco~~lcinen temps. Elle n'offre qu'une signification pratique. la conscience du passb et l'bmotion. et ils se distinguent comme le pour soi et l'en soi. Bergson a bien vu que le corps et l'esprit communiquent par la mkdiation du temps. une coupe instantané le devenir de la conscience (Jl(fli2re et Mémoire sur p. mêm bris a l'éta compromis n'est possible. les auteurs parlent d'une à répressioà ou d'un à refoulement organique D (2). c'est avoir u n présent corps est. qu'il a un monde. on ne veut pas dire qu'il en ait perception ou conscience objective. avec les supplbances. 143.

P. l'ampleur de notre vie. Janet s'en sert comme d'une notion existentielle. 450 et suivantes). la . T.comme une hypothès représentative est donc bien loin de la considére thès généra en comme l'essence concrete de l'homme. bien qu'il le fasse implicitement dans les analyses particulières 95 qui est ce que nous appelons l'êtr au monde. d'ailleurs. et que l'on revient au dualisme (Cf J. si bien qu'il n'y a plus lieu de chercher un sens aux conduites émotionnelle sont le résulta qui de la dynamique aveugle des tendances. elle est en rivalità dans les écrit P. II. L'anosognosie et le membre fantôm n'admettent n i une explication physiologique. ils expriment notre orientation vers un a milieu d e comportement à tout autant que l'action du a milieu géographi que w s u r nous.-P. fuite hors dp notre monde et par conséquen comme variation de notre êtr au monde (Cf par exemple l'interprétatiode la crise de nerfs. Sartre. n i une explication mixte. de toute connaissance e n premibre personne. Si maintenant on donne des phknombnes une explication psychologique. perdent leur monde dbs que les contenus s e dérobent renoncent à leur ils vie coutumifhe avant mêm qu'elle soit devenue impossible. Dans le premier cas le membre fant6me est la prbsence effective d'une représentation l'anosognosie. Certains sujets peuvent approcher de la cécit sans avoir changÃde a monde B :on les voit se heurter partout a u x objets. Une explication physiolode gique interpréterail'anosognosie et le membre fantôm comme la simple suppression o u la simple persistance des stimulations intéroceptives Dans cette hypothèse l'anosognosie est l'absence d'un fragment de la représentatiod u corps qui devrait êtr donné puisque le membre correspondant est lA.LE CORPS COMME OBJET E n réalitles réflexeeux-même ne sont jamais des processus aveugles : ils s'ajustent à u n a sens w de la situation. D'autres malades. c'est-à -dir qu'il les indique comme ce qu'il est destin6 à affronter. Janet avec une conception mkcanique assez voide sine de celle de James : l'effondrement de notre existence dans l'émotioest traità comme une simple dérivatiodes forces psyd~ologiqueset l'émotioelle-mêm comme la conscience de ce processus en troisièm personne. C'est ce qui lui permet d'ébauche théori une profonde de l'émotio comme effondrement de notre 8tre coutumier. Esqtzisse d'une théoride llEmotion). Quant à la a fonction du reel w . il les investit d'un sens qu'ils n'ont pas pris u n à u n et comme agents physiques. il est avec eux dans un rapport de COnaissance B.c'est-à -dir le mouvement par lequel nous déployondevant il nous notre a monde È . Revenons maintenant a u problèm d'oà nous sommes partis. le membre fantôm est la présenc d'une partie de la reprksentation du corps qui ne devrait pas êtr donné puisque le membre correspondant n'est pas la. Le réflexne résultpas des stimuli objectifs. relativement indépendantd e nos pensée volontaires qui interdit de le traiter comme u n acte de conscience. beaucoup plus qu'eux. valoir OU exister pour l'organisme. comme le fait voir J. a u contraire. bien qu'on puisse les rattacher aux deux série conditions. Il y a donc une certaine consistance de notre a mond e È relativement indépendantdes stimuli. p. Le réflexe tant qu'il s'ouvre a u sens en d'une situation et la perception en tant qu'elle ne pose pas d'abord un objet de connaissance et qu'elle est une intention d e notre étr total sont des modalité d'une mie prdobjective une séride a maintenant È qu'il fasse a boule de neige avec Bergson ne lui-mêm w ou qu'il se déploien temps spatialisé peut donc que tendre ou détendr séri a maintenant w :il la des ne va jamais jusqu'au mouvement unique par lequel se constituent les trois dimensions du temps. expressémen tension psychologique. P. E n deçdes stimuli e t des contenus sensibles. la zone de nos opération possibles. u n jugement négatiou u n e imperception. Il les fait êtr comme situation. Mais cette théoride l'kn~otionn'est pas suivie jusqu'au bout et. . l'absence effective d'une représentation Dans le second cas le membre fantôm est la représentatiod'une . qu'ils ont seulement comme situation. ils se font infirmes avant la lettre et rompent le contact vital avec le monde avant d'avoir perdu le contact sensoriel. De l'Angoisse à l'Extase. et l'on ne voit pas pourquoi la durés'écrasen un présentpourquoi la conscience s'engage dans un corps et dans un monde. comme de toute cogitatio. détermi n e ce que nos réflexe nos perceptions pourront viser dans et le monde. le membre fantôm devient u n souvenir. de toute modalità de la res extenso. il faut reconnaitre une sorte de diaphragme intérieu qui. Janet traite. mais ils n'ont pas conscience de n e plus avoir d e qualité visuelles et la structure d e leur conduite n e s'altbre pas. u n jugement positif ou une perception. Ils dessinent à distance la structure de l'objet sans en attendre les stimulations ponctuelles.e t qu'il pourra réalise jonction la d u psychique w et du a physiologique W . l'anosognosie u n oubli. il s e retourne vers eux. C'est cette présenc globale de la situation qui donne un sens aux stimuli partiels et qui les fait compter. n i une explication psychologique. C'est parce qu'il est une vue prkobjective que l'êtr a u monde peut s e distinguer de tout processus en troisièm personne. qui interdit de traiter l'êtr a u monde comme une somme de réflexes une certaine énergide la pulsation d'existence. Sartre.-P.

nous nous détournon région notre vie OU nous pourdes de rions rencontrer ce néant mais c'est dire que nous les devinons. le malade trouve la certitude de son intégrità Mais au moment mêm ou il lui masque sa déficience monde ne peut manquer de la lui révél le :car s'il est vrai que j'ai conscience de mon corps A travers le monde. > Ce phénomèn d6figurent égalemen explications que les physiologiques et psychologiques. La volontÃd'avoir un corps sain ou le refus du corps malade ne sont pas formulé pour eux-mêmes l'expériencdu bras amputÃcomme présen du bras malade comme absent n e ou sont pas de l'ordre du a je pense que. interrogent une main que je n'ai plus.. Dans les deux cas. Au moment mêm oà mon monde coutumier fait lever en moi des intentions habituelles. j'écrasmes intentions perceptives et mes intentions pratiques en des objets qui m'apparaissent finalement comme antérieuret exterieurs à elles. équivoque L'amputà sent sa jambe comme je peux sentir vivement l'existence d'un ami qui n'est pourtant pas sous mes yeux. à nos soucis. il n'a pas besoin pour se mettre en route d'une perception nette et articulé son corps :il lui suffit de i'avoir a à sa dispode sition à comme une puissance indivise. si je suis amputé joindre effectivement à lui. et en ce sens j'ai conscience du monde par le moyen de mon corps. dans la force du mouvement qui va vers lui et ou figurent encore le projet d'écrirou de jouer du piano. sans quoi il ne pourrait pas l'évite si bien. dans la psychanalyse. De mêm l'anosognosique met hors de jeu son bras paralysà pour n'avoir pas à éprouve déchéanc c'est. le terme inaperç vers lequel tous les objets tournent leur face. c'est garder le champ pratique que l'on avait avant la mutilation. sa mais dire qu'il en a un savoir préconscient est vrai que dans le Il cas du membre fantômele sujet semble ignorer la mutilation et compter sur son fantôm comme sur un membre réel puisqu'il essaye de marcher avec sa jambe fantôm et ne se laisse mêm pas décourage une chute. Ainsi se délimitent dans l'ensemble de mon corps. au centre du monde. Ce qui en nous refuse la mutilation et la déficience c'est un Je engagÃdans un certain monde physique et interhumain. Ce paradoxe est celui de tout l'êtr au monde : Sn me portant vers un monde. ne les reconnaî de jure. il est vrai pour la. Dans la premièr figurent les gestes de maniement qui ont disparu de la seconde. Le bras fantôm n'est pas une représentatiodu bras. dans cette mesure. et qui. meme raison que mon corps est le pivot du monde :je sais que les objets ont plusieurs faces parce que je pourrais en faire le tour. Mais il décri par trè bien par ailleurs les particularité la jambe fantômepar exemde ple sa motricità singulière et s'il la traite pratiquement comme un membre réel c'est que. Le malade sait donc sa déchkanc en tant qu'il l'ignore et l'ignore justement en tant qu'il la sait. la négatio implicite de ce qui s'oppose au mouvement naturel qui nous jette à nos tsches. justement en tant qu'ils se présenten comme maniables.LE CORPS COMME OBJET 97 prksence effective. sait ce qu'il ne veut pas voir en face. comme le sujet. se comprend au contraire dans la perspective de l'êtr au monde. mais la prksence ambivalente d'un bras. Avoir un bras fantômec'est rester ouvert à toutes les actions dont le bras seul est capable. Le refus de la mutilation dans le cas du membre fantôm ou le refus de la déficienc dans l'anosognosie ne sont pas des décision délibéré pasne se sent pas au niveau de la conscience thétiqu prend posiqui tion explicitement aprè avoir considér différent possibles. Le corps est le véhiculde l'êtr a u monde. et qui cependant n'existent pour moi qu'en tant qu'ils suscitent en moi des pensée des volontés ou Dans le cas qui nous occupe. les me objets maniables. et avoir un corps c'est pour un vivant se joindre A un milieu défini confondre avec certains projets et s'y se engager continuellement. celle du corps habituel et celle du corps actuel. qu'il est. comme le sujet normal. nous ne sortons pas des catkgories du monde objectif oà il n'y a pas de milieu entre la présenc l'absence. à nos horizons familiers. des 16justement gions de silence. comme Proust peut bien constater la mort de sa grand'mèr sans la perdre encore tant qu'il la garde A l'horizon de sa vie. Nous ne comprenons l'absence ou la mort d'un ami qu'au moment oà nous attendons de lui une répons oà et nous éprouvon qu'il n'y en aura plus . aussi évitons-nou d'abord d'interroger pour n'avoir pas à percevoir ce silence .. et de deviner la jambe fantôm vaguement impliqué lui. Dans l'évidencde ce monde complet ou figurent encore des objets maniables. La conscience de la en jambe fantôm reste donc. En réalit et l'anosognosique n'ignore pas simplement le membre paralysà : il ne peut se détourne de la déficienc parce qu'il sait oà il risquerait de la renque contrer. qui continue de se tendre vers son monde en dépi déficience des amputades ou tions. et la . l'anosognosie est la représentatiod'une absence effective. il ne l'a pas perdue parce qu'il continue de compter avec elle. je ne puis plus. elle aussi. pas Le refus de la déficienc n'est que l'envers de notre inhérenc a un monde. A notre situation. l'ambiguït du savoir se ramèn 4 ceci que notre corps comporte comme deux couches distinctes.

comme existence anonyme et général joue. il lui est essentiel de ne se survivre que comme un style d'êtr et dans un certain degrÃde gbné ralité J'alihne mon pouvoir perpétue me donner des de a mondes à au profit de l'un d'eux. dans le mode de la conscience objective et comme u n moment qui a sa date. à Pilote de guerre. Je suis vivant. Ainsi apparait autour de notre existence personnelle une marge d'existence presque impersonnelle. Corrélativement il faut que mon corps soit saisi non seulement dans une expérienc instantanée singulièrepleine. Je vis. sinon dans ses pens6es explicites. Or comme avhncment de l'impersonnel. des a fonctions psychiques w comparables à ceux des autres hommes. n'ayant ni la force de franchir l'obstacle ni celle de renoncer A l'entreprise. le temps impersonnel continue de s'écouler mais le temps personnel est noué Bien entendu. au-dessous de m a vie personnelle. Le temps qui passe n'entraîn pas avec lui les projets impossibles. Je ne suis plus qu'une source de vie. u n a corps w. Des perceptions nouvelles remplacent les perceptions anciennes et mêm des bmotions nouvelles remplacent celles d'autrefois. il kbauche lui aussi le mouvement de l'existence. mais ce renouvellement n'intéress que le contenu de notre expérienc non sa et structure. ou des a stimuli à constants et des situations typiques se retrouvent. entour6 de feu. mais encore sous et un aspect de générali comme un êtr impersonnel. De m6me qu'on parle d'un refoulement au sens restreint lorsque je maintiens a travers le temps un des mondes momentanéque j'ai traversé t que j'en fais la e forme de toute ma vie. p. le refoulement est un phénornbn universel.qu'il rencontre sur cette voie une barrièreet que. que mon corps se joigne sans réserv Faction (1). le sujet reste toujours ouvert au mêm avenir impossible.98 PHENO~NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COAIME OBJET 99 question de savoir comment je puis me sentir pourvu d'un membre que je n'ai plus en fait revient à savoir comment le corps habituel peut se porter garant pour le corps actuel. je deviens le B . comme adhdsion prépersonnell la forme génà rale du monde. elle exclut mêm le souvenir en tant qu'il &tale devant nous comme un tableau une exphience ancienne et qu'au contraire ce passÃqui demeure notre vrai prksent ne s'éloignpas de nous et se cache taujours derrièr notre regard a u lieu de se disposer devant lui. ma vie comporte des rythmes qui n'ont pas leur raison dans ce que j'ai choisi d'être mais leur condition dans le milieu banal qui m'entoure. ne sent plus comme distinct de lui-mêm ce corps qui tout il'heure : A se dérobai a C'est comme si ma vie m'étai chaque seconde donnée comme si ma vie me devenait à chaque seconde plus sen. En tant que j'ai des a organes des sens w . et A laquelle je me remets du soin de me maintenir en vie. L'expérienctraumatique ne subsiste pas A titre de reprksentation. qui va pour ainsi dire de soi. Un prbsent parmi tous les prksents acquiert donc une valeur d'exception: il déplac autres et les destitue de leur valeur de présent les authentiques. de mêm on peut dire que mon A organisme. 174. le rôl d'un complexe innd. . il reste bloquà dans cette tentative et emploie indé finiment ses forces à la renouveler en esprit. . cette fixation ne se confond pas avec un souvenir. lieu ou s'entrecroisent une multitude de a causalité E n tant que j'habite un a monde physique w . Il peut mêm arriver dans le danger que m a situation humaine efface m a situation biologique. Je suis toujours vivant. autour du monde humain que chacun de nous s'est fait u n monde en génér auquel il faut d'abord appartenir pour pouvoir s'enfermer dans le milieu particulier d'un amour ou d'une ambition. pour devenir ce qu'on peut manier. Je suis encore vivant. il n e se referme pas sur l'expérienc traumatique.entreprise amoureuse. ait cessb d'êtr un maniable pour moi et soit devenu comme un maniable en soi. alors que je ne puis plus les manier? Il faut que le maniable ait cessà d'êtr ce que je manie actuellement. et ainsi de suite. et non pas seulement le monde historique ou les situations ne sont jamais con~parables. au point que finalement elle n'en retient que la forme typique. sible. qui vit sur une expériencancienne ou plut& s u r le souvenir de l'avoir eue. Par là le phénom6ndu membre fantôm rejoint celui du refoulement qui va l'éclairer Car le refoulement dont parle la psychanalyse consiste en ceci que le sujet s'engage dans une certaine voie. il fait comprendre notre condition d'être incarné en la rattachant à la structure temporelle de l'êtr au monde. Tout refoulement est donc le passage de "'existence en premihe personne A une sorte de scolastique de cette existence. et par l meme ce monde A privilégiperd sa substance et finit par n'etre plus qu'une certaine angoisse. Comment puis-je percevoir des objets comme maniables. Nous continuons d'êtr celui qui u n jour s'est engagà dans cet amour d'adolescent ou celui qui un jour a vécdans cet univers parental. du moins dans son êtr effectif. ou les détail n'existeraient qu'en fonction de l'ensemble. puis sur le souvenir d'avoir eu ce souvenir. Il n'est pas comme une chose inerte. Mais ces A - - - - (1) Ainsi Saint-Exupéry au-dessus d'Arras. chacun des moments de mon expérienc cesse d'êtr une totalit6 intbgrée rigoureusement unique. carrièreÅ“uvre .

dbjà mes regards errent devant moi. au sens de Proust. Pendant que je suis A accablk par u n deuil et tout A ma peine. Dans cette mesure. Aprks cette minute 06 nous voulions enfermer toute notre vie. le temps ne se ferme jamais tout A fait sur lui et il demeure comme une blessure par oÃnotre force s'écoule A plus forte raison le passà spécifiqu qu'est notre corps ne - (1) a Mais certes au cours de ma vie. il est un quasi-présent mutilk le sent actuellele ment repliÃs u r sa poitrine sans aucun indice de passk. Montrons seulement pour le moment qu'A partir de ce phénomè central les rapports du psychique à et du a physiologique v deviennent pensables. au moins le temps prépersonnel recommence A s'kcouler. le temps. Le bras fantôm est donc comme l'expériencrefoulke un ancien présen qui n e se décidpas A devenir passé Les souvenirs que l'on h o q u e devant l'amputà induisent un membre fantôm non pas comme une image dans l'associationnisme appelle une autre image. ils recommencent leur existence autonome. à A. Il faut que le bras fantôm soit ce mêm bras lacér par les M a t s d'obus et dont l'enveloppe visible a briilk ou pourri quelque part qui vient hanter le corps présen sans se confondre avec lui. lorsque ma signification n'est pas en jeu. il est en position de donner son sens definitif A notre passà lui-mêm et de rkintkgrer A l'existence personnelle jusqu'h ce passk de tous les passé que les stkrkotypies organiques nous font deviner A l'origine de notre êtr volontaire. lorsque rien d'urgent ne me gouverne. Mêm si nous prétendonmieux comprendre notre passt5 qu'il ne se comprenait lui-même il peut toujours récuse notre jugement présen s'enfermer dans son kvidence autistique. A travers son horizon du passk immédia de futur prochain. du moins les sentiments chaleureux qui la soutenaient.100 PHENO~DOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME OBJET 101 moments ne peuvent etre que des moments (1) et la plupart du temps l'existence personnelle refoule l'organisme sans pouvoir ni passer outre. Chaque prksent peut prktendre A fixer En notre vie. la dkcision ne peut plus donner à ma vie qu'une signification forcée fusion de l'âm et du corps dans l'acte. ni se rkduire A lui. mêm les rkflexes ont un sens et le style de chaque individu est encore visible en eux comme le battement du cÅ“u se fait sentir jusqu'A la pkriphbrie d u corps. se contente d'un signalement du passé d'un passÃen idée en extrait elle les a caractkres à ou la signification communicable plutbt qu'elle n'en retrouve la structure. De la mêm manikre. si l'on replace l'émotio dans l'êtr a u monde. Ainsi. de guerre. du monde naturel en monde culturel est rendue A la fois possible et prkcaire par la structure temporelle de notre expkrience. la et totalità du temps possible. errant A travers la conscience. on comprend qu'elle puisse êtr A l'origine du membre fantôme Etre ému c'est se trouver engagb dans une situation A laquelle on ne réussi pas A faire face et que . ils s'intéressensournoisement A quelque objet brillant. DE SAINT-EXUP~RY. 169. Nous n e pouvons pas davantage supposer qu'un bras en image. et il emporte sinon notre rksolution. ni renoncer A elle-même n i le réduir elle. mais parce que tout souvenir rouvre le temps perdu et nous invite à reprendre la situation qu'il évoque La mémoirintellectuelle. je ne vois point de probl6mes plus graves que ceux de mon corps. Ce qui nous permet de centrer notre existence est aussi ce qui nous empêch de la centrer absolument et l'anonymat de notre corps est inséparablemenlibertk e t servitude. aux anciens prksents comme au nouveau. Pourquoi d'abord les souvenirs que l'on rappelle A l'amputà peuvent-ils faire apparaîtr le membre fantôm ? Le bras fantôm n'est pas une remémo ration. Nous reviendrons plus tard sur le temps. La la sublimation de l'existence biologique en existence personnelle. Il et le fait mêm nécessairemen tant que je le pense comme en un ancien prksent. est venu se poser sur le moignon: car alors ce ne serait pas un < fantôm È mais une perception renaissante. Mais justement ce pouvoir appartient à tous les pré sents. p. nous ne nous en dégageonjamais tout A fait. mais enfin elle ne serait pas mémoirsi l'objet qu'elle construit ne tenait encore par quelques fils intentionnels A l'horizon du passk véc et A ce passà m6me tel que nous le retrouverions en nous enfonçandans ces horizons et en rouvrant le temps. et celle-ci se comprend par celle d u temps. parce qu'il reste son présent comme on le voit dans la maladie ou les évknementdu corps deviennent les kvénementde la journke. L'existence personnelle est intermittente et quand cette m a d e se retire. pour nous résumer l'ambiguït de l'êtr a u monde se traduit par celle du corps. Chaque présen saisit de proche en proche. c'est là ce qui le défini comme présent tant qu'il se donne pour la totalitb de l'êtr et qu'il remplit u n instant la conscience. Pilote peut-il êtr ressaisi et assumÃpar une vie individuelle que parce qu'elle ne l'a jamais transcendé parce qu'elle le nourrit secrètemen et y emploie une part de ses forces. il surmonte ainsi la dispersion des instants.

dans cette impasse existentielle. qui a non seulement u n milieu (Umwelt). ils ne se distinguent plus comme l'ordre de l'en soi et l'ordre d u pour soi. A moins d'une rbvolution vraie qui brise les catkgories historiques valables jusque-là le sujet de l'histoire ne crke pas de toutes pi&ces son rôl : en face de situations typiques.elles ménagen vide que l'histoire du sujet va un remplir. Pourquoi enfin la section des conductcurs afférent supprime-t-elle le membre fantôm ? Dans la perspective de l'êtr au monde ce fait signifie que les excitations venues du moignon maintiennent le membre amputà dans le circuit de l'existence. . nous l'avons montrà ailleurs. ces deux faits. à l'intérieu notre êtr au monde de global. Plutô que d'accepter l'écheou de revenir sur ses pas.SARTRE. se passe à la périphér qu'enfm les rbponses et elles-même n'exigent plus chaque fois une prise de position singulikre et soient dessinée une fois pour toutes dans leur généralit Ainsi c'est en renonçan A une partie de sa spontanéità s'engageant dans le monde par des orgaen nes stables et des circuits préétabl l'homme peut acque quéri l'espace mental et pratique qui le dégageren principe de son milieu et le lui fera voir. il prend des décision typiques.LE COWS COMME OBJET l'on ne veut pourtant pas quitter. que l'induction scientifique se borne à juxtaposer. et Nicolas II. se livre cependant à eux et pour finir se fonde s u r eux. (1) La Structure du Comportement. elles font qu'il ne soit pas aneanti. Ce qui nous permet de relier l'un A l'autre le physiologique à et le psychique È c'est à que. La question est donc de savoir pourquoi le refus de la déficience est une atqui titude d'ensemble de notre existence. il faut que.P Esquisse d'une thkorie de VEmotion. s'il doit avoir conscience d'un monde comme raison commime de tous les milieux et théât tous les comportede ments. elles lui permettent de réalise fantôm comme le les troubles structuraux permettent au contenu de la psychose de réalise n délire notre point de vue. Elles marquent et gardent sa place. le sujet. p. les stimulations du dehors ne le touchent plus qu'avec a respect È que chaque situation momentanke cesse d'êtr pour lui la totalità de l'être chaque réponsparticulièr d'occuper tout son champ pratique. ce n'est pas comme une cogitatio nécessit une autre cogitatio. Non qu'il apporte. sori-moteurs se dessinent d'autant plus nettement qu'on a affaire ? existences plus intégré le réflexà l'éta des i et pur ne se trouve guèr que chez l'homme.. la renonciation à l'action vraie. comme disait Malebranche. La ruine du monde objectif.&ait une suite d'événemen non seulement ont u n qui sens. mais encore se le donnent eux-mêmes Cependant. la fuite dans l'autisme sont des conditions favorables à l'illusion des amputbs en tant qu'elle suppose elle aussi l'oblitératio du réel Si le souvenir et l'bmotion peuvent faire apparaîtr memle bre fantame. toujours à notre êtr total une contribution s6parable. et qu'ils sont tous deux orienté vers un pôl intentionnel ou vers u n monde. mais parce que. joue le rôl déjécri d'un pouvoir ktabli en face d'un nouveau pouvoir. fait voler en éclatle monde objectif qui lui barre la route et cherche dans des actes magiques une satisfaction symbolique (1). dans certaines conditions. il faut qu'entre lui-mêm et ce qui appelle son action s'établiss une distance. ce n'est pas qu'une causalità de l'idése superpose ici à une causalitÃphysiologique. Du point de vue de l'existence. mais encore u n monde (Welt) 103 - (1). retrouvant jusqu'aux paroles de Louis XVI. un ciru De cuit sensori-moteur est. a besoin pour se rbaUser de cette modalitb trè spécialqu'est un circuit sensori-moteur et pourquoi notre êtr au monde. c'est qu'une attitude existentielle en motive une autre et que souvenir. l'autre peut êtr ouverte et singulière et il faudrait réservele terme d'histoire pour le second ordre de phénomèn l'histoire si . nous ne trouverons plus de contradiction entre elle et le conditionnement corporel : c'est une nécessitinterne pour l'existence la plus intégrk de se donner un corps habituel. 55. qu'il compte encore dans l'organisme . se relient intbrieurement e t se comprennent sous une mêm idée Si l'homme n e doit pas êtr enfermà dans la gangue du milieu syncrétiquoà l'animal f i t comme en 6tat d'extase. Sans doute les deux histoires ne se recouvrent jamais tout h fait : l'une est banale et cyclique. que l'blaboration de ces réponses u lieu de se faire au centre de son a existence. . En fait. ou comme une condition déterminsa consbquence. u n courant d'existence relativement autonome. émotion membre fantôm sont équivalenth l'égar de l'êtr a u monde. Ses dk- (1) Cf J . les circuits sen-. qui donne et leur sens A tous nos réflexes qui sous ce rapport les fonde. il est possible de mettre en évidenc des réponse constantes pour des stimuli eux-même constants. réintégr l'existence. E t A condition de replacer dans l'ordre de l'existence jusqu'à la prise de conscience d'un monde objectif.

104 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME OBJET 105 cisions traduisent un a priori du prince menacà comme nos réflexe traduisent un a priori spécifique Ces stéré typies ne sont d'ailleurs pas une fatalité de mêm que et le vêtement la parure. psychique et physique sont liési intérieu rement qu'on ne peut plus penser à compléte l'un des domaines fonctionnels par l'autre et que tous deux doivent passer d'une 6tre assumé par un troisièm (. à Ainsi. Ainsi l'histoire n'est ni une nouveautà perpétuelle i une n répétiti perpétuelle mais le mouvement unique qui cré des formes stables et les brise. Il nous est donc permis de recouper et de précise premier résulta ce en interrogeant cette fois l'existence sur elle-même c'est-à dire en nous adressant A la psychologie. l'amour transfigurent les besoins biologiques à l'occasion desquels ils sont nés mêm à de l'intérieu du monde culturel l'a priori historique n'est constant que pour une phase donnéet A condition que l'équilibr des forces laisse subsister les même formes. pp.. .-. Un malade sent dans son corps une seconde personne implantée est homme dans une moitik Il de son corps. pas un seul acte psychique qui n'ait trouv6 au moins son germe ou son dessin génér les dans dispositions physiologiques..' carOie tésiennet comme la contiguït d'un processus en soi et d'une cogitatio. l'autre sujet. mais ce va-et-vient de l'existence qui tantô se laisse êtr corporelle et tantô se porte aux actes personnels. ou inversement u n acte humain entre en sommeil et se continue distraitement en réflexe Entre le psychique et le physiologique il peut y avoir des rapports d'échang qui empêchen presque toujours de définiu n trouble mental comme psychique ou comme somatique. femme dans l'autre moitiéComment distinguer dans le symptôm les causes physiologiques et les motifs psychologiques ? Comment associer simplement les deux explications et comment concevoir u n point de jonction entre les deux déterminant a Dans des symptôme ? de cette-sorte. .. L'union de l'ime et du corps n'est pas scellépar un décre arbitraire entre deux termes extérieurs l'un objet. 174-175. Dos Truggebilde der eigenen Gestalt.) (Il faut) connaissance des faits psychologiques ct physiologiques une reconnaissance de l'événeme animinue comme urocessus vital inhéren5 notre existence (1). L'ûïganis et ses dialectiques monotones ne sont donc pas étrangerA l'histoire et comme inassimilables pour elle. Elle s'accomplit à chaque instant dans le mouvement de l'existence. un acte instinctif vire et devient sentiment. la physiologie moderne donne une répons trè claire : l'événeme psychophysique ne peut plus etre conç à la manièr de la physiolo. C'est l'existence que nous avons trouvédans le corps en l'approchant par une premièr voie d'accès celle de la physiologie. Il ne s'agit jamais de la rencontre incompréhensiblde deux causalités i d'une coln lision entre l'ordre des causes et l'ordre des fins. Les motifs psychologiques et les occasions corporelles peuvent s'entrelacer parce qu'il n'est pas u n seul mouvement dans u n corps vivant qui soit u n hasard absolu A l'égardes intentions psychiques. ~IENNINGER-LERCHENTHAL. L'homme concrètemen pris n'est pas un psychisme joint A un organisme. à la question que nous nous posions. Le trouble dit somatique ébauchsur le thèm de l'accident organique des commentaires psychiques et le trouble a psychique v se borne A développe signification humaine de la l'événeme corporel. (1) E. Mais par u n tournant insensible u n processus organique débouch dans u n comportement humain..

mais je peux du moins choisir mon gr6 le côt qu'ils me montreront. C'est donc un objet qui ne me quitte pas. l'églis se réduirpour moi à un clocher tronqué je ne quittais pas mon vêtement je n'en percevrais Si jamais l'envers. pour pouvoir le faire. si je suis prisonnier. Il n'est objet. Ils ne sauraient m'apparaîtr qu'en perspective. Mon corps dans la glace ne cesse pas de suivre mes intentions comme leur ombre et si l'observation consiste A faire varier le point de vue en maintenant fixe l'objet. Quand je dis que mon corps est toujours perç de moi. il se dérob& l'observation et se donne comme un simulacre de mon corps tactile puisqu'il en mime les initiatives a u lieu de leur rbpondre par un d~roulementlibre de perspectives. Mais dks lors est-ce encore un objet ? Si l'objet est une structure invariable. celle qui conditionne toutes les autres et p a r laquelle elles se comprennent. Sa permanence n'est pas une permanence dans le monde mais une permanence de mon c a b . Il montre qu'inversement les actions dans lesquelles je m'engage par l'habitude s'incorporent leurs instruments et les font participer h la structure originale du corps propre. je les inspecte. mais dans ce changement ou à travers lui. c'est-à -dir d'une nk- cessità dont je peux me servir et qui n e m'emprisonne pas : d e ma fenêtr on n e voit que le clocher de l'églisemais cette contrainte me promet en mêm temps que d'ailleurs on verrait l'églisen entier. et l'on verra justement que nies vêtement peuvent devenir comme des annexes de mon corps Mais ce fait ne prouve pas que la présencde mon corps soit comparable a la permanence de fait de certains objets. O r la permanence du corps propre est d'un tout autre genre : il n'est pas A la limite d'une exploration indéfinie se refuse i il l'exploration et se prksente toujours h moi sous le mêm angle. Il est vrai encore que. une manikre contingente de se présenteà nous.L'EXPERIENCE DU CORPS E T LA PSYCHOLOGIE CLASSIQUE Quand la psychologie classique décrivai corps propre. mais quant A mon corps je ne l'observe pas lui-mêm : il faudrait. sa perspective invariable ne sont pas une nt?cessità de fait.L'EXPERIENCE DU CORPS 107 II. Je peux bien voir mes yeux dans une glace A trois faces. ces mots n e doivent donc pas s'entendre dans un sens simplement statistique e t il doit y avoir dans la présentatio du corps propre quelque chose qui en rende impensable l'absence ou meme la variation. indivisiblement bouleversà et retrouvà par chacun de leurs mouvements. que je ne peux pas le déploye sous mon regard. puisque la nécessitde fait les présuppose pour que m a fenêtr m'impose un point de vue s u r l'église il faut d'abord que mon corps m'en impose u n s u r le monde et la premièr nécessitne peut êtr simplement physique que parce que la seconde est métaphysique situations les de fait n e peuvent m'atteindre que si d'abord je suis d'une telle nature qu'il y ait pour moi des situations de fait. et c'est peine si je peux surprendre mon regard vivant quand une glace dans la rue me renvoie inopinémen mon image. qu'il est avec moi. Il est vrai que les objets extérieureux aussi ne me montrent jamais un de leurs côtÃqu'en me cachant les autres. Quant A lui. . c'est-adire devant nous. Mon corps . Sa permanence prks de moi. mais la perspective particulihre que j'obtiens d'eux chaque moment ne ré sulte que d'une nécessit physique. Dire qu'il est toujours prè de moi. il ne l'est pas en dépi du changement des perspectives. c'est dire que jamais il n'est vraiment devant moi. mais ce sont les yeux de quelqu'un qui observe. il est l'habitude primordiale. l'organe A un outil toujours disponible. qu'il demeure en marge de toutes mes perceptions. Les perspectives toujours nouvelles ne sont pas pour lui une simple occasion de manifester sa permanence. disposer d'un second corps qui lui-mêm ne serait pas observable. je les manie. Sa présenc est d'une telle sorte qu'elle ne va pas sans une absence possible. E n d'autres termes. que parce qu'il est observable. c'est-à -dir situà a u bout de nos doigts ou de nos regards. toujours la pour moi. Qu'est-ce donc ? Ma t8te n'est donnke a ma vue que par le bout de mon nez et par le contour de mes orbites. Autrement. En particulier l'objet n'est objet que s'il peut êtr éloignet donc h la limite disparaîtrde man champ visuel. le elle lui attribuait déjdes u caractère à qui sont incompatibles avec le statut d'objet. Elle disait d'abord que mon corps se distingue de la table ou de la lampe parce qu'il est constamment perç tandis que je peux me détourne d'elles. j'observe les objets extérieur avec mon corps. il serait vrai comme une idéet non pas présencomme une chose. j'en fais le tour.

il se sépardes objets.c'est qu'il est ce par quoi il y a des objets. T. d'êtr jamais a complètemen constituà > ( l ) . Le corps se surprend lui-mêm de l'extkrieur en train d'exercer une fonction de connaissance. se reconnaî ce qu'il à me donne des a sensations doubles à : quand je touche ma main droite avec ma main gauche. il ébauch à une sorte de rkflexion > (1) et cela suffirait pour le distinguer des objets. si la psychologie classique l'avait analysée pouvait la conduire au corps non plus comme objet du monde. tant de rapports objectifs. c'est en tant que mon corps. au monde non plus comme somme d'objets déterminé mais comme horizon latent de notre expérience présen sans cesse. lui aussi. toujours prbsent pour moi. mais seulement quand il est inerte. dkpositaire de de l'ensemble du Nachlass. d'un domaine perceptif sur lesquels mon corps a puissance. . .dans ce paquet d'os et de muscles qu'est ma main droite pour ma main gauche. c'est que. Van Bréda d'avoir pu consulter un certain nombre d'iné dits. avant toute pensbe déterminante Les autres caractère à par lesquels on définissaile corps propre n'étaienpas moins intéressants pour les et même raisons. elle me renvoie encore à un original du corps qui n'est pas là -bas parmi les choses. disait-on. l'objet main droite a cette singulièr propriétde sentir. la main droite objet n'est pas la main droite touchante : la premièr est u n entrelacement d'os. c'est d'une permanence absolue qui sert de fond 3 la permanence relative des objets ?I éclipse des vkritables objets. p. et donc sans jamais qu'ils le surprennent dans sa fonction exploratrice. dans le passage d'une fonction a l'autre. Il n'en va pas autrement. c'est parce que je suis moi-mêm en un certain lieu d'oà je les vois et que je ne peux voir. de mais A mesure qu'on approche des yeux. que je lance vers les objets pour les explorer. de mon corps tactile. la seconde traverse l'espace comme une fusé pour aller révél l'objet extérieu son lieu. Mon corps. On disait encore que le corps est un objet affectif. mais comme moyen de notre communication avec lui. Ce qui l'empêch d'êtr jamais u n objet. S'il est pcrmanent. P.d l'autre touchée touchanet tes. comme on perçoi deux objets juxtaposés mais d'une organisation ambiguà oà les deux mains peuvent alterner dans la fonction de a touchante à et de a touchke È Ce qu'on voulait dire en parlant de a sensations doubles W. Car si je dis que mon pied me fait mal. mon corps ne peut donc êtr vu n i touchk. malgrk les apparences. S'il faut que les objets n e me montrent jamais qu'une de leurs faces. agile et vivante. mais encore la prbsentation perspective des objets ne se comprend que par la résistancde mon corps i~ toute variation perspective. je devine un instant l'enveloppe ou l'incarnation de cette autre main droite. je ne veux pas dire simplement qu'il est une cause de douleur au mêm titre que le clou qui le déchiret seulement plus prochaine. E n tant qu'il voit en ou touche le monde. il ménaga u milieu d'eux un quasi-espace oà ils n'ont pas accès et quand je veux combler ce vide en recourant A l'image du miroir. les maintient en coexistence avec lui et fait battre en tous la pulsation de sa durée Ainsi la permanence du corps propre. 81. La prksence et l'absence des objets extérieurn e sont que des variations ?I l'intérieud'un champ de pré sence primordial. Quand je presse mes deux mains l'une contre l'autre. Ideen. II (inkdit). de muscles et de chair kcrasà en u n point de l'espace. Il n'est ni tangible ni visible dans la mesure oà il est ce qui voit et ce qui touche. mais de mon côtk en deç de toute vision. Non seulement la permanence de mon corps n'est pas u n cas particulier de la permanence dans le monde des objets extkrieurs. je puis reconnaîtr main touchécomme la mêm qui tout A la l'heure sera touchante. Nous devons LI Mgr Noëet l'Institut supérieu Philosophie de Louvain. tandis que les choses extérieureme sont seulement reprksentées C'ktait poser une troisièm fois le problèm du statut du corps propre. il ne s'agit donc pas de deux sensations que j'éprouverai ensemble. il essaye de se toucher touchant. et en particulier & la bienveillance du R. Le corps n'est donc pas l'un quelconque des objets extérieurs offrirait qui seulement cette particularità d'êtr toujours lh.108 PHENOMF~~OLOGIE LA PERCEPTION DE L'EXPERIENCE DU CORPS 109 visuel est bien objet dans les parties éloigné m a tête. mais encore la seconde ne se comprend que par la première non seulement la perspective de mon corps n'est pas un cas particulier de celle des objets. Si nkanmoins je crois A leurs côtÃcachks comme aussi un monde qui les embrasse tous e t qui coexiste avec eux. lui aussi Nous avons vu tout a l'heure que jamais les deux mains ne sont en mêm temps l'une à 1'égard. je ne veux pas dire qu'il est le dernier objet du (1) ~IUSSERL. et pourtant engagk au milieu d'eux par (1) HUSSERL. car si je peux palper avec m a main gauche ma main droite pendant qu'elle touche un objet. Méditationcartesiennes. dont je peux bien dire qu'ils a touchent w mon corps.

bien m a l A vrai dire. mais : à la douleur vient de mon pied à ou encore a mon pied a mal W. il y touche dè le débu c'est lui qui s'y et jette. d'accord avec la science. l'expériencdu sujet vivant devenait à son tour u n objet et. comme capable de a voir à et de a souffrir È mais ces représentation confuses faisaient partie des curiosité psychologiques. il est déj avec moi. mon intention n'ébauchu n parcours spatial que pour rejoindre le but donnÃd'abord en son lieu. c'étaiendes ~chantillons d'une pensé magique dont la psychologie et la sociologie btudient les lois et qu'elles font rentrer à titre d'objet de science dans le systèm du monde vrai. . ils se plaçaien dans le lieu de pensé impersonnelle auquel la science s'est référ tant qu'elle a cru pouvoir séparedans les observations ce qui tient A la situation de l'observateur et les propriétk l'objet absolu. Si la description du corps propre dans la psychologie classique offrait déjtout ce qui est nécessairpour le distinguer des objets. C'est ce que montre bien la a voluminosità primitive d e la douleurs dont parlaient les psychologues. que ditl'ére problèm inévitable un L'incomplétud m a perception étai (le comprise comme une incomplétudrie fait qui résultai l'organisation de mes appade reils sensoriels. une conscience de douleur par elle-mêm sans lieu qui n e s e relierait a u pied que par une déterminatio causale et dans le systèm de l'expérienceJ e veux dire que la douleur indique son lieu. n e saurait êtr senti et exige un parcours mental. C'étai a psyle mais que l'on traitait chisme w. a J'ai mal a u pied w signifie non pas : à J e pense que mon pied est cause de ce mal W . pour l'expliquer par la structure des yeux. On postulait que notre expérience déjinvestie par la physique et par la biologie. enfin l'union de l'Arne ct du corps. lui. devait se résoudrentikrement en savoir objectif quand le systèm des sciences serait achevé Dè lors l'expériencdu corps se dégradai a représentatios du corps. et que peut-êtr ceux-ci n e s e profilent q u e s u r ce fond affectif qui jette originairement l a conscience hors d'elle-même Enfin quand les psychologues ont voulu réserve u corps a propre des à sensations kinesthésiques qui nous donneraient globalement ses mouvements. la présencde mon corps comme une prlde sence de fait qui résultai son action perpétuellsur mes rbcepteurs nerveux. il y a comme u n germe de mouvement qui n e se développ que secondairement e n parcours objectif. d'oà vient que les psychologues n'aient pas fait cette distinction ou qu'ils n'en aient en tout cas tir6 aucune consbquence philosophique? C'est que. cette objection n e condamnait que leur langage. Les psychologues ne s'apercevaient pas qu'en traitnnt ainsi 1'expCrience di1 corps. tandis qu'ils attribuaient les mouvements des objets extérieur une percepA tion médiate t A la comparaison des positions successives. loin d'appeler une nouvelle définitio de l'être elle prenait place dans l'êtr universel. pour m'enseigner ce qu'est le corps en vérità j'ai une rétine que u n cerveau comme les autres hommes et comme les cadavres que je dissèqueel qu'enfin l'instrument du chirurgien mettrait infailliblement A n u dans cette zone indéterminb de m a têt la répliquexacte des planches anatomiques. son ambiguït comme corps touchant et corps touche ne pouvaient donc pas êtr des traits de structure du corps lui-mêmeelles n'en affectaient pas l'idée elles devenaient les a caractère dislinctifs à des contenus de conscience qui composent notre reprcscntation du corps : ces contenus sont constants. Les rapports de m a décisioet de mon corps dans le mouvement sont des rapports magiques. Ce qu'ils exprimaient.Il@ PHl?NOMJ3NOLOGIE DE LA PERCEPTION L'EXPERIENCE DU CORPS 111 monde exterieur. on pouvait bien leur opposer que le mouvement. Dans l'appaun rence de la vie. sa présentatiomarginale. ce n'étai en pas un phénomèn c'étai fait psychique. O n reconnaissait donc que mon corps n e s'offre pas A la manihre des objets d u sens externe. l'originalità des mouvements que j'exécutavec mon corps :ils anticipent directement la situation finale. mon corps visuel comporte une large lacune a u niveau d e la tête mais la biologie étai pour combler là cette lacune. qu'elle est constitutive d'un à espace douloureux W. ils ne faisaient. p a r une démarchnaturelle. étan une relation. par la a sensation kinesthésiqu c'étai w. je n'ai pas besoin de le chercher. affectifs et bizarrement jun~elé a sensations doubles È mais à en cela prè la representation du corps est une représentatio comme les autres et corrélativemen corps un objet comme le les autres. L'incompictude de mon corps. je n e le trouve pas en u n point de l'espace objectif pour le mener e n u n autre. le corps propre pouvait bien êtr diffé rent de tous les objets extérieurs pour la pensénon situé du psychologue. J e meus les objets extérieur A l'aide d e mon propre corps qui les prend en un lieu pour les conduire en u n autre. de Pour le sujet vivant. directement. sup- . que l'on opposait au réel comme une seconde réalità comme un objet de science qu'il s'agissait de soumettre A des lois. Mais je le meus. J e saisis mon corps comme un objet-sujet.je n'ai pas besoin de le conduire vers le terme du mouvement. apres quoi commencerait une douleur du sens intime.

ou les par plutô il en étai dans son existence le résulta contractà e t le souvenir latent. il étai tout ce dont il parlait. et voir le corps d'autrui à son tour comme une mécaniqu sans intérieurL'apport des expé riences étrangèr venait effacer la structure de la sienne. l'union de l'âm et du corps devait donc êtr une possibilità de la conscience elle-mêm et la question se posait de savoir ce qu'est le sujet percevant s'il doit pouvoir éprouve corps un comme sien. regarder son propre corps par les yeux d'autrui. c'est nécessairemen rencontrer. sans quoi les donnéesensibles auraient perdu le sens qu'elles devaient à cette évolution a psychisme à n'étai Le donc pas un objet comme les autres : tout ce qu'on allait (1) P. il ne lui suffisait pas d'êtr le psychisme pour le connaître savoir ce comme tous les autres ne s'acquiert que par nos rapports avec autrui. il en possédai déj résultat devers lui. au-dessous de la penséobjective qui se meut parmi les choses toutes faites. et de lui-mêm à autrui comme de lui-mêm à lui-même le psychologue pouvait et devait redécouvri rapport pré-objectif un Mais comme psychisme parlant du psychisme. Cette histoire du psychisme qu'il développai dans l'attitude objective. il la vivait en mêm temps qu'il la pensait. êtr avec eux au lieu d'êtr à côt d'eux. Il n'y avait plus lii de fait subi. GUILLAUME. qu'il abordait avec détachement c'étailui. au moment mêm oà a il voulait s'apercevoir comme objet parmi les objets. n i le chimiste. Revenons donc aux a caractère à du corps propre et reprenonsen l'étuda u point ou nous l'avons laissée le faisant nous En retracerons les progrè de la psychologie moderne e t nous effectuerons avec elle le retour à l'expéricncc . s'éliminai ses résul de de tats achevés le psychologue pouvait bien pour u n moOr ment. La genès de la perception depuis les a donnéesensibles à jusqu'au < monde à devait se renouveler à chaque acte de perception.L'EXPERIENCE DU CORPS 113 posépar ces deux explications. selon la pensé Descartes. et réciproquement ayant perdu contact avec lui-même il devenait aveugle pour le comportement d'autrui. mais un fait assumé Etre une conscience ou plutô êtr une expérience c'est communiquer intérieuremen avec le monde. à la manièr des savants. dire de lui. L'union de l'âm et du corps ne s'étai pas accomplie une fois pour toutes et dans un monde lointain. le monde exté rieur. S'occuper de psychologie. mais un événeme nous touchions de l'intérieur que dont nous étion l'accomplissement ou le surgissement perpétuel t qui rassemblait continuellement en lui son pas&. ce fait dont il traitait. Il s'installait ainsi dans une penséuniverselle qui refoulait aussi bien son expériencd'autrui que son expériencde lui-même Mais comme psychologue il étai engagà dans une tâchqui le rappelait à lui-mêm et il n e pouvait demeurer A ce point d'inconscience. une premièr ouverture aux choses sans laquelle il n'y aurait pas de connaissance objective. Le psychologue ne pouvait manquer de se redécouvriComme expériencec'est-à -dir comme présencsans distance a u passé u monde. L'Objectivitk en Psychologie. avec ses a particularitéÈ n'étaiplus un événeme dans le temps objectif et dans. elle renaissait à chaque instant au-dessous de la pens6e du psychologue et non comme un événeme se répè t qui e qui surprend chaque fois le psychisme. Car le physicien n'est pas l'objet dont il parle. Avant d'êtr un fait objectif. e son corps et son monde. point de dépar la connaissance. Cette représenta tion du corps. au contraire le psychologue étai luimême par principe. Sans doute. comme une union de fait dont la posside bilità de principe n'avait pas à êtr établie parce que le fait. mais comme une nécessitque le psychologue savait dans son êtr en mêm temps qu'il la constatait par la connaissance. au corps et A autrui. étai comprise. Le psychisme de fait. ce n'est pas à l'idéad'une psychologie d'introspection que nous nous reportons. il l'avait déjfait avant qu'on le dît l'êtr du psychologue en savait plus que lui sur lui-même rien de ce qui lui étai advenu ou lui advenait au dire de la science n e lui étai absolument étranger Appliqué u psychisme. le corps et les autres. comme on l'a bien montrà (1). la a notion de fait subissait donc une transformation. cette expérienc magique.

On disturbances o f sensation w i t h especial reference to the pain of visceral diseuse. pour que le schém corporel nous fasse mieux comprendre l'allochirie. c'étaipour exprimer que l'unità spatiale et temporelle. J e le tiens dans une possession indivise et je connais la position de chacun de mes membres par u n s c h d m a corporel ou ils sont tous enveloppés Mais la notion du schémcorporel est ambiguà comme toutes celles qui apparaissent aux tournants de la science. il faut que ces par associations soient A chaque moment réglé une loi unique. il est impossible de supposer que chacune des stimulations change de valeur spatiale pour son compte ( 2 ) et les diffé rents points de la main gauche sont transportéA droite en tant qu'ils relèven d'un organe total. Si l'on a éprouvle besoin d'introduire ce mot nouveau. admette qu' un tel complexe n'est pas la somme de ses parties mais un tout nouveau par rapport à elles W . On entendait d'abord par a schém corporel*^ un r à © s u m de notre expérienc corporelle. on n e croyait d'abord introduire qu'un nom commode pour designer u n grand nombre d'associations d'images e t l'on voulait seulement exprimer que ces associations étaien fortement établieet constamment prête A jouer. Le schkma corporel devait se monter peu A peu a u cours de l'enfance et A mesure que les contenus tactiles. et enfin une traduction perpktuelle e n langage visuel des impressions kinesthésiqueet articulaires du moment. De la mêm manièr mon corps tout entier n'est pas pour moi u n assemblage d'organes juxtaposbs dans l'espace. mais encore devenir la main droite. mais enveloppée les unes dans les autres. ou le sujet sent dans s a main droite les stimuli qu'on applique à s a main gauche. Dans les cas d'allochirie (1). p. kinesthésique t artie culaires s'associaient entre eux ou avec des contenus visuels e t les évoquaien plus aisémen (1). capable de donner un commentaire e t u n e signification à l'interoceptività et à la proprioceptività du moment.Storungen der Orientierung am eigenen Korper. bien que Schilder Cas - (1) Cf par exemple HEAD. d'une main sans parties qui a ét d'un seul coup déplacé forment donc Ils u n systèm et l'espace de m a main n'est pas une mosaïqu de valeurs spatiales. E n parlant d u schém corporel. on n'ajoute quelque chose aux explications classiques par les traces cérébral les sensations renaissantes que si le et schém corporel. Pourtant. que l a main gauche et sa position soit impliqué dans un dessein global du corps et y prenne son origine. que la spatialitÃdu corps descende du tout aux parties.LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE ET LA MOTRICITE Décrivond'abord la spatialità du corps propre. Sensory disturbances froin cerebral lesion. Korperscherna. C'est que ses parties se rapportent les unes aux autres d'une manièr originale : elles ne sont pas déployé unes à côt des les autres. ibid. P a r exemple. l'unità intersensorielle ou l'unità sensori-motrice du corps est pour ainsi (1) Cf par exemple HEAD. P a r exemple.Sa représentatiophysiologique n e pouvait êtr alors qu'un centre d'images an sens classique.LA SPATIALITE DU CORI'S PROPRE 115 III. 189 . Quand on veut (2) éclaire phénomè le du membre fantôm en le reliant a u schém corporel du sujet. je n e songerai jamais à dire qu'il est à côt du cendrier comme le cendrier est a côt d u télà phone. p. Elles ne pourraient êtr entièremen développé moyennant une réform que des méthodes Elles sont donc d'abord employée dans u n sens qui n'est pas leur sens plein et c'est leur développemen immanent qui fait éclate méthode les anciennes. 102 et suivantes. et mêm SCHILDEK. le bilan des mouvements accomplis A chaque moment d'un geste complexe. Nous avons discutà la notion de signe local dans La Structure d u Comportement. m a main n'est pas une collèctio d e points. LHERMITTE. L'Image de notre corps. W Comrne par ex. dans l'usage que les psychologue^^ en font. . . d e sorte qu'elle puisse d'un seul coup non seulement se superposer A la main droite ou SC rabattre s u r elle. Si mon bras est posà s u r la table. (2) Id. il n e suffit pas que chaque sensation de la main gauche vienne se poser e t se situer parmi des images génériqu toutes les parde ties d u corps qui s'associeraient pour former autour d'elle comme u n dessin d u corps en surimpression.PICK. Le contour de mon corps est une frontièr que les relations d'espace ordinaires n e franchissent pas. Il devait me fournir le changement de position des parties de mon corps pour chaque mouvement de l'une d'elles. la position de chaque stimulus local dans l'ensemble d u corps. a u lieu d'êtr le résidde la cénesthés coutumière en devient la loi de constitution. on voit bien que le schémcorporel débord cette définitioassociationniste.

seules mes mains sont accentuée tout mon corps et traîn derrièr elles comme une queue de comète Ce n'est pas que j'ignore l'emplacement de mes épaule de mes ou reins. p. mais une prise de conscience globale de ma posture dans le monde intersensoriel. E t en effet sa spatialitÃn'est pas comme celle des objets extérieur ou comme celle des c sensations spatiales à une spatialità de position. se comprend p a r le mouvement génér l'êtr au monde. et par là je sais ou est ma main et oà est mon corps.travail cité ma pipe d'un savoir absolu. pour éprouve n geste de u dextérit comme figure sur le fond massif du corps. En ce qui concerne la spatialitéqui nous intéress seule pour le moment. 365 et 367. 97) que le membre fantômequi vu est une modalitÃdu schhna corporel. J e sais oà est (1) KONBAD. et toute figure se profile sur le double horizon de l'espace extérieu de et l'espace corporel. que. En dernièr analyse. eine kritische Studie und der Das Versach einer Revision pp. (2) On a déj (cf supra p. L'espace corporel peut se distinguer de l'espace extérieu envelopper ses parties au lieu de les déploye et p. le fond de sommeil ou la réservde puissance vague sur lesquels se détachen geste et son but (1). Ramenà à un sens précis ce terme veut dire que mon corps m'apparaî comme posture en vue d'une certaine tiche actuelle ou possible.arce qu'il est l'obscurità de la salle nécessair la clartà du à spectacle. mais une spatialità de situation. Bürger-Prinet Kaila le corporel a le savoir du corps propre comme définissen schém terme d'ensemble et de la relation mutuelle de ses membres et de ses parties w . Ibid. p. il faut bien lier la main et le reste du corps par ce rapport de spatialità objective et qu'ainsi la structure figure et fond redevient l'un des contenus contingents de la forme universelle d'espace. une a forme à au sens de la Gestaltpsychologie (1). Comment un tel phénomè est-il possible? C'est qu'une forme. Ii6rperschemu. mais il n'est qu'enveloppà dans celui de mes mains et toute ma posture se lit pour ainsi dire dans l'appui qu'elles prennent sur la table. Il par ne suffit pas de dire que mon corps est une forme. Les psychologues disent souvent que le schém corporel est dynamique (2). de . Aphasie und Motorik. mon avant-bras avec mon bras. la le zone de non-êtr devant laquelle peuvent apparaîtr des être précis figures et des points. On doit donc récusecomme abstraite toute analyse de l'espace corporel qui ne fait entrer en compte que des figures et des points puisque les figures et les points ne peuvent ni êtr conçuni êtr sans horizons. On s'achemine donc vers une seconde définitio schkma corporel: il ne sera plus le du simple résulta associations établie cours de l'expé des au rience. Le mot a ici w appliquà A mon corps ne designe pas une position déterminà rapport à d'autres par positions ou par rapport à des coordonnéeextérieures mais l'installation des première coordonnées l'ancrage du corps actif dans un objet. et le < schémcorporel à est finalement une manièr d'exprimer que mon corps est au monde (2). veau. la situation du corps en face de ses tiiches. mon tronc enfin avec le sol. c'est que le schém corporel n'est ni le simple décalqu mêm la conscience ni globale des parties du corps existantes et qu'il se les intègr activement à raison de leur valeur pour les projets de l'organisme. comparé la mosaïqudu corps physico-chimique à ou à celle de la c cénesthés est un type d'existence nouw. des si mon corps peut êtr une a forme à et s'il peut y avoir devant lui des figures privilégié des fonds indifférents sur c'est en tant qu'il est polarisà par ses tâchesqu'il existe vers elles. Mais cette seconde définitioà son tour est déj dépassà les analyses des psychologues. 365. qu'il se ramasse sur lui-mêm pour atteindre son but. (2) Cf par exemple KONRAD. Si je suis debout et que je tienne ma pipe dans ma main fermée position de nia main n'est la pas déterminà discursivement par l'angle qu'elle fait avec mon avant-bras. qu'elle ne se limite pas aux contenus effectivement et fortuitement associé dans le cours de notre expé rience.LA SPATIALITE DU COUPS PROPRE 117 dire de droit. 395. Mais quel sens pourrait bien avoir le mot a sur à pour u n sujet qui ne serait pas situà par son corps en face du monde? Il implique la distinction d'un haut et d'un bas. toujours sous-entendu.. mon bras avec mon tronc. comme le primitif dans le déser à est chaque instant orientà d'emblésans avoir à se rappeler et 6 additionner les distances parcourues et les angles de dériv depuis le dkpart. le corps propre est le troisièm terme. Si je me tiens debout devant mon bureau et que je m'y appuie des deux mains. qu'elle lè précèd?une certaine manièr et rend justement possible leur association. (1) G~UNBAUM. On répondrpeut-êtr que la structure figure et fond ou la structure point-horizon présupposen elles-même la notion de l'espace objectif. c'est-Adire un phénomè dans lequel le tout est antérieu paraux ties. de la structure figure et fond. Si le membre paralysÃchez l'anosognosique ne compte plus dans le schémcorporel du sujet.

Un malade (1) que la psychiatrie traditionnelle classerait dans les cécità psychiques est incapable. Quand je dis qu'un objet est sur une table. d'executer des mouven~ents a abstraits È c'est-A-dire des mouvements qui ne s'adressent à aucune situation effective tels que de mouvoir sur commande les bras ou les jambes. Enfin quand on lui touche la tête le bras ou la jambe il ne peut dire quel point de son corps on a touché ne distingue pas deux points il de contact sur sa peau. il n'y aurait pas pour moi d'espace si je n'avais pas de corps. U.r. je ne trouve rien en lui que l'espace intelligible.~cltcnAmucndiiiigen. et. loin que mon corps ne soit pour moi qu'un fragment de l'espace. il les reprend dans leur signification originelle qui s'efface dans la banalit6 des situations acquises. La seule solution dans cette voie serait d'admettre que la spatialitb du corps n'a aucun sens propre et distinct de la spatialitÃobjective. et dans cette mesure le contenu corporel reste par rapport A elle quelque chose d'opaque. On voit mieux. dans toutes ces relations la relation universelle d'extériorità l'évidencdu haut et du bas. il n e reconnaî la grandeur ni la forme des objets que l'on ni applique contre son corps. Mais poude bons-nous feindre de ne trouver aucun sens distinct aux mots a sur >. Nous voudrions analyser de prks un exemple de motricità morbide qui met A nu les rapports fondamentaux du corps et de l'espace. il détach cette racine. mêm distants de 80 mm.. ce qui ferait disparaîtr contenu comme p h h o m à ¨ n le et par là le problèn~ son rapport avec la forme. comment il habite l'espace (et d'ailleurs le temps) parce que le mouvement ne se contente pas de subir l'espace e t le temps.~r. d'accidentel et d'inintelligible. L'ho r/i-in ou le fond (1) Cf rii. Mais en mêm temps cet espace intelligible n'est pas dégagde l'espace orienté n'en est justement que l'explicitation. elle n'est pas le moyen suffisant de cette position en ce qui concerne l'espace corporel. ne s'étendraienpas au-delà de la figure ou à l'entour s'ils n'appartenaient au mêm genre d'6tre qu'elle et s'ils ne pouvaient pas 6tre convertis en points par un mouvement d u regard. il n'a absolument aucun sens. c'est que la forme n'est accessible qu'A travers lui. Ueber d e n Einfluss d e s vollstündige Verlustes des o p f i s c h e n Vorstellungsvermogens auf das takiile Erkennen. Il ne réussiles mouvements (1) GELBet GOLDSTEIN.n. pp. her chap. È aux dimensions de l'espace orientà ? Mêm si l'analyse retrouve. . les yeux fermks. le premier étan fond sur lequel peut le se détache le vide devant lequel peut apparaîtrl'objet ou comme but de notre action.118 PHENOMENOLOGIE D E LA PERCEPTION LA SPATIALITI? DU CORPS PROPRE 119 c'est-à -dir un a espace orientà à (1). de la droite et de la gauche pour celui qui habite l'espace nous empêch de traiter comme non-sens toutes ces distinctions. si bien de que l'espace homogèn ne peut exprimer le sens de l'espace orientà que parce qu'il l'a reç de lui. Si l'espace corporel et l'espace extérieu forment un systèm pratique. È Mêm si la forme universelle d'espace est ce sans quoi il n'y aurait pas pour nous d'espace corporel. il les assume activement. Mais la structure point-horizon ne peut m'enseigner ce que c'est qu'un point qu'en ménagean avant de lui la en zone de corporéit d'ou il sera vu et autour de l'ui les horizons indéterminà sont la contre-partie de cette vision. d'étendrou de fléchi doigt.Psychologische Analysen l i i r ~ z ~ ~ u t h o l o g i s c Falle. mais le moyen par lequel se pose le contenu. C'est ce que nous avons essayà cl'exprimcr en disant que la Â¥-'ructurpointhorizon est le fondement de l'espace. en considéran corps en mouvele ment.fle111'iiye :tir phiinomenologische~~ Begriindurzg d e r Geoiiieiric u n d llucr plujsikuli. Il ne peut pas davantage un dbcrire la position d e son corps ou mêm de sa têt n i les mouvements passifs de ses membres.. Si le contenu peut êtr vraiment subsumà sous la forme et apparaîtr comme contenu de cette forme. et nous invite à chercher sous le sens explicite des définition sens latent des expériences le Les rapports des deux espaces seraient alors les suivants : dè que je veux thématisel'espace corporel ou en développe le sens. je me place toujours en pensé dans la table ou dans l'objet et je leur applique une catégori qui convient en principe au rapport de mon corps et des objets extérieurs Dépouillde cet import anthropologique.. qui La multiplicitÃdes points ou des à ici > ne peut par principe se constituer que par un enchaînemen d'expérience chaou que fois un seul d'entre eux est donnb en objet et qui se fait elle-mêm a u c e u r de cet espace. c'est bvidemment dans l'action que la spatialità du corps s'accomplit et l'analyse du mouvement propre doit nous permettre de la comprendre mieux. . a sous È a à côt de .. Mêm si la forme n'est pas le milieu dans lequel. Et. finalement. le mot s u r ne se distingue plus du mot à sous à ou du terme à côt de . elle n'est pas ce par quoi il y en a un. 157-250. L'espace corporel ne peut vraiment devenir un fragment de l'espace objectif que si dans sa singularità d'espace corporel il contient le ferment dialectique qui le transformera en espace universel.

SARTRE. il rbpbte d'abord l'ordre avec un accent interrogatif. Avec le geste de la main droite qui feint de peigner les cheveux. Il s'agit d'un ckrébelleux . Il faut donc admettre que a saisir à ou a toucher È mêm pour le corps.120 PHE?NOMI?NOLOGIE DE L A PERCEPTION LA SPATIALITI? DU CORPS P R O P R E 121 abstraits que si on lui permet de regarder le membre qui en est chargà ou d'exkcuter avec tout son corps des mouvements préparatoires localisation des stimuli et la reLa connaissance des objets tactiles deviennent possibles elles aussi à l'aide des mouvements préparatoiresLe malade exécute mêm les yeux fermés avec une rapidità et une à sûretextraordinaires. mais non comme moyen d'expression d'une penséspatiale gratuite et libre. enfin il exécut mouvement. mais. Le sujet normal. Ueber die Abhüngigkei p. . vient celui de la main gauche qui tient le miroir. p. Il peut mêm (1) sans aucun mouvement préparatoir exécuteces mouvements à concrets à sur commande. Il a pour métie fabriquer des et de portefeuilles et le rendement de son travail atteint les trois quarts du rendement d'un ouvrier normal. Avec le salut militaire viennent les autres marques extérieurede respect. Nous avons a u contraire à forger ici les concepts nécessaire pour exprimer que l'espace corporel peut xn'ctre donnà dans une intention de prise sans m'êtr donnà dans une intention de connaissance. avec le geste de l a main droite qui enfonce un clou vient celui de la main gauche qui tient le clou. le mouvement devient impossible (3). (2) GOLDSTEIN. puis son corps s'installe dans la position d'ensemble qui est exigé par la tGche. pourvu qu'ils lui soient habituels : il prend son mouchoir dans sa poche et se mouche.. (2) J. nous livre son objet sans aucune ambiguït et comme un terme identifiable A travers toutes ses apparitions. 453-466. il s a irrbalise w dans le rôl du soldat (2) comme le combdien glisse son corps rbel dans le a grand fantôm à (3) du personnage A jouer. porte vivement la main au point oà u n moustique le pique. Si l'on donne pour consigne a u malade d'interrompre le mouvement avant qu'il atteigne son but. E t i il faut admettre qu'un point de mon corps peut m'êtr pr& sent comme point à saisir sans m'êtr donnb dans cette prise anticipé comme point à montrer. si elle est. &aient recueillies dans le travail citb à l'instant. est autre chose que a montrer È Dè son débu mouvement de saisie est male giquement à son terme. aux traits strictement indispensables. Chez le mêm malade et aussi chez les cérébelleu constate (2) une dissociaon tion de l'acte de montrer et des réactionde prise ou de saisie : le mêm sujet qui est incapable de montrer d u doigt sur commande une partie de son corps. prend une allumette dans une boît allume une lampe. par exemple son nez. deux ans aprè celles qui voir d'un lieu s'entend en plusieurs sens. ne voit l qu'une situation d'expérience A il rédui donc le mouvement A ses blémentles plus significatifs et ne s'y met pas tout entier (1).. C'est que la consigne est prise au sérieuet que le malade n e réussiles mouvements concrets sur commande qu'à condition de se placer en esprit dans la situation effective A laquelle ils correspondent. quand il exécuts u r commande le salut militaire. il se plaî faire le soldat. L'homme normal et le combdien ne prennent pas pour rbelles des situations imaginaires. représentationVor-stellung. Le malade a conscience de l'espace corporel comme gangue de son action habituelle. (3) Id. 175. qu'à ce titre elle nous donne le lieu comme déterminatiodu monde objectif et qu'une telle représentatioest ou n'est pas. il n e commence qu'en anticipant sa f n puisque l'interdiction de saisir suffit A l'inhiber. zeigen und Greifen. ibid. Ueber die Abhüngigkei der Bewegungen von Ce optischen Vorgüngen second travail utilise des observations faites sur le mêm malade. Il joue avec son A ' propre corps. n'y réussi que si on lui permet de le saisir.. son corps est à sa disposition comme moyen d'insertion dans u n entourage familier. Quand on lui commande d'exécuteun mouvement concret.-P. L'Imaginaire. Regardons de plus près Un malade à qui l'on demande de montrer du doigt une partie de son corps. Schneider. On remarque le que tout le corps y collabore et que jamais le malade n e le réduitcomme ferait un sujet normal. 243. mais inversement (1) GOLDSTEIN. mais non comme milieu objectif. (3) DIDEROT. ou s'il ne peut toucher son nez qu'à l'aide d'une réglettde bois. comment ne saurais-je pas oà est mon nez quand il s'agit de le montrer? C'est sans doute que le sa(1) GOLDSTEIN. les mouvements nécessaire la vie. pp. Paradoxe sur le Comkdien. Mais comment est-ce possible ? Si je sais oà est mon nez quand il s'agit de le saisir. La psychologie classique ne dispose d'aucun concept pour exprimer ces variétà la conscience du lieu parce que la conscience de du lieu est toujours pour elle conscience positionnelle. Il y a donc un privilèg des mouvements concrets et des mouvements de saisie dont nous devons chercher la raison.

il se place a dans la situation alrective d'ensemble.. Dans la vie. L'opératio a lieu tout entièr dans l'ordre d u phé nombnal.. c'est le cet monde actuel. qui appelle u n certain mode de rbsolution. mon corps comme puissance d'action dé terminédont je sais d'avance le champ ou la portéeil y a mon entourage comme l'ensemble des points d'application possibles d e cette puissance. mais notre corps phbnoménalet cela sans myst&re. de son aiguille et de ses tâchefamilihres n'a pas besoin de chercher ses mains ou ses doigts. qu'un chaî non dans le déroulemen l'ensemble et c'est a peine si de j'ai conscience de l'initiative volontaire (. et c'est d'elle que le mouvement coule. de dire que le corps objectif appartient au à pour au autrui È mon corps phbnoména a pour moi à et l'on ne peut refuser de poser le problhme de leurs rapports. comme l'atteste ma perception d'un autrui qui me ramèn aussitô h la condition d'objet pour lui. ils a définissen par leurs valeurs combinée une certaine situation. sans viser mon corps ni mon entourage comme des objets a u sens kantien. comme objet articuléle monde comme pur spectacle auquel je n e me joins pas niais que je contemple et que je montre du doigt. mais des puissances déjmobilisée par la perception des ciseaux ou de l'aiguille. c'est le morceau d e cuir à A dbcouper È c'est la doublure a A coudre È L'établiles ciseaux. on voit qu'il y a un savoir du lieu qui se réduià une sorte de coexistence avec lui et qui n'est pas un néan bien qu'il n e puisse se traduire ni par une description ni mêm par la désignatiomuette d'un geste. puisque ce n'est pas sur lui qu'elle agit. et seul le spectateur. dit-il. qui se levait vers les objets ti saisir et qui les percevait (1). parce qu'ils n e sont pas des objets a trouver dans l'espace objectif. J e peux donc m'installer. de la suite des évknement eux-nlên~es moi et mes mouvements. De m2me le malade n'a pas fa chercher pour les mouvements concrets une schne et u n espace o à les déployer espace est donnb lui aussi. peut croire que la piqûr est perçue que la main se meut dans l'espace objectif et. mon bras comme machine de muscles et d'os. pleurer dans l'imaginaire. Le malade piquà par u n moustique n'a pas A chercher le point piquk et le trouve d'emblé parce qu'il ne s'agit pas pour lui de le situer par rapport à des axes de coordonnbes dans l'espace objectif. a trouver à le geste demandà par des mouvements prépa ratoires. un certain travail. d'autre part. nous n e sommes. libres d e toute adhérenc locale ou temporelle e t prête pour la dénominatioou du moins pour u n geste de dési gnation. a u besoin. des nerfs.) Tout marche u tout seul W . Ueber die Abhüngigkei pp.122 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITEDU CORPS PROPRE 123 détachen leur corps rée s a situation vitale pour le faire de respirer. mais sur le corps phénoména ce point de vue. des muscles. pour ainsi dire. s'btonner que le mêm sujet échoud a n s les expérience désignation mêm le sujet plack en face de De de ses ciseaux.et il y a. comme dans la vie à (1). E n ce qui concerne l'espace corporel. puisque le a pour moi à et le a pour autrui à coexistent dans un mêm monde. Le corps n'est qu'un blé ment dans le systhme du sujet e t de son monde et la tâch obtient de lui les mouvements nbcessaires par u n e sorte (1) Le probleme n'est donc pas de savoir comment l'âm agit sur le corps objectif.. . C'est ce que notre malade n e peut plus faire.. mais de rejoindre avec s a main phénoména certaine place douloureuse une de son corps phénoména qu'entre la main comme puiset sance de gratter et le point pique comme point a gratter u n rapport vécest donnb dans le systèm naturel du corps propre. les morceaux de cuir s e présenten u sujet comme des pôle d'action. Il ne surfit pas. le bout central des a fils intentionnels à qui le relient aux objets donnés n'est jamais notre corps objectif que nous mouCe vons. Si l'on interrompt son manèg et qu'on le rappelle à la situation d'expériencetoute s a dextéritdisparaît nouveau l'initiation cinhtique devient De impossible. elle n e passe pas par le monde objectif. le geste lui-mêm perd le caractèr mélodiqu qu'il offre dans la vie usuelle et devient visiblement une somme de mouvements partiels mis laborieusement bout à bout. comme appareil h flexions et à extensions. a j'éprouv les mouvements comme un résulta de la situation. . puisque c'est notre corps déjh comme puissance de telles et telles rbgions du monde. le malade doit d'abord a trouver à son bras. comme des entitétransparentes. . parler et. et u n e situation ouverte. par le moyen de mon corps comme puissance d'un certain nombre d'actions familière dans mon entourage comme ensemble de manipulanda. - (1) GOLDSTI:IN.. Il y a mon bras comme support de ces actes que je connais bien. des os. qui prêt a u sujet d u mouvement s a représenta tion objective du corps vivant. De la mêm manière pour exécute n mouvement sur commande. c'est-à -dir comme des système de qualitéliée p a r une loi intelligible. en effet. la question se De déplace est maintenant de savoir pourquoi il y a deux vues elle sur moi et sur mon corps : mon corps pour moi et mon corps pour autrui et comment ces deux systèmesont compossibles. en consbquence. 175 et 176.

trois. quatre angles. La véritabl méthod inductive n'est pas une a méthod différence elle consiste A lire de È correctement les phénomène en saisir le sens... On ne peut pas déduir normal du pathologique. ce doit êtr un angle droit. E n cas d e mouvement passif. par contre le sujet reconnaî figures si on lui permet des mouvements d'exles ploration dont il se sert pour les a épeleÈ pour repére leurs a caractkres à et pour en déduir l'objet ( 1 ) . il n e peut e n décrirla position qu'aprè une séri e mouvements pendulaires q u i d lui donnent la situation d u bras par rapport a u tronc. Ueber den Einfluss. Ibid. le sujet passe plusieurs fois ses doigts sur un angle : a les doigts. à . (2) GOLDSTEIN. par des mouvements préparatoires A faire de son corps un objet de perception actuelle. celle du tronc p a r rapport h la verticale.a Deux. c'est-AA dire A les traiter comme des modalité des variations de et l'êtr total du sujet. cf pp. comme l'enfance et comme l'éta a primitif à est une forme d'existence complèt e t de les procédkqu'elle emploie pour remplacer les fonctions normales détruitesont. Ici encore il a recours A des mouvements actifs.. Comment coordonner cette séri(le faits et comment saisir à travers eux la fonction qui existe chez le normal et qui fait défau chez le malade ? Il ne peut êtr question de transfére simplement chez le normal ce qui manque au malade et qu'il cherche à retrouver. Le malade conclut s a position couché l a de pression du matelas s u r son dos. Néanmoinle normal distingue en tout cas sans mouvement u n stimulus appliquà à sa tEte et u n stimulus appliquà à son corps. les côtÃont tous deux centimètresdonc ils sont égaux les angles sont droits. sans calcul.. tantô l'autre pointe. Si l'on dessine des lettres ou des chiffres s u r s a main. Il faut comprendre les suppléancecomme des suppléances comme des allusions à une fonction fondamentale qu'elles essayent de remplacer et dont elles n e nous donnent pas l'image directe. n i conscience thétiqude la réactio : simpiement il est son corps et son corps est la puissance d'un certain monde. il ne les distingue qu'A condition de pouvoir balancer la main et mettre a u contact d e la peau tantô l'une. pp. Le simple contact d'un rectangle ou d'un ovale e n papier ne donne lieu A aucune reconnaissance. celle d e l'avant-bras p a r rapport a u bras. la ou constellation de nos auditeurs obtiennent immédiatemen de nous les paroles. sa position debout d e l a pression du sol s u r ses pieds ( 2 ) . Nous constatons que le malade interrogà s u r la position de ses membres ou s u r celle d'un stimulus tactile cherche. La maladie. pp. Si l'on pose s u r s a main les deux pointes d'un compas. 167-206.. des phénomèn pathologiques. L e malade n e recherche ces perceptions explicites que pour suppléeune certaine présencdu corps et de l'objet qui est donn6e chez le normal et qu'il nous reste à reconstituer. tous à C'est un dé Id. il commence par mettre en mouvement tout son corps et &grossit ainsi la localisation. puis ils s'arrêtent puis ils repartent dans un autre sens .. Rien ne serait plus trompeur que de supposer chez le normal les même opérationsabrégkeseulement p a r l'habitude. chez le normal lui-mêmela perception du corps. p... 167-206. il cherche A la tracer lui-mêm en suivant le contour d e l'objet. vont tout droit. ibid. dit-il. pp. . eux aussi. c'est un angle. mais parce que nous sommes à la lettre ce que les autres pensent de nous et ce qu'est notre monde. a u contraire. le les déficiencedes suppléances par un simple changement de signe. . Allons-nous supposer (3) que l'exci(1) Par exemple. Veber den Einfluss. dans les expérience le maoà lade échou Si l'on touche une partie de son corps e t ? qu'on lui demande de localiser le point de contact. non que nous cherchions à déguise nos pensée ou plaire. comme on le prouve en dessinant s u r s a main gauche des lettres normales. ibid. les attitudes. interrogb s u r l a forme d'un objet au contact de son corps. 187-206. Qu'arrive-t-il. puis l'image en miroir des même lettres.. le ton qui leur conviennent. (1) GOLDSTEIN. qui ne sont jamais reconnues. 206-213. l e sujet sent qu'il y a mouvement sans pouvoir dire quel mouvement et dans quelle direction. les réactionmotrices qui établironentre elles le meilleur équilibre comme les usages de notre milieu. et des objets a u contact du corps est confuse dans l'immoM i t 6 (2). (3) Comme le fait Goldstein.. 206-213. il n e les identifie qu'A condition de mouvoir lui-mêm s a main et ce n'est pas le mouvement de la pointe s u r sa main qu'il perçoitmais inversement le mouvement de s a main par rapport A la pointe. 195.LA SPATIALITà DU CORPS PROPRE 125 i d'attraction à distance. pp. puis il la précis en mouvant le membre intéresset l'achèv par des tressaillements de la peau a u voisinage du point touchà ( 1 ) . Si l'on place le bras d u sujet en extension horizontale.. qui est aussitô comprise. Sans doute. Dans le mouvement concret le malade n'a n i conscience thétiqu du stimulus. comme les forces phénom6nalei l'muvre dans mon champ visuel obtiennent de moi. (2) ld.

. à une conjecture probable.126 I'HI?NOMI%OLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 127 tation extéroceptivou proprioceptive a réveillchez lui des à résidukincslliésiquc qui tiennent lieu de mouveà ments effectifs ? Mais comment les donnée tactiles réveille raient-elles des à résidu kincsthétique déterminà elles w si ne portaient quelque caractèr qui les en rende capables. le champ de l'actuel se limite à ce qui est rencontrà dans un contact effectif ou relià A ces donnée par une déductioexplicite. 213-222. Mais chaque stimulade de tion corporelle chez le normal éveille lieu d'un mouveau ment actuel. pour repére n mur dans l'obscurité u enfin il bbauche plusieurs mouvements selon la ligne droite et selon différentecourbes. Encore ne réussit-i A trouver le mouvement que dans un certain plan qui n'est pas exactement perpendiculaire au sol. il est ouvert aux situade tions verbales et fictives qu'il peut se choisir ou qu'un expérimentateu peut lui proposer.. de passage de la mklodie. des Anhalfspunkte. apparaisse comme clef dans mon expérienc tactile. sans autre précision mouvoir son de bras. hors de ce plan privilégià ne sait pas mêm l'ébauche il (1). et ôt a l'objet sa présenc charnelle et sa facticité lieu que chez le Au normal chaque événeme moteur ou tactile fait lever A la conscience un foisonnement d'intentions qui vont. pp. elle s'annonce par une tension particulière et comme une certaine puissance d'action dans le cadre du dispositif anatomique. par exemple. chez le malade. une sorte d'actualitk.Visiblement le (1) GOLDSTEIN Ueber den Einfluss . le malade doit aussi a trouver à sa tGte (qui est pour lui l'enblèm du a haut à ˆ par une séri d'oscillations pendulaires qui seront poursuivies pendant toute la durédu mouvement et qui en fixent le but. et c'est justement la maladie de Schneider d'avoir besoin. 25 et suivantes. un champ tactile oà les impressions locales puissent s'int6grer à une configuration comme les notes ne sont que les points - (1) Cf supra la discussion génbralde 1' < association des idée . Le corps chez le sujet normal n'est pas seulement mobilisable par les situations réelle l'attirent à elles. w (2) Nous empruntons ce mot au malade Schneider :il me faudrait. la reconnaissance à une synthès rationnelle. Si l'on demande au sujet de tracer dans l'air u n carrÃou un cercle. C'est parce qu'il se est enfermà dans l'actuel que le toucher pathologique a besoin de mouvements propres pour localiser les stimuli. la perception à un signalement abstrait. il peut se détourne qui du monde. Puis il remue tout le corps et les mouvements se restreignent ensuite au bras que le sujet finit par a trouver È S'il s'agit de a lever le bras >. se prête A des expériences t e plus généraleme situer dans le virtuel. l'impression tactile reste opaque et fermé sur elle-même Elle peut bien attirer A soi la main dans un mouvement de saisie. ple. sans quitter sa place de possible. appliquer son actività aux stimuli qui s'inscrivent sur ses surfaces sensorielles. et c'est encore pour la mkme raison que le malade remplace la reconnaissance et la perception tactiles par le déchiffremen laborieux des stimuli et par la déductiodes objets. si elles n'avaient elles-memes une signification spatiale précis ou confuse (1) ? Nous dirons donc au moins que le sujet normal a immédiatemen des a prises à (2) sur son corps. Si l'on prescrit au malade d'exécuteles yeux fermé n mouvement abstrait. de plus. chez le malade.. puis il porte la main en avant. Le normal compte avec le possible qui acquiert ainsi. pour savoir ou on le touche. Son corps ne lui est pas donnà par le toucher comme un dessin géométriq lesur quel chaque stimulus viendrait occuper une position explicite. et. du corps comme centre d'action virtuelle. comme un sujet normal le fait. il faut une sorte d'ampleur du toucher. et enfin le plan dans lequel il se déroulera par exemSi. il a trouve à d'abord son bras. son corps comme corrélati de purs stimuli dépourvu signification pratique. il l'achkve promptement. une séri u d'opération préparatoire est nécessair lui pour a trouver à le membre effecteur lui-même la direction ou l'allure du mouvement. il n'cst pas seulement en situation a l'égar des tsches donnéed'un métieril n'est pas seulement ouvert aux situations réelles mais il a. au contraire. dit-il.. mais ne se dispose pas devant elle comme quelque chose que l'on puisse montrer. on lui ordonne. L'analyse du a mouvement abstrait à chez les malades fait encore mieux voir cette possession de l'espace. cette existence spatiale qui est la condition primordiale de toute perception vivante. de faire passer la partie touché son corps 5 l'éta figure. soit vers le corps lui-même soit vers l'objet. une sorte de a mouvement virtuel È la partie du corps interrogésort de l'anonymat. et la mêm viscosità des donnée tactiles qui assujettit le corps A des situations effectives ré duit l'objet A une somme de a caractère w successifs. Il ne dispose pas seulement de son corps comme impliquà dans un milieu concret. a u contraire. et si l'un de ces mouvements se trouve êtr circulaire. il demeure d'abord interdit. Pour qu'une clef. p.

et il les vise en tant qu'ils sont capables de rompre leur insertion dans le monde donnÃet de dessiner autour de moi une situation fictive. son consentement ou son refus se lisent immé de diatement dans mon geste. Tantô le malade pense la formule idéaldu mouvement. le premier a lieu dans l'êtr ou dans l'actuel. 161 :Bewegung und Hintergrund bestimmen sich wecliselsçitig sind eigentlich nur zwei herausgegriffene Moincnte eines einheitlichen Ganzes. elle n'a pas de signification motrice. Mais si la consigne a pour lui une signification intellectuelle. La fonction normale qui rend possible le mouvement abstrait est une fonction de c projection à par laquelle le sujet du mouvement ménag devant lui un espace libre ou ce qui n'existe pas naturellement puisse prendre un semblant d'existence. sans aucun partenaire fictif. puisqu'il sait reconnaîtr de ce qu'il y a d'imparfait dans ses première ébauches que. .LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 129 malade ne dispose de son corps que comme d'une masse amorphe dans laquelle seul le mouvement effectif introduit des divisions et des articulations. ibid. il vise mon avant-bras. le second dans le possible ou dans le non-être le premier adhèr à un fond donné le second déploi lui-mêm son fond. je considkre curieusement cette étrang machine à signifier e t la fais fonctionner pour le plaisir ( 3 ) . Le mouvement concret est donc centripète tandis que le mouvement abstrait est centrifuge. Il se repose sur son corps du soin d'exécutele mouvement comme un orateur qui ne pourrait dire un mot sans s'appuyer sur un texte écri d'avance. mais sans viser aucun partenaire présen mêm imaginaire et comme a une ou suite de mouvements en soi à (2) c'est-à -dir si j'exécutune a flexion à de l'avant-bras sur le bras avec a supination du bras et a flexion à des doigts.. il n'y a pas une perception suivie d'un mouvement. et c'est vrai en tant que le corps dans le mouvement abstrait n'est plus seulement le véhicul devient le but du mouvement. il peut bien retrouver dans la trace d'un mouvement effectuà l'illustration de la consigne donnée mais il ne peut jamais déploye penla ske d'un mouvement en mouvement effectif. Le malade ne cherche pas et ne trouve pas luimêm le mouvement. Ueber die Abhangigkeit.. il change aussi de rnodalitb existentielle et passe de l'actuel au virtuel. Par là s'éclair distinction la du mouvement abstrait et d u mouvement concret : le fond du mouvement concret est le monde donné fond du moule vement abstrait est au contraire construit.. ou mêm en tant que. Quand je fais signe a u n ami de s'approcher. tantô il lance son corps dans des essais avcugles. Toutefois. mon bras. en devient lui-mêm le but. par exemple. 160 sq. et que le mouvement et son fond sont a des moments d'une totalità unique à (1). elle n'est pas parlante pour lui comme sujet moteur. ( 2 ) Id. Le fond du mouvement n'est pas une représentatioassocié lié ou extérieuremen mouau vement lui-mêmeil est immanent au mouvement. je m'aperçoi que l'on ne veut pas m'obéiet que je modifie mon geste en conséquence n'y a pas là deux actes de il conscience distincts. je fais signe là -bas ou se trouve mon ami. La consigne qui lui a ét donné n'est pas dépourvu sens pour lui. qui étai tout l'heure le véhiculdu mouvement. mon intention n'est pas une (1) GOLDSTEIN. la distance qui me sépar lui. et an changeant de fonction. Ce qui lui ma?que n'est ni la motricité i la pensée nous sommes invln et à entre le mouvement comme processus en té reconnaîtr troisièm personne et la pensécomme représentatio d u mouvement une anticipation ou une saisie du résulta assurépar le corps lui-mêm comme puissance motrice. mon corps. mes doigts.) se contente de dire que le fond du mouvement abstrait est le corps. il agite son corps jusqu'à ce que le mouvement paraisse. 161. son projet moteur ne vise plus quelqu'un dans le monde. Je fais signe à travers le monde. pensé que je préparerai -moi-mêm et je ne perçoipas en le signe dans mon corps. i l l'anime et le porte à chaque moment. si et le hasard de la gesticulation amèn le mouvement demandé il sait aussi le reconnaîtr utiliser promptement cette et chance. Si. On connaî (1) GOLDSTEIN. (3) GOLDSTEIN(Ueber die Abhangigkeit. Ce qu'on peut exprimer en disant que chez le normal tout n~ouvement u n a fond. u n a projet moteur à (Bewegungsentwurf) une a intentionnalitÃmotrice D sans lesquels la consigne demeure lettre morte. mais je vois la mauvaise volont6 de mon partenaire et mon geste d'impatience sort de cette situation sans aucune penséinterposé(1). Si maintenant j'exécut a le mêm à mouvement. Le mouvement abstrait creuse à l'intérieudu monde plein dans lequel se déroulai mouvement concret une zone de réflexioet de le subjectivité superpose à l'espace physique u n espace viril tuel ou humain. l'initiation cinétiquest pour le sujet une manièr originale de se référ un objet a u à mêm titre que la perception. Ueber die Abhiïngigkeitp. p. p. a u contraire chez le normal tout mouvement est indissolublement mouvement et conscience de mouvement. la perception et le mouvement forment un systèm qui se modifie comme un tout.

p~ . et beaucoup plus kpaises à (ibid. chap. pour décrirdans l'air un mouvement qui n'est défin par une consigne verque bale ou par des nécessità morales. d'établi lignes de force.. (3) à Il manque aux donnée visueHes du malade une structure spécifiqu caractéristique impressions n'ont pas une et Les configuration ferme comme celles du normal.). 1. VAN WOERKO?. . Sachant que nous sommes en mars et u n lundi ils auront de la peine à indiquer le jour et le mois précédent qu'ils bien connaissent par m u r la séri jours et des mois. de ménage persdes des pectives. En médecin recherche des causes. le malade distingue les hommes des voitures parce que < les hommes sont tous pareils: minces et longs. zur Psychologie des optischen Wahrnehmungs. de construire sur l'entourage géographi que un . Schn. pour en jouer A m a fantaisie. coincident avec des troubles massifs de la fonction visuelle. (4) Ihid. Psychologische Analysen hirnpulhologischer Falle. tantô ils comptent avec les bâ tons d'une séri quelques-uns de ceux qui appartiennent à l'autre (1). comme les écriteau dans un musé conduisent le visiteur. ne nous montre que le sens ou l'essence de la maladie et ne nous en donne pas la cause. la vraisemblance psychologique ne vaut h peu prè rien à (p. 77). par de exemple. pp. 318). 113-119. eux-même lié la blessure occipitale qui est à l'origine de à la maladie. que les mouvements a abstraits à deviennent possibles pour le sujet dè qu'il fixe des yeux le membre qui (1) Cf par exemple II. 108). 20-24. on ne peut pas s'y tromper. On sait. c'est-A-dire psychologique. dans la qu'à l'cxplication scientifique (. Par exemple. Quant aux objets absents. LE SAVOUREUX. pp. comme on l'a dit souvent de ta psychanalyse (1). les distances et les objets eux-mêmes mais qui ne peuvent ni tracer sur ces objets les directions ni utiles à Faction. d'autre part. quelque chose qui va et vient à (p. Le monde n'existe plus pour eux que comme un monde tout fait ou figé alors que chez le normal les projets polarisent le monde. ta notion de l'espace (le sens g6oni6Sur trique). du à triangle à du du a droit à et du à courbe È Il n'a devant lui que des taches sur lesquelles il ne peut saisir par la vue que des caract&restris massifs comme la hauteur. le seul fait d'avoir relià les symptôme par des relations logiques plausibles est une confirmation suffisante pour justifier le bien-fondà d'une interprétatiopsychanalytique. Ici. il est incapable de s'en donner une représentatio visuelle (4). en dessus. un systbme de significations qui exprime au dehors lpactivitb interne du sujet.milieu de comportement.les voitures sont larges. qui perçoivenles formes. 116. la largeur et leur relation à (Ibid. en u n mot d'organiser le monde donnÃselon les projets du moment. p.LA SPATIALITG DU CORPS PROPRE des malades moins gravement atteints que Schn..). elles n'ont pas. La science ne commencerait qu'avec l'explication qui doit rechercher au-dessous des phénomèn conditions d'oà ils dépen les dent selon les méthode éprouvé l'induction. par exemple. avec. trouvent difficilement la a direction opposé Si È Von pose une règl entre eux et le médecin ne savent pas ils sur commande distribuer les objets a de leur côt à ou a du côt du médeciÈ Ils indiquent trè mal.C'est que toutes ces opération exigent un m+me pouvoir de tracer dans le monde donnà des frontières des directions. Ses donnéevisuelles sont des taches presque informes (3).und Erkennungsvorganges. Ils n'ardes rivent pas à comparer le nombre d'unitécontenues dans deux série bâtonposé de devant eux :tantô ils comptent deux fois le mêm biiton. et y font paraîtr comme par magie mille signes qui conduisent l'action. Un philosophe en face de la Psychanalyse. GELB et GOLDSTEIN. ne reconnaîaucun objet (2). Cette fonction de a projection È ou ci' a évocatioà (au sens ou le médiu bvoque et fait paraî tre un absent) est aussi ce qui rend possible le mouvement abstrait : car pour posséde mon corps hors de toute tâch urgente. (2) Il n'y parvient que si on lui permet des a mouvements imitatifs à (nachfahrende Bcwegungen) de la têtedes mains ou des doigts qui repassent le dessin imparfait de l'objet. ni les distribuer selon un principe donné en génér apposer a u spectacle spatial les détermination anthropologiques qui en font le paysage de notre action. Nouuelle Revue Française févrie 1939. nous savons que les troubles moteurs de Schn. l'aspect caractéristiqu a carrà È. ces malades placé dans un labyrinthe en face d'une impasse. Un jardinier qui balaie à cinquante pas est à un long trait. p.. Dans la rue. il faut aussi que je renverse le rapport naturel du corps et de l'entourage et qu'une productività humaine se fasse jour à travers i'bpaisseur de l'être C'est en ces termes que l'on peut décrirle trouble des mouvements qui nous intéresse Mais on trouvera peut-êtr 131 que celte description. Par la vue seule.~. sur le bras d'une autre personne. a Pour Freud. Ce caractèr de cohérenc logique proposÃcomme critériu d'exactitude de l'interprétatio apparente beaucoup plus la démonstratio freudienne à la déductiométaphysiqu mentale. l e point stimulà sur leur propre corps..

E n réalità analyse inductive. conduite selon les m6une thodes d e Mill. par sa structure épistà mologique dont la qualità est la réalisatio concrèt et. Un sens se défini donc moins par la qualità indescriptible de ses u contenus psychiques à que par une certaine manièr d'offrir son. mais par une certaine manièr de mettre en forme ou de structurer l'entourage. pp.. Zcigen und Greifen. 14. E n réalità que la mesure des seuils ce met à l'épreuve sont des fonctions antérieure la spéci ce à fication des qualité sensibles comme a u déploiement la de connaissance. Car les troubles d u mouvement abstrait et d u Zeigen n e se rencontrent pas seulement dans les cas de cécitpsychique. et la fonction de projection ou d'évocation que nous avons mise en évidenctout a l'heure. conservépar le malade.. s a signilicalion pour nous. Les célèbr méthodede Mill nous permettraient ici de conclure que les mouvements abstraits et le Zeigen dépen dent du pouvoir d e représentatiovisuelle. Ce n'est pas parce que la fonction visuelle est atteinte que les mouvements de désignatio deviennent impossibles. pp. ces concepts confus embarrassent l a recherche et a ~ ~ e l l e finalement une rkvision eénéra nt des catégorie na&&. au contraire. p. Nous devons admettre que le son. Ainsi. relèven du sens kinesthé sique ou tactile. Les troubles moteurs des cérébelle ceux de la cécitpsychique ne peuvent êtr et coordonnédue s i l'on défini fond du mouvement et la le vision. appelle plutbt un mouvement de saisie et la perception visuelle u n geste de dksignation. auxquels il suppose que des contenus de conscience isolables doivent correspondre selon un postulat génér a constance à (2) qui exprime notre ignorance de naturelle de nous-mêmes Mais. en effet remarquablement exercÃchez Schn.. comme celle du Greifen et du Zeigen. et s i elle conçoi à à (1) GOLDSTEIN. L a distinction du mouvement concret et d u mouvement abstrait. et cependant il n'y a aucune raison chez eux de supposer u n trouble primaire de la fonction visuelle. repris et appliqué systéma tiquement par la science.. DU CORPS PROPRE 133 en est chargà (1). n'aboutit à aucune conclusion. on n e peut que renoncer a la simple notation statistique des coïncidenceet chercher à a comprendre à la relation manifestép a r elles. Parmi toutes ces concordances. Nous sommes ramenépar l'usage mEme de la n~éthod inductive a ces questions kmétaphysique que le positivisme voudrait éluderL'induction ne parvient a SOS fins que si elle n e se borne pas à noter des présences des absences e t des variations concomitantes. et que les niouvements concrets. u Le son nous dirige toujours vers son contenu. . 456.. HoCHEIMER de Schn. Le.. à la perception e t à la représentatiovisuelles (2). ce qu'il reste de motricità volontaire s'appuie s u r ce qu'il reste de connaissance visuelle. se laisserait ramener à la distinction classique du tactilc et d u visuel.. Devant l'ambiguït des faits. ou des rnaté riaux dont dispose s a connaissance (en langage intellcctualiste). à la différenc des excitants sonores. objet. et STEINFELD) ont élarg ils leur diagnostic. 458-459. il n'est pas permis d'en choisir une seule comme décisiv d' a expliquer v et p a r elle l'acte de montrer. nous pouvons beaucoup plus facilement a faire abstraction à du contenu et nous sommes bien plutô orienté vers le lieu de l'espace ou s e trouve l'objet v (1). a u contraire. c'est la manièr dont le sujet fait êtr pour lui-mêm ce qui l'entoure. et Ueber d e n Einflusz cas . (3) Zeigen und Greifen.132 PHENOMENOLOGIE DR LA PERCEPTION LA SPATIALITC. 213-222. (2) C'est dans ce sens que Gelb et Goldstein interprétaien le (Zur Psychologie et Ueber d e n Einflusz). ( 2 ) Cf ci-dessus Introduction. d e lui-même (1) GELB GOLDSTEIN. n'obtiennent que des réactionmotrices imparfaites. dans la suite (Ueber die Abhii~~gigkeit et surtout Zeigen und Greifen et les travaux publié sous leur direction par BENARY. dans la préscn tation visuelle. non par un stock de qualité sensibles. Le médeciet le psychologue empruntent a u sens commun les concepts de la a vue à et de 1' a ouï à et le sens commun les croit univoques parce que notre corps comporte en effet des appareils visuels et auditifs anatoiniquement distincts. dans les premiers travaux qu'ils lui ont consacrà . comme d'ailleurs les mouvements imitatifs par lesquels il compense la pauvretà des donnéevisuelles. mais aussi chez les cérébelle dans beaucoup d'autres maet ladies ( 3 ) . soit comme spectacle et thèm de connaissance. c'est. On verra comment . Le progrhs de leur analyse est un exemple particulièremen clair des progrè de la psychologie. parce que l'attitude du Zeigen est impossible que les excitants visuels ne suscitent que des réactionimparfaites. l'exhibition. médeciqui fait agir s u r le malade des a stimuli visuels ou a sonores s croit mettre à l'épreuvs a a sensibilitÃvisuelle à ou < auditive v e t faire l'inventaire des qualitésensibles qui composent s a conscience (en langage empiriste). Dans le cas des cérébelleu constate on que les excitants visuels. p. pour parler comme Kant. soit comme pôl d'actività et terme d'un acte de prise ou d'expulsion.

On n'a pas le choix entre une description de la maladie qui nous en donnerait le sens et une explication qui nous en donnerait la cause et il n'y a pas d'explications sans compréhension Mais précisonnotre grief. . dirons-nous. Disons provisoirement qu'elle ne se découvr qu'à une certaine réflexiodont nous préciseron plus loin la nature.. sont demeurbes ce qu'elles btaient chez le normal. Le malade essaie de se donner. pour avoir le droit de rattacher dans la cécit psychique le trouble du mouvement a u trouble visuel et chez le normal la fonction de projection & la vision comme & son antbcbdent constant et inconditionnk. puisque la conscience de l'espace corporel et le - mouvement abstrait. d'exbcuter des mouvements abstraits. elle est toujours une interprétatioprobable. . exactement comme l'induction physique ne se borne pas à noter les consécution empiriques et crke des notions capables de coordonner les faits. . comme u n fond visuel le relkvement d u mobile par rapport A son point de dépar t A son point d'arrivke pendant toute la e duréd u mouvement. Puisque l'explication n'est pas découvertmais inventée n'est jamais elle donné avec le fait. car elle est elle-n1C'ine habité par la mêm puissance de projeter un spectacle qui se manifeste dans le mouvement abstrait et dans le geste de désignation cette puissance ne tombe pas sous les sens Or et pas mêm sous le sens intime. ont perdu leur allure mklodique. par lui-mi?me. Il est bousculà par le mouvement m&me et il a besoin d'êtr reconstruit aprks chaque phase d u mouvement. c'est-à -dir à disposer devant le sujet du mouvement son point de dkpart et son point d'arrivédans une simultanbitk rigoureuse.. qui vise l'espace virtuel. A fournir un fond a u mouvement..LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 135 et comprend les faits sous des idée n'y sont pas contequi nues. Si nous observons qu'un aveugle est capable de localiser les stimuli sur son corps et d'exécute des mouvements abstraits. 163 sqq. Le à champ pratique qui manque A Schn. qu'aucune expbrience n'est cruciale et aucune explication dbfinitive. on peut toujours rkpondre que la frkquence des associations a conlmu- (1) Cf L.. La psychologie n'explique pas en désignan parmi eux l'antécéde constant et inconditionné Elle conçoiou comprend les faits. Pouvons-nous l'affirmer ? C'est ici qu'on va voir comme les faits sont ambigus. en particulier l'expkrience tactile. s'accompagnent d'une déficienc massive de la connaissance visuelle. il ne saurait nous fournir. il faudrait etre sfir que seules les donnée visuelles ont btb touchkes par la maladie et que toutes les autres conditions d u comportement. BRUNSCHVICG. . 1 partie.et GOLDSTEIN. E n psychologie.outre qu'il y a des exemples de mouvements prkparatoires chez les aveugles. Par exemple. Nous sommes donc tentéde considére cécit la psychique comme u n cas différentie comportement tacde tile pur. L'Ezpérienc humaine et la Causalità " physique. Voilh pourquoi. la représentatio visuelle n'explique pas le mouvement abstrait. on pourra toujours répondr que les donnbes tactiles du normal ont justement reç des donnkes visuelles leur structure objective selon le vieux schbma de i'bducation des sens. (2) GOLDSTEIN. Il résult aussit6t de là que l'induction psychologique n'est pas un simple recensement des faits. Nous dirons alors que le toucher n'est pas apte.. ce n'est pas seulement l'empirisme qu'il faut récuser C'est la méthodinductive et la pensécausale en généra L'objet de la psychologie est d'une telle nature qu'il ne saurait êtr déterminpar des relations de fonction A variable. y font presque complhtement défaut nous inclinons A conclure que je toucher par lui-mémne nous donne aucune expérienc de l'espace objectif (1). GELB (1) Ueber den Einflusz pp. Nous ne faisons jusqu'ici qu'appliquer à la psychologie ce qu'on a trè bien montrà à propos de l'induction physique (1) et notre premier grief porte contre la manièr empiriste de concevoir l'induction et contre les méthode de Mill. 227-250. il se dédouble l a La a cause à d'un a fait psychique à n'est jamais un à autre a fait psychique à qui se découvrirai la simple observation. les yeux fermes.. par les mouvements préparatoires a fond kinesthésiquÈ e t il un rbussit bien ainsi A a marquer à la position de son corps au dbpart et h commencer le mouvement. n'est rien d'autre que le champ visuel (2). cependant ce fond kinesthbsique est labile. les mouvements abstraits chez Schn. pourquoi ils sont faits de fragments mis bout A bout. Si nous observons qu'un sujet normal est capable. et pourquoi ils a déraillen souvent en cours de route. nous allons voir que ce premier grief en recouvre u n second. et.Ueber die Abhiingigkeit pp. . A l'analyse. 2" Or. C'est pourquoi aucune induction en psychologie comme en physique ne peut se prévaloi d'une expérienc cruciale. Mais. Etablissons ces deux points avec quelque détail l a Nous constatons que les troubles moteurs de Schn. e t l'expbrience tactile du normal suffisante pour gouverner la motricitb.

sur le plan strictement inductif. elle est incapable de choisir. d'une manicire déci sive. justement parce que la vision. alors que le malade dispose d'une perception visuelle du but qui suffit d'ordinaire à orienter tant bien que mal ses mouvements ? N'avons-nous pas mis en évidenc trouble primaire d u un toucher ? Visiblement. la physique peut tout de par mêm choisir selon le degrà de vraisemblance. reste possible. et la conception de Goldstein. c'estA-dire confinédans la probabilità des inductions. c'est-à -dir à selon le nombre de faits que chacune réussi coordonner sans se charger d'hypothèse auxiliaires imaginée pour les besoins de la cause.. bien des faits laissent pressentir une altératio primaire de l'expérienctactile. ou qu'enfin elles soient toutes deux effels d'une autre cause. cette interprétation met en cause le toucher. et le trouble consiste en un rétréciss ment du champ moteur. mêm selon la vraisemblance. comme le reconnaî Goldstein. Dans cette hypothèse quand les malades observent leur main et le but pendant toute la duré d'un mouvement (41. . Dans ce dernier cas. un sujet sait frapper à la porte.LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 137 nique aux impressions tactiles la coloration qualitative des impressions kinesthésiqueet soudà celles-ci dans une quasi-simultanéit(1).. comme la théoriphysique. qui et l'on peut toujours. il faut que la u repré sentation visuelle à ou que la a perception tactile à soit cause du mouvement abstrait. Les trois ou les quatre termes doivent pouvoir êtr considérà l'extérieuet l'on doit de pouvoir en repére les variations corrélativesMais s'ils n'étaienpas isolables. moyennant quelque hypothès auxiliaire. Toutefois. le malade ne peut exécute dans le vide le geste de frapper ou d'ouvrir. ce serait celui de la méthod inductive ou de la pensé causale en psychologie. à une fonction plus profonde que la vision. en fin de compte. il ne faudrait pas voir lh le simple grossissement d'un procédnormal et ce recours à la vision n e serait justement rendu nécessair que par l'effondrement du toucher virtuel. l'échene serait pas celui de l'empirisme ou des tentatives d'expérienccruciale. pour frapper. pour qu'un objet puisse déclanche u n mouvement. si chacun d'eux présupposailes autres. avec Goldstein. Nous arrivons ainsi au second point que nous voulions établir 20 Si. Aucune interprktation rigoureusement exclusive n'est possible en psychologie comme en physique. entre des hypothèse qui. 150. les donnée . désorn~ai limità aux objets effectivement tangibles. si nous regardons mieux. la coexistence des donnée tactiles avec des donnée visuelles chez le normal modifie assez profondémen les première pour qu'elles puissent servir de fond au mouvement abstrait. sur des raisons particuliëreselle tient à la nature mêm de l'objet a connaître c'est-à -dir du comportement. 244 sqq. Pour qu'une induction. A vrai dire.. dans son travail Ueber die Abhüngigkei (3) Ueber die Abhüngigkei pp. . (2) Il s'agit ici du cas S. p. mais il ne sait plus le faire si la porte est cachéou seulement si elle n'est pas à distance de toucher. (1) GOLDSTEIN. cette ouverture au monde qui fait que des objets actuellement hors de prise comptent néanmoinpour le normal. Non seulement. dans le comportement mêm des malades (2). En psychologie. à l'exclusion de cet horizon du toucher possible qui les entoure chez le normal. La déficiencse rapporterait. mêm simplement probable. aucune rigoureusement fondé les faits. nous n'arrivons jamais à une interprétatioexclusive. pour expliquer par le trouble visuel l'impossibilitÃdu geste de a frapper à devant une porte. reste facultative.. mêm s'il a les yeux ouverts et fixis sur la porte (3). que Goldstein met lui-mêm en parallhle avec le cas Schn. existent tactilement pour lui et font partie de son univers moteur. (4) Ibid. chez lui déficiente n e suffit plus à donner un fond solide au mouvement. elle a des conséquence beaucoup plus décisives Entre des théoriedont aucune n'est absolument exclue. d'un but à distance de toucher. du point de vue strictement inductif.. .. restent cependant incompatibles. . nous avons nécessairemen faire a à des interprétation égalemen vraisemblables parce qua représentationvisuelles È a mouvement abstrait à et a toucher virtuel à ne sont que des noms différent pour un mêm phénomè central. peut toujours êtr mise en accord avec les faits.. 178-184.mais encore. Ueber den Einflusz pp. Par exemple. Il n'y a donc pas u n fait qui puisse attester.. Mais. il faut qu'il soit compris dans le champ moteur du malade. Comment mettre en cause ici les défaillancevisuelles. plus profonde aussi que le toucher comme somme de qualité données concernerait l'aire vitale d u elle sujet. en préfér autre : une le malade a besoin. que l'expkrience tactile des malades est ou n'est pas identique à celle des normaux. ce critèr nous fait on défau: aucune hypothès auxiliaire n'est nécessaire vient de le voir. nous verrons que l'impossibilità d'une expérienc cruciale est fondée psyen chologie. . De sorte que la psychologie ne se trouve pas ici dans la mêm situation que la physique.déficienc toucher virtuel ou déficienc monda du du visuel.

enfin. Donnkes tactiles et donnéevisuelles. L a cécitpsychique. Si le comportement est une forme. dit-il. selon l'esprit de la Gestaltpsychologie. on oublie que. Les procédà la psychologie classide que se mêlencurieusement chez Gelb et Go!dstein à l'inspiration concrèt de la Gestaltpsychologie. Il y a un maniement concret de l'espace auquel tous les sens collaborent dans une a unità indifw fércncià (p. oh les < contenus visuels B e t les contenus tactiles È la sensibilitk et la motricità n e figurent qu'à titre d e moments inséparables demeure inaccessible A l a pensécausale. n'a pas le mêm sens. Il ne faut pas mêm parier. n'ont rien de commun avec celles qui sont médiatisé le toucher chez le sujet par normal. en désor ganisant la fonction visuelle. dit Goldstein. elle n e sera jamais que probable. c'est thidemment à condition qu'elles rkalisent elles-memes. par exemple. et les expérience qui montrent qu'un chien attachÃne perçoipas comme un chien libre de ses mouvements. ajoute-t-il. l'établissemend'une loi exige bien que le savant conçoiv l'idke sous laquelle les faits seront coordonn6s et cette idke..A reperer la causalità propre de chacune. p. une organisation spatiale.. Ils reconnaissent bien que le sujet percevant réagi comme un tout. mais une expériencintégraloà il est impossible de doser les diffé rents apports sensoriels. Die psychologische Bedeutung puthologischer Storungen der Haumu~chrnehmung). Si. (1) les imperfections du toucher et les troubles moteurs sont trois expressions d'un trouble plus fondamental par lequel ils s e comprennent et non pas trois composantes du comportement morbide. que la maladie. ne sera jamais vkrifibe par une expérienccruciale. parce qu'ils présenten des variations corrélatives veut les expliquer l'un par on l'autre. d'une coalescence du toucher et de la vision chez le normal et pas mêm distinguer ces deux composantes dans les réaction l'espace. e t le comportement n'est pas u n e fonction de ces variables. fonction d'un certain nombre de variables. mais la totalità est conçu comme un mélang le toucher ne reçoide sa coexistence avec et la vue qu'une a nuance qualitative È alors que. elle étai encore u n processus en troisièm personne. pp. il est prksupposà dans leur définitiocomme chacune est présup posé dans la définitio l'autre (2). il il n'est saisissable que pour une autre sorte de pensée et les donnée tactiles resteraient dans la conflguration totale ce &gaiement qu'elles sont prises isolément deux conséquence exclues par la théori la Forme. n'a pas mis à n u la pure essence du tactile. Gelb marque lui-mêm l'insuffisance de celui que nous venons d'analyser. dans un autre travail (Bericht übe den IX Krongresz fur experimentelle Psychologie in Miinchen. sur leur propre terrain.138 PHENOMI3VOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATTALTTE DU CORPS PROPRE 139 tactiles du malade. que le a tactile pur à est un phknomèn pathologique qui n'entre pas comme composante dans l'expérienc normale. La pression atmosphirique devait êtr inventée mais. avec son espace de juxtaposition et son espace représentb sont des produits de l'analyse. 76) et le toucher n'est impropre qu'2 la connaissance thématiqude l'espace. nous la dissimule e t nous rend aveugles pour la dimension du comportement qui est justement celle de la psychologie. (2) Sur le conditionnement des donnée sensorielles par la motricità cf la Structure du Comportement.. que l'étuddu tactile pur est impossible chez le normal et que seule la maladie donne un tableau de ce que serait l'expérienc tactile réduità elle-mêm (1). comme le prouve le cas des cérébcllcu suppose déjla mêm puissance d e projection qui se manifeste aussi dans le mouvement abstrait et dans le geste de dbsignation et l'on se donne ainsi ce que l'on croit expliquer. et ni les unes n i les autres ne mériten d'êtr appelée donnéea tactiles È L'expérienc tactile n'est pas une condition séparà que l'on pourrait maintenir constante pendant que l'on ferait varier l'expérienc a visuelle È d e manièr . 227 sq. Or. mais elle revient A dire que le mot à toucher È appliquh a u sujet normal et a u malade. n e sont pas chez le normal juxtaposéesles première doivent a u voisinage des autres une a nuance qualitative à qu'elles ont perdue chez Schn. La penske inductive et causale. E n physique. C'est dire. les donnbes tactiles et l a motricitÃsont trois phknomène découpà dans l'unità du comportement. L'expérienctactile pure comme l'expérienc visuelle pure. Les expérience médiatisé r le pa toucher dans la cbcità psychique. si l'on préfèr qu'il n'y a pas dhez le sujet normal une expérienctactile et une expkrience visuelle. coupée cet apport visuel. Mais elle est encore l'idéd'un lien causal dans le sens d'un rapport de fonction a variable. les représentationvisuelles. sans quoi la connexion du toucher et de la vue serait une association exlerieure. en renfermant dans la vision ou dans le toucher ou dans quelque donnke de fait la puissance de projection qui les habite toutes. de Il est juste d'ajouter que. l'acte de représentatio visuelle. deux domaines sensoriels ne peuvent comA muniquer qu'en s'intégran comme des moments inséparable une organisation intersensorielle. qu'elle a modifià l'expériencentièr d u sujet. qui ne se trouve pas dans les faits. ou. - . La conclusion est juste. de Ueber den Einflusz. 41. ne pourront de êtr identifiée sans plus a celles du normal. si les donnée tactiles constituent avec les donnée visuelles une conflguration d'ensemble.

elle t'originalità d e Husserl est au-delÃde la notion d'intentionnalitk. La conscience ne comportera donc pas le plus et le moins. mais à une raison ou à une condition d e possibilità intelligible. elle se trouve dans l'klaboration de cette notion et dans la dé couverte. (2) GELB et GOLDSTEIN. 456-457. il dessine dans l'espace une intention gratuite qui se porte s u r le corps propre et le constitue en objet a u lieu de le traverser pour rejoindre à travers lui les choses. il faut qu'il n e soit rien qu'un tissu d'intentions. . avec l'atmosphèr de sens dont il est alors enveloppé t qui cherche à se glisser dans cette atmose phère pour retrouver. elle est ce pouvoir même Dè qu'il y a conscience. Platon accordait encore à l'empiriste le pouvoir de montrer du doigt. (3) VAN WOERKOM.celle qui prend son objet à l'éta naissant. une a fonction représentativ (2). soit maintenu distance et fasse tableau devant le malade. et elle n e peut se porter vers cet objet qu'autant qu'elle s' à irréalis et s e jette en lui. Il est donc habit6 par une puissance d'objectivation. il devient u n processus objectif dans le corps. A es animer interieurement. ce qui p a r suite n'est pas u n a soi à véritable c'est-à -dir u n a pour soi È e t n'a que l'individuation spatio-temporelle. il faut qu'il existe comme chose. Si nous n e pouvons pas expliquer les troubles d u mouvement abstrait par la perte des contenus visuels. le trouble fondamental. s'il s'agit d'un malade. Si u n êtr est conscience. Ueber Farbennamenamnesie. A notre sens. il n'est déclench par aucun objet existant. a u lieu d'êtr approché saisi et englouti par le corps.. Et en effet. traità comme le représentan ses appade ritions antérieureen moi et de ses apparitions simultankes en autrui. à faire apparaîtr elles une unità identifiable sous différente en perspectives. c'est qu'il n'est plus u n sujet en face d'un monde objectif et qu'il n e peut plus prendre 1' a attitude catégorialv (2). une seule méthodsemble encore possible : elle consisterait à reconstituer le trouble fondamental en remontant des symptôme non pas à une cause elle-mêm constatable. sous l'intentionnalità des reprksentations. que si elle est un pur acte-de signification. n i en conséquencla fonction de projection par la présenc effective de ces contenus. elle devrait êtr intellectualiste et ré flexive. Zeigen und Greifen. une v puissance de a projection v (3) qui d'ailleurs est déjà l'Å“uvr dans la constitution des a choses à e t qui consiste A traiter les donnéesensibles comme représentativeles unes des autres et comme représentativetoutes ensemble d'un a eidos È à leur donner u n sens. . derrièr les faits. pp.à traiter le sujet humain comme une conscience indécomposabl et présent tout entihre dans chacune de ses manifestations. S le trouble n e doit pas êtr rapportà aux contenus. Ou bien le mouvement est mouvement pour soi. il faut qu'il y ait u n quelque chose dont elle soit conscience. tel qu'il apparaî à celui qui le vit. chez Kant. En réalità se trouve chez Descartes. (4) On fait souvent honneur i Husserl de cette distinction. à les ordonner en système à centrer une pluralità d'expériencesur un mêm noyau intelligible. gue d'autres ont appelke existence. il faudrait le relier A la forme de la connaissance. Si le malade ne peut plus montrer du doigt u n point de son corps que l'on touche. Si le malade n'existe plus comme conscience. l'existence en soi (4). la chose étan justement ce qui ne connaî pas. si la psychologie n'est pas empiriste et explicative. De la mêm mani&re. dont les phases se succèden mais n e se connaissent pas. Exactement comme l'acte de nommer (1). c'est-à -dir subsumà sous une catégoriet éleva u concept. qu'il est portà par elle et qu'il est mouvement pour soi. et les symptbmes dispersés l'êtr total du sujet. par une a fonction (1) Cf GELB et GOLDSTEIN. et pour qu'il y ait conscience. . symbolique v (1). il est visiblement centrifuge. ce qui repose dans une ignorance absolue de soi et du monde. le mouvement abstrait est compromis en tant (qu'il présupposla conscience d u but. S'il cesse de se défini par l'acte d e signifier. alors le a stimulus v n'en est pas la cause mais l'objet intentionnel. il retombe a la condition de chose. Le privilèg des mouvements concrets dans la maladie s'expliquerait parce qu'ils sont des rkflexes . d'une intentionnalità plus profonde.ou bien il se fragmente et se disperse dans l'existence en soi. que à si elle est tout entièr dans cette référen à quelque chose. s'il s'agit d'un normal. e n un mot a disposer derrièr le flux des inlpressions u n invariant qui en rende rataon et à mettre en forme l a matièr de l'expérienceOr on n e peut pas dire que la conscience a ce pouvoir. u n objet intentionnel. l'acte d e montrer suppose que l'objet. mais à vrai dire mêm le geste silencieux est impossible si ce qu'il désign n'est pas déjarrachà ii l'existence instantanéet à l'existence monadique.

. p. et. on n e peut plus dans le comportement rien rkserver à la conscience. les deux réponse e cessent n de s e confondre que si l'on considèr le Zeigen e t le Greifen (Somme deux manière d e s e rapporter à l'objet e t deux types d'êtr a u monde. Car si des mouvements a abstraits à sont possibles. p. o n ne voit pas pourquoi le mêm circuit nerveux commandant aux n'assurem5mes muscles u n mouvement à peine différen rait pas le geste du Zeigen aussi bien que le mouvement du Greifen. les même nerfs-objets. Les deux < stimuli à n e se distinguent vraiment que si l'on fait entrer en compte leur valeur affective ou leur sens biologique. Mais c'est justement ce qui est im- possible une fois qu'on a rédui corps vivant à la conle dition d'objet.. Ils ont fait plus que personne pour dépasse l'alternative classique de l'automatisme et de la conscience.. entre le pour soi et l'en soi auquel leurs analyses les ramenaient toujours et que nous appellerons l'existence. aux troubles de la sensibilità (dans certaines lésion corticales). du Greifen et du Zeigen serait celle d u physiologique et du psychique. en langage biologique. Toute a explication physiologique à tend à se généralise le Si mouvement de saisie ou le mouvement concret est assuré p a r une connexion d e fait entre chaque point de l a peau et les muscles moteurs qui y conduisent la main. La main du malade rejoint le point d e son corps oà s e trouve le moustique parce que des circuits nerveux préétabl ajustent la reaction au lieu de l'excitation. La distinction du mouvement concret et d u mouvement abstrait. aux déficience l'apprkhension simultané(dans la de cécit psychique).) . Nous allons voir qu'en réalit premièr distinction. pp. est incompatible avec elle. Les gestes comme les mouvements. De lÃvient que leurs travaux les plus anciens retombent souvent à la dichotomie classique du corps et de la beaucoup conscience : a Le mouvement de saisie est détermin plus immédiatemen que l'acte de montrer par les relations de l'organisme au champ qui l'entoure (. puisqu'ils emploient les mê mes organes-objets. Si Schn.) a L'acte de saisie reste absolument insensible aux modifications qui concernent la composante consciente de i'exé . mais seulement en tant qu'on voudrait les considerer comme innésIls maintiennent l'idéd'une a localisation automatique qui ne renfermerait aucune conscience de l'espace. Si l'on admet une seule fois qu'il soit le sikge de processus en troisièm personne. Entre le moustique qui pique la peau et la ré glette d e bois que le médeciappuie a u mêm endroit. D'un autre côt il est impossible aussi de limiter la conscience. si une seule fois le stimulus peut cesser d'êtr la cause de la réactiopour en devenir l'objet intentionnel. n e déplace-t-i les pas segments de son bras exactement comme il le faudrait pour exécute n mouvement abstrait d'extension ? Un geste de u tous les jours n e contient-il pas une séride contractions musculaires et d'innervations ? Il est donc impossible de limiter l'explication physiologique. la différenc physique n'est p a s suffisante pour expliquer q u e l e mouvement de saisie soit possible et le geste d e dési gnation impossible.). porte la main vers u n outil posà s u r la table.il s'agit moins de relations qui se déroulen avec conscience que de réaction immé diates (. d-ir. Elle est bien a apprise à à partir des réaction globales de tout le corps aux excitants tactiles chez le bébà -mais cet apprentissage est conç kinesthésique qui seront à comme l'accumulation de à résidu a réveillà chez l'adulte normal par l'excitation extérieuret à qui l'orienteront vers les voies de sortie appropriée (Ucber den correctement les mouveEinflusz. on n e conçoipas qu'il puisse e n aucun cas fonctionner comme pure cause n i que le mouvement puisse jamais êtr aveugle. 460). dans l'exercice d e son mktier..et Goldstein inclinent quelquefois Gelb (1) à interpréte les phénomkne dans ce sens.. loin la de recouvrir la seconde.->lesquels il y a conscience d u point d e dépar conscience d u point d'arrivée faut et il bien qu'à chaque moment de notre vie nous sachions oà est notre corps s a n s avoir à le ciïerchecomme nous cherchons cution. 459.. puisqu'elle a lieu mêm dans le sommeil à (ainsi compris comme inconscience absolue). 167-206). exécut c'est qu'ils sont des touts habiments nécessairei son métier tuels et n'exigent aucune conscience de l'espace (ibid. pp. .. parce qu'il ne se déroul dans cette sphèr objecpas tive.142 PH~~NOMI~VOLOGIE LA PERCEPTION DE LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 143 a u sens classique. au glissement de l'espace perç (chez les cére belleux). primitif à (Zeigen und Greifen. d e l'existence e n soi e t de l'existence pour soi (1). Gelb et Goldstein mettent bien en doute l'existence de mouvements Iocalisateurs réflexe (Henri). Mais ils n'ont jamais donnÃson nom à ce troisièm terme entre le psychique et le physiologique. 221'222). Si l'on rapporte A la conscience le geste de montrer. nous avons affaire avec eux à un processus beaucoup plus vital. Les mouvements d u métiesont conservé parce qu'ils dépenden e réflexe d conditionné solidement établis Ils subsistent malgrà les déficience psychiques parce qu'ils sont des mouvements e n soi.. doivent etre étalà u r le plan des processus sans intérieuet insérà s dans le tissu sans lacune des a conditions physiologiques È Quand le malade. Il est conservà tant que les excitations périphériqu suffiseht encore à le diriger avec précisioà (Zeigen und Greifen.

Sans doute l'intellectualisme ne réalis pas la conscience à part dÃses matériaux p a r et exemple il se défenexpressémen d'introduire derrièr la parole. dit-il. mais elle n'est pas un terme dernier pour l'analyse. L'acte est sur de saisie. une seule chose est compréhensible c'est la pure (1) Symbolverm6gen schlechthin. ce de diagnostic de la psychologie intellectualiste. à titre originaire. 320. la conscience d'autrui. tout ce qui nous sépar monde vrai. p. CASSIRER. . Ibid. la variétempirique des consciences. Tant que le corps est défin par l'existence en soi.144 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 145 un objet déplacpendant notre absence. manquerait le trouble fondamental.. Effondrement de la conscience et libératio l'automatisme.la conscience morbide. ici comme partout. à (Zeigen und Greifen. Gemeinsamkeit im Sinn. . du la folie et en somme l'incarnation. dit Cassirer. la conscience enfantine. elle ne connait que des objets déployà devant elle. on ne peut pas rapporter certains mouvements à la mécaniqu corporelle et d'autres à la conscience. elle repose à son tour sur un certain sol. perceptifs et moteurs. de a facultà symbolique en génér(1) à et l'analyse réflexiv cherche pas à établi ne entre les phé nom6nes pathologiques qui concernent la perception. une présenc monde sans disau tance. qui tendait (on l'a vu par la note prb à cédente rapporter le Greifen au corps et le Zeigen à l'attitude ratégoriale obligÃde revenir sur cette a explication w. puisque. le corps et la conscience ne se limitent pas l'un l'autre. Comme la causalità physiologique la prise de conscience ne peut commencer nulle part. Les phénomèn pathologiques font varier sous nos yeux quelque chose qui n'est pas la pure conscience d'objet. - (1) Goldstein lui-meme. Il faut ou renoncer A l'explication physiologique. la conscience primitive. car à partir de cette conscience sans opacité cette de intentionnalitÃqui ne comporte pas le plus et le moins. le passage conscient de l'ordre de l'existence à l'ordre de la valeur et le renversement qui permet d'affirmer comme autonomes le sens et la valeur équivalen pratiquement à une abstraction. elle n'appartient pas ? la mêm dimension réflexiveelle ne I trouve place que dans la dimension du comportement. Justement parce qu'elle a dépassdéfinitivemen pensécausale et le réalisme la l a psychologie intellectualiste serait capable de voir le sens ou l'essence de la maladie et de reconnaîtr une unità de la conscience qui ne se constate pas sur le plan de l'être qui s'atteste A elle-mêm sur le plan de la vérità Mais précisà ment la distinction de la communautà dans l'êtr et de la communautà dans le sens. Faction et la perception. Elle ne pourra êtr maintenue que s'il y a plusieurs manière pour le corps d'êtr corps. et la physiologie mécanist ou la psychologie intellectualiste nivellent le comportement et effacent la distinction du mouvement abstrait et du mouvement concret. mais il a cependant le sentiment d'une orientation dans l'espace.. 461). . La distinction du mouvement abstrait et d u mouvement concret ne se confond donc pas avec celle du corps et de la conscience. et 465). la variktà des phéno mène devient insignifiante et incompréhensible la conSi science est placéhors de l'être elle ne saurait se laisser entamer par lui. plusieurs manière pour la conscience d'êtr conscience. (2) Gemeinsainkeit im Sein. Il n'a pas besoin pour le faire d'avoir conscience du point de l'espace vers lequel il lance sa main. la maladie.l'erreur. une a conscience symbolique w qui serait la forme commune et numériquemen une des matériaulinguistiques. il fonctionne uniformémen comme u n mécanisme tant que l'âm est défini par la pure existence pour soi. et le malade veut saisir. Il n'y a pas. p. il faut donc que n ~ à ª ~ n mouvements à automatiques w s'annoncent à la les conscience.. L'analyse intellectualiste. comme celui d'une psychologie empiriste des contenus. du Zeigen et du Greifen. du point de vue oà l'on finit par se placer. p. Philosophie der symbolischen Formen III. et le tort de l'intellectualisme est de la faire reposer sur elle-même de la dégage des matériaudans lesquels elle se réalis de reconnaîtr et en nous.ne peut pas êtr prise au sérieux n'y a rien là qui soit à connaîtr à comil ou prendre.se trouve ramenà A la condition de simple apparence. le langage et l'action une a communautà dans l'êtr È mais une < communautà dans le sens w (2). peut 4 êtr exécut commande. ils ne peuvent êtr que parallèles Toute explication physiologique se génà ralise en physiologie mécaniste toute prise de conscience en psychologie intellectualiste. ou admettre qu'elle est totale. . La a fonction symbolique w ou la à fonction de représentatio à sous-tend bien nos mouvements. c'est-à -dir qu'il n'y a jamais de mouvements en soi dans notre corps. tel qu'il est chez le normal. E t si tout espace objectif n'est que pour la conscience intellectuelle nous devons retrouver l'attitude catégorialjusque dans le mouvement de saisie (1). < exige encore une attitude catégorial consciente w (ibid. . L'acte de saisie.. est moins fausse qu'abstraite. ou nier la conscience ou admettre qu'elle est totale.

. f Philosophie der Symbolischen Formen. Quand on met en cause dans tous les cas la fonction symbolique. Mêm si toute aphasie. (2) On imagine en effet une interprbtation intellectualiste de la schizophréni qui ramènerai la pulvérisatiodu temps et la perte de l'avenir A un effondrement de l'attitude catégoriale (3) La Structure de Comportement. mais encore pour être La forme s'int6gre le contenu au point qu'il apparaî pour finir . mais parce qu'elle est ce don de la nature que l'Esprit devait utiliser au-delà de tout espoir. gine et l'essence ou le sens du trouble. Il faut que nous comprenions A la fois comment la maladie de Scbn. ni la subsomption du contenu sous une forme autonome. pour iinlr il n'est pas fou. chap. p. Le rapport de la matièr et de la forme est celui que la phénoménolog appelle un rapport de Fundierung :la fonction symbolique repose sur la vision comme sur un sol. du Aprè tout.de son expérience comet ment cependant elle ne s'attaque à la fonction symbolique qu'à travers les matériauprivilégià la vision.essence de la conscience. auquel il devait donner u n sens radicalement neuf et dont cependant il avait besoin non seulement pour s'incarner. concerne la motricità et la pensé aussi bien que la perception. toute apraxie des troubles du langage e t de la perception. mais la vision n'est pas davantage une simple occasion pour l'Esprit de déployeun pouvoir en lui-meme inconditionné contenus visuels sont repris. débord toutes parts les contenus particuliers. de visuels. mais cette structure ne doit pas êtr détachà matériauou elle se réalis des chaque fois. il serait absurde. bmet et au delà de lui-mêm des significations capables de fournir de et leur armature A toute une séri pensée d'expériences Si le trouble de Schn. non que la vision en soit la cause. en arrièr de ses délires ses obsessions et de ses mensonges. et. Il s'agit pour nous de concevoir entre les contenus linguistique. les apraxies et les agnosies (1) et n'a mêm peut-êtr aucun moyen de les distinguer de la schizophréni(2). sinon électivement moins principalement.l'intellectualisme et reviennent faute de mieux aux essais d'explication causale qui ont du moins l'avantage de faire entrer en compte ce qu'il y a de particulier a la maladie et à chaque maladie. sans quitter son eccéit sa particularitb. nous l'avons dit. il reste que le centre des troubles est ici dans la zone du langage. Aucune de ces consciences ne saurait manquer d'effectuer le Cogito. Notre problèm se précis donc. et qui nous donnent par la a u moins l'il!usion d'un savoir effectif. Tant qu'on n'aura pas trouvà le moyen de relier l'ori(1) C par exemple CASSIRER. tant qu'on n'aura pas défin essence concrèteune structure de la maladie une qui exprime à la fois sa générali sa particularité et tant que la phénoménolog sera pas devenue ph6noméno ne logie gén6tique retours offensifs de la pensécausale les et du naturalisme resteront justifiks. le trouble de Schn. identifie toutes les maladies. toute agnosie des troubles du langage et de l'action. on caractéris bien la structure commune aux différent troubles. d'expliquer toutes les autres par celles-là comme par leur cause. il reste qu'il atteint surtout dans la penséle pouvoir de saisir les ensembles simultanés dans la motricità celui de survoler le mouvement et de le projeter a l'extérieur C'est donc en quelque sorte l'espace mental et l'espace pratique qui sont détruitou endommagés les mots même indiquent assez la généalog et visuelle du trouble. tactiles et moteurs. perceptif. là dans la zone de la perception et ailleurs dans la zone de l'action. utilisés Les sublimé niveau de la pensé au par une puissance symbolique qui les dépasse mais c'est sur la base de la vision que cette puissance peut se constituer. On vomprend alors que les médecin les psychologues déclinen et l'invitation de . c'est un écla d'obus qui l'a blesst5 dans la régio occipitale. Les sens de et en génér corps propre offrent le mystèr d'un enle semble qui. La pathologie moderne montre qu'il n'y a jamais de trouble rigoureusement électif mais elle montre aussi que chaque trouble est nuancà selon la régiodu con~portement laà quelle il s'attaque principalement (3). 91 et suiv. Le trouble visuel n'est pas la cause des autres troubles et en particulier de celui de la pensée Mais il n'en est pas davantage une simple conséquence conLes tenus visuels ne sont pas la cause de la fonction de projection. si elle aboutit A une fonction symbolique. mais non moins absurde de penser que l'écla d'obus s'est rencontrà avec la conscience symbolique. il pense l'être Tout est donc pour le mieux et la folie n'est que mauvaise volonté L'analyse du sens de la maladie. les déficience visuelles sont massives. sait qu'il de délirequ'il s'obsèd lui-même qu'il ment. III. Le fou. VI Pathologie des Symbolbewusztseins. C'est par la vision qu'en lui l'Esprit a ét atteint. n'est pas métaphysiqu d'abord. moteur et la forme qu'ils reçoivenou la fonction symbolique qui les anime un rapport qui ne soit ni la réductiode la forme au contenu. observéd'assez près comporte des troubles gnosiques et praxiques. ramèn A l'unità les aphasies.

la simultanbitÃabsolue de la matièr et de la forme ou lorsqu'il reprend A son compte cette parole de Hegel que l'esprit porte et garde son passà dans sa profondeur présente Mais formes symboliques demeurent ambiles rapports des difïérent gus. On remarque par exemple que le malade ne comprend pas des andogies aussi simples que: a le pelage est pour le chat ce que le (1) Nous traduisons le mot favori de Husserl :Stiftung. 263. * La pensé vivante ne consiste donc pas I# subsumer sous une catkgorie. (2) Voir ci-dessous 3' partie. p.mais réciproquement j~isquedans sa sublimation intellectuelle. Dans la penske normale l'Å“i et l'oreille sont d'emblésaisis selon l'analogie de leur fonction et leur rapport n e peut etre (1) BENARY. (2) Id. par la notion de prégnanc symboiique. Cassirer se propose évidem ment un but anaiogue lorsqu'il reproche à Kant de n'avoir la plupart du temps analysÃqu'une < sublimation intelIectueIle de D l'expérienc (Philosophie der Symbolischen Formen. parvient A relier l'Å“i et l'oreille comme des a organes des sens S. Siudien zur Untersuchung der lntellfgezu bet efnen Fa11 von Seelenblfndheit. B Par exemple il rbfléchi u r l'analogie de l'Å“i e t de l'oreille et visiblement s ne la comprend qu'au moment oà il peut dire : a L'Å“i et l'oreille sont l'un et l'autre des organes des sens. a Il cherche (. mêm quand cette compréhensio n'est pas exprimé adéquatemen la formulation et l'expar plicitation qu'il fournit (2). Quand Cassirer reprend la formule kantienne selon laquelle la conscience ne saurait analyser que ce dont elle a fait la synthèseil revient &idemment A l'inteilect~ualismeen dépi analyses phénoménologiqumêm existentielles que des et son livre contient et dont nous aurons'cncore nous servir. Il est plus facile pour le sujet normal de comprendre l'analogie que de l'analyser. a Cette la libertà dans le choix d'un terfiun) comparatzonis chez le malade est tout i?i l'opposà de la déterminatiointuitive de l'image chez le normal : le normal saisit une identità spé cifique dans les structures conceptuelles. On se demande toujours si la fonction de Darstellung est un l'ombre moment dans le retour k soi d'une conscience éterneile de la fonction de Bedeutung. . Ce qui compromet la penséchez Schn. 141. ibid. et au contraire le malade n e réussi la comprendre que lorsqu'il l'a explicité à par une analyse conceptuelle. ce n'est pas qu'il soit incapable d'apercevoir les donnée concrktes comme des exemplaires d'un eidos unique ou de les subsumer sous une catégorie c'est au contraire qu'il ne peut les relier que par une subsomption explicite. 262. est de gue B constitutive. nous avons i?i décrir le milieu oà cette contradiction est concevable.comme un simple mode d'elle-niêm et les préparation historiques de la pensé comme une ruse de la Raison déguisà en Nature. La catégori impose aux termes qu'elle réuni une signification qui leur est extérieureC'est en puisant dans le langage constituk et dans les rapports de sens qu'il renferme que Schn. C'est ainsi qu'il s attrape D l'essentiel de l'analogie et l'on peut toujours se &mander si un sujet ne reste pas capable de comprendre. comme d'un nioycn terme. c'est-A-dire l'existence.. i'identità des deux rapports (1). comme le premier établissemenou la fondation (1) de la connaissance et de l'action. nous donnerions comme normal un procéd qui n'est que pathologique et qui représentle détou par lequel le malade doit passer pour supplée compréhensio normale de l'analogie.. la reprise perpétuelldu fait et du hasard par une raison qui n'existe pas avant lui et pas sans l u (2). . mais c'est pour des raisons inverses.E.. partie de l'objet désignen mots. donc ils doivent produire quelque chose de semblable. p. . le contenu demeure comme une contingence radicale. De la mêm manièr il ne con~prendpas dans leur sens métaphoriqudes termes usuels comme < le pied de la chaise D ou s la têt d'un clou B bien qu'il sache quelle . plumage est pour l'oiseau D ou la lumiere est pour lalampe ce que la chaleur est pour le poele D ou encore a l'Å“i est pour la lumièr et la couleur ce qu'est l'oreille pour les sons 2. mi Si nous voulons apercevoir cc qui sous-tend la a fonction symbolique > elle-même il nous faut d'abord comprendre que mêm l'intelligence ne s'accon~mode pas de l'intellectualisme. p. pour lui les dkmarches vivantes de la pensésont symétrique se font et pendant. III.ou si au contraire la fonction de Bedeuîun une amplification imprévisibl la premi&res va.) un caractkre mat& rie1 commun d'oà il puisse conclure.. T. lorsqu'il cherche A exprimer. . comme la premièr saisie de l'êtr ou de la valeur dont la connaissance et l'action n'auront jamais fini d'épuisela richesse concrèt et dont elles renouvelleront partout la méthod spontanée C'est cette dialectique de la forme et du conteni que nous avons a restituer. Il arrive que des sujets ces normaux du mêm degrà de culture ne sachent pas davantage expliquer l'analogie. B Si nous dicrivions l'analogie comme l'aperception de deux termes donné sous un concept qui les coordonne. ou pbutôt comme 1' < action ré ciproque D n'est encore qu'un compromis avec la penske causale et la formule d'une contradiction.

Il nous faut donc comprendre comment la p e n d e temporelle se noue sur elle-mêm et réalissa propre synthhse. Mais le mot de la a shdimentation D ne doit pas nous tromper : ce savoir contracte n'est pas une masse inerte au fond de notre conscience. une multitude de référenc dimensions principales de son aux caractèr et du mien. les relations. je sais d'embl6e et sans aucun discours qvle mar- cher vers la salle de bains signifie passer prè de la chambre. L'essence de la conscience est de se donner un ou des mondes. les participations n'aient pas besoin d'êtr explicithes pour êtr utiliskes. avec ses région accentuée ses région et confuses. derrihre la subsom~tion. l'acte catkorial par leq&l la penséiriveitit le sujet d u sens qui s'exprime dans le prédicat Ainsi notre critique. la garzntie d'une synthese intemporelle n'est pas suffisante et pas mêm nécessair pour fonder ma pensée C'est maintenant.comme o ~ à © r a t i o mécaniauet formelle. de sorte que l'équivalenc des a organes des sens B et leur ana10gie se lit sur les choses et peut êtr vécu avant d'êtr conçueLe sujet kantien pose un monde. Il y a de la mêm manièr un a monde des pensée c'est-A-dire une sédimentatiode nos opération D. sont eux-même d6coupédans un monde primordial. qui nous permet de compter sur nos concepts e t sur nos jugements acquis comme sur des choses qui sont là et se donnent globalement. outre ce qu'il signifie pour tout le monde. Cependant la distinction de l'usage empirique et de i'usage transcendantal masque la difficultÃplutdt .qu'elle ne la résout philosophie criticiste double les opé La rations empiriques de la penséd'une activitb transcendantale que l'on charge de réalise toutes les synthèse dont la penséempirique donne la monnaie. que regarder la fenêtr signiile avoir la chernide A ma gauche. pour pouvoir affirmer une vérità sujet effectif doit d'abord avoir le u n monde ou êtr a u monde. Quand je me déplacdans ma maison. Quand je pense. mais je le leur rends. de la fonction catégorial n'aurait d'autre résulta que de révéle derrièr l'usage empirique de la catégorie n u usage transcendantal sans lequel en effet le premier est incomprkhensible. De mêm mes penséeacquises ne sont pas u n acquis absolu. Mon appartement n'est pas pour moi une séri d'images fortement associées ne demeure autour de moi il comme domaine familier que si j'en ai encore a dans les mains D ou dans les jambes D les distances et les directions principales et si de mon corps partent vers lui une multitude de fils intentionnels.NOLOGIE DE LA PERCEFTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 151 figb en un a caracthe commun P et enregistrb dans le langage que parce qu'il a d'abord ét aperç A l'éta naissant dans la sihgularità de la vision et de l'ouïeOn répondr sans doute que notre critique ne porte que contre un intelA lectualis~ne sommaire. et c'est lui qui communique sa vie au fantame intemporel. on ne peut donc pas dire que je ]ne replace dans le sujet &terne1que je n'ai jamais cessà d'être car le véritabl sujet de la penséest celui qui effectue la conversion et la reprise actuelle. Si le sujet normal comprend d'embléque le rapport de l'Å“i & la vision est le mêm que le rapport de l'oreille A l'ouïe c'est que l'Å“i et l'oreille lui sont donné d'emblhe comme des moyens d9ace&s un mêm monde. mentales. sans que nous ayons besoin d'évoque nos conversations précédente mondes acquis. et que justement l'analyse réflexiv remonte iusau'au fondement de la a ré di cationretrouve derrièr 1. la découverte certitude. Mais quand je pense actuellement quelque chose.150 PHi3NOM. et alors mon a monde D de pensé s'appauvrit et se rédui mêm h une ou deux idée obsédantes tantô au contraire je suis A toutes mes pensées chaque parole que l'on dit devant et moi fait alors germer des questions. mais. En fait notre acquis disponible exprime & chaque moment l'énergide notre conscience pré sente. C'est ainsi qu'il peut y avoir pour nous une sorte de panorama mental. et dans ce petit monde chaque geste. et des situations intellectuelles comme la recherche. chacun de ses propos et chacun des miens renferme. Quand je eause avec un ami que je connais bien. elles se nourrissent & chaque moment de ma pensé présente elles m'offrent u n sens. Tantô elle s'affaiblit. j~igementd9inh6rence le jugement dà relation. qui donCes son nent à mon expérienc sens second. A c'est qu'il a l'évidencantéprédicati d'un monde unique. une physionomie des questions. chaque perception se situe immédiatemen par rapport A mille coordonnéevirtuelles. des idées regroupe et réorganisle panorama mental et s'offre avec une physionomie précise Ainsi l'acquis n'cst vraiment acquis que s'il est repris dans un nouveau mouvement de penséet une pensén'est situé que si elle assume elle-mêm sa situation. qui assimilerait la pensé une activitÃsimplement logique. sans que nous ayons besoin A chaque moment d'en refaire la synthhse. qui en fonde le sens premier. c'est-A-dire porter autour de soi u n systhme de significations dont les correspondances. c'est-5-dirc de faire êtr devant clle-mêm ses pro- . e'est dans le présen vivant qu'il faut effectuer la synthèse autrement la pensé serait couphe de ses prémisse transcendantales. comme dans la fatigue.

la perception ne se prolonge pas di(1) BENARY. Ç a u n reflet. Ç brille. chez le normal les intentions du sujet se reflèten immediatement dans le champ perceptif. bleu. . nous montre au contraire des dkficiences qui Concernent la jonction de la sensibilità et de la signification et qui rbvèlen le conditionnement existentiel de l'une et de l'autre. il chemine aveuglémen vers celle qui les coordonne (1) Nous rbservons pour la seconde partie une btude plus pré cise de la perception et nous n'en disons ici que ce qui est nkcessaire pour bclairer le trouble fondamental et le trouble moteur chez Schn. (2) HOCHHEIMER. tandis que chez . parce que la construction de ce carrb exige que les triangles donné soient autrement assemblé et que les donnéesensibles deviennent l'illustration d'un sens imaginaire. le polarisent. Au total le monde ne lui suggèr plus aucune signification et réciproquemen significstions qu'il les se propose ne s'incarnent plus dans le monde donné Nous dirons en un mot que le monde n'a plus pour lui de phvsionomie (2). les phases de la reconnaissance sont les suivantes. cette elle ses a propriétà communication avec l'objet qui est ici interrompue. la perception et l'expkrience du corps propre s'impliquent l'une l'autre.le malade la signification doit 5trc apportéd'ailleurs par u n véritablacte d'interprétation Réciproque meni. Le cas de Schn. vail citb. travail cité 255. Schn. p. Ce procéd met en évidence contraste. c'est allongb. le rapport de ces deux significations ne lui échapp mêm pas. ne dessine jamais d'aprè le modèl (nachzeichnen). Ces anticipations et ces redites sont inbvitables si. de e bâto w à a instrument w. avec son double moment de sédi mentation et de spontanéitb au centre de l a consciences est et c'est comme u n nivellement du e monde s que nous allons pouvoir comprendre à la fois les troubles intellectueIss les troubles perceptifs et les troubles moteurs de Schn. a C'est noir. peut entendre lire ou lire lui-mêm une lettre qu'a a écritsans la reconnaître dbclare mêm qu'on ne saurait Il tmsans la signature savoir de qui est une lettre (HOCHHEMER. ou le marquent de leur monogramme. Quand on divise un carrà en quatre. clair. il faut bien que cela fasse u n carrà (1) B. comme nous chercherons A le montrer. si l'on rapproche convenablenient les parties. (2) Schn. mais c'est parce que les parties s'adaptent nécessai rement l'une à l'autre. 12). La structure monde. et elle prouve s a vigue~lr indivisiblement en se dessinant ces paysages et en les quittant. Ç a la forme d'un bâton Ç peut êtr u n instrument quelconque. cette sorte de vie des de significations qui rend immédiatemen lisible l'essence concrèt de l'objet et ne laisse mêm apparaîtr qu'i travers sensibles S. Il sait donc ce que c'est qu'un carrà ou un triangle. il réponque c'est impossible et qu'avec quatre triangles on ne peut construire que deux carrés insiste On en lui faisant voir qu'un carrà a deux diagonales et peut toujours 6tre dhisà en 4 triangles.) Ç se met là pour noter quelque chose (2). (Il touche la pochette de son veston. Si l'on prbsente au malade u n stylographe. Le malade répon : a Oui. L'analyse classique de la perception (1) distingue en elle des donnbes sensibles et la signification qu'elles reçoiven d'un acte d'entendenient. C'est ce qui fait comprendre les particularitbs d u dessin chez lui. C'est cette familiaritb. de là à e instrument pour noter quelque chose w e t enfin à a stylographe *. Les donnbes sensibles se bornent à suggére significations comme un fait sugghre a u phyces sicien une hypothèse le malade comme le savant v6rifle médiatemen précis et l'hypothès par le recoupement des faits. p.. Il y a une tache blanche. Ç peut êtr aussi un verre colorb. Chez le malade le champ perceptif a perdu cette plasticité on lui deniande de consSi truire un carrb avec quatre triangles idenfiques a un triangle donnb. l'arrangement des couleurs e veut dire w d'embléquelque chose. ou enfin y font naîtr sans eEort une onde significative. a u moins aprè les explications du médecin il comprend que tout carrà peut et etre divis6 en triangles. Analuse emes Seelenbli~den von der S ~ r a c h e tous. Chez le normal l'objet est a parlant w et significatif. B Il est visible que le langage intervient A chaque phase de la reconnaissance en fournissant des significations possibles pour ce qui est effectivement vu et que la reconnaissance progresse en suivant les connexions du langage. en s'arrangeant pour que l'agrafe ne soit pas visible. mais il n'en tire pas que tout triangle (rectangle isocèle peut servir à construire un carrà dc surface quadruple. dit Je malade. la méthod par spontané la perception normale. w On rapproche à ce moment le stylographe et l'on tourne i'agrafe vers le malade. de a allongà * à e en forme de bâto w.pres pensbes comme des choses. sans rbduire les uns aux autres. Les irodbles de l a percepfion n e pourraient 6tre à ce point de vue que des déficiencesensorielles ou des troubles gnosiques. Il poursuit : a Ce doit 6tre u n crayon ou u n porte-plume.

travail cité 279. J. Il y a donc chez le sujet normal une essence de l'histoire qui se dégagA mesure que le rkcit avance. On a pu montrer que le malade. et les fantôme qui s'offrent ?i lui sont dépourvus non sans doute de cette signification intellectuelle qui s'obtient par l'analyse. au lieu d'être comme chez le u normal. d'additionner. GASQUET. Soit par exemple la cécitpour les nombres s (2). il ne retient que le thèm ginira1 et la décisio prise à la fin. comme groupe. pp. dispose autour du sujet un monde qui lui parle de lui-mêm et installe dans le monde ses propres pensées cette fonction est comproSi mise chez Schn. . L'histoire est pour lui u n certain kvknement humain. s'en assimile la structure. reconnait certaines particularité (un angle. il ne comprend le progrks de l'histoire qu'A mesure qu'il la raconte et le rbcit est comme reconstituk partie par partie (3). ce n'est jamais d'aprè le réci qu'on lui a fait (nacherziihlen) :il n'accentue rien. < Nous germinons >. Le Motif. i'enveloppe transparente d'un sens dans lequel il pourrait vivre.. On voit d'ailleurs que le malade reconstitue et dédui sa propre attitude lors de la conversation et qu'il est incapable de e reprendre a directement mêm ses propres pensées (2) BENARY.i'on ménagdes pauses dans le réci met à profit ces pauses pour résume et en une phrase !'essentiel de ce que l'on vient de lui raconter. D'une manihre génkral rien n'est prbsent pour le malade (1) BENARY. formule sa découvert e d i n trace sans modèl une figure et correspondant a la formule verbale ( 1 ) . au-del&de son exphience immbdiate. sans aucune analyse expresse. Quand on lui propose d'effectuer 5 4 4. p. C'est pourquoi il ne la comprend que si. Il convient seulemcnt. païc que je n'ai aucune prise travail cité p. p. on peut prkvoir qu'a plus forte raison la perception des bvénement humains et la perception d'autrui offriront des déficiences car elles supposent la mêm reprise de l'extérieudans l'intérieuet de l'intérieupar l'extt5rieur. 223. Et en effet si l'on raconte au malade une histoire. Ce dialogue du sujet avec l'objet. c'est plus difficile. capable de compter. ibid. et qui guide ensuite la reproduction du r6cit.ne pourront pas êtr considérb comme des déficiencedernières et devront & leur tour êtr replacéedans le mêm contexte existentiel. . mais non pas les paroles de son interlocuteur : a Je sais ce que j'ai dit dans une conversation d'aprè les raisons que j'avais de le dire. il n'a des aucune signification comme grandeur fixe. De deux nombres le plus v grand est pour lui celui qui vient 4 aprè w dans la séri de. autrui ne lui a dit w rien. cette reprise par le sujet du sens épar dans l'objet et par l'objet des intentions di1 sujet qui est la perception physionomique. (3) Id. A soustraire. (3) BENARY. Les paroles d'autrui sont pour Iui des signes qu'il doit déchiffre n A un. Comme les événement paroles n e sont les pas pour le malade le motif d'une reprise ou d'une proje* tion. de soustraire. que ce qui est immédiatemen donné pensee d'autru~. on constate qu'au lieu de !a saisir comme un ensemble mblodique avec ses temps forts. Il sait par cœu Ia séri des nombres et la récit mentalement tout en marquant sur ses doigts les objets A compter. mais seulement l'occasion d'une interprétatiombthodique. une droite). de multiplier ou de diviser A propos des objets placédevant lui. tandis que le sujet normal pénèt dans l'objet par la perception. les hvknements indiqubs par le r6cit. La traduction du perç en mouvement passe par les significatjons expresses du langage.ob- + - (2) C'est cette prise de possessiofl du 4 motif w dans sou sens plein que Cézannobtenait aprè des heures de mkditation. bait d'aplomb >. ce que i'autre a dit. p. reconnaissable A son style. II* Partie.ceux d u j u g e ment et de :a signification. p. (Anhaltspunkt) pour me !e rappeler * (BENARY. travail cité 256. Comme l'objet. (1) D'une conversation importante pour lui. son rythme ou son cours caractéristiqueil ne la retient que comme une séride faits qui doivent êtr notéun A un. 81-83. Les troubles proprement intel~ectuels. ses temps faibles.154 PHENO&lENOLOGIEDE L PERCEPTION A LA SPATIALITEDU CORPS PROPRE 1% rectement en mouvement. La puisqu'il n'en a pas l'épreuvimmédiate lui sera jamais ne prksente (1). Quand il raconte A son tour l'histoire. et le sujet e comprend v ici parce qu'il a le pouvoir de vivre. De la main gauche il palpe l'objet. mais de cette signification primordiale qui s'obtient par la coexistence. ne peut cependant concevoir le nombre et que tous ces résultatsont obteniis par des recettes rituelles qui n'ont avec lui aucun rapport de sens. i1 exkcute l'opératio en deux temps sans * rien remarquer de particulier S. et qu'à travers son corps l'objet règl directement ses mouvements (2). si on le lui fait.. nombres. travail cité 224.. A multiplier ou à diviser : 4 le nombre n'a plus pour lui qu'une appartenance à la séri nombres. comme mesure déterminà (3). A additionner. disait-il. Aprè quoi soudain : 4 Tout tomCdzanne. 214).

cité 37. mots parce que les mots n'ont qu'un sens à la fois et que i'actuei p. ne cessent pas d'êtr là pour lui et constituent pour les opération ultérieure sol sur lequel elles s'éta un blissent.cVestà ce titre qu'elles sont reprises et dépas skes dans l'acte total de numération qu'on appelle le Ce nombre pur ou le nombre authentique n'est qu'une promotion ou une extension par récurrenc mouvement constidu tutif de toute perception. (8) Unseres Hineinsehen in den Zeitvektor. si l'on apporte u n plat sur la table. l'intelligence généra Schn. Il ne comprend pas que le a double de la moitià B d'un nombre donnÃest ce nombre mêm (1). Id. elles pourraient êtr réactivée et. que le nombre 5 a reste B. travail p.. Dirons-nous donc qu'il a perdu le nombre comme catégori comme schhme? Mais lorsqu'il parcourt ou des yeux les objets à compter en a marquant > sur ses doigts chacun d'eux. ibid. voudrait encore se faire des opinions politiques ou religieuses. Schn. Il y a dans toute sa conduite quelque chose de ~ à © t i c u l eet de sérieux vient de ce qu'il est incau qui pable de jouer.. Jouer. il a évidem ment la notion d'une opératiosynthétiququi est justement la numération t réciproquemen E chez le sujet normal la séri des nombres comme mélodicinétiquA peu prks dépourvu de sens authentiquement numériqu se substitue le plus sauvent au concept du nombre. il faut reconnaitre un noyau personnel qui est l'êtr du malade. elles ne sont jamals insignifiantes. qui appellerait des réponseimpromptues. mêm s'il lui arrive souvent de confondre les objets déjcompté avec ceux qui ne l'ont pas encore étà mêm si la synthès est confuse.de mêm une conversation avec autrui ne fait pas pour lui une situation d'elle-mêm significative. 284. (6) HOCHZEIMER. (2) HOCHHEXMER. pp. p. mais toujours pour faire une course. (3) Id. est inde tacte : ses réponsesont lentes. il ne se demande jamais d'oà le plat vient. comme on l'a fait observer ( 2 ) . a Chez lui* la situation possible A chaque moment est tellement étroit que deux secteurs du milieu. sa puissance d'exister. est sans horizon de possibilitbs. c'est se plaire à changer de a milieu >. Il ne peut sur(1) BENARY. BENARY. elles sont celles d'un homme mûr réfléch et qui s'intéressaux expkriences du médecin Au-dessous de l'intelligence comme fonction anonyme ou comme opératio catkgoriale. 32. (2) Id. il n'entend pas le bruit d'une autre conversation dans la pièc voisine . (7) Id. 213. mais il sait qu'il est inutile d'essayer. et il ne reconnaî au passage la maison du professeur Goldstein pas a parce qu'il n'est pas sorti dans l'intention d'y aller-> (3). La conscience tient derrièr elle les synthèse effectukes. travail cité 32. L'avenir et le passà ne sont pour lui que des pro!ongements a ratatinéB du présent a perdu a aotre p ~ u v o i rde Il regarder selon le vecteur temporel > (8). a Il doit maintenant se contenter de croyances massives. ne peut entrer dans une situation fictive sans la convertir en situation rkelle :il ne distingue pas une devinette d'un problèm (5). C'est là que résid la maladie. ibid. Jamais il ne chante ni ne siffle de lui-mêm ( 2 ) . ibid. . Il ne sort jamais pour se promener. p. 56.. il ne peut parler que selon un plan arrêt d'avance : a Il ne peut s'en remettre à l'inspiration du moment pour trouver les penséenécessaireen face d'une situation complexe dans la conversation. De mêm qu'il a besoin de se donner par des mouvements préparatoiredes a prises B sur son propre corps avant d'exécutedes mouvements lorsqu'ils ne sont pas tracks d'avance dans une situation coutumière . ne peuvent simultanGment devenir situation (6). s'ils n'ont pas pour lui quelque chose de commun. (4) BENARY.156 PHI?NOWNOLOGIE DE LA PERCEPTION sans pouvoir les exprimer (1) B. c'est une structure de concie en ce qui comportz le plus et le moins. 240. p. un C'est cette base existentielle de l'intelligence qui est atteinte* beaucoup plus que l'intelligence elle-même car. ibid. ibid. travail cité 283. travail citb. (1) Id. Le malade. au contraire.33. La conception du nombre n'est atteinte chez Schn. Nous verrons plus loin que jamais il ne prend d'initiative sexuelle. c'est se placer pour un moment dans une situation imaginaire. Il déclar qu'on ne voit que dans la direction oà l'on regarde et seulement les objex que l'on fixe (7). elles sont encore disponibles. (5) De mêm il n'y a pas pour lui d'équivoque de jeux de OU server... Le nombre n'est jamais u n concept pur dont l'absence permettrait de défmi l'éta mental de Schn. et cela. p. s Si Von cause avzc lui. gu'en tant qu'elle suppose éminemmen le pouvoir de déploye passà pour aller vers un avenir. travail cité 213. qu'il s'agisse de points de vue nouveaux ou de points de vue anciens > (4). p. L'acte véritabl d e compter exige du sujet que ses opérations mesure à qu'elles se déroulen cessent d'occuper le centre de sa et conscience. p.

de l'explication et de la réflexion Si la conscience étai somme de faits psychiques. C'est lui qui se a détenà dans la maladie. p. par lh est donnk le - (1)Cf la Structure du Comportement. que l a vie de la conscience . Il répon:a J e ne peux pas le dire maintenant. il y a toujours une dkpersonnalisation au m u r de la conscience . notre milieu humain. ou plutô qui fait que nous soyons situésous tous ces rapports. de cette libertk concrèt qui consiste dans le pouvoir générse mettre en situation. des les fait exister plus secrètemenpour nous.est sous-tendue par un aarc intentionnel à qui projette autour de nous notre passé notre avenir. p. p.l'analyse existentielle qui dépass alternatives classiques de l'empirkme et les de l'intellectualisme. dans le sens final que l'histoire leur a donné qui se comprenne sans référen aux structures de la perception visuelle. se laissent bien ramener h l'unité mais ce n'est pas à l'unità abstraite de la fonction de représentatiow : il est a lià w A l'actuel. De sorte qu'on ne peut pas dire que l'homme voit parce qu'il est Esprit. L'étud d'un cas pathologique nous a donc permis d'apercevoir un nouveau mode d'analyse . J e ne peux rien dire pour le moment. la et que cependant la maladie atteigne chaque fois la conscience par un certain a côt È que dans chaque cas certains symptôme soient prédominant tableau clinique de la au maladie. il est vrai. in der représentatiow . (4) Id. . Disons donc plutôt en empruntant ce terme à d'autres travaux (5). Raum-Zeitstruklur und DenkstOrung Schizophrenie.. mais non pas cesser d'êtr aprè avoir étà devenir malade. une pure puissance de signifier. celle des sens et de l'intelligence..elle atteint une vision au sens figuré dont la premièr n'est que le le pouvoir de a dominer à modhle ou l'emblème (uberschauen) les rn~~tiplicité simultanée une certaine (11. Comme il se plaint du climat. C'est cet arc intentionnel qui fait l'unità des sens. on lui demande s'il se sent mieux l'hiver.. il faut s'appuyer sur un a monde de penske à prkcédemmen construit. a un vecteur mobile en tous sens comme un projecteur et par lequel nous pouvons nous orienter vers n'importe quoi. 250.vie connaissante. Mais. mais qui s'appuie sur eux pour passer h d'autres actes de spontanéità comprend à l a fois que on toute déficienc a contenus à retentisse sur l'ensemble des de l'expériencet en commence la désintégratio tout que fléchissemen pathologique intéress conscience entibre. elle pourrait êtr ou ne pas êtr (et avec elle toutes choses). Mais comme pourtant ce type de conscience n'est que la sublimation de l a vision sensible. les a représen tations visuelles v ou la vision au sens propre . 32. qui dépos autour d'elle les objets comme des traces de ses propres actes. elle s'en sert pour exprimer ses actes de spontanéitk comme le montre assez l'évolutiosémantiququi charge d'un sens de plus en plus riche les termes d'intuition. il a manque de libertà w (3). pp. La conscience dkveait loppe librement les donnée visuelles au delà de leur sens propre.. Encore la comparaison du projecteur n'est-elle pas bonne. Dans l a mesure oà la conscience n'est conscience de quelque chose qu'en laissant trainer derrihre elle son sillage. (3) Id. ibid. (2) HOCHHEIMEB. chaque une trouble devrait êtr électif elle étai Si une < fonction de - - (1) BENARY. il n'est pas un de ces termes. notre situation physique. d'un sens nouveau. en nous ou hors de nous. comme il se schématis chaque moment à dans les dimensions du champ visuel. travail cité 213. p. celle de la sensibilitÃet de la motricitk. notre situation idéologique notre situation morale. et ou. vie du dési ou vie perceptive . w (2) Ainsi tous les troubles de Schn. ou c'est-à -dir s'altérer enfin elle est une actività de projecSi tion. travail cité 33. p. en les chargeant. ni d'ailleurs qu'il est Esprit parce qu'il voit :voir comme un homme voit e t êtr Esprit sont synonymes. pour penser un objet. 91 et suivantes. avant de nous faire voir ou connaîtr objets. et avoir un comportement à l'égarde cet objet à (4). et enfin que la conscience soit vulnérable t qu'elle puisse recevoir e n elle-mêm la maladie. 69. nous décou vrons une fonction plus fondamentale.158 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 159 voler son passà et le retrouver sans hésitationeallant du tout aux parties : il le reconstitue en partant d'un fragment qui a gardà son sens et qui lui sert de a point d'appui w (1). puisqu'elle sous-entend des objets donné lesquels il prosur mhne sa lumièrealors que la fonction centrale dont nous parlons. d'évidencou de lumièr natuelle. ibid. Au-dessous de l'inde telligence comme au-dessous de la perception. En s'attaquant A la sphèr visuelle v. réciproque ment. (5) Cf FISCHER. on comprend que cette fonction génkal ses racines psychologiques. manihre de poser l'objet ou d'avoir conscience. la maladie ne se borne pas A détruir certains contenus de conscience.

. la conscience se projette dans u n monde physique et a un corps. Ces éclaircissement nous permettent enfin de comprendre sans équivoqula motricitb comme intentionnalità originale. entre les processus psychiques dits supérieuret l'innervation motrice. c'est-à -dir lorsqu'il l'a incorporà & son c monde >.160 P H ~ ~ N O ~ N O L O GDE LA PERCEPTION IE LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 161 principe d'une intervention étrangkr: la conscience peut 6tre malade. 163. toute formule de mouvement. mais qui. A son tour. Dans le geste de la main qui se lèv vers un objet est enferméune référen A l'objet non pas comme objet représentà mais comme cette chose trè déterminà vers laquelle nous nous nous projetons. D'autre part. et c'est ce qui fait qu'il est immobile.. que des moments artificiellement sbparé d'un tout unique w (2). L'histoire de l'apraxie montrerait comment la description de la Praxis est presque toujours contaminé finaet lement rendue impossible par la notion de représentation (Ueber Storungen des Handelns bel Gehirnkranken) LIEPMANN distingue rigoureusement l'apraxie des troubles agnosiques de la conduite. puisque le sujet peut exécute avec sa main gauche tout ce qui est interdit à sa main droite. comme elle se projette dans u n monde culturel et a des habitus : parce qu'elle ne peut 6tre conscience qu'en jouant sur des significations donnée dans le passà absolu de la nature ou dans son passà personnel. Un mouvement est appris lorsque le corps l'a compris. en mêm temps qu'elle s'offre à nous comme une représentation s'offre i notre corps comme une possibilitÃpratique déterminbe Le malade a gardà la formule de mouvement comme représenta È -terme est usuel dans les inéditde Husserl. Ueber die Abhangizkeit. ne peut de htre ramenà A une défaillancde la fonction généra représentation vision et le mouvement sont des manière La spécifiquede nous rapporter A des objets et si. sur u n fond qui est déterminpar le mouvement lui-mêm (. mais en les orientant vers l'unità intersensorielle d'un a monde Le mouvement ri'est pas la pensé d'un mouvement et l'espace corporel n'est pas u n espace pensÃou représentà Chaque a mouvement volontaire a lieu dans u n milieu. confusion de deux buts. est dans u n rapport trks détermin avec eux : mouvement e t fond ne sont. ou mêm la a notion intellectuelle du geste à faire w ne semble pas brouillée oà pourtant le et (1) Il n'est pas facile de mettre à nu l'intentionnalità motrice pure : elle se cache derrihre le monde objectif qu'elle contribue à constituer. La conscience est l'êtr A la chose par l'intermédiairdu corps. il y a encore place pour une autre défi cience qui rend impossible l'application du projet (Entwurf) d'action à la motricitÃde tel ou tel membre (. pp. parce qu'il les relie non pas en les plaçantous sous la domination d'un a je pense w .ou plutôt comme les a contenus w dissocié par la maladie ne figuraient pas dans la conscience normale A titre de parties e t ne servaient que d'appuis A des significations qui les dépassent voit la conscience essayer de on maintenir ses superstructures alors que leur fondement s'est effondré elle mime ses opérationcoutumières mais sans pouvoir en obtenir la réalisatiointuitive et sans pouvoir masquer le déficiparticulier qui les prive de leur sens plein. cela se comprend. en principe. Les cas d'apraxie pure. p.Tout l'appareil sensori-moteur d'un membre est pour ainsi dire désinsé (exartikuliert) du processus physiologique total. La conscience est originairement non pas u n a je pense que È mais u n a je peux à (1). et en génér troubles de des idéatoir l'action à (oubli du de qui concernent la a préparatio but. au contraire. qui ne supprime pas la diversità radicale des contenus. de l a mêm faço . soit lié A u n accident corporel. et mouvoir son corps c'est viser à travers lui les choses.. auprks de laquelle nous sommes par anticipation. à vrai dire. A travers toutes ces expériences une fonction unique s'exprime.). que nous hantons ( 1 ) . Nous ex6cutons nos mouvements dans un espace qui n'est pas a vide à et sans relation avec eux. le monde de ses penséepeut s'effondrer par fragments. oà la perception de l'espace est intacte. Pas plus que l e trouble visuel. pp. c'est le mouvement d'existence. . qui transporte le corps au point de l'espace que nous nous sommes d'abord représentà Pour que nous puissions mouvoir notre corps vers un objet. 40-41. et parce que toute forme vécutend vers une certaine généralit ce soit celle de nos habitus ou bien que celle de nos a fonctions corporelles w.) Normalement donc. . la main n'est pas paralysée Le cas du Conseiller d'Etat a montre que.. oà l'objet n'est pas reconnu mais oà la conduite est conforme à la représentatio l'objet.. exécutio prématuré déplacemen du but par une perception intercurrente) (travail cité 20-31). Que la maladie psychique. à (Ibid. Les objets n'existent plus pour le bras de l'apraxique. il faut donc que notre corps n'appartienne pas à la régiode l'a en soi w . il faut d'abord que l'objet existe pour lui. c'est le laisser répondrA leur sollicitation qui s'exerce sur lui sans aucune représentation motriLa cità n'est donc pas comme une servante de la conscience. Chez le sujet de Liepmann (le < Conseiller d'Etat È) le processusidéatoirest normal. Le (1) (2) GOLDSTEIN.). pas davantage le trouble moteur de Schn.

187 . 428. mais elle n'a plus de sens pour sa main droite ou encore sa main droite n'a plus de sphèr d'action. 47). les buts intermbdiaires) et un systkme d'automatismes (qui. les trouet Sur 'bles de la penséspatiale et de la somatognosie dans l'apraxie. ou bien à la paralysie. en (1) HEAD and HOLMES. il n e peut jamais devenir a passà È et si nous n e pouvons pas garder dans l'btat d e sant6 le souvenir vivant de la maladie.162 PHmOMJéNOLOGI DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 163 malade n e sait pas copier u n triangle ( l ) . et à retrancher les mouvements d e sens contraire.les cas d'apraxie constructive. pour connaîtr a position finale. Si m a main exécutdans l'air u n déplacemen compliqué n'ai pas. Sensory dlsttirbances from cerebral lesions. puisqu'il faudra rapporter ses troubles ou bien a la préparatio idéatoir mouvement. ou dans l'âg adulte celui d e notre corps quand nous étion enfant. le projet du mouvement s e compose de la représentatiode ses parties ou des buts inter la médiaire: c'est cette représentatioque nous avons appelé entre formule du mouvement à (p. mais plus généraleme comme à comme référen un objet pratique aussi bien que théorique êtr au monde. Il habite l'espace et le temps. la représentatiodu but et des buts intermkdiaires se convertit en mouvement parce qu'elle déclanchdes automatismes acquis une fois pour toutes (55). elle appelle le a souvenir kinesthésiqu mouvements composants : comme le moudes vement se compose d'actes partiels. ou bien & du quelque déficienc automatismes. 57). mais comme le véhicul l'ctre au de monde. On revient h l'alternative de la conscience et du corps que l'on croyait avoir dépassà avec la notion de Bewegungsentwurf ou projet moteur. Ce qui lui manque. Tant qu'on défini conscience par la représentation la la seule opératiopossible pour elle est de former des représen tations. 597. le cas du Conseiller d'Etat devient inintelligible. De mêm qu'il est nécessairemen ici È le corps a existe nécessairemena maintenant v . à A chaque instant. 59). Il n e faut donc p a s dire q u e notre corps est dans l'espace n i d'ailleurs qu'il est dans le temps. 98). prendre par quelle opératiomagique la représentatio d'un mouvement suscite justement dans le corps ce mouvement même Leproblèm ne se rksout que si l'on cesse de distinguer le corps comme mécanism soi et la conscience comme êtr pour soi.) Mais quand Liepmann veut précise analyse. montrent bien que le corps a son monde e t que les objets ou l'espace peuvent êtr présent notre connaissance sans l'êtr à notre corps. S'il s'agit d'un mouvement simple. on ne fera droit aux observations de Liepmann que si le mouvement à faire peut êtr anticipé sans l'êtr par une représentation cela et mêm n'est possible que si la conscience est défini non comme position explicite de ses objets. MASSARY KYRIAKO. l'apraxie consfructive. si l a perception la d d'oà il est n à n'avait enfermb elle-mêm u n e conscience absolue d e l'u ici È sans laquelle on serait renvoyà d e souvenir e n souvenir e t l'on n'aurait jamais u n e perception actuelle. font correspondre les innervations Convenables) (ibid. L ~ V Y KYRIAKO. je s a additionner ensemble les mouvements de mêm sens. La Praxis est démembrà (1) LHERMITTE. p. r6le de la penDE et Le d e spatiale dans l'apraxie. u n u ou u n O (2). comme s u r u n taximètr la distance nous est présentà transformë déj en shillings e t en pence (1). Le a pouvoir È dont il étai question plus haut. et Les représentatio spatiale chez les apraxiques. e t n'est pourtant pas capable d e copier u n e croix. non un savoir (ein KGnnen. p. à (Ibid. i~ chaque but intermcdiaire. avec le but principal... a Tout changement identifiable parvient à la conscience déj tion. Il reste à comreçoid'eue (Cf 0. ce que Liepmann excluait des en commençant l'apraxie motrice se ramèn ou bien à l'apraet xie idéatoirec'est-à -dir à une forme d'agnosie. a II a conservà tout ce qui est communicable dans une action. p. les postures e t les mouvements précéden fournissent u n étalo d e mesure toujours prêt Il n e s'agit pas d u a souvenir > visuel ou moteur de l a position d e l a main a u dépar: des lésioncérébral peuvent laisser intact le souvenir visuel tout e n supprimant la conscience du mouvement et. On ne rendra compréhensibll'apraxie. si le corps de son côt est défin comme un non objet parmi tous les objets. tout ce qu'elle offre d'objectif et de perceptible pour autrui. sauf en ce qui concerne la localisation des stimuli s u r son corps. La conscience sera motrice en tant qu'elle se donne une a représentatio de mouvement È Le corps exécutalors le mouvement en le copiant sur la représentatio que se donne la conscience et d'aprè une formule de mouvement qu'il Ueber Auraxie. p. la capacità de conduire sa main droite conformémen plan esquissé au c'est quelque chose qui n'est pas exprimable et ne peut êtr objet pour une conscience étrangèr c'est un pouvoir. ce i chargà d e ses relations ? qui l'a prbckdk. (2) LHERMITTE TRELLES. p. devient de une a propriét la substance nerveuse à (ibid. 47. kein Kennen). quant a u a souvenir moteur È il est clair qu'il n e saurait détermine position présent e m a main. p. il revient aux vues classiques et décom son pose le mouvement en une représentatio(la a formule du mouvement à qui me donne. s'il s'agit d'un mouvement complexe. SITTIG. ces u lacunes de l a mémoir n e font qu'exprimer la strucà les représentationet les automatismes . perturbations de la G. Cf LHERMITTE. p. oà le sujet n e manifeste aucun trouble gnosique.

une capacitk de à transposer w dont i'iniitation ne serait. sinon le symbolisme verbal. de toutes manières elle ne peut jamais êtr totale : l'espace et le temps que j'habite ont toujours de part et d'autre des horizons ind& terminéqui renferment d'autres . et pourtant.porter leur main droite A leur oreille droite. et le changement de coordonnkes est éminemmen contenu dans cette opkation existentielle. En réalitela formulation peut êtr exacte sans que l'imitation réussisset l'imitation réussi sans aucune formulation. 3%-192. (2) GOLDSTEIN. Ce n'est pas la fonction symbolique ou significative en gknéra qui est atteinte dans des cas de ce (1) GRÜNDAUMtravail citb. Mais il est visible que cette fonction génkraln'explique pas l'action adaptée Car les malades sont capables non seulement de formuler le mouvement à accomplir. mon corps s'applique à eux et les embrasse. C'est dire qu'il n'est pas seulement une exphience de mon corps. l'action du sujet adhhre immédiatemen son modèle le sujet se'projette ou s'irréalisen lui. La fonction qzi est dktruite dans les troubles apraxiques est donc bien une fonction motrice. l'instant précéde n'est pas ignoré mais il est comme emboît dans le présenet la perception présent consiste en somme à ressaisir. En tant que j'ai u n corps et que j'agis A travers lui dans le monde. elle nous fournit une manièr d'accéde au monde et A l'objet. Certains malades peuvent imiter les mouvements du médeci et. je n e suis pas dans l'espace et dans le temps. du moins une fonction symbolique gentkale. ils touchent une oreille de chaque main ou encore leur nez et un de leurs yeux. l'ail et l'oreille leur sont encore donné comme emplacements absolus. Mon corps a son monde ou comprend son monde sans avoir A passer par des a repré sentations D. C'est l'application et rajustement & leur propre corps de la définitioobjective du mouvement qui est devenu impossible. mêm quand le médecifait face au malade. d'un maintenant et d'un avenir que les autres moments se borneront A déve lopper. Head expliquait l'éche du malade par l'insuffisance de sa 4 formulation w : l'imitation du geste serait médiatisà une par traduction verbale. s'ils se placent à côt du médeciet observent ses mouvements dans une glace. pp. L'ampleur de cette prise mesure celle de mon existence . une a praktognosie w (1) qui doit êtr reconnue comme originale et peut-êtr comme originaire. en s'appuyant sur la position actuelle. la main gauche du sujet s'identifie immédiatemenh celle de son partenaire. VAN WOERKOM. non s'ils lui font face. la sérides positions antérieures qui s'enveloppent l'une l'autre. en particulier. Chaque moment du mouvement en embrasse toute l'étendu et. s'identifie avec lui. il n'est pas néces-airque je sache expres~ sémen ' J C à la main qui apparait A la droite de mon champ visuel est pour mon partenaire main gauche È C'est justement le malade qui recourt h ces explications. pas davantage d'ailleurs une infinità de relations dont ma conscience opkrerait la synthès et oà elle impliquerait mon corps . . Ce que nous avons appelà le schkma corporel est justement ce systeme d'ét~uivalences invariant immédiatemendonnb cet par lequel les diffkrentes tiches motrices sont instantané ment transposables. mais. mais encore une expkrience de mon corps dans le monde. mais encore de se le representer. La synthès du temps comme celle de l'espace est toujours h recommencer. leur main gauche A leur nez. l'initiation cinétiqu inaugure la liaison d'un ici et d'un li-bas.points de vue. qu'un cas particulier. le premier moment. et que c'est lui qui donne u n sens moteur aux consignes verbales. C'est que le sujet normal a son corps non seulement comme systèm de positions actuelles. A chaque instant d'un mouvement. mais ne sont plus insérà dans un systèm de correspondance qui les relie aux parties homologues du corps du médeciet qui les rende utilisables pour l'imitation. venir. Aphasie und Moforik. ou l'une de leurs oreilles et l'un de leurs yeux (1). Mais la position imminente est elle aussi enveloppédans le présent par elle toutes celles et qui viendront jusqu'au terme du mouvement. Autrement dit. la main droite et la main gauche. Les auteurs (2) font alors inter(1) GRUNDAUM.164 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 165 ture temporelle de notre-corps. je ne pense pas l'espace et le temps . Pour pouvoir imiter les gestes de quelqu'un qui me fait face. Ils savent trè bien ce qu'ils ont i faire. L'expériencmotrice de notre corps n'est pas u n cas particulier de connaissance . l'espace et le temps ne sont pas pour moi une somme de points juxtaposks. la main gauche au nez. comme la perception ou la pensé objective. mais encore et par là mêm comme systhme ouvert d'une infinitb de positions équivalente dans d'autres orientations. je suis à l'espace et au temps. BOUMANN et G R ~ N H A U M . au lieu de porter la main droite à l'oreille droite. sans se subordonner A une a fonction symbolique D ou à objectivante w . Dans l'imitation normale.

pour que la formule de la danse nouvelle s'intègr certains élémen la motricità général de il faut d'abord qu'elle ait reç comme une consécratio motrice. que Faut-il donc mettre à l'origine de l'habitude un acte d'entendement qui en organiserait les élémen s'en retirer pour (1) (2) (3) (4) dans 'la suite? (1) Par exemple. mais acquiert le pouvoir de répondrpar un certain type . Dans l'exploration des objets. pp. elle sent oà est la plume comme nous sentons ou est notre main (2). pp. la longueur du bâto n'intervient pas expressémene t . des équivalences idendes tifications qui font de l'espace un systèm objectif et permettent à notre expériencd'êtr une expériencd'objets. Sensory disturbances from cerebral lesion. toujours portéeA concevoir la synthès comme une synthès intellectuelle. il en est le corrélati inséparable Dkjà la moa tricité prise à l'éta pur. Si je veux m'habituer A une canne. avec ses emplacements absolus. il est devenu l'analogue d'un regard. p. 396. outre la puissance d'extension du bras. par exemple Bergson quand il dbfinit l'habitude comme a le rbsidu fossilisb d'une activitb spirituelle È (2) HEAD. comme moyen terme : l'aveugle la connaî par la position des objets plutôque la position des objets par elle. comme on l'a dit souvent. je l'engage dans un chemin et je vois que a je peux passer à sans comparer la largeur du chemin A celle des ailes. situations et réponse ressemse blant dans les différent beaucoup moins par l'identitk cas partielle des élémen par la communautà de leur sens. Que veut-on dire au juste par lÃ7 Une femme maintient sans calcul u n intervalle de sécurit entre la plume de son chapeau et les objets qui pourraient la briser. à L'espace oh se meut l'imitation normale n'est pas par opposition A l'espace concret. je l'ai < en main à ˆ GRUNRAUM. 188. 394. Il est bien vrai que ce n'est pas une association extérieur qui réuni dans l'habitude les mouvements élémentaire réaction les et les u stimuli à (4). ceux de la marche et de la course? Mais. . qui a attrape v (kapiert) et qui a comprend à le mouvement. 125 et suivantes.. il augmente l'ampleur et le rayon d'action du toucher. tantô à l'autre.Aphasie und Motorik. A l'aide des mouvements déjacquis. de s'ouvrir sur un a en soi È à La motricità est la sphèr primaire ou d'abord s'engendre le sens de toutes les significations (der Sinn aller Signifikationen) dans l e domaine de l'espace représentà (3). . Le bâto de l'aveugle a cessà d'êtr u n objet pour lui. Le chapeau et l'automobile ont cessà d'êtr des objets dont la grandeur et le volume se détermineraien par comparaison avec les autres objets. ibid. je touche quelques objets et. comme je franchis une porte sans comparer la largeur de la porte A celle de mon corps (3). Mêm si. p. C'est le corps.travail cité 397-398. ibid. aprks quelque temps. pour que nous puissions nous représentel'espace il faut d'abord que nous y ayons étt introduits par notre corps et qu'il nous ait donnà le premier modèl des transpositions.le pense (1) Comme Voir sur ce point La Structure du comportement.. 395. Id. Id. acquéril'habitude d'une danse. La position des objets est donné immkdiatement par l'ampleur du geste qui l'atteint et dans laquelle est compris. à L'acquisition de l'habitude comme remaniement et renouvellement du schémcorporel offre de grandes difficulté aux philosophies classiques. les mouvements de répons pouvant êtr confié tantô z i un organe effecteur. dans la suite. les situations pouvant différe largement d'un cas à l'autre. n'est-ce pas trouver par analyse la formule du mouvement et le recomposer. p. u n a espace objectif v ou u n a espace de représentatio à fondà s u r un acte de pensée est déjdessinà dans la structure de Il mon corps. de solutions 4 une certaine forme de situations. il n'est plus perç pour lui-même son extrbmità s'est transforméen zone sensible. Toute théori mécanist heurte au se fait que l'apprentissage est systématiqu: le sujet ne soude pas des mouvements individuels à des stimuli individuels. p. la pensé la perception de l'espace se libèren de la motriet cità et de l'êtr à l'espace. possèd le pouvoir élémentai de donner un sens (Sinngebung) à (2). mais c'est la saisie motrice d'une signification motrice. le rayon d'action d u baton. à savoir l a capacità de différenciatio motrice du schémcorporel dynamique (1).166 PHfiNOMl?NOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 167 genre : c'est une fonction beaucoup plus originaire et de caractèr moteur. (3) GRUNBAUM. l'exigence d'un certain espace libre. Corrélativement portièr du Métro route sont dela la venues des puissances contraignantes et apparaissent d'emblbe comme praticables ou impraticables pour mon corps avec ses annexes. en se guidant sur ce tracà idkal. L'acquisition de l'habitude est bien la saisie d'une signification. je l'essaye. Si j'ai l'habitude de conduire une voiture. Ils sont devenus des puissances volumineuses.

l'exécutio motrice est une modulation de l'espace manuel et toute la question est de savoir comment une certaine physionomie des ensembles a vimotrices. c'est éprouve l'accord entre ce que nous visons et ce qui est donné entre l'intention et l'effectuation . corrblatif du monde. Comprendre. ni le trajet de l'une à l'autre. 202 et suivantes. les faire participer & la voluminosità du corps propre. ou inversement.LA SPATIALITE DU CORPS PROPRE 169 je vois quels objets sont a à porté de ma canne ou hors à de portéeIl ne s'agit pas ici d'une estimation rapide et d'une comparaison entre la longueur objective de la canne et la distance objective du but & atteindre. Le mot l u est une modulation de l'espace visible. On sait (1) qu'un organiste exercà est capable de se servir d'un orgue qu'il ne connait pas et dont les claviers sont plus ou moins nombreux. Si l'habitude n'est ni une connaissance. nous ne voulons pas dire. Quand nous disons qu'il nous donne imrnbdiatement la position de notre corps. (1) On peut savoir dactylographier sans savoir indiquer of1 se trouvent sur le clavier les lettres qui composent les mots. S'habituer A un chapeau. mais ils inscrivent autour de nous la porté variable de nos viséeou de nos gestes. un espace moteur s'étensous mes mains oh (1) Elle bclaire ainsi la nature du schbma corporel. L'exemple des instrumentistes montre encore mieux comment l'habitude ne rbside ni dans la pensbe ni dans le corps objectif. Le déplacemen ses doigts n'est pas donnà à la dactylographe comme un trajet spatial que l'on puisse décrire mais seulement comme une certaine modulation de la motricité distinguéde toute autre par sa physionomie. que le sujet qui apprend A dactylographier intègr l'espace du clavier h son espace corporel. PP. qu'est-elle donc ? Il s'agit d7un savoir qui est dans les mains. j'éprouv chaque moment du mouvement la réalisatiod'une intention qui ne visait pas mon genou comme idéou mêm comme objet. Cette formule paraîtr absurde. L'habitude exprime le pouvoir que nous avons de dilater notre êtr au monde. si comprendre c'est subsumer u n donnà sensible sous une idéet si le corps est un objet. mais dans le corps comme mbdiateur d'un monde. ou de changer d'existence en nous annexant de nouveaux instruments. je vais jouer ce que j'ai lu. (2) Cf CHEVALIER.une mosaïqu de a sensations extensives È C'est un systeme ouvert sur le monde. Mais ce langage est mythologique. Quand la dactylographe exécut le clavier les mouvements nécessaires sur ces mouvements sont dirigé par une intention. L'Habitude. A la manithe des empiristes. A la lettre. suels à peut appeler un certain style des réponse comment chaque structure a visuelle à se donne finalement son essence motrice. Savoir dactylographier n'est donc pas connaîtr l'emplacement sur le clavier de chaque lettre. à une automobile ou A un bâtonc'est s'installer en eux. ni mêm avoir acquis pour chacune un réflex conditionnÃqu'elle déclencherai lorsqu'elle à seprésent notre regard. dou&sd'une physionomie typique ou familièreQuand je prends place devant ma machine. Quand je porte la main vers mon genou. qui ne se livre qu'à l'effort corporel et ne peut se traduire par une désignatioobjective. d'un savoir de familiarità qui ne nous donne pas une position de dans l'espace objectif. Les lieux de l'espace ne se définissen pas comme des positions objectives par rapport A la position objective de notre corps. sans qu'on ait besoin d'épele mot le et d'épelele mouvement pour traduire le mot en mouvement. Il lui suffit d'une heure de travail pour Etre en éta d'exkcuter son programme. Nous disions plus haut que c'est le corps qui a comprend à dans l'acquisition de l'habitude. les jeux autrement dispos& que ceux de son instrument coutumier. il n'y a pas des perceptions qui réveillen représentations des mais des ensembles se conlposent actuellement. Mais ce pouvoir de l'habitude ne se distingue pas de celui que nous avons en génér notre corps : si l'on sur m'ordonne de toucher mon oreille ou mon genou. je porte m a main à mon oreille ou à mon genou par le plus court chemin. Un . sans avoir besoin de me représente position de la ma main a u départ celle de mon oreille. c'est-&-dire finalement comme point de passage de mon mouvement perpétue vers u n monde. ni un automatisme. mais comme partie présentet réell mon corps de vivant. Mais justement le phénomède l'habitude nous invite A remanier notre notion du a comprendre v et notre notion du corps. Quand je parcours des yeux le texte qui m'est propos&. qu'il consiste en. mais cette intention n e pose pas les touches du clavier comme des emplacements objectifs. On pose souvent l a question comme si la perception d'une lettre écritsur le papier venait réveille la reprksentation de la m4me lettre qui & son tour éveillerai la représentatiodu mouvement nécessair pour l'atteindre sur le clavier.et le corps est notre ancrage dans u n monde. Le sujet sait oà se trouvent les lettres sur le clavier comme nous savons oà se trouve l'un de nos membres. Il est vrai.

. u n e relation si directe s'établi que le corps de l'organiste e t l'instrument ne sont plus que l e lieu de passage de cette relation. J e meus mes jambes non pas en tant qu'elles sont dans l'espace à quatre-vingts centimhtres de m a tête mais en tant q u e leur puissance ambulatoire prolonge vers le bas mon intention motrice. ce qui nous fait sortir de la théori mécaniste puisque alors les réac tions sont médiatiséa r u n e saisie globale de l'instrup ment. des pédales claviers e t de leur relation dans l'esdes pace ? Mais. . Pour chaque jeu et pour chaque pédale n e sont ce p a s des positions dans l'espace objectif qu'il apprend. E n réalità gestes pendant la répétiti ses sont des gestes de consécratio : ils tendent des vecteurs affectifs. et. - . Notre nature e n ce sens n'est pas lune vieille coutume. C6t6 de chez Swann. ce qui fait qu'elles se mettent A exister comme des choses. a Ses cris étaien soudains que le violoniste devait se préc1p1 si ter sur son archet pour les recueillir. comme il le fait à l'animal. et corrélative à ment il pose autour de nous u n monde biologique. elles participent à leur valeur.. v (p. de lui un monde culturel. il exerce la mêm fonction qui est de préteaux mouvements instantané la spontanéit a un peu d'action renouvelable et de d'existence indépendant à (1). et ce n'est pas à s a a mémoir qu'il les confie. Il s'assied sur le banc. A tous les niveaux. il s'installe dans l'orgue comme on s'installe dans u n e maison. tantôt jouant s u r ces premiers gestes et passant de leur sens propre à un sens figuré manifeste à travers eux un noyau il de signification nouveau : c'est le cas des habitudes motrices comme la danse. 193. il actionne les pédales tire les jeux. les pédalee t les claviers n e lui sont donnks que comme les puissances d e telle valeur émotionnell musicale et leur position q u e ou comme les lieux p a r o Ãcette valeur apparaî dans le monde. p.1871. Entre l'essence musicale d u morceau telle qu'elle est indiquédans l a partition e t l a musique qui effectivement résonnautour de l'orgue. i l n e s e comporte pas comme on le fait quand on veutdresser u n plan. Tantô il se borne aux gestes nécessaire la conservation de la vie. Mais notre corps n'est pas seulement un espace expressif parmi tous les autres. il faut alors qu'il se construise un instrument. Variétà 177. Dirons-nous donc que l'organiste analyse l'orgue. en étan tout à la musique. Le corps est notre moyen génér d'avoir u n monde. sous nos yeux. des instincts défini dè la naissance. l'organiste rejoigne justement . Tout le problèm de l'habitude est ici de savoir comment la signification musicale du geste peut s'écraseen u n e certaine localitk a u point que.) la réaliser le corps est eminemment un espace expressif. ce qui projette a u dehors les significations e n leur donnant u n lieu. Ce n'est là que le corps constitué est l'origine Il de tous les -autres.c'est le mêm problèm d e savoir pourquoi le sens commun met dans la têt le sièg de la pensé comment l'organiste distribue dans et l'espace de l'orgue les significations musicales. et il projette autour. le mouvement mêm d'expression. I l n'y a ici aucune place pour u n a souvenir à de l'emplacement des jeux et ce n'est pas dans l'espace objectif que l'organiste joue. Or Je veux prendre un objet et déji un point de l'espace en auquel je ne pensais pas. sous nos mains. On dit que le corps a compris e t l'habitude est acquise lorsqu'il s'est laissà pénétr par une signification nouvelle.les jeux et les pédalequi vont (1) Voir PROUST. Si notre corps ne nous impose pas. ils découvren des sources émotionnelles créen n ils u espace expressif comme les gestes de l'augure délimiten le templum. Ce que nous avons découver a r l'étudde la motricité p (1) V A L ~ R YIntroduction à la Méthodde Léonarde Vinci. II. Tantô enfin la signification viséne peut êtr rejointe par les moyens naturels du corps. Pendant la répà à tition comme pendant l'exécutionles jeux. Les ré gions principales de mon corps sont consacréeA des actions. puisque la coutume pré suppose la forme de passività de la nature. pendant la courte répétiti qui précèle concert.170 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA SPATIALITK DU CORPS PROPRE 171 temps d'apprentissage si court n e permet pas de supposer que des réflexe conditionné nouveaux soient ici substitué aux montages déj établis sauf si les uns et les autres forment un systèm et si le changement est global. a Comme si les insDu trumentistes beaucoup moins jouaient la petite phrase qu'ils n'ex& cutaient les rites exigé d'elle pour qu'elle apparû à (p. c'est-à -dir qu'il se donne et garde u n e représentatiodes jeux. il prend mesure de l'instrument il avec son corps. L'habitude n'est qu'un mode de ce pouvoir fondamental. cette puissance de préhensio qu'est m a main se lèv vers l'objet. c'est lui du moins qui donne A notre vie la forme de la générali qui prolonge en diset positions stables nos actes personnels. lorsqu'il s'est assimilà un nouveau noyau significatif. Désormai musique la existe p a r soi e t c'est par elle que tout le reste existe (1). il s'incorpore les directions et les dimensions. .

IV. de la contingence des contenus. IU. il sait bien ou se trouve son bras. Mais elle éclairla perception de l'objet par la perception de l'espace. 541 Sur . L'expériencdu corps nous fait reconnaîtr une imposition du sens qui n'est pas celle d'une conscience constituante universelle. ( 2 ) LHERMITTE. si en génkral puis je sentir l'espace de mon corps énorm minuscule. ( 3 ) VAN BOGAEHT. Mon à corps est ce noyau significatif qui se comporte comme une fonction généra qui cependant existe et est accessible et A la maladie. Les anosognosiques qui parlent de leur bras comme d'un serpent s long et froid (2) n'en ignorent pas. La tradition cartksienne et kantienne nous l'enseigne déjà fait des détermination elle spatiales l'essence de l'objet. en dépi ou du témoignagde mes sens. E n lui nous apprenons A connaîtr nÅ“u ce de l'essence et de l'existence que nous retrouverons en gknéradans la perception et que nous aurons alors dkcrire plus complktement. L'expérienc révè sous l'espace objectif. à propos du corps propre. un sens qui est adhéren certains contenus.c'est en somme u n nouveau sens du mot < sens È La force de la psychologie intellectualiste comme de la philosophie idkaliste vient de ce qu'elles n'avaient pas de peine a montrer que la perception et la pensé un sens intrinsèqu et ont ne peuvent êtr expliquée par l'association extérieurde contenus fortuitement assemblés Cogito ktait la prise Le de conscience de cette intérioritk Mais toute signification étai l i mêm conçucomme u n acte de penske. comme par l'opératio d'un pur Je. ce qui est vrai de toutes les choses perçue : que la perception de l'espace et la perception de la chose. dans la dispersion spatiale le seul sens possible de l'existence en soi. à proprement parler. Si pourtant les malades éprouven l'espace de leur bras comme &ranger. dans lequel le corps finalement prend place. il étailui-mêm incapable de rendre compte de la variétde notre expérience ce qui de en elle est non-sens. elle montre dans l'existence partes extra partes. puisque c'est là qu'il le cherche et qu'il l'attache. avons-nous vu. c'est qu'il y a une prksence et une extension affectives dont la spatialitk objective n'est (1) CASSIRER. mêm quand le malade cherche son 'bras sans le trouver ou l'attache pour ne pas le perdre (3). Etre corps. et notre corps n'est pas d'abord dans l'espace : il est à l'espace. la pathologie de l'Image de soi. p. L'intellectualisme voit bien que le a motif de la chose et le a motif de l'espace > (1) s'entrelacent. p. alors que l'expériencd u corps propre nous enseigne A enraciner l'espace dans l'existence. l'Image de notre corps. les contours objectifs et. L'analyse . 2' Dartie. la spatialitk de la chose et son êtr de chose ne font pas deux probl6mes d i s tincts. une spatialità primordiale dont la premièr n'est que l'enveloppe et qui se confond avec l'êtr mêm du corps. Chap. et. si l'intellectualisme l'emportait aiskment sur l'empirisme. 130.LA SYNTHESE DU CORPS PROPRE de la spatialità corporelle nous a conduit A des résultatqui peuvent êtr généralisk Nous constalons pour la premièr fois. Philosophie der symbolischen Formen. II. c'est êtr nouÃà un certain monde. mais rédui premier au le second.

dans les première tentatives de pr6hension. 238. Le corps est. par suite. (2) WOLFF. Selbstbeurteilungund Fremdbeurteilung visibles. ou plutô je suis mon corps. chaque événeme corporel. tactiles et moteurs ne sont pas simplement coordonnés Si je suis assis à ma table et que je veuille atteindre le télà phone. E n mêm temps que je contracte mon pied dans m a chaussure. la contraction des muscles des jambes s'envdoppent l'un l'autre . nous n e faisions donc qu'anticiper ce que nous avons à dire de la synthès corporelle en génà ral. que mêm beaucoup de sujets hésiten reconnaîtr A parmi d'autres leur propre écriture que. ou mêm me lever à demi. commc le montre l'anosognosie. . p. E n cherchant à l'analyser. le sujet a le sentiment absolu qu'il s'agit de luimêm et. et par contre nous reconnaissons d'emblé l a reprhscntation visuelle de ce qui dans notre corps nous est invisible (2). C'est ainsi que des malades ont l'hallucination de leur propre visage vu du dedans (1). Si l'on peut encore parler dans la perception du corps propre d'une interprétation faudra dire qu'il s'interprèt lui-même il Ici les a donnée visuelles à n'apparaissent qu'à travers leur sens tactile. chaque mouvement local que sur le fond d'une position globale. comme nous connaissons d'avance toutes les perspectives possibles d'un cube a partir de s a structure géométriq Mais . p. Ni ses variations ni leur invariant ne peuvent donc êtr expressémen posés Nous ne contemplons pas seulement les rapports des segments de notre corps et les corrélationdu corps visuel et d u corps tactile : nous sommes nous-même celui qui tient ensemble ces bras et ces jambes. Tous ces mouvements s o n t A notre disposition A partir de leur signification commune. in wissentlichen und unwissenflichen Ycrsnch. Ce qui réuni à sensations tactiles à les de ma main et les relie aux perceptions visuelles de la mêm (1) MENNINGER-LERCHENTAL. Chacun de nous se voit commc par un c i l intérieu qui. la manièr dont il se réalis comme corps. à Les différente parties de mon corps. je veux u n certain résultat les et tâchese répartissen d'elles-même entre les segments inté ressés combinaisons possibles étan les d'avance donnée comme bquivalentes : je puis rester adossà au fauteuil. Je ne traduis pas a dans le langage de la vue w les a donnkes du toucher à ou inversement. ou me pencher en avant. Truggebilde der eigenen Das Gestalt.pour n e rien dire ? encore des objets extérieur le corps propre nous enseigne u n mode d'unità qui n'est pas la subsomption sous une loi. je puis instantanémen visualiser à les parties de mon corps a qu'elle me cache. a u moins en et premièr approximation. (2) LHERMITTE. je suis dans mon corps. je le vois. L'Image de notre corps. chaet cun reconnaî silhouette ou sa démarch sa filmée Ainsi nous n e reconnaissons pas par la vue ce que nous avons cependant vu souvent. ses aspects visuels. le mouvement de la main vers l'objet. de quelques mètre de distance. par contre. E n tant qu'il est devant moi et offre à l'observation ses variations systématiques l'objet extérieuse prêt A u n parcours mental de ses élénlen il peut. les enfants ne regardent pas leur main. mais l'objet : les différentsegments du corps ne sont connus que dans leur valeur fonctionnelle et leur coordination n'est pas apprise. La spatialità du corps est le déploiemen son de êtr de corps. 4 . . nous regarde de la têt aux genoux (2). On a pu montrer que nous ne reconnaissons pas notre propre main en photographie. êtr défin comme la loi d e leurs variations.je n'assemble pas les parties de mon corps une a une . l a a loi efficace à de ses changements. et pas mêm condition nécessairecomme le montre le bras fant6me. cette traduction et cet assemblage sont faits une fois pour toutes en moi : ils sont mon corps même Dirons-nous donc. déclar qu'il voit son double (1). Dans l'héautoscopie double que le sujet le voit devant lui n'est pas toujours reconnu a certains détail (1) LHERMITTE. que nous percevons notre corps par sa loi de construction. Nous retrouvons dans l'unità du corps la structure d'implication que nous avons déjdécrit propos de l'espace. De même quand je suis assis A m a table. ii condition d'étendrdavantage le -bras. les donnée tactiles qu'a travers leur sens visuel. L'Image de notre corps. 238. p. le redressement du tronc. Ainsi la connexion des segments de notre corps et celle de notre expérienc visuelle et de notre expérienc tactile ne se rkalisent pas de proche en proche et par accumulation. celui qui à la fois les voit et les touche. Mais je ne suis pas devant mon corps. C'est pourquoi. pour reprendre le mot de Leibnitz.174 PHfiNOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LA S Y N T H ~ S E CORPS PROPRE DU 175 pas condition suffisante. Ce pouvoir m'appartient m&mepour les parties de mon corps que je n'ai jamais vues. quel que soit sur l'a analyseur à qui le révèl u n fond significatif oà ses retentissements les plus lointains sont a u moins indiqué et la possibilità d'une équivalencintersensorielle irnmé diatement fournie.

Une certaine expérienctactile du bras signifie une certaine expérienc tactile de l'avantbras e t de i'kpaule. En. au lieu de se dissiper dans Vinstant mêm oà elle s'exprime. traduisible en prose. l'aveugle construit le bâto et ses différente positions. Comme plus haut l'habitude motrice éclairai nature la particulièr de l'espace corporel. le poèm ne se détachpas de tout appui matériel il serait irrkmédiablemen et perdu si son texte n'étai exactement conservé signification n'est pas sa libre e t ne résid pas dans le ciel des idkes : elle est enfermé entre les mots sur quelque papier fragile. font tous ensemble un mêm geste. dans cette fonction fondamentale qui déli mite t~la fois notre champ de vision et notre champ à 'ac tion. A vrai dire. p. à leur tour. Le romancier n'a pas pour rôl d'exposer des idée mêm ou d'analyser des caractères mais de présente n kvénemen u interhumain. est aussi bien un exemple d'habitude perceptive. Et. comme le signalement d'une per(1) La mécaniqu squelette ne peut pas. est essentiellement une modulation de l'existence. entre la perception explicite et le mouvement effectif. rendre compte des position&et des mouvements privilbgiéde mon corps. mèn dans l'esprit d u lecteur une seconde existence qui le défini comme pohme. u n morceau de musique sont des individus. Il n'en va pas autrement d'un poèm ou d''un roman. La perception serait toujours une lecture des même donntes sensibles. l'idéne peut pas se communiquer autrement que par le dkploiement des couleurs et des. comme les vues perspectives d'un cube à l'idé cube.avons dit. et c'est la perception des tableaux qui me donne le seul CbZanne existant. mais au bout du bâtonOn est tentà de dire qu'i travers les sensations produites par la pression du biton sur la main. non que les différenteperceptions tactiles. Cf La Structure du Comportement. s'il comporte une premièr signification. de sorte que la modulation existentielle.176 PHF~OM~NOLOGIE PERCEPTION DE LA LA SYNTHESE DU CORPS PROPRE 177 main comme aux perceptions des autres segments du corps. le ton. de mêm nous à pouvons étendr toutes les habitudes ce que nous avons dit des habitudes motrices. il ne commence plus à l'épidermde la main. bien qu'ils soient faits de mots. le monde des objets tactiles recule. non de mais la source de ses pensée sa manièr d'êtr fondaet mentale. cette signification notionnelle est prélevà sur une signification plus large. c'est en elle que les analyses prennent leur sens plein. Elle se distingue du cri parce que le cri emploie notre corps tel que la nature nous l'a donné c'est-A-dire pauvre en moyens d'expression. Il est un n e u d de significations vivantes et non pas la loi d'un certain nombre de termes covariants. Il est assez connu qu'un pohme. c'est un certain style des gestes de ma main. l'objet externe. de mêm ici l'habitude en génér comprendre la synthès généra corps fait du propre. bien qu'il se laisse résumer bien que la à pensé> du romancier se laisse formuler abstraitement. trouve dans l'appareil pokde tique le moyen de s'éterniserMais s'il se détach notre gesticulation vitale. mais parce que le bras vu du e t le bras touché comme les différent segments du bras. sons. médiatisen objet à la un seconde puissance. les gestes et la physionomie. un poème Un u n tableau. de mêm que l'analyse de la spatialitk corporelle anticipait celle de l'unità du corps propre. les perceptions tactiles et les perceptions visuelles participent toutes A un mêm bras intelligible. sonne est prblevà sur l'aspect concret de sa physionomie. le poèm existe à la maniere d'une chose et ne subsiste pas éternellemen la manihre d'une vkà rité Quant au roman. Dans u n tableau ou dans un morceau de musique. qui implique un certain style des mouvements de mes doigts et contribue d'autre part à une certaine allure de mon corps (1). toute habitude est A la fois motrice et perceptive parce qu'elle réside comme nous l'. Quand le bAton devient un instrument familier. puis que celles-ci. de mêm la poésie elle est par accident narrasi tive et signifiante. de le faire mûri et éclatesans commentaire idéologique tel point que tout changement dans A l'ordre du réci dans le choix des perspectives modifierait ou le sens r o k n e s q u e de l'événemen roman. 196. L'exploration des objets avec un bâton que nous donnions tout à l'heure comme un exemple d'habitude motrice. mêm au niveau de du la science. et que ce ~upplkment de sens révè plus les pensée celui qui parle. L'analyse de l'œuvr de Cézanne je n'ai pas vu ses tableaux. c'est-à -dir des être ou l'on ne peut distinguer l'expression de l'exprimé dont le sens n'est accessible que par un contact direct et qui rayonnent leur signification sans quitter leur place temporelle et spatiale. comme toute œuvr d'art.ce sens-lh. De mêm que la parole signifie non seulement par les mots. me si laisse le choix entre plusieurs Cézann possibles. C'est en ce sens que notre corps est comparable à l'œuvr d'art. elle se ferait . mais encore par l'accent. tandis que le poèm emploie le langage. Ce n'est pas A l'objet physique que le corps peut btre compark. mais plutôà l'œuvr d'art. un certain aspect visuel du mêm bras. et mêm u n langage particulier.

l'objet extérie n'est pas le géométr l'invariant ou d'une séride perspectives. elle séparl'un de l'autre en les objectivant le contenu sensible. Béciproquement toute habitude perceptive est encore Ilne habitude motrice et ici encore la saisie d'une signification se fait par le corps. s u r les panneaux a bleus B et rouges P qu'on lui présente manifeste cette manièr se particulièr d e vibrer et d'atteindre le regard que l'on appelle le bleu et le rouge. ne s'annonçai dans notre expérienc que par u n certain manque. selon l'évidencperceptive. qui est déja prégnan d'un B sens. les perspectives n e sont pas des indices. nos de pouvoirs naturels rejoignent soudain une signification plus riche qui n'étaijusque-là qu'indiqué dans notre champ perceptif ou pratique. dè les Conférence le Temps. o n constate que l'habitude acquise à l'égar de ce couple d e couleurs profite à toutes les autres (2). c'est acquéri n certain style u de vision. note 1. mais des aspects. L e regard obtient plus ou moins des choses selon la manièr dont il les interroge. .il faut d'abord que. Nous disposons avec le regard d'un instrument naturel comparable a u biton de l'aveugle. dont il glisse ou appuie s u r elles. mais une chose : elle masque le rapport organique du sujet et du monde. Quand l'enfant s'habitue à distinguer le bleu du rouge. les pre~niè res donnée la vue à une nouvelle entità sensorielle. sur des signes de plus en plus ténus Mais l'liabitude n e co~zsisfepas à interpréte les pressions du b i t o n s u r la main comme des signes d e certaines positions d u bâtonet celles-ci comme des signes d'un objet extérieur puisqu'elle nous dispense de le faire. 174 et suivantes. dans cet avènemen d'un a point d e vue de la couleur B. Growth of the Mind. Il fait un pas décisien reconnaissant. Systèm de puissances motrices ou de puissances perceptives. 5. un 110uve1usage 6u corps propre. qui n'est pas une loi. Apprendre à voir les couleurs. pp. le mouvement par lequel elle se jette dans une chose et dans u n monde par le moyen de ses organes et de ses instruments. que cette opératioen sur pr6suppo:e une autre plu5 profonde par laquelle le contenu est lui-mêm préparà cette saisie. Mais cette analyse déformh la fois le signe et l a signification. L'intellectualisme n e peut concevoir le passage de la perspective à la chose même d u signe à la signification que m m m e une interprétation une aperception. il faut qu'elle s'enracine dans les donnée s a n s quoi aucune ~subsomptionne pourrait la reconnaitre en elles .178 PHGNOMENOLOGIE LA PERCEPTION DE LA SYXTHESE DU COEPS PROPRE 179 seulement de plus en plus vite. dans cette analyse intellectuelle qui subsume les donnéesous une catégori Mais. la transcendance active de l a conscience. une intention de connaissance. mais une chose vers laquelle l e bâto nous conduit et dont. le moment déciside l'habitude est-il dans cette prise de conscience. travers le co~iple bleu-rouge l'enfant a aperç la signification couleur >. pour que ? l'enfant puiise apercevoir le bleu et le rougc sous la caté gorie de couleur. et le noyau invariant. L'analyse de l'habitude motrice comme extension d e l'existence se prolonge donc en une analyse de l'habitude perceptive comme acquisition d'un monde. Les pressions s u r la main et le b5ton ne sont plus donnés le bâto n'est plus u n objet que l'aveugle percevrait. Corrélative ment. notre corps n'est pas objet pour u n a je pense : c'est u n ensemble de significations vécuequi va vers son équilibreParfois se forme un nouveau nccud de sigfiifications : nos mouven~entsanciens s9int&grentà une nouvelle cntità motrice. mais u n instrument avec lequel il perçoitC'est un appendice d u corps. et dont l'avènemen réorganis soudain notre équilibret comble notre attente aveugle. une extension de la synthès corporelle. Les donnéesensibles et les perspectives A chaque niveau seraient des contenus saisis comme (aufgefasst als) des manifestations d'un mêm noyau intelligible (ly. (2) KOFFUA. c'est enrichir et réorganisele schémcorporel. B Vorlesungen zur Phünornenologi des inneren Zeifbcwuszfseins. Est-ce donc qu'à (1) Husserl par exemple a longtemps défin conscience ou la l'i~npositiond'un sens par le schém Auffassung-Izhalt et comme une beseplende Auffassung. a Toute constitution ne se fait pas selon -le -schémAuffassungsinhult-Auffassung. p.

Pas de mouvements actifs. on veut dire p a r là que de simples reprksentations peuvent déplace stiles muli naturels du plaisir et de la douleur. qui est trè bref. le sujet . Un malade (1) n e recherche jamais plus de lui-mêm l'acte sexuel. . manente de plaisir et de douleur.. dont il n'y a rien A dire.LE CORPS COhIAlE ETRE S E X U E 181 V. Le monde objectif joue de moins en moins directement s u r le clavier des &tatsaffectifs a élémentair mais la valeur reste une possibilitk per.met à exister pour nous p a r le dési par l'amour et nous comprendrons ou mieux p a r lÃcomment des objets et des être peuvent exister en généra O n conçoid'ordinaire l'affectività comme une mosaïqu d'étataffectifs. Cherchons A voir comment u n objet ou u n êtr se . et il resterait donc à comprendre pourquoi chez Schn. on s e le rappelle. il n'étai pas facile de redécouvri rapport du sujet incarnà le et de son monde. il faut considére pour finir l e secteur de notre expérienc visiblement n'a de sens et d e qui réalit que pour nous. nous assumons l'espace. selon les lois d e l'association des idée celles du réflex ou conditionné que ces substitutions attachent le plaisir et la douleur à des circonstances qui nous sont naturellement indifférente que. plaisirs et douleurs fermé eux-mêmes sur qui n e se comprennent pas et n e peuvent que s'expliquer p a r notre organisation corporelle. tous les troude bles de Schn. l'objet ou l'instrument. le malade dont nous avons étudi plus haut les déficience motrices et inte~lectuelles dont le comporet lerne~itaffeclif et sexuel a ét analysà Par STEINFELD. le cycle sexccl n e cherche pas à se poursuivre. le monde naturel se donne comme existant en soi a u delà de son existence pour moi. A chaque moment les choses se passent comme si le sujet ignorait ce qu'il y a faire. l'acte de transcendance p a r lequel le sujet s'ouvre à lui s'emporte lui-mêm et nous nous trouvons en présencd'une nature qui n'a pas besoin d'êtr perçupour exister. des valeurs secondes ou troisi&mes se constituent qui sont sans rapport apparent avec nos plaisirs et nos douleurs naturels. c'est-à -dir notre milieu affectif. qui en sont l'effet plutô que la cause. se définipar son pouvoir de représentationl'affectivitk n'est pas reconnue coInnic un mode original de conscience.L E CORPS COhIF. Beitrag Ein zur Analyse der Sexual~u~zktion 175-180.comme plus h a u t la perte des initiatives cinetiques . Dans l'acte sexuel. résulten d'une blessure circonscrite dans la sphèr occipitale. ont perdu beaucoup de leur signification sex~uelle. la perception d'un corps n e font n:~itrechez lui aucun désir e malade n'emL brasse guèr ct le baiser n'a pas m u r lui valeur de stimulation sexuelle. Or tant q u e nous nous adressions à l'espace ou à la chose perque. On va voir q~l'iln'en est rien. les stimulations tactiles. toute dkfaillance de la sexualit6 devrait se raInener ou bien i la perte de certaines repré sentations ou bien à un afl'aiblissement du plaisir. Les réactionsont strictement locales e t n e commencent pas sans contact. a. et de décrir le corps comme le lieu de cette appropriation. et non seulement les perceptions visuelles. l'infromissio n'est jamais spontanée Si l'orgasme intervient d'abord chez l a partenaire et qu'elle s'éloignele désiébauchs'efface. Des images obsc6nes. Les pollutions sont rares et toujours sans rêves Essaierons-nous d'expliquer cette inertie sexuelle . pp. Si cette conception étai juste.par la disparition des représentation visuelles ? Mais on soutiendra difficilement qu'il n'y a aucune représentatio tactile des actes sexuels. Si l'on admet que chez l'homme elle se a pénèt d'intelligence B. il resterait à décrirl'aspect concret que prend cette déficienctoute formelle dans le domaine de la sexualité Car enfin la raretà des pollutions par exemple n e s'explique pas p a r la faiblesse des représen tations. Si ce n'est dans l'&preuve d u plaisir et de la douleur. Si le préludest interrompu i ce monlent. Si la sexualità étaichez l'homme u n (1) Il s'agit de Schn. parce qu'il se transforme de lui-mêm dans le pur commerce du sujet épistémologiq de l'objet. 6 donc nous voulons mettre en évidenc la genès de l'êtr pour nous. E n et effet. Car.lE ETRl? SEXUE Notre but constant est de mettre en évidenc a fonction l primord~alep a r laquelle nous faisons exister pour nous. et semble indiquer une altératiode la vie sexuelle elle-même Supposera-t-on quelque affaiblissement des réflexesexuels normaux ou des étatde plaisir? Mais ce cas serait plutô propre à montrer qu'il n'y a pas de réflexesexuels et pas de pur éta plaisir.Si maintenant on veut supposer une défaillanc généra la représentation de aussi bien tactile que visuelle. et de transfert en transfert. les conversations s u r des sujets sexuels. . sinon quelques instants avant l'orgasme.

appareil réflex autonome. mais quand il existe pour mon corps. Mais la distraction. nous avons affaire. Schn. Mêm avec la sexualité qui a pourtant passà longtemps pour le type de la fonction corporelle. non pas à un automatisme périphériqu à une mais intentionnalità qui suit le mouvement génér l'existence de et qui fléchi avec elle.une phys. si l'objet sexuel venait atteindrz quelque organe du plaisir anatomiquement défini la blessure cérébra Zcvrait avoir pour effet de libéreces automatismes et se traduire par Iun comportement sexuel accentuéLa pathologie met en kvidcnce. d'une initiative sexuelle qui appelle un cycle de mouvements et d'états les u mette en forme > et qui qui trouve en eux sa réalisation les stimuli tactiles euxSi mêmes que le malade dans d'autres occasions utilise à memeille. u n corps n'est pas seulement perç comme un objet quelconque. Il faut qu'il y ait. une intentionnalità qui n'est pas la pure a conscience de quelque chose >. ce sont des effets. Ce qui a disparu chez le malade c'est le pouvoir de projeter devant Iui un monde sexuel. Le mot mêm d'assouvissement ne veut plus rien dire pour lui. une fonction qui en assure le déploiement que l'extenet sion normale de la sexualità repose sur les puissances internes du sujet organique. elle se fait dans le monde et non pas dans une conscience. et nous avons vu qu'en g6néra il n'exécutaucun acte de penséauthentique et remplace l'intuition du nombre ou la saisie des significations par le . ou en d'autres termes que le malade a cessÃd'adresser à l'entourage cette question muette et permanente qu'est la sexualità normale. Un spectacle a pour moi une signification sexuelle. cette perception objective est habité par une perception plus secrèt : le corps visible est sous-tendu par u n schém sexuel. immanente à la vie sexuelle. les personnes ne se qualifient à cet égarque s'il est en commerce direct avec elles et S ~ O D l'attitude qu'elles adoptent envers lui. et la plupart des sujets impuissants.comme plus haut ses possibilitémotrices. un corps fémini sans est essence particulièr : c'est surtout le caractère dit-il. un genre de signification distinct de la signification intellectuelle. les représentation inopportunes ne sont pas des causes. Le contact corporel étroine produit qu'un a sentiment vague B. par le corps elles sont toutes semblables. l'attention et la sollicitude qu'elles lui témoignent soleil et la pluie Le ne sont ni gais ni tristes. à travers un corps elle vise u n autre corps.. elles finissent quelquefois mal : c'est qu'elles ne viennent jamais. de se mettre en situation érotique nne ou. ont perdu leur signification sexuelle. son rapport possible aux organes sexuels ou aux étatde plaisir. c'est d'abord parce qu'il ne la vit pas et qu'il n'y est pas engagé devine ici un mode de perOn ception distinct de la perception objective. qui accentue les zones drogènes dessine . de le situer sous le rapport de la sexualit6. Pour Schn. Schn. donnent valeur ou Cgnification sexuelles aux stimuli extérieuret dessinent pour chaque sujet l'usage qu'il fera de son corps objectif. l'humeur ne dépenque des fonctions organiques élémentaire monde est affectivement le neutre. perceptives et mêm ses possibilité intellectuelles. strictement individuel. Il faut qu'il y ait un Eros ou une Libido qui animent un monde original. Il voudrait pouvoir penser sur la politiq~le sur et la religion. C'est la structure mêm de la perception ou de l9exp6rience ératiququi est altérà chez Schn. d'un mouvement spontané mais d'une décisio abstraite. ne < sont pas à ce qu'ils font %. La perception érotiqu n'est pas une cogitatio qui vise u n cogitatum . et si le sujet perçoi froidement la situation. entre l'automatisme et la représentation une zone vitale oà s'élaboren les possibilitésexuelles du n~alade. n'agrandit guèr son milieu humain. faute d'une intention.. le u savoir d'un quelque chose indé terminà > qui ne suffit jamais à u lancer B la conduite :sexuelle et à crée une situation qui appelle un mode défin de résolution perception a perdu sa structure érotique La aussi bien selon l'espace que selon le temps. non pas quand je me représente mêm confusdment. Chez le normal. Il y a une K compréhensioB érotiqu qui n'est pas de l'ordre de l'entendement puisque l'entendement comprend en apercevant une expériencsous une idée tandis que le dési comprend aveuglémen reliant un corps A u n en corps. pour cette puissance toujours prêt à nouer les stimali donnéen une situation &otique et à y ajuster une conduite sexuelle.onomie sexuelle et appelle les gestes du corps masculin lui-mêm intégrà cette totalitk affective. on s'en aperçoiA l'analyse. et. au contraire. fois que la situation est ébauché la maintenir ou de iui de donner une suite jusqu'h l'assouvissement. qui rend une femme attrayante. c'est qu'ils ont cessà pour ainsi dire de parler à son corps. Schn. ne peut plus se mettre en situation sexuelle comme en génér n'est plus en situation il affective ou idéologiqueLes visages ne sont pour lui ni sympathiques ni antipathiques. mais il n'essaie pas mêmeil sait que ces région ne lui sont plus accessibles. quand il noue des amitiénouvelIes.

Introduction à la Psgchanalyse. Nous redécouvron la fois la vie sexuelle comme à une intentionnalitÃoriginale et les racines vitales de la perception. comme celles de notre préc6 dent paragraphe. c'est-à -dir à l'égardu temps et à l'kgard des autres hommes. de tous les motifs psychologiques peuvent se glisser parce qu'il n'y a plus interférencde deux causalitéet que la vie génital embraybe sur la vie totale du sujet.mécaniques Chez Freud lui-même le sexuel n'est pas le génital vie sexuelle n'est pas u n la simple effet des processus dont les organes génitausont le siègela libido n'est pas un instinct. ou Faut-il donc dire. Cinq Ps~chanalgses. Elle est à libe intérieuremen tout l'êtr connaissant et agissant. qu'elle traduit le plus souvent le refus de l'orgasme. plutô cette proposition devient une tautologie. de la condition fémininOU de la condition d'êtr sexué celui-ci A son tour le refus du paret tenaire sexuel et du destin qu'il représente Mêm chez Freud on aurait tort de croire que la psychanalyse exclut la description des motifs psychologiques et s'oppose A la mbthode ph~noménologiqu elle a a u contraire (sans le savoir) : contribuk A la développeen affirmant. Voir par ex. Il y a des symptôme sexuels à l'origine de toutes les nkvroses. E t la quesest tion n'est pas tant de savoir si la vie humaine repose ou non sur la sexualitÃque de savoir ce qu'on entend par sexualité psychanalyse représentu n double mouvement de La pensbe : d'un côt elle insiste sur l'infrastructure sexuelle de la vie. ses conclusions. chant partout A comprendre l'événeme lieu de le rattaau cher à des . il n'y a plus aucun sens A dire que toute l'existence se comprend par la vie ~exuelle. peut s'accompagner d'une sexualitb . de l'autre elle a gonfle P la notion de sexualitb a u point d'y intbgrer toute l'existence.conditions . mais ces symptômessi on les lit bien. Mais justement pour cette raison. comme il dit 'sont a surdéterminà Car cela revient A adB. Nous rejoignons ici les acquisitions les plus durables de la psychanalyse.LE CORPS COMME ETFE SEXUG 185 maniement des signes et la technique des a points d'appui P (1). p. Freud lui- même dans ses analyses concrètes quitte la pensé causale. Femme frigide. Freud compare l'accident externe au corps étrange n'est qui une pour l'huîtr l'occasion de sécrét perle. que le phénomè sexuel n'est qu'une expression de notre manièr généra projeter de notre milieu ? Mais la vie sexuelle n'est pas u n simple reflet de l'existence : une vie efficace. mettre qu'un symptôme moment oà il s'ktablitl trouve toujours au de dans le sujet des raisons à 'étr sorte qu'aucun évbnemen dans une vie n'est A proprement parler dktermink du dehors. ces trois secteurs du comportement manifestent une seule structure typique. quand il fait voir que les symptôme ont taujours plusieurs sens. conçu comme l'élaboratio d'une forme généra vie. Quelles qu'aient pu êtr les dkclarations de principe de Freud. c'est-&-dire une activit6 orienténaturellement vers des fins déterminée elle est le pouvoir gbnéra qu'a le sujet psychophysique d'adhbrer & différent milieux. f (2) W. mais & retrouver dans l a sexualitb les relations et les attitudes qui passaient auparavant pour des relations et des attitudes de conscience. chap. comme elle n'est plus une fonction séparà définissablpar la et causalitÃpropre d'un appareil organique. de se fixer par différente expériences d'acqubrir des structures de conduite. Mais la comme la vie sexueIle ne peut plus êtr circonscrite. c'est parce que dans la sexualità 6e l'homme se projette sa manièr d'êtr A l'égar du mon&. et la signification de la psychanalyse n'est pas tant de rendre la psychologie biologique que de découvri dans des fonctions que l'on croyait a purement corporelles P un mouvement dialectique et de réintégr sexualitÃà l'êtr humain. dans l'ordre politique et idéo logique par exemple. un autre nom pour désigne vie sexuelle. de la motricità et de la représentatioen faisant reposer tous ces a processus B sur un a arc intentionnel B qui fléchi chez le malade et qui chez le normal donne à l'expérienc son degrà de vitalità et de féconditk La sexualità n'est donc pas un cycle autonome. La (3) FREUD. elles sont dans un rapport d'expression rkciproque. ou.. symbolisent toute une attitude. que tout acte humain a a un sens (3) et en cher(1) C supra. Dans l'histoire sexuelle. selon le mot de Freud. 1 p. 155. demeurent ambiguësQuand on générali la notion de sexualité qu'on fait d'elle une manièr d'êtr et au monde physique et interhumain#veut-on dire qu'en dernièr analyse toute l'existence a une signification sexuelle ou bien que tout phénomè sexuel a une signification existentielle? Dans la premièr hypothèse l'existence serait une abstraction.STECKEI. Si l'histoire sexuelle d'un homme donne la clef de sa vie. la Un disciple dissident de Freud (2) montre par exemple que l a frigiditk n'est presque jamais lié des conditions anaà tomiques ou physiologiques. les recherches psychanalytiques aboutissent en fait non pas & expliquer l'homme par l'infrastructure sexuelle. soit par exemple une attitude de conquêtesoit une attitude de fuite. 911note 1. 45. Elle est ce qui fait qu'un homme a une liistoire. p. que . inversement.

elles ne veulent pas dire que le corps soit l'enveloppe transparente de l'Esprit. les relations avec autrui dont la parole est le véhicule Si l'émotio choisit de s'exprimer par l'aphonie. ajouterons-nous maintenant. ce sont. que a vivre B (leben) soit une opératio primordiale h partir de laquelle il devient possible de a vivre w (erleben) tel ou tel monde. l'angoisse s'étai traduite par l'aphonie parce que l'imminence de la mort interrompait violemment la coexistence et ramenait le sujet A son sort personnel.LE CORPS COMME ETRE SEXUB délabrhe peut mêm bénéfici ce délabrement elle de Inversement. un du . plus général ment. Cela n'empêch pas. comme nous airons. comme. La vie se particularise en courants sbparés bien les mots n'ont aucun sens. puis u n retour a l'aphonie a la suite d'une peur violente. êtr aux couleurs et aux lumihres par la vision. selon la rhgion oà sont située lésions côt visuel ou le côt auditif les le prédomin dans le tableau de la maladie. nous disions tout A l'heure que l'existence biologique est embraybe sur l'existence humaine et n'est jamais indifférent son rythme A propre. perd le sommeil. et que nous devions nous nourrir et respirer avant de percevoir et d'accédeA la vie de relation. l'appéti finaet lement l'usage de la parole. Une interprétatio strictement freudienne mettrait en cause la phase orale du développemende la sexualit4. l a du a zone optique w par exemple. ce n'est pas seulement l'existence sexuelle. que les mots de a voir w et d' a entendre w ont un sens.relâchemen sphincter. Nous montrions avec la théori la Forme qu'on ne peut assigner une de couche de donnée sensibles qui dépendraien immédiate ment des organes des sens : la moindre donné sensible n e s'offre qu'intégrà une configuration et déj a mise en A forme w . mais encore un signe privilégià Nous r5trouvons ici u n problbme que nous avons déjrencontrb plusieurs fois. Au cours de l'enfance. c'est que la parole est de toutes les fonctions du corps la plus étroi tement liéà l'existence en cornmun. la psychanalyse existentielle ne doit pas servir de prétext une restauration d u spiritualisme. ne fonctionnent jamais isolé ment. 21 la lettre. une sorte de perfection technique qui ne répon pas A une vigueur particulièr de l'êtr au monde. les instruments ou les manifestations de l'existence personnelle : elle reprend et recueille en elle leur existence donné anonyme. Une jeune fille (1) à qui sa mèr a interdit de revoir le jeune homme qu'elle aime. Psychofherapie. disions-nous. Ainsi la vue. Quand et nous disons que la vie corporelle ou charnelle et 'e osy(1) La 187 chisme sont dans ufi rapport d'expression rbciproque ou que l'événeme corporel a toujour$ une signification psychique. Ueber (2) BINSWASÛE (Ueber PsychothePapie. pp. Nous faisions remarquer ailleurs (1) que les région spécialisé cerveau. pp. aux sons par l'ouïeau corps d'autrui par la sexualité avant d'accédeA la vie de relations humaines. reste A savoir pourquoi l'expression sexuelle de ce drame est PIUS prhcoce. l'ouïela sexualité corps ne le sont pas seulement les points de passage. comme si elle n'étaiqu'un épiphénomè Justement si l'on admet que les troubles sexuels des névrosà expriment leur drame fondamental et nous en offrent comme le grossissement.éprouv . ou bien Ou l a vie sexuelle désignu n secteur de notre vie qui soit en rapports partkuliers avec l'existence du sexe. Nous le comprendrons mieux en précisanles notions d' a expression B et de a signification s qui appartiennent a u monde d u langage et de la penséconstitués que nous venons d'appliquer sans critique aux relations d u corps e t d u psychisme et que l'expérienc d u corps doit au contraire nous apprendre A rectifier. de i l peut le confisquer à son profit. la vie sexuelle peut posséder chez Casanova par exemple. Revenir A l'existence comme au milieu dans lequel se comprend la communication du corps et de l'esprit. à la coexistence. la malade. ces formules ont donc besoin d'explication. ne peut pas a avaler P l'interdiction qui lui a étfaite (2). Le (1) BINSWANGER. ce n'est pas revenir A la (knscience ou à l'Esprit. et pourquoi la sexualità est non seulement u n signe. 188) signale qu'un rnaIade. plus fréquentet plus voyante que les autres . ou. Cela n'empêch pas. Oans l'enfance du sujet. que. Cela n'empêch pas. Mais ce qui est *fixÃw sur la bouche. la crise de nerfs est le moyen de fuir la situation.1 moment oà il relrouve et communique au mbdecin un Structure du Comportement. L'aplionie représentdonc un refus de l a coexistence. Il ne peut êtr question de noyer la sexualitÃdans l'existence. Plus gén ralement elle tend à rompre avec la vie : si elle ne peut plus dégluti aliments. 80 et suivantes. p. c'est que la dt5glutition symbolise les le n~ouvementde l'existence qui se laisse traverser par les kvénementet les assimile. Enfin. so~~venir tra~imatique. disions-nous. Valables pour exclure la pensécausale. chez d'autres sujets. La malade rompt avec la vie de relations d a m le milieu familial. Mêm si l'appareil sexuel est traversÃpar le courant génér la vie. 113 et suivantes. a. on trouve une premièr manifestation d'aphonie la suite d'un tremblement de terre.

il les avait d'un seul coup placéehors circuit. et la preuve en est que. de l'affirmation et de la négatiovolontaires.. Cependant. Pierre n'existe plus pour moi ( 1 ) FREUD. dans l a magie. ou comme u n ami vexk qui n e m'adresse plus l a parole. comme u n portrait est la quasi présencd e Pierre absent (1) ou comme les figures de cire. Mais si le corps exprime A chaque moment les modalitks d e l'existence. elle elle n e le rejette pas nommément Elle vise une régiode notre expérience une certaine catkgorie. E n perdant la voix. comme toutes les significations. Si par contre je deviens aphone. a u moi et A autrui. celle-ci n'existe que pour quelqu'un. p. il est habità p a r elle. je peux lni parler OU ne pas 11:i adresser la parole. On sait comment la théoride l'hystéria kt6 amenke à dépasser avec la notion de pithiatisme. On ne peut pas dire que la situation de fait ainsi créà la simple conscience d'une situasoit tion. SARTRE. la jeune fille retrouve l a parole. I'alternative de la paralysie (ou de l'anesthésieet de la simulation. Le sujet qui a oublià dans un tiroir un livre dont sa femme lui avait fait cadeau et qui le retrouve une fois r6conciliÃavec elle ( 1 ) n'avait p a s absolument perdu le livre. me sont prksents et proches au mêm titre que les r6gions e conservée de mon passÃou de mon corps. Si l'hystériquest u n simulateur. L'oubli est donc un acte. il est vrai encore que.188 PHENOMI2NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME ETRE SEXUE 189 symptôm d'aphonie reparaî parce que l'interdiction maternelle ramèn l a mêm situation a u figuré que d'ailet leurs en fermant l'avenir a u sujet elle le reconduit ? ses a comportements favoris. De la mêm manièr ici la jeune fille n e cesse pas de parler. volontk suppose un La champ de possil~lesentre lesq~ielsje choisis: voici Pierre. comme le chef d'Etat qui serre l a main a u chauffeur d'une locomotive et qui donne I'accoIade h u n paysan. 66 à e . Nous découvron par là que les messages sensoriels ou les souvenirs ne sont saisis expressémen connus et p a r nous que sous la condition d'une adhksion généra à la zone de notre corps et de notre vie dont ils relèvent Cette adhésioou ce refus placent le sujet dans une situation défini délimiten et pour lui le champ mental imn~édiate ment disponible. toutes les conduites qui se rapportaient à elle. hasard. L'Imaginaire. et il se trouvait ainsi en deç du savoir et de l'ignorance. et non pas u n refus dklibérd'avouer ce qu'on sait. elle n e fait pas u n e a manifestation >. mais ne sauaif pas davantage ou il se trouvait. traité a r des mkdip cations psychologiques et laissélibre par s a famille d e revoir celui qu'elle aime. sont c e qu'elles représententLa malade n e mime pas avec son corps u n drame qui se passerait a dans s a conscience B. ce qu'ils signifient plus généralema r rapp port a u passe e t 5 l'avenir. c'est l a conscience devenue ambivalente. le souvenir perdu n'est pas perdu par (1) Je-P. comnle l'acq~~isition la perte d'un orou gane sensoriel offre ou soustrait à ses prises directes u n objet du champ physique. elle n e traduit pas audehors un a ktat intérieu>. comme le mont r e la psychanalyse. bras ou la jambe le u oublié sont étalà > devant ma conscience. je tiens à distance ce souvenir comme je regarde à côt d'une Personne que je ne veux pas voir. i l est d'une certaine manièr ce qu'il signifie. L'aphonie sans doute n'est p a s une paralysie. dans l'hystériet dans le refoulement. Ces motivations mettraient h profit une sensibilitk particulièr de la gorge et de la bouche chez notre sujet. p a s davantage on ne w peut dire que l'aphonie est vo~ll~ie. comme la psychanalyse aussi le montre à merveille. elle a perd > la voix comme on perd un souvenir. 38. Cependant l'aphonie n'est pas davantage u n silence concert6 o u voulu. et. car ce serait dire que le so~ivenir. on v a voir que ce n'est pas comme les galons signifient le grade ou comme u n numérdésignu n e maison : le signe ici n'indique pas seulement s a signification. Ainsi. q u i pourrait êtr lié l'histoire d e s a lià bido et A la phase orale de la sexualité Ainsi A travers la signification sexuelle des symptômes on découvre dessin6 en filigrane. si la rbsistance suppose bien u n rapport intentionnel avec le souvenir auquel on résiste ne le place pas devant nous comme u n objet. il ne l'est qu'en tant qu'il appartient A une certaine region de ma vie que je refuse. Etre aphone n'est pas se taire : on n e s e tait que quand on peut parler. c'est-A-dire p a r rapport aux dimensions fondamentales de l'existence. In~rodt~ction ta P . nous pouvons ignorer quelque chose tout en le sachant parce que nos souvenirs et notre corps. il l'avait barrà de sa vie. en tant qu'il a une certaine signification. Ce qui concernait sa femme n'existait plus pour lui. ~ u c h ~ i t o l u sD. u n certain type d e souvenirs. mais juste assez pour les tenir loin de nous. a u lieu de se donner à nous dans des actes de conscience singu!iers e t déterminé s'enveloppent dans la généralit travers A elle nous les e avons w encore. c'est d'abord envers luimême d e sorte qu'il est impossible de mettre en parallhle ce qu'il éprouvou pense vkritablement et ce qu'il exprime a u dehors : le pithiatisme est une maladie d u Cogito.

Le dieu est là quand les fidèle nc se distinguent plus du rôl qu'ils jouent. Le malade se sépar s a voix comme certains de insectes tranchent leur propre patte. p. réveil maladie. et il faut donc admettre au moins que la bouderie ou l'aphonie. ma mimique du sommeil en en sommeil effectif. De mêm le malade qui a rompu avec la coexistence peut encore percevoir l'enveloppe sensible d'autrui et concevoir abstraitement l'avenir au moyen d'un calendrier par e~emple. j'éloignde je moi mes projets. c'est tout le champ de possibilitéqui s'effondre. sqq. elles sont ce refus d'autrui ou ce refus de i'avenir arrachbs h la nature transitive des a phénom6ne intérieur généralisà W. Si Ie corps peut symboliser i'existence. il demeure sans voix. invoquent le dieu en mimant les sci?nes de sa vie. Ps~chotherapie. Quand la crise de nerfs est à son paroxysme. 191 tôm comme la guérisone s'élaboren pas au niveau de la conscience objective ou thétique mais au. resterait purement cognitive. C'est UD accident facllement évitable seconde se trompe elle-mêm par le moyen de la La généralit aboutit ainsi à un éta à une s i t u a t i o ~ elle ou qui n'est pas une fatalité mais qui n'est pas posà et voulu. Mèm si elle n'est jamais impossible et peut toujours faire avorter la dialectique de la mauvaise foi. il est presque devenu cette existence spasmodique et haletante qui se déba un lit. Le vertige sur de la bouderie est tel qu'elle devient bouderie contre X. 113. le Jangage.less sous. je respire lentement. deviennent consistantes coinme des choses. suffira dans la suite maîtrise de nouveaux accèsEn tout cas la prise de conscience.En ce sens le dormeur n'est jamais complètemen renfermÃen soi. A chaque instant qui passe.Ueber Psychotherupie. l'anorexie un refus de vivre. Nous restons libres à l'égardu sommeil et de la maladie dans l'exacte mesure oà nous restons toujours engagks dans l'étade veille et de santé notre libertà s'appuie sur notre êtr en situation. Corrélativement médecin la psychologique n'agit pas sur le malade en lui faisant connaîtrl'origine de s a maladie : un contact de la main met fin quelquefois aux contractures et rend la parole au malade (1). Mais ce qui en eux rend possible le retour au monde vrai. sant6 ne sont pas des modalitbs de la conscience ou de la volonté supposent u n *pas exisils pas tentiel w (1). jamais tout à fait malade. les genoux repliés ferme les yeux. et la mém manÅ“uvre devenue rite. Uober pp. Le rdle du corps est d'assurer cette métamorphose Il transforme les idée choses. (1) RINSWANQER. et que la décisioqui les interromprait vient de plus bas que la a volontà B. sur le côt gauche. L'aphonie comme situation peut encore êtr comparé sommeil: au je m'étenddans mon lit. et elle est elle-mêm une situation. à mesure qu'elles durent. consomm~s. le malade n'est jamais absolument coupà du monde intersubjectif. et qui en n'est plus au monde que par la vigilance anonyme des sens. ce ne sont encore que . Sommeil. il n'entend presque plus. Mais le pouvoir de ma volontà ou de ma conscience s'arrêt la. je réussi deà venir ce que je feignais d'êtr : cette masse sans regard e t presque sans pensées cloué un point de l'espace. bouderie absolue.L'aphonie ne représent seulement un refus de parler. elle se trouve mêm chez l'homme a sincèr w ou a authentique chaque fois qu'il prétenêtr sans réserve quoi que ce soit. A la lettre. mêm si le sujet l'a cherché comme le moyen d'échappe une situation embarrassante à e t s'y enfonce comme dans un abri. dans les traitements psychiques. je me retranche mêm de ce mode de ~ommunicationet de signification qu'est le silence. devenus situation de fait. il n'y voit presque pllus. Mais il faudra distinguer alors une hypocrisie WYchologique et une hypocrisie métaphysique premièr La trompe les autres hommes en leur cachant des pensée expressémen connues du sujet. Bien entendu on pourra parler ici d'hypocrisie OU de mauvaise foi. Elle fait partie de la condition humaine.LE CORPS 'COMMEETFE SEXUG comme interlocuteur souhaitÃou refus6. jamais tout à fait dormeur. Il y a un moment ou le sommeil a vient W. le malade n'assumerait pas le sens de ses troubles qu'on vient de lui révél le rapport personnel qu'il a nouà avec le sans médecin sans la confiance et i'amitià qu'il lui porte et le changement d'existence qui résult cette amitié sympde Le (1) BINSWANGER. Comme les fidèlesdans les mysti?res dionysiaques. la libertà se dégrad devie~lt et moins probable. il reste qu'me nuit de sommeil a le mêm pouvoir: ce qui peut êtr surmontb par cette force anonyme doit bien êtr de mêm nature qu'elle. Sans doute ce dernier lien rend possible le révei par ces : portes entr'ouvertes les choses rentreront ou le dormeur teviendra au monde. . j'appelle la visitation du sommeil en imitant le souffle du dormeur et sa posture. qu'elles se font structure. OUderie contre la vie. il se pose sur cette imitation de lui-mêm que je lui proposais.des fonctions impersonnelles : les organes des sens. 188. quand leur corps et leur conscience cessent de lui opposer leur opacitb particulièr et se sont entièremen fondus dans le mythe.

c'est qu'il1 la réalis qu'il en est l'actualité sec0112e S3n et Il double mouvement de systole et de diastole. de mûrird'entrer en communication avec autrui s e sont comme bloqué dans u n symptbme corporel. (1) BINSWANGER.les choses elles-même sont frappéed'irréalità comportenients se decon~posentdans l'abstirde. comme nous cherchons e t retrouvons u n nom oublià non pas a dans notre esprit P mais a dans notre têt P o u a s u r nos lèvre w . Mêm normal. et le temps naturel. Elle en fonde du moiris la possibilité elle établi notre premier pacte avec lui. l a vie reflue s u r die-mêm et l'histoire se dissout dans le temps naturel. C'est de cette manièr que le corps exprime l'existence totale. rien n e prend sens et forme dans s a vie . les fonctions sei~soriellcsà elles seules n e me font pas êtr a u monde : quand je m'absorbe dans mon corps.192 PHEN~M@UOLOGIEDE LA PERCEWION monde. de se lixer dans une scolastique. vers le monde peut reprendre comme u n fleuve dégèl malade retrouvera s a voix. à mes occupations. à chaque instant quelque intention jaillit h nouveau de moi. dessine sans cesse la forme vide du véritabl évén ment. vers l'avenir. j e peux fermer les yeux. mes yeux ne me donnent que l'enveloppe sensible des choses et celles des autres hon~mes. qui ne manifestent a autrui m a penséque parce que déj chez moi coninle chez lui sont données pour cnaque signe. m a propre substance s'enruit de moi par l'intérieu q~lelque. perd s a consistance et vire i 19éternità L'existence corporelle qui fuse a travers moi sans ma complicità n'est que I'esquiSse d'une véritabl présencau monde. à mes souvenirs.ou plus exactement il n'arrive que des a maintenant w toujours semblables. je n'arrive pas à supprimer toute référen de m a vie à un monde. il m e manque toujours la plénitudde l'existe~ice comnie chose. l'existence s'est nouée corps est devenu le a la cachette de la vie (1) B. m e renfermer dans cette vie anonyme qui sous-tend m a vie personnelle. m'étendre écoute mon sang qui bat à mes oreilles. J e ne deviens jamais tout à fait une chose dans le (1) BINSWANGER. il n'arrive plus rien. mais ce n'cst que pour retroluver dans nlon corps la 111Cnle puissance. il est aussitô à recommencer et recomn1ence en efyet dans un autre instant. 182 Ueber . D'une part. des significations. garde à chaque instant le pouvoir de s'y dérober A l'instant mêm oà je vis dans le monde. e n effet. Psychotl~cropiea eine vcrdecktc Forin Ueber dnseres Selbstseins >. signe et siguificatioii sont des moments abstraits. Le souvenir ou l a voix sont retrouvé lorsque le corps de nouveau s'ouvre à autrui ou au passé lorsqu'il se laisse traverser par la coexistence et que de nouveau (au sens actif) il signifie au-delà d e luimême Davantage : mêm coupà du circuit de l'existence. Chez la malade dont nous parlions. p. coinilie dans la fausse reconnaissance. ne serait-ce que vers les objets qui m'entourent et tombent sous mes yeux o u \ers les instants qui adviennent et r e p o ~ ~ s s e n u passà ce que je viens de viat vre. et qui en ce sens ne réalisen pas une communication véritable faut bien. par laquelle je suis condan~nà l'être On peut dire que le corps est a la à forme caché l'êtr soi w (1) ou réciproquenien l'exisde que tence personnelle est la repribe et la manifestation d'un êtr en situation donné donc nous disons que le corps à chaSi que moment exprime l'existence. mon corps est aussi ce qui m'ouvre a u monde et m'y met e n situation. le sujet. à mes amis. J e peux bien m'absenter du monde llulnain et quitter l'existence personnelle. et mêm engagÃdans des situations interhumaines. Pour le malade. par u n véritabl geste. dans chaque instant qui advient. p. elle me fait continuellement la proposition de vivre. E n tant et qu'elle porte des u organes des sens B. il reconnaîtr une opératio primordiale de signification oà l'exprimà n'existe pas à part l'expression et ou les signes eux-même induisent a u dehors leurs sens. Le mouvement de l'existence vers autrui. cette fois sans nom. le mouvement vers le futur. en tant qu'il a u n corps.intention se dessine tmjours. ou je suis à mes projets. le corps ne retombe jamais tout h fait sur lui-même Mêm si je ni'absorbe dans l'épreuv mon corps et dans la solitude de des sensations. m e fondre dans un plaisir ou une douleur. le les présen r1i6me. ii est la possibilità pour mon existence de se démettr d'elle-même de se faire anonyme et passive. vers le présen vivant ou vers le passk. 188. Mais justement parce qu'il peut se fermer a u monde. le pouvoir d'apprendre. Ce sens incarnà est le phénomècentral dont corps et esprit. c'est au sens ou la parole exprime la pensée deçdes moyens d'expression convenEn tionnels. l'existence corporelle ne repose jamais en elle-même elle est toujours travaillé par un néan actif. non qu'il en soit un accompagnement extérieur mais parce qu'elle se réa lise en lui. non p a r u n effort Le intellectuel ou par u n décre abstrait de la volonté mais v a r une conversion dans laquelle tout son corps se rassemble. verrons-nous. Sans doute cette proposition reste sans réponse L'instant du temps naturel n'établirien. Psychofherapie.

puisqu'il les contient déjà Mais réciproquemenon ne rédui pas la sekualità à autre chose qu'elle-mêm en la rattachant h l'ambiguït du corps. elle est partout à et déjdans le développemen propre de la sexualité est Il vrai que nous avons avec Freud générali notion de la sexualité Comment pouvons-nous donc parler d'un dév loppement propre de la sexualità ? Comment pouvons-nous 7 . devant la pensée étan objet.ation métaphysique c'est-à -dir qu'ils sont incompréhen sibles si l'on traite l'homme comme une machine gouverné par des lois naturelles. ou encore leur trame commune. 23. Critique des fondei~~er~ls psychologie.194 PHENOMENOLOGIE D: 1. Dire que j'ai un corps est donc une manièr de dire que je peux êtr vu conlme un objet et que je cherche h êtr vu comme sujet. La pudeur et l'impudeur prennent donc place dans une dialectique dl1 moi et d'autrui qui est celle du maltre et de l'esclave : en tant que j'ai un corps. on n'aime pas une folle. et qu'ils concernent l'homme comme conscience et comme liberté L'homme ne montre pas ordinairement son corps. Cc qu'on cherche à posséder 5 ce n'est donc pas un corps. ou mêm comme un c faisceau d'instincts >.qui parcourt son corps le dérobà lui-mêm ou qu'au contraire l'exposition de son corps va lui livrer autrui sans défense c'est alors autrui qui sera rédui i'esclaet à vage. mais cette et maîtris une impasse. au moment oà m a valeur est est reconnue par le dési d'autrui. écliappen la fascination. c'est tantô avec crainte. 11 n'est pas question de faire marcher i'existence humaille < sur la têt B. La dialectique n'est pas une relation entre des pensée contradictoires et inséparabl: c'est la tension d'une existence vers une autre existence qui la nie et sans laquelle pourtant elle ne se soutient pas.n'est pas localiséau niveau de la connaissance : elle commence avec l'ouvert~~re un a autre s. un le corps n'est pas ambigu . Car. c'est u n êtr fasciné sans liberté qui à ce titre ne compte plus pour et (1) Nous prenons ici le mot dans son sens étymologiqu sans et aueune réso~~anc romantiqtle. et. je peux devenir son maîtr le regarder à mon tour. qu'autrui peut êtr mon maîtr ou mon esclave.le point de ou Ie11rs limites se brouillent. 1. La violence du plaisir sexuel ne suffirait pas expliquer la place que tient la sexualitÃdans la vie humaine et par exemple le phénomè l'érotisn~e l'expérienc de si sexuelle n'étkicomme une épreuve donnéà tous et toujours accessible. comme le dit Alain. de sorte que la pudeur et l'impudeur expriment la dialectique de la pluralità des consciences et qu'elles ont bien une signification métaphysique On en dirait autant du dési scxuel : s'il s'accon~modcmal de la présenc d'un tiers témoin à © p r ~ u v s'il comme une marque d'hostilità une attitude trop naturelle ou des propos trop détachà de la part de l'êtr désirà c'est qu'il veut fasciner et que le tiers observateur ou l'êtr désirà est trop libre d'ess'il prit. je peux êtr rédui objet sous le regard d'autrui et ne plus compter en pour lui comme personne. éminemmen dans lPexp6rience sexuelle. puisque chacun présuppos l'autre et que le corps est l'existence figé généralis ou et l'existence une incarnation perpétuelle En particulier. Ni le corps ni lJexistcnce ne peuvent passer pour l'origi~lal de l'êtr humain. Il faut sans aucun doute reconnaîtr quc la pudeur. autrui n'est plus la personne par qui je souhaitais d'êtr reconnu.a mêm raison qui empêch de a réduir l'existence s au corps ou à la sexualità empêcli aussi de a réduirs la sexualità à l'existence : c'est que l'existence n'est pas u n ordre de faits (comme les a faits psycl~iquess ) que l'on puisse r à © d ~h id'autres ou at~quel puissent se réduire ~ r ils mais le !lliIieu équivoqu leur comn~unication. mais un corps animà par une conscience. les contradictions de l'amour se elient donc à un drame plus génér tient à la structure méta qui physique de mon corps. le désir l'amour en génér une signifiont c. p. Il lui semble que le regard étrange . et par le fait de la sexualité Traiter la sexualite comme une dialectique. tantOt dans l'intention de fasciner. ou bien. puisque. La métaphysiqu l'émergencd'un au-delà de la nature . le rapport de l'expression A l'exprim6 OU du signe à la signification n'est pas un rapport à sens unique comnlc celui qui existe entre le texte original et la traduction. ce n'est pas la ramener i~ un processus de connaissance n i ramener l'histoire d'un homme à l'histoire de sa conscience.A PERCEPTION F LE CORPS COMME CTRE SEXUI? 195 Ainsi compris. à la fois objet pour autrui dt sujet pour moi. de la moi. comme le faisait dbjà POLITZER. il ne le devient que dans l'expériencque nous en avons. quand il le fait. sinon en tant qu'on l'a aiméavant sa folie. L'importance attachéau corps. quand on dit que la sexualità a une signification existentielle OLI qu'elle exprime l'existence. de la condition humaine dans ses moments les plus g à © n à © r a ~ d'autonomie et de dépendance n'exOn plique donc pas les gêne et les angoisses de la conduite humaine en la rattachant au souci sexuel. on ne doit pas l'entendre cornme si le drame sexuel (1) n'étaien dernièr anslyse ~ U ' U I I C manifestation ou un symptôm d'un drame existentiel. au contraire. et.

en tant qu'elle est l'opératio mêm par laquelle ce qui n'avait pas de sens prend un sens.attitude de fuite et besoin de solitude. du telle excitation génitalou telle pulsion sexuelle est d'emblécette image d'un mur que l'on gravit ou d'une façad dont on fait l'ascension que l'on trouve dans le contenu manifeste. étalen représcntationdistinctes. puisq~~'elle reprend le en elle. et tout ce que nous vivons OU pensons a toujours plusieurs sens. Nous appellerons transcendance ce mouvement par leque1 l'existence reprend a son compte et transforme une situation de fait. A u t r e ~ ~ l c n t dit. qu'une certaine pliysionomie affective. je tiens compte de leur mouvement. en effet. Justement parce . il ne commence pas par percevoir en clair les excitztions d'origine génitalcomme géni tales. la sexualità s'est E chargéd'une signification si général thèm sexuel a le pu êtr pour le sujet l'occasion de tant de remarques justes et vraies en elles-mêmesde tant de décision fondée en raison. La sexualità se cache à ellemêm sous un masque de généralit tente sans cesse elle d'échappeà la tension et a u drame qu'elle institue. pour traduire ensuiie ce texte dans un langage figuré Mais pour le rêveurqui s'est détach langage de la veille. pour une décisioou une action donnée la part de la motivation sexuelle et celle des autres m o t i v a t i o f i c impossible de caractkriser une décisioou u n acte comme a sexuel > ou a non sexuel 2 . comme le font les psychologies de l'inconscient. L a sexualità n'est n i transcendé dans la vie humaine ni figuré en son centre par des représentationincoi1scientes. ne - . je sais implicitement que mon bras se détend 1 Quand je bouge les yeux. en tant qu'elle est !a le reprise d'une situation de fait. des relations privilégiée nullement a inconscientes B et dont nous savons tr&sbien qu'elles sont louches. Il y a osmose entre la sexualità et l'existence.qu'elle est transcendance. Mais encore. d'ou tcnons-nous le droit de dire qu'elle se cache à elle-même comme si elle restait le sujet de notre vie ! ' Ne faut-il pas dire si1n1)Iement qu'elle est transcendke et noyédans le drame plus génér i'existence ? Il y a de ici deux erreurs à évite: l'une est de ne pas reconnaîtr à l'existence d'autre contenu que son contenu maniLeste. Elle ne se quitte jamais elle-même Ce qu'elle est ne lui reste jamais exterieur et accidentel. De mêm la sexualité sans êtr l'objet d'un acte de conscience exprès peut motiver les formes privilégié de mon expérience Prise ainsi. c'est-à -dir comme atmosphèr ambiguë la sexualità est coextensive à la vie. pas plus que le corps en general. est peut-êtr une expression &nkraliséd'un certain éta de la sexualité n se faisant ainsi existence. Quand je porte la main vers un objet. Elle y est constamment présentcomme une atmosphère Le rê veur ne commence pas par se représente contenu latent le de son rêve celui qui sera révé le a second réci à par B. ce qui n'avait qu'un sens sexuel prend une signification plus général hasard se fait raison. il s'est tellement appesanti en chemin qu'il est in~possible cherchcr dans la forme de la sexualit6 l'explide cation de la forme d'existence. Il reste que cette existence est la reprise et l'explicitation d'une situation sexuelle. Ce qu'on vient de dire du rêveu est vrai aussi de cette part de nous-mEmes toujours ensommeillé que nous sentons en deç de nos représentations cette brume individuelle A travers lade quelle nous percevons le monde. il ne faut pas croire qu'un Dieu pourrait sonder les cœur et les reins et délimite qui nous vient de la nature et ce qui nous vient ce de la liberté L'existence est indkterminke en soi. A cause d e sa struct~~re fondamentale. et qu'ainsi elle a toujours au moins un double sens.LE CORPS COMME ETRE SEXtlC 197 caractérise comme sexuel un contenu de conscience ? S O U S n e le pouvons pas. l'aide d'ilnages adéquate. Ainsi il y a dans l'existence humaine un principe d'indétermination cette indétermi et nation n'est pas pour nous seulement. et je comprends par lui que le bo~~levcrsement champ visuel n'est qu'apdu parent. La verge du rêveu devient ce serpent qui figure a u contei~umanifeste ( 1 ) . qu'elles ont rapport A la sexualité sans qu'elles l'évoquen expressément la régio corporelle qu'elle habite plus De spécialement sexualità rayonne comme une odeur ou la comme un son. c'est-A-dire que si l'cxistencc diffuse dans la sexualité réciproque men la sexualità ditfuse dans l'existence. sans en prendre conscience expresse. La sexuaIit6. conlme le font les philosophies de 1 conscience . l'existence ne dépass jamais rien définitivement alors la tenston qui la défini car disparaî trait. elle ne vient pas de quelque imperfection de notre connaissance. . Il y a là des formes confuses. L a sexualità SC diffuse en images qui ne retiennent d'elle que certaines relations typiques. l'autre est de doubler ce contenu manifeste d'u contenu latent. l'équivoquest essentielle à l'existence humaine. de sorte qu'il est impossible d'assigner. Nous retrouvons ici la fonction généra d e transposition tacite que nous avons déjreconnue a u corps en étudian schém le corporel. fait lui aussi de représen tations. Un style de vie.

de contenu qui ne contribue à lui donner sa forme. ajoutera-t-on. no 339. . Il consiste tout autant rendre l'bconomie historique qu'à rendre l'histoire kconomique. Section VI.198 PHENOMSNOLOGIEDE LA PERCEPTION LE CORPS COMME ETRE SEXUE 199 doit donc êtr tenue pour un contenu fortuit de notre exp6rience. s'il lui manquait un seul des système de relation qu'il possèd effectivement. contingence dans l'homme en ce sens que cette mani&re humaine d'exister n'est pas garantie A tout enfant humain par quelque essence qu'il aurait reçu à sa naissance et qu'elle doit constamment se refaire en lui A travers les hasards du corps objectif. il est impossible de distinguer dans l'êtr total de l'homme une organisation corporelle. un cycle fermé phénomèn de objectifs. L'existence humaine nous obligera A reviser notre notion usuelle de la nécessit de et la contingence. il n'y a dans l'existence humaine aucune possession inconditionné et pourtant aucun attribut fortuit.et que si l'on forme de l'homme une notion abstraite elle aussi. (1) Pas plus que de la psychanalyse on ne peut se dbbarrasser du-matérialism historique en condamnant les conceptions a r& causale au nom d'une méthod descripductrices à et la pensé tive et phénoménologiqu pas plus qu'elle il n'est lib aux car formulations a causales à qu'on a pu en donner et comme elle il pourrait êtr exposk dans un autre langage. Or. notre êtr entier. ce n'est pas par une simple coïncidencque l'êtr raisonnable est aussi celui qui se tient debout ou possèd un pouce opposable aux autres doigts. 160-161. nous le sommes sur la base d'une situation de fait que nous faisons nôtr ct que nous transformons sans cesse par une sorte d'échappemenqui n'est jamais une libertà inconditionnée n'y a pas d'explication de la sexualità qui Il la réduisà autre chose qu'elle-même car elle étai déj autre chose qu'elle-même et. Brunschvicg). parce qu'elle est le changement de la contingence en nécessit par l'acte de reprise. L'homme est une idé historique et non pas une espèc naturelle. si l'on veut. toutes les a fonctions w dans l'homme. Une histoire a matbrialiste > de la Rbvolution de 1917 ne consiste pas expliquer chaque pousske révolutionnair par l'indice des prix de détai moment au . elle n'admet pas en elle-mêm de pur fait parce qu'elle est le mouvement par lequel les faits sont assumés On répondrpeut-êtr que l'organisation de notre corps est contingente. pas. la prise de conscience est kvidemment un phénomè culturel. 486. nous constatons une connexion d'existence.. La sexualité dit-on. et ne serait donc plus u n de homme. dans laquelle on ne fait entrer que la Cogitatio. Mais. un homme sans main ou sans systèm sexuel est aussi inconcevable qu'un homme sans pensée répondr On encore que notre proposition ne cesse d'êtr paradoxale qu'en devenant une tautologie :nous affirmons en somme que l'homme serait différen ce qu'il est. c'est que nous définisson l'homme par l'homme empirique. sont rigoureusement solidaires. c'est-à -dir comme des fragments de matière non pas dans leur fonction vivante. et par l&peuvent s'introduire dans la trame de l'histoire toutes les motivations psychologiques. par une illusion rétrospective une néces sità d'essence. est dramatique parce que nous y engageons toute notre vie personnelle. Tout ce que nous sommes. Puisque. et d'autres prédicat qui lui appartiendraient avec nécessità Tout est nécessit dans l'homme. les pieds. prennent conscience d'ellesmême et deviennent ainsi capables de mettre en forme l'avenir. par exemple. p. Mais cela n'est vrai que si l'on considèr les mains. Mais justement pourquoi le faisons-nous? Pourquoi notre corps est-il pour nous le miroir de notre être sinon parce qu'il est un moi naturel. comme nous l'avons mont& plus haut par l'analyse du cas Schn. tel qu'il existe en fait. la mêm manièr d'exister se manifeste ici et lÃ(2). têt (1) à et à plus forte raison uri homme sans sexe et qui se reproduirait par bouture ou par marcottage. et. mais une confrontation des forces productives et des formes de production qui n'arrive A son terme que lorsaue les première sortent de leur anonymat. pieds. de la sexualità à la motricità et à l'intelligence. pp. que l'on traiterait comme un fait contingent. u n courant d'existence donnée sorte que nous ne savons de jamais si les forces qui nous portent sont les siennes ou les nôtre . et que nous lions par une nécessitd'essence et dans u n à priori humain les caractère de ce tout donnà qui n'y ont étassemblé que par la rencontre de causes multiples et par le caprice de la nature. Si au contraire on défini l'homme par son expérience c'est-à -dir par sa manihre propre de mettre en forme le monde. Penskes et Opuscules (Ed. la têt ou l'appareil sexuel abstraitement. et si l'on réintèg les organes à à ce tout fonctionnel dans lequel ils sont décou p h . L'existence n'a pas d'attributs fortuits. En d'autres termes. E n réalità nous n'imaginons pas.ou plutô qu'elles ne sont jamais ni siennes n i nôtre entièrementIl n'y a pas de dépassemen la sexuade lità comme il n'y a pas de sexualità fermé sur elle-même Personne n'est sauvÃet personne n'est perdu tout i fait (1). (2) Cf La Structure du comportement. comme dans la science classique. que l'on peut a concevoir u n homme sans mains. Tout est (1) PASCAL. L'économisur laquelle il asseoit l'histoire n'est pas.

parce que l'économi n'est pas un systèm fermà et qu'elle est partie dans l'existence totale et concrèt de la sociétà Mais une conception existentielle de l'histoire n'ôt pas aux situations économiqueleur pouvoir de motivation. permet de dépasser ce que nous avons et dit plus haut sur la conception existentielle de 1' a expression à et de la a signification w doit Ctre appliquà ici encore. Ainsi Marx. sur les relations interhumaines. c'est&-direles relations interhumaines telles qu'elles s'établissen effecmatérialist à tivement dans la vie concrète Quand l'histoire caractéris démocraticomme un régimà formel à et décri la les conflits dont ce régimest travaillé le-sujet rée l'histoire. n'est-ce pas le mode du Mitsein qui s'exprime dans les relations économique ? Quand nous rapportons la propriétprivécomme le solipsisme à une certaine structure d u Mitsein. si elle est bien comprise. L'économi se trouve réintégr l'histoire plutô que historique È l'histoire réduità l'économieLe à matérialism dans les travaux qu'il a inspirés n'est souvent rien d'autre qu'une conception concrèt de l'histoire qui fait entrer en compte. nous y faisons entrer. Valkry Il comme un simple épisodde l'aliénatio économiqu: la poési pure peut avoir un sens éternelMais i l n'est pas absurde de chercher dans le drame social et économique dans le mode de de notre Mitsein. ne faisons-nous pas encore une fois marcher l'histoire sur la têt ? Et ne faut-il pas choisir entre les deux th6ses suivantes : ou bien le drame de la coexistence a une signification purement économique bien le drame éco ou et nomique se dissout dans un drame plus génér n'a qu'une signification existentielle. pense sa propre situation comme celle d'un < in- . dans une situation révolutionnairePar exemple dans un mouvement de grèv général rapports de production transparaissent. l'homme en tant que productivité tant qu'il veut en donner forme A sa vie. qu'il hait. Si l'existence est le mouvement permanent par lequel l'homme reprend A son compte et assume une certaine situation de fait. comme doctrine philosophique n'est pas un effet de la propriétà privbe. C'est car seulement à l'approche d'une révolutio que l'histoire serre de plus prè l'économie comme. mais dans l'institution économiquet dans la conception du monde se projette u n mèm oarti pris existentiel d'isolement et de méfiance Cependant cette traduction du matérialismhistorique peut paraîtréquivoqueNous à gonflons à la notion d'économi comme Freud gonfle celle de sexualitb. mais plus généraleme sule jet vivant. ce qui ramèn le spiritualisme ? C'est justement cette alternative que la notion d'existence. qu'il créou ne cré pas des Å“uvre d'art. par un processus de mystification. Il ne ramèn pas l'histoire des idéeA l'histoire bconomique. entre le nouveau pouvoir prolétarieet l'ancien pouvoir conserà vateur. sans qu'on puisse assigner un seul contenu de conscience qui soit à purement sexuel w ou qui ne le soit pas du tout. En ce sens. qu'il aime. On serait tent6 de dire qu'il ne fait pas reposer l'histoire et les manière de penser sur la production et la manièr de travailler. outre son contenu manifeste . dans les périoded'affaissement. mais les replace dans l'histoire unique qu'elles expriment toutes deux et qui est celle de l'existence sociale. L'acte de l'artiste ou du philosophe est libre. ou plutô par une kquivoque permanente qui fait partie de l'histoire et qui a son poids propre. mais non pas sans motif. l'extbrieur devient intérieucomme l'intérieudevient extbrieur. variables de févrie octobre.par exemple les rapports officiels des à citoyens w dans une démocrati son contenu latent. e t aucune composante de notre existence ne peut jamais êtr dé passée serait absurde de considbrer la poéside P. ils les sont expressémenperçu comme décisifsEncore avons-nous vu tout à l'heure que l'issue dépende la manièr dont les forces en présencse pensent l'une l'autre. la maet ladie assujettit l'homme au rythme vital de son corps. outre le processus de production et la lutte des forces écono miques contre les formes économiquesla constellation des motifs psychologiques et moraux qui codéterminen cette lutte. il est coextensif à l'histoire.200 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME ETRE SEXUE 201 considérà mais la replacer dans la dynamique des classes et A dans les rapports de conscience. Leur libertà résiddans le pouvoir d'équivoqudont nous parlions tout à l'heure ou encore dans le processus d'échappc ment dont nous parlions plus liant. ce n'est pas seulement le sujet économique l'homme en tant que facteur de la production. Mais le mot d'économine perd-il pas alors tout sens assignable ? Si ce ne sont pas les relations é-conorniquequi s'expriment dans l e mode du Mitsein. en ce sens. de mêm le drame économiqu social fournit à chaque consct cience un certain fond ou encore une certaine imago qu'elle dé chiffrera à sa manièreet. dans la vie individuelle. toute notre vie respire une atmosphèr sexuelle. nous l'avons dit. les rapports économiquene sont-il efficaces qu'autant qu'ils sont vécuet repris par 'un sujet humain. Le solipsisme. de qu'elle cherche A retrouver sous l'abstraction juridique du citoyen. aucune de ses du penséene pourra êtr tout à fait détachà contexte historique o i ~il vit et en particulier de sa situation économique Justement parce que l'économi n'est pas un monde fermé et que toutes les motivations se nouent au cÅ“u de l'histoire. elle consiste à assumer une situation de fait en lui donnant un sens figurÃau-delà de son sens ' c propre. De mêm que. Ni le conservateur ni le prolétair n'ont conscience d'êtr engagédans une lutte économiquseulement et ils donnent toujours à leur action une signification humaine. non content d'êtr fils d'avocat t étudian e p philosophie. qu'il a des enfants ou n'en a Pas. Une theorie existentielle de l'histoire est ambiguëmais cette ambiguït ne peut pas lui êtr reprochée elle est dans les choses. mais plus généraleme la manièr d'exister et de cosur exister. le motif de cette prise de conscience. il n'y a jamais de causalità économiqupure. c'est-à -dir enveloppédans des lambeaux idéo logiques. Le matérialism historique n'est pas une causalità exclusive de l'éco nomie. A plus forte raison.

j'ai peur). telle périod de l'histoire peut êtr consid6ré comme culturelle surtout. la structure bconomique s'entresignifient dans l'Unità de l'événeme social comme les parties du corps s'impliquent l'une l'autre dans l'Unità d'un geste ou comme les motifs physiologiques È a psychologiques à et a moraux à se nouent dans l'Unità d'une action et i l est impossible de réduir vie interhumaine soit aux relations la bconomiques. j'ai un chapeau) et prend d'embl~ie l'êtr au sens existentiel d'êtr Ã. cela n'importe p a s beaucoup e t d a n s les d e u x c a s l a conception d u langage est l a m à ª m en ceci qu'il n'y a pas d e a s u j e t parlant W . et la question ne veut rien dire à la rigueur. Marcel et notre êtr à son a avoir B. politique d'abord ou économiqud'abord. p a r les relations intra-mondaines e t ontiques (1). est d'abord masqué a r les relations d u domaine p d e l'étreou. l a reiation d'avoir. De là vient j'ai que notre a avoir w correspond i peu p r i s a l'ktre de M. Q u e les stimuli déclenchent selon les lois d e la mécaniqunerveuse. La conception du droit. la morale. comme il est impossible de réduirla vie individuelle soit aux fonctions corporelles. La philosophie peut seulement montrer que c'est possible à partir de la condition humaine.LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE Nous avons reconnu a u corps u n e unità distincte d e celle de l'objet scientifique. soit A la connaissance que nous avons de cette vie. Nous prkfkrons tenir compte de l'usage qui donne au terme d'êtr le sens faible de l'existence comme chose ou de la prédicatio(la table est ou est grande) et dksigne par le mot d'avoir le rapport du sujet au terme dans lequel il se projette (j'ai une idée envie. entre autres. la religion. tel geste comme a sexuel W . soit aux rapports juridiques et moraux pensé par les hommes. Ici comme partout. l'un des ordres de signification peut êtr considér comme dominant. pourtant visible d a n s l'étymologi à ª m d u m o t m habitude. La penséest la vie interhumaine telle qu'elle se comprend et s'interprèt elle-même Dans cette reprise volontaire. n o u s a u r o n s chance d e dépasse définitivemen a dichotomie classique d u s u j e t l et d e l'objet. ou d'assumer (je suis mon corps. je suis ma vie). du scénari économiqu ou du scénariidéologiqu recouvre le plus complètemen les faits.économiqu pas plus qu'elle ne et. G . ou bien q u e les état e d conscience entraînent n vertu des associations acquises. e l'apparition d e l'image verbale convenable. Ainsi Valértransforme en poésipure un malaise et une solitude dont d'autres n'auraient rien fait. Q u e ces traces soient corporelles o u qu'elles s e déposend a n s u n a psychisme inconscient w . Il n'y a pas une signification unique de l'histoire. La prise d e conscience de la parole comme régiooriginale est naturellement tardive. tel autre comme a amoureux w .. s'y réduit l'histoire ne transcende jamais parprincipe l'écono mie. Nous venons d e découvrijusque d a n s s a à fonction sexuelle w une intentionnalità e t u n poule d voir d e signification. . E n cherchant a décrir phénom6n e l a parole et l'acte exprè d e signification. c'est une auestion qui ne relèv plus de la philosophie. L a possession d u langage est d'abord comprise comme l a simple existence effective d' a images verbales W . mais de la politique. Mais tout phénomè culturel a. Marcel (Etre e t Avoir) bien qu'elle ne l'exclue pas.. il est impossible de dire ou finissent les forces de l'histoire et oà commencent les nhtres. une signification .202 PHENOM-ENOLOGIE DE LA PERCEPTION tellectuel petit bourgeois È et dans la perspective nouvelle de la lutte des classes. les excitations capables d e provoquer l'articulation d u mot. c'est-à -dir d e traces laissée n n o u s e p a r les m o t s prononcéo u entendus. ce que nous faisons a toujours plusieurs sens. dans ce passage de l'objectif au subjectif. tel autre enfin comme a guerrier à et mêm dans la coexistence. M. Marcel prend l'avoir au sens faible qu'il a quand il désign une relation de propriét (j'ai une maison. . d a n s les deux cas la parole prend place dans u n circuit d e phénomèn n troie (1) Cette distinction de l'avoir et de l'êtr ne coïncidpas avec celle de M. puisqu'il n'y a d'histoire que pour un sujet qui la vive et de sujet que situà historiquement. et c'est en quoi une conception existentielle de l'histoire se distingue du matéria lisme comme du spiritualisme. comme o n p e u t dire aussi. De savoir s i l'histoire de notre temps a son sens principal dans l'économiet si nos idéologien'en donnent que le sens dérivou second. et que l'on rksoudra en recherchant lequel. VI. Mais dans chaque cas.

elle n'est plus que l'enveloppe de la véritabl dénominatio et de la parole authentique qui est une opératiointérieure pourtant les Et deux conceptions s'accordent en ceci que pour l'une comme pour l'autre le mot n'a pas de signification. elle n e manifeste pas des possibilité intérieuredu sujet : l'homme peut parler comme l a lampe électriqupeut devenir incandescente. puisque le langage apparaî maintenant comme conditionnà par la pensée E n réalità nous allons voir une fois d e plus qu'il y a u n e parentà entre les psychologies empiristes ou mécaniste t e les psychologies intellectualistes. par c'est qu'il se constitue par une séri d'apports indépendant e t que la parole a u sens génér un 6tre de raison. . qui n e va jamais sans troubles de l'intelligence. une fonction de la parole qui le conditionnent. la reproduction du mot. On découvrai donc derrièr le mot une attitude. qui est en effet un phknomèn moteur en troisièm personne. un langage intentionnel. et que le langage peut se désagrég fragments. Le meme mot qui reste à la disposition du malade s u r le plan du langage automatique. Le sens des mots est considércomme donnà avec les stimuli ou avec les état conscience qu'il de s'agit de nommer. c'est s'arracher à ce qu'il a d'individuel et d'unique pour voir en lui le représentan d'une essence ou d'une catégorie si le malade ne peut pas et nommer les échantillons n'est pas qu'il ait perdu l'image ce verbale d u mot rouge ou du mot bleu. Mêm de quand.. On distinguait le mot comme instrument d'action et comme moyen d e dénominatiodésintéressà le lanSi gage a concret à restait u n processus en troisièm personne.204 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 205 sièm personne.le mêm malade qui retrouve sans peine le mot a non w pour se refuser aux questions d u méde cin. au-dessus de l'anarthrie. c'est-à -dir quand il signifie une négatio actuelle e t vécue n'arrive pas à le prononcer lorsqu'il s'agit d'un exercice sans intérà affectif et vital. r k ~ i a c k edans l e comportement d'ensemble d u malade. la configuration sonore ou articulaire d u mot est donné avec les traces cérébral psychiques. semble-t-il. seul intéress dans la plupart des aphasies. L'épreuvd'assortiment met en évidenc chez eux un trouble fondamental dont l'amnésides noms de couleur ne sera qu'une autre manifestation. la ou parole n'est pas une action. ce que le normal possèdece n'est pas u n certain stock de mots. c'est l'expériencd'une ressemblance immédiate t e de l i vient qu'ils ne peuvent classer les échantillon qu'aprè les avoir rapproché l'un de l'autre. et l'on n e résou le propas blèm du langage en passant de la thès à l'antithèse Tout l'heure. a p r h avoir correctement assen~blà plusieurs rubans bleus. l'aphasie vraie. Ils sont donc devenus incapables de subsumer les donnéesensibles sous une catégorie voir d'embléles de t!chantillons comme des représentant l'eidos bleu. au-dessus du langage automatique. Car nommer u n objet. Ueber Farbennamenamnesie. la dénominatioauthentique devenait u n phénomè pensée t c'est dans un trouble d e la penske de e qu'il fallait chercher l'origine de certaines aphasies. Puisqu'il y a des troubles électifsqui atteignent le langage parlà h l'exclusion du langage écrit l'écriturà l'exclusion d e la ou parole. c'est une certaine manièr d'en user. c'est qu'il est retombà de l'attitude catégorialA l'attitude concrèt (1). maintenant. C'est kvident dans la premikre puisque l'évocatiodu mot n'est mkdiatisé - (1) GELB et GOLOSTEIN. au débu l'épreuve procèden correctement. P a r exemnle l'amnési des noms de couleur. ils commettent des erreurs incompréhensible si par exemple le der: nier ruban bleu étai d'une nuance pâleils poursuivent en joignant a u tas des bleus w un vert pâlou u n rose pâle comme s'il leur étai impossible de maintenir le principe d e classification proposà et de considére échantillon les sous le point de vue de la couleur d'un bout à l'autre de l'op& ration. se dérobà lui s u r le plan du langage gratuit. la reviviscence de l'image verbale étail'essentiel . . aux antipodes de la théori de l'image verbale. est La théori l'aphasie et du langage parut s e transformer de complètemen quand on f u t amenà à distinguer. il n'y a personne qui parle. qui intéressl'articulation d u mot. apparaissait comme une manifestation spéciald'un trouble plus génkral Les memes malades qui n e peuvent pas nommer les couleurs qu'on leur présent sont égalemen incapables de les classer selon une consigne donnée par exemple on leur demande Si de classer des échantillon selon la teinte fondamentale. le langage gratuit. ce de ils n'est pas la participation des échantillon u n e idé les à qui guide. il y a un flux de mots qui se produisent sans aucune intention de parler qui les gouverne. on - . constate d'abord qu'ils le font plus lentement et plus minutieusement qu'un sujet normal : ils rapprochent l'un de l'autre les échantillon comparer et ne'voient pas d'un seul à coup d'mil ceux qui a vont ensemble È De plus. L'individualità de 1' à image verbale às e trouvait en effet dissociée Ce que le malade a perdu. Ces analyses et d'autres semblables nous conduisent. c'est qu'il a perdu le pouvoir génér subsumer u n donnà sensible sous une de catbgorie.

et qu'ainsi le m o t ne porte pas son sens. mais il nous reste ensuite A nous l'approprier et c'est par l'expression qu'elle devient nôtre La dénomi nation des objets n e vient pas aprè la reconnaissance.206 PHI?NOALI%OLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 207 par aucun concept. de distinguer une parole authentique.pour l'enfant l'objet n'est connu que lorsqu'il est nommé nom est le l'essence d e l'objet et résiden lui a u mêm titre que s a couleur et que sa forme. et c'est encore par un mécanism physiologique OU psychique qu'on l e fera puisque le mot est une enveloppe inerte. Comme on l'a souvent dit ( l ) . car il devrait toujours se connaîtr comme distinct d'elle et la connaîtr comme u n accompagnement extérieur l'on répon que l'enfant apSi prend à connaîtr objets à travers les désignationd u les langage. et. pourquoi le sujet pensant lui-mêm est dans une sorte d'ignorance de ses penséetant qu'il ne les a pas formulée pour soi ou mêm dites et écrites comme le montre l'exemple de tant d'écrivainqui commencent un livre sans savoir a u juste ce qu'ils y mettront. puisqu'il y a derrièr lui une opératiocatégoriale mais ce sens il n e l'a pas. (2) II y a lieu. A la fameuse question de Kant. qu'ainsi. il y a bien u n sujet. sonore. que les stimuli ou les u étatd e conscience à donné l'appellent selon les lois de la mécaniqu nerveuse ou selon celles de l'association. mais l'accomplit (2). Il n'est pas dépourvde sens. Une pensé se contenterait qui d'exister pour soi. en l'imposant à l'objet. habite les choses et véhiculles significations. E n ce qui concerne la parole elle-même l'intellectualisme diffèr i peine de l'empirisme e t n e peut pas plus que lui s e passer d'une explication p a r l'automatisme. mais ce n'est pas le sujet parlant. l s objets n e reçoivenque secondairement l'existence natue relle. chez celui qui parle. puisque. 60 et suivantes. reste à expliquer l'apparition d u mot qui la conclut. sous lequel je subsumerais l'objet et qui d'autre part se trouverait li6 p a r une association fréquent avec le mot de u brosse È mais le mot porte le sens. A plus forte raison faut-il admettre que celui qui écoutreçoila penséde la parole elle-même A premièr vue. bien entendu. Si l a parole présupposai la penséesi parler c'étai d'abord se joindre k l'objet par une intention de connaissance ou par une représentation ne comprendrait pas on pourquoi la pensétend vers l'expression comme vers son achèvement pourquoi l'objet le plus familier nous paraî indétermin tant que nous n'en avons pas retrouvà le nom. ou la conscience de ce phénomèn mais dans tous les cas le langage n'est qu'un accompagnement extérieude l a pensée Dans la premièr conception.dans la premièreil n'y a personne qui parle. on croirait que la parole entendue n e peut rien lui (1) Par exemple PIAGET. O n dépassdonc aussi bien l'intellectualisme que l'empirisme p a r cette simple remarque que le nzot a un sens. dans la seconde. c'est à condition que le sujet puisse s'ignorer comme pensé universelle et. prernibre est identique a la pensée . Seule 12. cette fois parce qu'il n'est que le signe extérieu d'une reconnaissance inté rieure qui pourrait se faire sans lui et à laquelle il n e contribue pas. physiologique. L'opératiocatégorial une fois faite. Ainsi. donné d'abord comme 6tres linguistiques. aussitô apparue tomberait a l'inconscience. Pour la pensé préscientifique nommer l'objet c'est le faire exister ou le modifier : Dieu cré les être en les nommant et la magie agit s u r eux en parlant d'eux. et que le mot. nous sommes e n d e à § mot comme significatif. loin d'êtr le simple signe des objets et des significations. ce qui revient à dire qu'elle n'existerait pas mêm pour soi. c'est la penséqui a un sens e t le mot reste une enveloppe vide. elle est la reconnaissance même Quand je fixe u n objet dans l a pénombret q u e je dis : C'est une brosse È il n'y a pas dans mon esprit un concept de l a brosse. une parole sur des paroles. Elle progresse bien dans l'instant et comme p a r fulgurations. qui fait l'ordinaire du langage empirique. Il n'en va pas autrement quand on double la dénominatiod'une opératiocatégoriale Le mot est encore dépourvd'efficacità propre. Ces u erreurs à seraient incompréhensible la pasi role reposait s u r le concept. et une expression seconde. hors des gêne de la parole et de la communication. dans la seconde. s i l'enfant peut s e connaîtr comme membre d'une communautà linguistique avant de se connaîtr comme penséd'une Nature. et qu'enfin l'existence effective d'une communautà linguistique rend compte des croyances enfantines. en ce sens que nous nous donnons notre pensé par la parole intérieur ext6ou rieure. ne traduit pas 'une pensédéjfaire. la parole.se saisir comme parole. n'a aucune puissance intérieure t e n'est qu'un phénomè psychique. il n e le possèd pas. cette explication laisse le problèm intact. j'ai conscience d'atteindre l'objet. qui formule pour la premicre fois. ou mêm physique juxtaposà aux autres et amen6 a u jour p a r le jeu d'une causalità objective. p. c'est le sujet pensant. du nous sommes a u delà . Ce n'est qu'un phénomè articulaire. Représentatiodu Monde chez l'EnLa fant. nous pouvons répondr que c'est en effet une expériencde penser.

s a parole est sa pensée mêm l'auditeur n e conçoipas De A propos des signes. l'accent du philosophe. si l'expression est réussienous n'avons pas une penséen marge d u texte lui-même les mots occupent tout notre esprit. de l'amoureux qui découvrson sentiment. La et par fin d u discours ou du texte sera la fin d'un enchantement. mais ces significations se nouent parfois en une pensénouvelle qui les remanie toutes. parce que la nous avons l'illusion de posséde déjen nous. soit chez celui qui parle ou écrit pensé dans la parole que une l'intellectualisme ne soupçonnpas. mais nous ne serions pas capables de le prévoi nous sommes possédà lui. une fois compris. et. La a pensé de l'orateur est vide penà dant qu'il parle.celle de l'enfant qui prononce son premier mot. et la combinaison mêm des mots et des phrases n'est pas u n apport ktranger. c'est-à -dir par sécrét elle-mêm s a signification. de toute évidence couleurs de l a les palette ou les sons bruts des instruments. celle du < premier homme qui ait parlà È ou celle de l'écrivai et du philosophe qui réveillen l'expériencprimordiale en deç des traditions.cette machine d e langage qui donnera à une autre conscience l'occasion d'effectuer les même pensées mais rien ne passe réellemen l'une à de l'autre. n'est pas une représentation c'est-à -dir qu'elle n e pose pas expressémen objets ou des relations. il nous faut revenir a u phénomè la parole et remettre en question les descripde tions ordinaires qui figent la pensé comme la parole e t ne laissent plus concevoir entre elles que des relations extbrieures. Une musique ou une peinture qui n'est d'abord pas comprise finit par se crée elle-mêm son public. le sens pictural d'une peinture. tels que la perception naturelle nous les donne. Dans la compréhensiod'autrui. (2) Nachdenken. nachvollziehen de HVSSERL. 212et suivantes. le problèm est toujours indétermin (1). ils viennent combler exactement notre attente et nous kprouvons la nkcessità du discours.de mêm un texte philosophique encore mal compris me révè a u moins un certain a style È . . en pays étranger commence je à comprendre le sens des mots par leur place dans un contexte d'action et en participant à la vie commune. Il faut reconnaîtr d'abord que la pensée chez le sujet parlant. je commence à comprendre une philosophie en m e glissant dans la manièr d'exister de cette pensée reproduisant le ton. de selon l'apparence. seul le motif central d'une philosophie. soit chez celui qui bcoute ou lit.soit u n style spinoziste. Mais 31 vrai dire. Cependant le problèm étan savoir comment. criticiste ou phénoménologiqu qui est la premièr esquisse de son sens. puisqu'elle ne serait pas comprise si elle n e rencontrait pas chez celui qui écout pouvoir d e le la réalisespontanén~ent comme partout il paraî Ici d'ahord vrai que la conscience n e peut trouver dans son expériencque ce qu'elle y a mis elle-même Ainsi l'expé rience de la communication serait u n e illusion. Tout lanen gage en somme s'enseigne lui-mêm et importe son sens dans l'esprit d e l'auditeur. Si nous voulons en tenir compte. s i vraiment elle dit quelque chose. Et comme. le sens d'un ouvrage littérairest moins fait p a r le sens commun des mots qu'il n e contribue A le modifier.pour X. . Une conscience construit. donne aux textes du philosophe la valeur de signes adéquats y a donc une reprise de la Il penséd'autrui à travers la parole. ni mêm pendant qu'il parle. Car le problèm ne peut etre résolque s'il est déterminà c'est-&-dire si le recoupement des donnée assigne à l'inconnue une ou plusieurs valeurs dkfinies. Il n'y a l i rien de comparable A l a résolutio d'un problènle ou l'on découvru n terme inconnu par son rapport avec des termes connus. a u lieu que. elle. nous sommes transporté u centre d u livre. ce que nous disons ici ne s'applique qu'A la parole originaire. . . aux phrases. ne suffisent pas à former le sens musical d'une musique. Il faut bien qu'ici le sens des mots soit finalement induit par les mots eux-mêmes ou plus exacte(1) Encore une fois. . la conscience apprend quelque chose. parce que seule la solution du problèm fera apparaîtr rétrospectivemen les donnée comme convergentes. Dans le cas de la prose ou de la poésie puissance de la parole est moins visible. . avec le sens commun des mots.208 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 209 apporter : c'est lui qui donne leur sens aux mots. qui. Il y a donc. nient que leur signification conceptuelle se forme p a r pré Rvement s u r une signification gestuelle. u n pouvoir d e penser d'aprè autrui (2) qui enrichit nos penséepropres. une réflexioen autrui. Le fait est que nous avons le pouvoir d e comprendre a u delà de ce que nous pensions spontanément n O n e peut nous parler qu'un langage que nous comprenons déjà chaque mot d'un texte difficile éveill nous des penen séequi nous appartenaient auparavant. l a solution n e peut pas consister à dire qu'elle sait tout d'avance. . est immanente A la parole. L'orateur des ne pense pas avant de parler. a nous rejoignons la source. quand on lit un texte devant nous. ce qu'il faut pour comprendre n'importe quel texte. Vrsvrung der ~ e i m e t r i e p.

suspendue au plafond par des chaînettes cheminé la marbre de Sienne. je n'ai pas conscience de contempler un Pierre en image nun~ériquemen distinct de Pierre lui-mêm . changeant de place selon la forme de la pièc imaginée tourbillonnaient dans les t6nèbre (. de montages nerveux-préétabli ce n'est pas pour autant garder d u Mais mot quelque u souvenir pur È quelque perception affaiblie. et mon pouvoir d'imaginer n'est rien que la persistance de mon monde autour de moi ( 1 ) . Cdtà de chez Swann. p. Ces remarques nous permettent de rendre & l'acte d e parler s a vraie physionomie. projette en mouvement effectif une intention de mouvement parce qu'il est u n pouvoir d'expression naturelle. le mot est en un certain lieu de mon monde linguistique. qu'une des moclalité ma gesticulation phonétique de donné avec beaucoup d'autres dans la conscience globale de mon corps. les années les Mon corps. i chez mes grands-parents. pas davantage il n e se représentles mots qu'il emploie. je compte avec eux ou je compte s u r eux. L'alternative bergsonienne de la mémoire-habitude t d u souvenir pur n e rend pas compte de la présencprochaine des mots que je sais : ils sont derrièr moi. me rappelaient la flamme de la veilleuse de verre de Bohème en forme en d'urne. les pays. mais nulle part posÃpour lui-mêmeSi le sujet parlant n e pense pas le sens de ce qu'il dit. L'Imagination. de ses épaules prhsentait lui successivement plusieurs des chambres oà il avait dormi. Mon corps.Q ainsi. Il me reste du mot appris son style articulaire et sonore. 15-16. il fait partie de mon équipement n'ai qu'un je moyen de m e le représenter c'est de le prononcer. tandis qu'autour de lui les murs invisibles.. Il suffit qu'ils existent pour moi et qu'ils constituent u n certain champ d'action tendu autour de moi. C'est évidemmen que Bergson veut dire quand il ce parJe d'un à cadre moteur à de révocatio. Savoir un mot ou une langue. Il suffit que j'en possèd l'essence articulaire et sonore connue l'une des modulations. J e me reporte a u mot comme ma main se porte vers le lieu de mon corps que l'on pique.). mais je n'ai aucune u image verbale È S'ils persistent en moi.. pour reconstruire et pour nommer la demeure oà il se trouvait. déploien panorama d u passà l'attitude ancienne qu'il reprend. auparavant le discours étai improvisà e t le texte conlpris sans une seule pensée sens étai le present partout. c'est plutô comme l'Imago freudienne qui est beaucoup moins la représentatio d'une perception ancienne qu'une essence émotionnelltrè préciset trè généra détachà de ses origines empiriques. dans ma chambre ? coucher de Combray. 148. Dire que j'imaqine Pierre. si loin qu'il soit. déploien phénonlènsonores le style articulaire d'un mot. De meme que Pierre imaginÃn'est qu'une des modalité mon étra u monde. non pas la conscience constituante du passé mais un effort pour rouvrir le temps h partir des implications du présent si le corps.. le côt sur lequel je reposais. on ne voit pas pourquoi elles auraient besoin de lui pour redevenir actuelles. De la mêm manière je n'ai pas besoin de me représente mot pour le le savoir et pour le prononcer. Du .210 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 211 C'est alors que pourront survenir les pensée u r le discours s ou s u r le texte. ce n'est pas disposer. gardiens fidèle d'un passà que mon esprit n'aurait jamais dà oublier. trop engourdi pour remuer cherchait d'aprè la forme de la sa fatigue à repére position de ses membres pour en induire la direction du mur. Il faut dire de l'image verbale ce que nous disions plus haut de la a représentatiode mouvement à :je n'ai pas besoin de me représente l'espace exté rieur et mon propre corps pour mouvoir l'un dans l'autre. Lorsque j'imagine Pierre absent. pp. comme les objets derrièr mon dos ou comme l'horizon de m a ville autour de m a maison. &tantnotre et moyen permanent de prendre des attitudes v et d e nous fabriquer ainsi de pseudo-présentsest le moyen de notre communi~ationavec le temps comme avec l'espace (1). Le rôl du corps dans la mémoir e se n comprend que si la mkmoire est. l'un des usages possibles de mon corps.mais si des repré sentations pures du passà viennent s'inséredans ce cadre. La fonction du corps dans la mémoir cette mêm fonction est de projection que nous avons déjrencontré dans l'initiation cinétiqu:le corps convertit en vocifératioune certaine essence motrice. en des jours lointains qu'en ce moment je me figurais actuels sans me les reprksenter exactement à ˆ PROUST. uand je me réveillai . nous l'avons dit. mon esprit s'agitant pour a tout tournait autour chercher sans y réussi savoir oà j'étais de moi dans l'obscurité choses. l'image verbale n'est de (1) SARTRE. Sa mémoire m6la moire de ses côtes de ses genoux. D'abord la parole n'est pas le usigne à de la pensée l'on entend p a r la u n p h h o si mèn qui en annonce un autre comme la fumé annonce le feu. 1. c'est dire que je m e procure une pseudo-présencde Pierre en déclenchan a conla duite de Pierre B. comme l'muvre à laquelle l'artiste n'a qu'un moyen de se représente il travaille : il faut qu'il la fasse. La parole et la pensén'admettraient cette relation extérieurque si elles étaienl'une et l'autre thématique (1) u . la place des meubles. je le vise dans le inondc.

dans nos analyses intellectuelles de la musique. u n écrivaine relit guèr ses propres ouvrages.1 PROUST. L'expression esthétiquconfèr . et les grandes Å“uvre déposen nous à la preen mièr lecture tout ce que nous en tirerons ensuite. comme disent les psychologues un a concept linguistique à (Sprachbegriff) (1) ou un concept verbal (Wortbegriff). qui n'est pas seulement traduite par elles. Il n'en va p a s autrement. Des malades peuvent lire u n texte e n a mettant le ton à sans cependant le comprendre. une fois terminél'exécution nous n e pourrons plus. La penske et l'expression se consti- - . elle ouvre un nouveau champ ou une nouvelle dimension à notre expérience Cette puissance de l'expression est bien connue dans l'art et par exemple dans la musique. La signification musicale de la sonate est inséparabldes sons qui la portent : avant que nous l'ayons entendue.la personne du comédien couleurs et la toile du peintre . p. C'est donc que la parole ou les mots portent une premièr couche de signification qui leur est adhérent et qui donne la pensécomme style. Il faut qu'il y ait. Nous ne pourrons pas davantage admettre. l'installe dans la naà ture comme une chose perçu accessible à t o u s ou inversement arrache les signes eux-même . les sons n e sont pas seulement les < signes D de la sonate. mais elle est la A travers eux. cette vie intkrieure est u n langage intérieur penséa pure à se La rhduit fi u n certain vide de la conscience. que la parole soit u n simple moyen de fixation. Nous découvron sous la signification conici ceptuelle des paroles une signification existentielle. II. 459. et Phèdr a si bien pris possession de la Berma que son extase en Phèdr nous paraî étrle comble du naturel et de la facilità (2). spécifiquemen verbale. le mot et la parole cessent d'êtr une manièr de désignel'objet ou la pensée pour devenir la présenc cette pensé de dans le monde sensible. grâc à laquelle le son entendu. comme mimique existentielle. d'une manièr ou de l'autre . elle descend e n eux (1). comme valeur affective. Philosophie der symbofischcn Formen. mais qui les habite et en est inséparable plus grand bénéfi l'expression Le de n'est pas de consigner dans un écri penséequi pourdes raient se perdre.à leur exisles tence empirique et les ravit dans un autre monde. (2). Ce q u i nous trompe là -dessus ce qui nous fait croire A une pengke qui existerait pour soi avant l'expression. p. et une fois pour toutes u n nouvel êtr culturel a commencà d'exister. ou encore l'enveloppe et le vêtemen de la pensée Pourquoi serait-il plus aisà de s e rappeler des mots ou des phrases que de se rappeler des pensées les prétendue si images verbales ont besoin d'êtr reconstruites à chaque fois? E t pourquoi la penséchercherait-elle à se doubler ou à se revêti d'une suite de vociférations elles n e portaient et n e contesi naient en elles-même leur sens? Les mots ne peuvent êtr les a forteresses de la penséÈ et la pensén e peut chercher l'expression que si les paroles sont par elles-même u n texte compr6hcnsible et si la parole possèd une puissance de signification qui lui soit propre. de l'expression des pensée a r la parole. comme on le fait d'ordinaire. Personna n e contestera qu'ici l'opératio expressive réalisou effectue l a signification et n e se borne pas A la traduire. elle l'installe dans l'écrivaiou dans le lecteur comme u n nouvel organe des sens. L'opéra tion d'expression. rbsultat d'actes d'expression antérieursLes significations disponibles s'entrelacent soudain selon une loi inconnue. C6tk de chez Swann. elle la lait vivre dans u n organisme de mots. b u n vÅ“ instantané L'intention significative nouvelle n e se connait ellemêm qu'en se recouvrant de significations déjdisponibles. L'analyse de l'aphasie et i'essence d u langage. que nous reporter au moment de l'expériencependant l'exécu tion. aucune analyse n e nous permet d e la deviner. 192. ce sont les penséedéjconstituéeet dkjà expriméeque nous pouvons rappeler à nous silencieusement et par lesquelles nous nous donnons l'illusion d'une vie intérieureMais en rkalit6 ce silence prétendest bruissant de paroles. prononcé u ou l écri devient u n fait de langage D. ni. (2) GOLDSTEIN. non pas son vêtement mais son emblèm ou son corps. u n e a expériencinterne centrale. Il faut que. La pensén'est rien d' a intérieu ˆ p à elle n'existe pas hors du monde et hors des mots. le sens est pris dans la parole et la parole est l'existence extérieurd u sens.p. () Du (2) PROUST. malgrà l'apparence. plutô que comme énonc conceptuel. Le . quand elle est réussie laisse pas seune lement a u lecteur et à l'écrivai lui-mCme un aide-mémoire elle fait exister la signification comme une chose a u cÅ“u (1) CASSIRER. De la mêm manièr l'actrice devient invisible e t c'est Phkdre qui apparaît signification dévor les siLa gnes. et.212 PHgNOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 213 ment données réalitelles sont enveloppkes l'une dans en l'autre.ce qu'elle exprime l'existence en soi. 383. Cdfd de Guermantes. meme du texte.

La parole est'un véritabl geste et elle contient son sens comme le geste contient le sien. pp. le silence primordial. Pour que je comprenne les paroles d'autrui. avec un certain style d'êtr et avec le a monde à qu'il vise. nous possédon nous-même des sien gnifications déj formées Elles ne suscitent en nous que des penséesecondes. si l'enfant n'a pas encore atteint le degrb de maturità sexuelle oh ce comportement devient possible pour lui. Nature et Formes de la Sgmpathie. suppose accompli le pas décisi l'exde pression. Le monde linguistique et intersubjectif ne nous étonn plus. Toute la difficulth est de bien concevoir cet acte et de ne pas le confondre avec une opératiode connaissance. mais u n certain manque qui cherche à se combler. La psycliologie moderne (1) a bien montrà que le spectateur ne cherche pas en lui-m6me et dans son expbrience Soit un intime le sens des gestes dont il est le témoin geste de colèr ou de menace. un éléme décisi e t d'ailleurs. La communication ou la comprkhension des gestes s'obtient par la réciprocit mes intentions et des gesde tes d'autrui. à l'association par ressemblance ou au raisonnement par analogie. il faut évidemmen son voque connusa de moi. Mais cabulaire et sa syntaxe soient a déj cela ne veut pas dire que les paroles agissent en suscitant chez moi des a représentation qui leur seraient associée à e t dont l'assemblage finirait par reproduire en moi la a reà présentatio originale de celui qui parle. comme notre corps soudain se prêt à un geste nouveau dans l'acquisition de l'habitude. tant que nous n e retrouverons pas. soit chez l'enfant qui apprend à parler. Le sens des gestes n'est pas donnb mais compris. le geste ne me fait pas penser A la colère il est la colhre elle-même Cependant le sens du geste n'est pas perç comme l'est par exemple la couleur du tapis. celles-ci A leur tour se traduisent . SCHELER. Cet objet devient actuel (1) Par exemple M.en d'autres paroles qui n'exigent de nous aucun véritabl effort d'expression e t ne demanderont a nos auditeurs aucun effort de compréhension Ainsi le langage et la compréhen sion du langage paraissent aller de soi. Mais. c'est-à -dir ressaisi par un acte du spectateur. nous ne le distinguons plus du monde même et c'est à l'intérieud'un monde déj parlà et parlant que nous réfléchisson Nous perdons conscience de ce qu'il y a de contingent dans l'expression et dans la communication. . Notre vue sur l'homme restera superficielle tant que nous ne remonterons pas A cette origine. mais la scèn sexuelle ne sera qu'un spectacle insolite et inquiétant elle n'aura pas de sens. je n'ai pas besoin pour le comprendre de me rappeler les sentiments que j'ai éprouvà lorsque j'exécutaipour mon conlpte les même gestes. mais avec un sujet parlant. on ne voit pas pourquoi ma compréhensiodes gestes se limiterait la plupart du temps aux gestes humains. enfin chez tous ceux qui transforment en parole un certain silence. de mêm la reprise par moi d e cette intention n'est pas une opératiode ma pensée mais une modulation synchronique de ma propre existence. De mêm que l'intention significative qui a mis en mouvement la parole d'autrui n'est pas une penséexplicite. de mes gestes et des intentions lisibles dans la conduite d'autrui. soit chez l'écrivaiqui dit et pense pour la premièr fois quelque chose. sous le bruit des paroles. Il est vrai que souvent la connaissance d'autrui éclair connaissance de la soi : le spectacle extbrieur révè l'enfant le sens de ses A propres pulsions en leur proposant un but. Ce n'est pas avec des a représentationà ou avec une penséque je coinmunique d'abord. je lis la colèr dans le geste. J e connais tr4s mal. Je ne a comprends à pas la mimique sexuelle du chien. Tout se passe comme si l'intention d'autrui habitait mon corps ou comme si mes intentions habitaient le sien.214 PHmOMJINOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 215 tuent donc simultanément lorsque notre acquis culturel se mobilise au service de cette loi inconnue. une transformation de mon être Nous vivons dans un monde ou la parole est institude. encore moins celle du hanneton ou de la mante religieuse. Il est pourtant bien clair que la parole constituée telle qu'elle joue dans la vie quotidienne. 347 et suivantes. S'il m'btait donnÃcomme une chose. je ne perçoipas la colèr ou la menace comme un fait psychique cachÃderrièr le geste. J e ne comprends pas mêm l'expression des kmotions chez les primitifs ou dans des milieux trop différent mien. S'il arrive par hasard qu'un enfant soit du témoid'une scèn sexuelle. C'est ce qui rend possible la communication.l'exempie passerait inaperç s'il ne se rencontrait avec les possibilitks internes de l'enfant. Pour toutes ces-paroles banales. tant que nous ne dhrirons pas le geste qui rompt ce silence. Le geste dont je suis le témoidessine en pointillà un objet intentionnel. La parole est un geste et sa signification un monde. de l'intérieur mimique de la colèreil manla querait donc. il peut la comprendre sans avoir l'expérienc"du dbsir et des attitudes corporelles qui le traduisent.

avant que le philosophe (1) en définiss signification intellectuelle. par le déroulemen l'expériencperceptive. qui la est d'enfermer en lui-mêm le corps passif.ce n'est pas la concordance de ses différent aspects qui me fait conclure à l'existence de la cheminé comme géométr signification commune de toutes ces et perspectives. par exemple le geste de la caresse. la signification de la cheminé n'est pas au-delA du spectacle sensible e t de la cheminé elle-mêm telle que mes regards et mes mouvements la trouvent dans le monde. Il semble impossible d'abord de-don. (1 Ici et le Néant pp. Mais les formes syntaxiques et celles du vocabulaire. une de &rie indkfinie de vues concordantes.ner aux mots comme aux gestes une signification immanente. il - nL .L'Etre J. L'identità de la chose A travers l'expériencperceptive n'est qu'un autre aspect de l'identità du corps propre au cours des mouvements d'exploration. aussi bref qu'un cri. il m'indique certains points sensibles du monde. La communication s'accomplit lorsque ma conduite trouve dans ce chemin son propre chemin. Les significations disponibles. Le sens du geste ainsi a compris w n'est pas derrièr lui. Le geste est devant moi comme une question. De la mêm manière je ne comprends pas les gestes d'autrui par un acte d'interprétatio intellectuelle. c'est-à -dir les actes d'expression antérieur établissen entre les sujets parlants un monde commun auquel la parole actuelle et neuve se réfbrcomme le geste a u monde sensible. Quand je perçoiune chose -soit par exemple une cheminke . bien que les psychologues et les linguistes s'accordent pour le rkcuser au nom du savoir positif. et qu'ainsi l'objet intentionnel est offert au témoien meme temps que le geste lui-même La gesticulation verbale. il s'étalsur le geste luimême comme. comme le montre assez l'existence de plusieurs langages ? E t la communication des blément langage entre le du a premier homme qui ait parlà w et le second n'a-t-elle pas htk nécessairemen d'un tout autre type que la communica* et il est pleinement compris lorsque les pouvoirs de mon corps s'ajustent à lui et le recouvrent. E t le sens de la parole n'est rien d'autre que la faço dont elle manie ce monde linguistique ou dont elle module sur ce clavier de significations acquises.216 PHENOMENOLOGIE DE L A PERCEPTION LE CORPh COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 217 se confond avec la structure du monde que le geste dessine et que je reprends à mon compte. parce que le geste se home à indiquer un certain rapport entre l'homme et le monde sensible. mais inversement je perçoila chose dans son hvidence propre et c'est ce qui me donne l'assurance d'en obtenir. je me joins A. la cheminé un systèm d'équivalence est qui ne se fonde pas sur la reconnaissance de quelque loi. qui sont ici prhsupposées portent-elles en elles-m6mes leur sens? On voit bien ce qu'il y a de commun au geste et A son sens. mais sur l'épreuvd'une présenccorporelle. le visage détendu l'allégressdes gestes contiennent réellemenle rythme d'action. au contraire. . il m'invite à l'y rejoindre. Cette idésurprend d'abord.-P.lui dans une sorte de reconnaissance aveugle qui précbd définitioet la l'élaboratiointellectuelle du sens. que ce monde est donnà au spectateur par la perception naturelle. C'est par mon corps que je comprends autrui. 453 et suivantes. dans l'expériencperceptive. mais elle le fonde aussi bien : il faut reconnaîtr comme irréductiblle mouvement par lequel je me prêt au spectacle. d'interrompre le mouvement continuel par lequel il se projette dans les choses et vers les autres. comme c'est par mon corps que je perçoi des a choses W . dessine lui-mèm son sens. Il faut ici restituer l'expérienc d'autrui déformà les analyses intellectualistes. Le geste linguistique comme tous les autres. comme par nous aurons à restituer l'expérienc perceptive de la chose. la communication -des consciences n'est pas fondé le sens comsur mun de leurs exphiences. Mais ce que la nature ne donne pas c'est ici la culture qui le fournit. Je m'engage avec mon corps parmi les choses. J e le saisis dans un acte indivis.SARTRE. elles coexistent avec moi comme sujet incarné cette vie dans les choses n'a rien et de commun avec la construction des objets scientifiques. par e emple A l'expression des 6motions et aux &motions me: le sourire. problèm toujours pressant. le mode d'etre au monde qui sont la joie même Au contraire entre le signe verbal et sa signification le lien n'est-il pas tout fortuit. elle est donc de mêm sorte qu'elle : comme le schém corporel. Il est vrai que le problèm n'est que déplac: ces significations disponibles elles-mêmes comment se sont-elles constituée Une fois ? le langage formé conçoique la parole puisse signifier on comme u n geste sur le fond mental commun. vise un paysage mental qui n'est pas donn6 d'abord à chacun et qu'elle a justement pour fonction de communiquer. Des génératio l'une aprhs l'autre a comprennent à et accomplissent les gestes sexuels. de le maintenir dans le sommeil du plaisir. on est pourtant bien obligk d'y venir si l'on veut comprendre l'origine du langage. Il y a confirmation d'autrui par moi et de moi par autrui.

de deux milieux B. mais il est difficile. Mais les conventions sont un mode de relation tardif entre les hommes. vons parler plusieurs langues. de deux bducations. parce que nous supposons donnée toutes les participations qu'elle doit a l'histoire de la langue et qui contribuent A en détermine sens. et qui accomplissent la communication sans aucune garantie. La prédominanc voyelles dans une langue. des des consonnes dans une autre. Nous pou-. j'étai de devenu semblable au légendair cercueil de Mohammed (. prolongà pendant des annéespour vivre . Un algorithme conventionnel qui d'ailleurs n'a de sens que rapportà au langage . comme le dictionnaire.. et. mais parce qu'ils en extraient et au sens propre du mot en expriment l'essence émotionnelle l'on Si pouvait défalque d'un vocabulaire ce qui est dà aux lois mécanique la phonétique de aux contaminations des lanA gues étrangère la rationalisation des grammairiens. je crois. Il est aisà de faire perdre sa foi à un homme. (1) < dans le costume des Arabes et me plier A leur moule mental m'a dbpouill6 de ma personnalit6 anglaise : j'ai pu ainsi considére l'occident et ses conventions avec des yeux neufs en fait ces- - ser d'y croire. mais l'une d'elle reste toujours celle dans laquelle nous vivons. ce que nous avons appel6 plus haut son sens gestuel. LAWBENCE. qui est essentiel par exemple dans la poésie trouOn verait alors que les mots.n'exprimera jamais que la Nature sans l'homme.).de manière de chanter le monde et qu'ils sont desA les tiné représente objets. de le convertir & une autre. détachabl cette phrase mêm et défm de dans un monde intelligible. a indiquer des équivalence entre elles. Parfois meme ces personnages engageaient une conversation dans le vide : la folie alors étai proche. les voyelles. . Ayant dépouill une forme sans en acquéri nouvelle. S'il nous semble toujours que le langage est plus transparent que la musique. Les Sept Piliers d e la Sagesse. A l'imitation de la langue par elle-mgme. au milieu d'incroyables hasards linguistiques. il faudrait assumer le monde qu'elle exprime et l'on n'appartient jamais à deux mondes h la fois (1). Mais comment se faire une peau arabe ? Ce fut. c'est que la plupart du temps nous demeurons dans le langage constitué nous nous donnons des significations disponibles. Il faudrait donc chercher les premikres ébauche langage dans la gesticulation énlotionnell du par laquelle l'homme superpose au monde donn6 le monde selon l'homme.. Mais en réalità comme nous l'avons dit. la clartÃdu langage s'&ablit sur u n fond obscur. on l'obtient en reprenant l'effort d'expression et de communication tel qu'il a 6tà tent6 par une langue. Il n'y a ici rien de semblable aux célèbr con- - -Un effort. Il n'en serait plus ainsi si nous faisions entrer en compte le sens émotionne du mot. non pas.218 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 219 tion par gestes ? C'est ce qu'on exprime d'ordinaire en disant que le geste ou la mimique émotionnellsont des < signes naturels È la parole un < signe conventionnel B. Il n'y a donc pas h la rigueur de signes conventionncls. Si nous ne considéron que le sens conceptuel et terminal des mots. Elle est proche. nous trouverons finalement que le langage. dans nos définitions nous nous bornons. ensuite. elles supposent une communication préalable et il faut replacer le langage dans ce courant communicatif. on découvrirai sans doute A l'origine de chaque langue un systèm d'expression assez rédui mais tel par exemple qu'il ne soit pas arbitraire d'appeler lumiere la lumiere si l'on appelle nuit la nuit. et si nous poussons la recherche assez loin. Pour assimiler cornpl& tement une langue. en assumant toutes les bquivoques. les système de construction e t de syntaxe ne représenteraien pas autant de conventions arbitraires pour exprimer la mêm pensée mais plusieurs manikres pour le corps humain de ctlkbrer le monde et fmalement de le vivre. 43. de ma part. S'il y a une penséuniverselle. p. De lh viendrait que le sens plein d'une langue n'est jamais traduisible dans une autre. simple notation d'une pensé pure et claire pour elle-mêmeil n'y a que des paroles dans lesquelles se contracte l'histoire de toute une langue.exception faite des désinence semble arbitraire. son esprit raisonnable l'abandonnait pour jeter sur lui un regard critique en demandant le but et la raison d'êtr d'un tel fatras.. Au conle traire dans la musique. de tout homme qui peut voir simultanémen l'univers à travers les voiles de deux coutumes. Epuisà par un effort physique et un isolement égalemen prolongés homme a connu ce détachemen un suprêmePendant que son corps avançaicomme une machine.. tous les glissements de sens dont une tradition lin- guistique est faite et qui mesurent exactement sa puissance d'expression. aucun vocabulaire n'est présup posé sens apparaî à la présenc le lià empirique des sons. affectation pure. Le sens d'une phrase nous parait intelligible de part en part. Te-E. les phonème sont autant . lui aussi. ne dit rien que lui-même ou que son sens n'est pas séparablde lui. comme le croyait la théorinaïv des onomatopéesen raison d'une ressemblance objective. il est vrai que la forme verbale . et c'est pourquoi la musique nous semble muette.

ce qui nous donne l'idéa d'une pensé sans parole. Mariage et la Morale. (2) Chez les indigène des iles Tropbriand. A plus forte raison la présenc d'un homme dans le monde animal. comme la paternité paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalitdes institutions (2). MALINOWSKI. Plus précisémendifférenc mimiques la des recouvre une différenc des émotion elles-mêmes Ce n'est pas seulement le geste qui est contingent A l'égar de l'organisation corporelle. parce qu'il n'y a pas chez l'homme de signe naturel. elle s e repose sur elle-même et c'est. D à © jla simple pré sence d'un êtr vivant transforme le inonde physique. Le Japonais en colèr sourit. en rapprochant le langage des expressions émotion nelles. Les comportements créen significations qui sont transdes cendantes à l'égardu dispositif anatomique.bien qu'il soit peut-êtr impossible d'accéde la musique atonale sans passer par la musique à classique . Le . la parole installe en nous l'idéde véritcomme limite présomptivde son effort. On n e pourrait parler de a signes naturels à que si. la parole est capable de s e sédimente de constituer un acquis intersubet jectif. tandis que les gestes ou les comportements ne se transmettent que par l'imitation directe. Elle s'oublie elle-mêm comme fait contingent. l'occidental rougit et frappe du pied ou bien pâliet parle d'une voix sifflante. on ne compromet pas ce qu'il a de spécifique est s'il vrai que déjl'émotiocomme variation de notre êtr a u monde est contingente à l'égardes dispositifs mécanique contenus dans notre corps. c'est la mise en forme simultané leur corps et de leur monde dans l'émotion de L'équi pement psychophysiologique laisse ouvertes quantitéd e possibilitéet il n'y a pas plus ici que dans le domaine des instincts une nature humaine donné une fois pour toutes. et pourtant immanentes a u coniportement comme tel puisqu'il s'enseigne et se comprend.et justifie la situation particulihre que l'on fait d'ordinaire au langage . Ce qui importe c'est la manikre dont ils font usage de leur corps. chaque écrivaia conscience de viser le mêm monde dont les autres écrivain s'occupaient déjh le monde de Balzac et le monde de Stendhal ne sont pas comme des planète sans communication. 1930. Ce qui est vrai seulement . Les enfants sont élevà sous l'autorità de l'oncle maternel. cità par Bertrand The RUSSELL. la paternità n'est pas connue. L'usage qu'un homme fera de son corps est transcendant h l'égar de ce corps comme êtr simplement biologique. au retour d'un long voyage. ne détourn leur sens les conduites vitales. Gallimard.220 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 221 ceptions naturalistes qui ran16nent le signe artificiel a u signe naturel et tentent de réduirle langage à l'expression des émotions signe artificiel ne se ramèn pas a u signe Le naturel. On ne peut pas faire l'économide cette puissance irrationnelle qui crke des significations el qui les communique. Il prend soin d'eux. Il n e suffit pas que deux sujets conscients aient les même organes et le mêm systèm nerveux pour que les même émotionse donnent chez tous deux les même signes.et qui en mêm temps ne se dérobà la simplicità de ta vie animale. On n'explique pas ce fait en remarquant que la parole peut s'enregistrer sur le papier. en ce sens qu'il n'est pas un mot.chaque artiste reprend la tâcha son début il a u n nouveau monde a délivrer u lieu que dans l'ordre de la a parole. et.c'est que seule de toutes les opérationexpressives. Futher in primitive Psychology. fait apparaîtr des a nourritures>. p. c'est la manièr mêm d'accueillir la situation et de la vivre. et manifeste le mêm pouvoir d e mettre en forme les stimuli et les situations qui est à son comble a u niveau du langage. nous l'avons vu. ailleurs une a cachette È ici donne aux a stimuli à un sens qu'ils n'avaient pas. Un mari. bien qu'il y ait en musique quelque chose comme une initiation traditionnelle . pas une conduite qui ne doive quelque chose à l'êtr simplement biologique . se félicit[le trouver de nouveaux enfants à son foyer. par de une sorte d'échappemenet par un géni l'équivoququi de pourraient servir à définil'homme. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventécomme les mots. comme on voudra dire. ble de superposer chez l'homme une premièr couche de comportements que l'on appellerait a naturels à et un monde culturel ou spirituel fabriqué Tout est fabriquà et tout est naturel chez l'homme. alors que l'idé veille sur eux et les aime comme ses propres enfants. 22. La parole n'en est qu'un cas particulier. Il est impossi(1) On sait que le baiser n'est pas en usage dans les mÅ“ur traditionnelles du Japon. a des a état conscience à donnés de l'organisation anatomique de notre corps faisait correspondre des gestes définis en fait la mimique de la colèr ou Or celle de l'amour n'est pas la mêm chez un Japonais et chez un occidental. Mêm ceux qui. Car la musique aussi peut s'écrireet. Il n'est pas plus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la c o k e ou d'embrasser dans l'amour (1) que d'appeler table une table.

et qu'enfin tout philosophe a songà à une parole qui les terminerait toutes. il se meut. Nous pouvons obtenir une expériencde ce type en nous plaçandevant un tas d'échantillondans une attitude de perception passive : les couleurs identiques s'assemblent sous notre regard. Nous sommes réduità l'expérienc immédiatdes relations (Kohürenz e-rlebnis. (5) Ibid. comparé a u monde perç du normal. mais comme existence. p. Ce n'est pas seulement la penséou la connaissance. tandis que le peintre ou le musicien n'espèr pas épuise toute peinture ou toute musique possible. Il y a donc un privilèg de la Raison. ..222 PHENOMGNOLOGIEDE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 223 d'une musique sans sons est absurde. la a fonction de représentatio D (Darsfellungsfunktion) ou l'actività a catkgoriale à (1) et qu'elle faisait reposer la parole sur la pensée n réalità n'est pas vers un nouvel intelE ce lectualisn~e que la thkorie s'achemine. 151-152. il reste que l'opératio expressive dans le cas de la parole peut êtr indéfinimen réitérà que l'on peut parler s u r la parole alors qu'on ne peut peindre sur la peinture. Nous avions tort de dire qu'il n e peut pas se tenir à un principe de classement donné qu'il va de l'un et à l'autre : en réalitil n'en adopte jamais aucun (4). 151. p. Que les auteurs le sachent ou non. 166) ce qui enfin revient & concevoir l'homme. Ils opposent. Cette conception du langage prolonge les meilleures e t les plus récente analyses de l'aphasie. meme si le sens d'une parole ne peut jamais êtr délivr son inhé de rence à quelque parole. pp. chez le malade. la théori de l'aphasie. Mais justement pour le bien comprendre. à la constitution d'un ensemble selon un principe donné une sorte de viscosità ou d'inertie. Mêm s'il n e s'agit là que d'une idée-limitet d'un contre-sens. . une sorte de lutte entre plusieurs groupements possibles de couleurs selon différent points de vue à (3). dans les troubles du langage. montre A la fois que les troubles aphasiques sont généra qu'ils sont et moteurs. s'organise en fonction de la consigne donné a Les couleurs : qui appartiennentà lamêmecatégoriequel'échanti modèl s e détachen le fond des autres D ( l ) . Erlebnis des Passens) et telle estsansdoute la situation du malade. mais les couleurs seulement semblables n e nouent entre elles que des relations incertaines. la faço dont le champ visuel s'articule du point de vue des couleurs D (5). Mais si l'on se reporte aux descriptions concrètes on s'aperçoique l'actività catégorialeavant d'êtr une penséou une connaissance. (4) Ibid.. ils cherchent h formuler ce que nous appellerons une théori existentielle de l'aphasie. Soit par exemple l'arnnési noms de couleur. elle se meut dans des cercles plus petits e t rétréci mouvement qui prend naissance Un . Le trouble concerne a la faço dont les couleurs se groupent pour l'observateur. e t corrélativemen style ou une configurationdel'expérience un Chez un sujet normal. Ueber Farbennamenamnesie. p 162. dont nous n'avons plus haut utilisà qu'une partie. van WÅ“rkom Bounian et Grunbaum. c'est-à -dir une théoriqui traite la penséet le langage objectif comme deux -manifestations de l'actività fondamentale par laquelle l'homme se projette vers un a monde à (2). semblait passer à l'intellectualisme. 149.tous les rouges par sur exemple constituent un ensemble et le sujet n'a plus qu'a démembre ensemble pour réuni cet tous les échantillon qui en font partie. (2) Grunbaum. est une certaine manièr de se rapporter a u monde. Chez le malade a cette vie se renferme dans des limites plus étroiteset. a le tas paraî instable. mais l'expériencmêm des couleurs qui est en cause. et Goldstein. depuis Pierre Marie. la perception du tas d'échantillon (1) Des notions de ce genre se trouvent dans les travaux de Head. p. (3) Ibid. chacun 'des bchantillons est confinÃdans son existence individuelle. par les épreuve des d'assortiment. et (2) Ibid. On pourrait dire avec u n autre auteur que l'expériencnormale comporte des a cercles à ou des a tourbillons à à l'intérieudesquels chaque éléme est reprbsentatif de tous les autres et porte comme des a vecteurs à qui le relient à eux. il fait en d'autres termes de la motricità un mode original d'intentionnalità ou de signification (cf ci-dessus p. Au contraire. On montre. qu'elle mettait en cause. non plus comme conscience. nous constatons un changement incessant. il faut commencer par replacer la penske parmi les phénomèn d'expression. 150. que l'amnésiqua perdu le pouvoir génér de subsumer les couleurs sous une catégorie t l'on rape porte le défici verbal à cette mêm cause. par exemple (Aphasie und Motorik). dans l'autre le degrà de clartà ou de chaleur (2). Nous avons vu en commençan qu'aprè une périod empiriste. Quand deux couleurs objectivement semblables sont présentéu malade. (1) GELB GOLDSTEIN. a elles n'apparaissent pas nécessairemen comme semblables : il peut arriver que dans l'une le ton fondamental domine.

il s'est altérlui-même comme un corps inanimé Le lien du mot à son sens vivant n'est pas un lien extérieu d'association. (4) On les voit. Mais le nom ne lui sert plus A rien. . moins la spontanéit que les prises de cette spontanéitsur le monde sensible et notre pouvoir de figurer en lui une intention quelconque. p. L'amnésiquA qui l'on donne un nom de couleur. le tendait quelque chose. Aucun des deux ne saurait êtr cause ou effet à (2). ils n'expriment pas le rapport essentiel du langage et de la pensée mcis le rapport pathologique ou accidentel d'un langage et d'une penséégale ment coupé leur sens vivant. 225 mêm qui rend difficile ou impossible le comportement catbgorial. incapables de grouper les couleurs en les comparant à u n échantillodonnk. le sens habite le mot. pour ainsi dire. il demeure. p. il se constitue dans une certaine a attitude à (Einstellung). bien des malades de sont capables de répét noms des couleurs sans pouvoir les pour autant les classer. y parviennent p a r l'intermédiair du langage : ils nomment l a couleur d u modèl et rassemblent ensuite tous les échantil lons auxquels le mêm nom convient sans regarder le modèle Il est vrai aussi que des enfants anormaux (4) classent ensemble des couleurs. p. rouge). Le terme de a monde à n'est pas ici une manièr de parler : il veut dire que la vie à mentale à ou culturelle emprunte a la vie naturelle ses structures et que le sujet pensant doit êtr fondà sur le sujet incarnéLe geste phonétiqu réalise pour le sujet parlant et pour ceux qui l'écoutentune certaine struc!*ration de l'expérience une certaine modulation d e l'existence. s'il n'exprime pas des pensée Il ? présent plutô il est la prise de position du sujet dans le ou monde d e ses significations. ne s'orientent plus vers des centres principaux déterminé divergent beaucoup plus que chez le norils mal à (1). CASSIRER. retrouver le nom de la couleur (rouge fraise. Les mots doivent avoir perdu quelque chose qui leur appartient normalement et qui les rend propres A êtr employéen rapport avec le comportement catégoriaà (1). exactement comme un comportement de mon corps investit pour moi et pour autrui les objets qui m'entourent d'une certaine signification. Tel est le trouble d e la a penséà que l'on dkcouvre a u fond de l'amnési. E n fait. chaque impression sensible est affecté d'un a vecteur de sens È mais ces vecteurs n'ont plus de direction commune. Mais ce sont lA justepar ment des procédà anormaux . mêm différentes on leur a si appris à les désigne le mêm nom. L a penséd'abord n'est pas un effet du langage. il se vide (2). a Le comportement catégoria la possession d u lanet gage significatif expriment un seul e t mêm comportement fondamental. 158. on voit qu'il concerne moins le jugement que le milieu d'expériencou le jugement prend naissance. Les malades chez qui les mois ont perdu leur sens gardent quelquefois a u plus haut point le pouvoir d'associer les idée 4 ) . répè nom comme s'il en at-. p. Le langage a bien un intérieur mais cet intérieu n'est pas une penséfermé sur soi et consciente de soi. (5) Ibid. et le langage a n'est pas un accompagnement extérieu processus intellectuels à (5). Philosophie der symbolischen Formen. Qu'exprime donc le langage. en le priant de choisir un échantillocorrespondant.. a ce ne peut donc pas êtr le manque d u mot pris en lui(1) E. Qu'ont-ils donc perdu ? Est-ce leur signification notionnelle ? Faut-il dire que le concept s'est retirà d'eux et faire en conséquenc la pensé cause du langage ? Mais viside la blement le mot quand il perd son sens. du Ici encore. Ibid. 177. (4) Ibid. (2) Ibid. il est étrange absurde. se modifie jusque dans son aspect sensible. kvoquer le souvenir d'un objet de mêm couleur (fraise) et A partir de lh. T. ( Le nom n e s'est donc pas détach u associations à anciendes nes. (2) GELB GOLDSTEIN. des On est donc bien conduit à reconnaîtr signification gesune tuelle ou existentielle de la parole. 158. 158. a l'intérieu de la zone excitee ou encore ne se transmet qu'à son entourage immédiat Des unitéde sens plus compréhensive ne peuvent plus se construire à l'intérieu monde perç (. III. en présencd'un échantillodonnà (rouge). En termes kantiens : il affecte moins l'entendement que l'imagination productrice. Le (1) GELBet GOLOSTEIN. L'acte catégoria n'est donc pas u n fait dernier.).LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE à la périphér tourbillon ne se propage plus aussitô du jusqu'a son centre.p. Dans les cas d'aphasie amnksique. comme nous disions plus haut. n e lui dit plus rien. C'est s u r cette attitude que la parole elle aussi est fondée sorte qu'il n e saude rait êtr question de faire reposer le langage s u r la pensé pure.. Il est vrai que certains malades (3). 258. et Ueber ~arbennamenamnesii. (3) Ibid.. (3) Ibid. comme pour et nous les noms que nous répéto trop longtemps ( 3 ) . Ueber Farbennamennamnesie.

c'est que les affections du langage ne peuvent êtr réduiteà l'unità et que le trouble primaire concerne tantô le corps du mot. Cela n'est ni plus ni moins miraculeux que l'émergencde l'amour dans le dési celle d u geste ou dans les mouvements incoordonné débu la vie. Mais c'est la définitiodu corps humain de s'approprier dans une séri indéfini d'actes discontinus des noyaux significatifs qui dépassen transet figurent ses pouvoirs naturels. . constituer la structure du mot. Quand les auteurs cherchent A conclure l'analyse de l'aphasie par une conception généra langage (1) on les du voit plus clairement encore abandonner le langage intellec(1) Cf. d'une impuissance à structurer le mot et à en saisir la physionomie articulaire (1). Mais cette condition n e suffit pas : la parole fait lever u n sens nouveau. si le sujet ne peut plus reconnaîtr lettres d'un mot. Le langage à son tour ne pose pas d'autre problème une contraction de la gorge.L'analyse de l'aphasie et l'essence du langage. . une émisiod'air sifflante entre la langue et les dents. la liste des mots perdus et conservé correspond pas à leurs caractèreobjectifs (lonne gueur ou complexité) mais 5 leur valeur pour le sujet : le malade est incapable de prononcer isolémen une lettre ou u n mot à l'intérieud'une séri motrice familièr faute de pouvoir différencie figure à et a fond w et confére a librement A tel mot ou à telle lettre la valeur de figure.tantô enfin la structure de l'expérienc tout entièreS.tantô le sens immédia mot. tantô la physionomie du mot. comme la compréhensio autres des gestes suppose u n monde perç commun à tous oà il se déroulet déploison sens. que le geste verbal s'exécutdans un certain panorama commun aux interlocuteurs. puis dans la communication muette du geste : c'est par la mêm puissance que le corps s'ouvre à une conduite nouvelle et la fait comprendre à des témoinextérieurs et là u n Ici systkme de pouvoirs défini décentr se soudain. comme dans la paraphasie littérale oà des lettres sont omises. l'intention verbale. il faudra dire que toute de - (1) GOLDSTEIN. Goldstein est ici d'accord avec Grunbaum (Aphasie und . ou la convergence des yeux. si elle est parole authentique. si c'est un geste d'initiation. On ne peut dire de la parole ni qu'elle est une a opératio l'intelligence à n i de qu'elle est un a phhomèn moteur w : elle est tout entihre motricitÃet tout entièr intelligence. . il faut que la gesticulation phonktique utilise u n alphabet de significations déjacquises. Si l'on veut résu mer ces deux série remarques. c'est les faute de pouvoir mettre en forme les donnée visuelles. Le sens d u mot n'est pas contenu dans le mot comme son. comme le geste donne pour la premièr fois u n sens humain à l'objet. GOLDSTEIN. Cet acte de transcendance se rencontre d'abord dans l'acquisition d'un comportement. L'analyse de l'aphasie et l'essence du langage.e non pas seulement l'expérienclinguistique. Ce qui atteste son inhé rence au corps. Pour du de que le miracle se produise. Il faut donc reconnaîtr comme un fait dernier cette puissance ouverte et ind6finie de signifier. cette sorte de plan d'ensemble à partir duquel nous réussis sons à dire ou à écrir exactement u n mot. . ce que les auteurs allemands appellent le du concept verbal. A plus forte raison quand il s'agit de troubles de l'intention verbale. La correction articulaire et la correction syntaxique sont toujours en raison inverse l'une de l'autre. mais d'un nivellement de la figure et du fond. p. tualiste qu'ils avaient adoptÃà la suite de Pierre Marie et en réactio contre les conceptions de Broca. Mais en meme temps il est impossible de trouver nulle part un trouble du langage qui soit a purement moteur w et qui n'intéressen quelque mesure le sens du langage. La parole repose donc sur une stratification de pouvoirs relativement isolables. deviennent des composantes de l'acte humain de méditatioet le signifient au spectateur. déplacé ajoutéeset oà le ou rythme d u mot est altérà s'agit-il visiblement pas d'une ne destruction des engrammes.226 PHENOMENOLOGIE D E LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 227 sens du geste n'est pas contenu dans le geste comme phéno m&nephysique o u physiologique. se brise et se réorganissous une loi inconnue du sujet ou du témoi extérieu qui se révè eux dans ce moment même Par et à exemple.c'est-à -dir à la fois de saisir et de communiquer u n sens. Dans l'aphasie motrice. l'instrument matérie l'expression de verbale. en appréhende signification la visuelle.par laquelle l'homme se transcende vers un comportement nouveau ou vers autrui ou vers sa propre penséà travers son corps et sa parole. ce qui montre que l'articulation d'un mot n'est pas u n phénomè simplement moteur e t fait appel aux même énergie organisent l'ordre synqui taxique. comme dans le cas d'aphasie amnésiquque nous avons analysà plus haut. le froncement de sourcil destiné selon Darwin. A protége l'Å“i du soleil. destiné A permettre la vision nette. D'ailleurs il faut bien que les significations maintenant acquises aient 6t6 des significations nouvelles. 460. une certaine manièr de jouer d e notre corps se laisse soudain investir d'un sens figurd et le signifient hors de nous. Dans l'alexie pure.

que nous avons analys6 sous le rapport de la motricità et de la sexualité aperçoipar contraste l'essence du langage normal :l'intention de parler ne peut se trouver que dans une expérienc ouverte. le langage n'est plus u n instrument. Cette puissance essentielle à la parole. s e rassem(1) GOLDSTEIN. toute réfà rence a u possible. Mais le malade n'use pas de ces matériaucomme le sujet normal. il n e s'agit jamais que de questions stéréotypé comme celles qu'il pose chaque jour à ses enfants quand ils reviennent d e classe.deviennent possibles. n'éprouv le besoin de parler. la syntaxe. Ici l'existence se polarise daris un certain u sens D qui ne peut êtr défin aucun objet natupar rel. d'autres actes d'expression authentique. On n e comprendra jamais ces deux idée A la fois si l'on continue d'osciller entre la notion d e a motricità à et celle d' u intelligence È et si l'on ne découvr pas une troisièm notion qui permettre de les intégrer une fonction. s'il prend lui-mêm l'initiative d'une question. le . nous aurons chance de l'apercevoir dans les cas où n i l a pensén i la u motricità à ne sont sensiblement atteintes e t oà cependant la a vie à du langage est altéré arrive que Il l e vocabulaire. p. Telle est cette fonction que l'on devine A travers le langage. Analyse eines Seelenblindes von der Sprache aus. s'appuie s u r elle-mêmeou qui. Le langage du malade a beau révél beaucoup de savoir. On ne peut pas dire que le langage chez lui soit devenu automatique. Il s'agit encore ici du cas Schn. jamais elle ne suscite en lui une question. c'est au-delà de l'etre qu'elle cherche h s e rejoindre e t c'est pourquoi elle créla parole comme appui empirique d e son propre non-être La parole est l'excè de notre existence s u r l'êtr naturel. Jamais il n'use du langage pour exprimer une situation seulement possible. sont l e dépà la sédimentatiodes actes de parole dans lesquels et le sens informulà non seulement trouve le moyen d e se traduire a u dehors. n'est plus un moyen. il ny a au' cun signe d'un affaiblissement de l'intelligence généra e t c'est bien par leur sens que les mots sont organisés Mais ce sens est comme figé Jamais Schn. c'est de a ne pas mettre au premier plan l'extériorisatio motrice et les structures psycho-physiques sur lesquelles elle repose comme un domaine fondamental qui domine le tableau de l'aphasie D (p. Cette ouverture toujours recrbé dans la p l h i t u d e de l'êtr est ce qui conditionne la premièr parole de l'enfant comme la parole de l'bcrivain. une révélati l'êtr intime et du lien psychique qui nous de unit a u monde et a nos semblables. le corps du langage paraissent intacts. et qui cependant se stabilise en processus relativement autonomes. (1) BENARY. jamais son expériencn e tend vers la parole. Mais l'acte d'expression constitue u n monde linguistique et un monde culturel. d e l'artiste ou du philosophe. elle n e cesse pas d'avoir cette sorte d'évidenc et de suffisance du rée qui étoufftoute interrogation. à ceci prè que les propositions principales y prédo minent. qui soit à l'muvre aussi bien dans les préparation cachée la parole que dans les de phénomènarticulaires. a Dè que l'homme se sert d u langage pour établi une relation vivante avec lui-mêm ou avec ses semblables. elle apparaît comme l'ébullitio dans u n liquide. il fait retomber A l'êtr ce qui tendait au-delA. en reprenant une célèb distinction. . O u encore o n pourrait distinguer une parole parlante e t une parole parlée L a premièr est celle dans laquelle l'intention significative s e trouve à l'éta naissant. On pourrait dire. il est une manifestation. Ce que Griinbaum reproche aux modernes. Il n e parle guèr que si on le questionne. L'analyse de l'aphasie et l'essence du langage. 386). mais encore acquiert l'existence pour soimême et est véritablemen crécomme sens. comme une vague. lorsque. Les mots souligné sont par nous. que les langages. et les propositions fausses (le ciel est noir) sont pour lui dépourvue sens. pour dépasse l'alternative de la conception classique (Broca) et des travaux modernes (Head). 496. De lh l a parole parlbe qui jouit des significations disponibles comme d'une fortune acquise. depuis la signification visuelle du mot jusqu'às a signification conceptuelle en passant par le concept verbal. qui se rbitkre. c'est-A-dire les système de vocabulaire et de syntaxe constitu6s.ceux de l'kcrivain. A partir de ces acquisitions. les a moyens d'expression D qui existent empiriquement. la construction du mot comme celle des concepts. il a beau êtr utilisable pour des activitédéterminée manque totalement d e il cette productivitb qui fait l'essence la plus profonde d e l'homme e t qui n e s e rkvèl peut-êtr dans aucune crbation d e la civilisation avec autant d'évidencque dans la crbation du langage lui-mêm à (1). ou. mais que le sens ici et là est comme spécialisà y a diffé il renies couches de signification.tout étonnement toute improvisation. O n Motorik). . .228 PHENOhlENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE 229 opératiolinguistique suppose l'appréhensio d'un sens.et s e déplacen vers le Uehors. l a mêm à tous les niveaux. qui porte tout l'édific d u langage. dans l'épaisseude l'être des zones de vide se constituent. Il n e peut parler de que s'il a préparses phrases (1).

GASQUET. i l n'est pas ce qu'il est . AT Elisabeth. Mais chez Descartes ce savoir singulier que nous avons de notre corps du seul fait que nous sommes u n corps restà subordonnk à la connaissance par idée parce que.. e t notre regard. J e suis donc mon corps. 123 et suivantes. (2)" J. et : les petits pains blonds.il n'est pas oà il est. à (1). consiste en ceci que tout y demeure. le projeter sur son entourage mathiel et le communiquer aux autres sujets incarnés n a toujours remarquà que le geste ou l a O parole transfiguraient le corps. à tout le monde sensible. jamais fermà s u r lui-mêm et jamais dépassà Qu'il s'agisse du corps d'autrui ou de mon propre corps. Le corps n'est donc pas u n objet.Le problèm du monde. retrouvera dans tous les autes a objets à le miracle de l'expression. Nous sommes habituépar la tradition cartksienne A (1) J. et pour commencer celui du corps propre. Cézanne pp. Balzac décri dans la a Peau de Chagrin à une a nappe blanche comme une couche d e neige fraîchemen tombé et s u r laquelle s'élevaien symétriquemen les couverts couronné e petits pains blonds W . l'analyse de la parole et d e l'expression nous fait reconnaîtr nature énigmatiqud u corps prola pre.. 690. c'est-à -dir de reprendre ? i mon compte le drame qui le traverse et de me confondre Â¥ave lui. le corps doit en dernièr analyse devenir la pcnsé l'intention qu'il nous signifie.. derrièr l'homme tel qu'il est en fait. . (1) A T. averti par l'expkrience du corps propre. on attriste une bouche ou on fait sourire une joue. transparence d'un sujet qui n'est rien que ce qu'il pense être L'objet est objet de part en part et l a conscience conscience de part en part. se trouve . nous déprendrde l'objet : l'attitude rkflexive purifie simultanémen notion commune du corps e t celle d e l'Arne la en définissan corps comme une somme de parties sans le intérieu l'iime comme un êtr tout présen lui-mêm et A sans distance. Au diable s'ils se doutent comment. e n mariant u n vert nuancà A un rouge. Il n'est pas u n assemblage de particules dont chacune demeurerait en soi. GASQUET.. Cézanne 117. Ainsi l'expériencdu corps propre s'oppose a u mouvement rkflexif qui dégag l'objet d u sujet et le sujet d e l'objet. Son unit6 est toujours implicite et confuse. II y a deux sens e t deux sens seulement du mot exister : on existe comme chose ou on existe comme conscience. Il est toujours autre chose que ce qu'il est. toujours sexualità en mêm temps que liberté enracinà dans la nature a u moment mêm oà il s e transforme par la culture. pour pouvoir ou l'exprimer. la neige et tout le tremblement y seront à (2).puisque nous le voyons secréte luien mêm u n a sens à qui n e lui vient de nulle part. p. Ces définition corrélative établissen la clartà en nous et hors d e nous : transparence d'un objet sans replis. peindre que : s'élevaien symktriquement les couverts. Cézann(lisait d'un portrait : a Si je peins tous les petits bleus et tous les petits marrons. Pour la mêm raison. et qui n e nous donne que la pensédu corps ou le corps en idke et non pas l'expérienc d u corps ou le corps en réalità Descartes le savait bien.. Cette révklatio d'un sens immanent ou naissant dans le corps vivant. soyez s à »que les couronnes. puisqu'une c&bre lettre A Elisabeth distingue le corps tel qu'il est conç p a r l'usage de la vie du corps tel qu'il est conç par l'entendement (1). je n'ai pas d'autre moyen de connaîtrle corps humain que de le vivre. je le fais regarder comme il regarde .je m'aperçoi que ces a fonctions à ne peuvent êtr liée entre elles et a u monde extérieu par des rapports de causalité elles sont toutes confusémen reprises et impliquéedans u n drame unique. ou lui qui parle. disait Cézanne voulu peindre Ca.230 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE COUPS 231 ble et se reprend pour se projeter au-delà d'elle-même Mieux encore que nos remarques s u r la spatialità e t l'unità corporelles. a Toute ifia d jeunesse. mais on se contentait d e dire qu'ils développaien manifestaient une autre puisou sance. III p. comprenez-vous ? E t si vraiment j'kquilibre et je nuance mes couverts et mes pains comme sur nature.28 juin 1643. pensé i m e . ou encore u n entrelacement de processus défini une fois pour toutes . C'est lui qui montre. la conscience que j'en ai n'est pas une pensé. a u moins dans toute la mesure oà j'ai u n acquis et réciproquemen mon corps est comme u n sujet naturel.a vision È a motricità È a sexualità à . voilà ce que nous avons appris dans ce chapitre. elle s'étend comme nous le verrons. comme une esquisse provisoire de mon êtr total. Si un j'essaye de le penser comme un faisceau de processus en troisièm personne . On n e voyait pas que. cette nappe j'ai de neige fraîch J e sais maintenant qu'il n e faut vouloir . Si je peins : couronnésje suis foutu. c'est-à -dir que je ne peux le décompose et le recomposer pour en former une idéclaire. L'expérienc corps propre du a u contraire nous révè mode d'existence ambigu.

LE MONDE PERÇ . (1) a Enfin.232 P―~―~OMRWL LA PERCEPTION DE Dieu comme auteur raisonnable de notre situation d e fait.onnue a u fond des choses. comme je crois qu'il est trcs nhcessaire (Tavoir bien compris. une fois que nous l'avons rec. une fois en sa v i e les principes de la métaphysique h cause que ce sont eux qui nous donnent la connaissance de Dieu et de notre âme crois aussi qu'il serait trènuisible d'occuper je h souvent son entendement A les méditer cause qu'il ne pourrait si bien vaquer aux fonctions de l'imagination et des sens. Mais si notre union avec le corps est substanticllc. Descartes peut accepter paisiblement notre condition irrationnelle : ce n'est pas nous qui sommes chargéde porter la raison et. Ce n'est pas seulement u n objet entre tous qui résist la réflexio demeure pour à et ainsi dire collà a u sujet. Appuyb s u r cette garantie transcendante. mais et que le rneilleur'est de se contenter de retenir en sa mémoir en puis employer sa créanc conclusions qu'on a une fois tirées les le reste du temps qu'on a pour l'ktude aux pensée l'entendeoà ment agit avec l'imagination et les sens È Ibid. cornnient pourrions-nous éprouveen nous-même une %mepure c t de l&accéde u n Esprit absolu? Avant de à poser cette question. il n e nous reste plus qu'à agir e t penser dans le monde (1). L'obscurità gagne le monde perç tout entier. voyons bien tout ce qui est impliquk dans la redécouvertdu corps propre.

e t d e mon corps comme identique a travers les phases de ce mouvement.Le corps propre est dans le monde comme le cÅ“u dans l'organisme : il maintient continuellenlent en vie le spectacle visible . et pourtant le mot u cube à a un sens. car ce que j'appelle u n plan n'est qu'une perspective plus ample : c'est l'appartement a vu d'en h a u t È et si je peux rksumer en lui toutes les perspectives coutumières c'est A condition de savoir qu'un mêm sujet incarnà peut voir tour A tour de différente positions. loin que l'expé rience du mouvement propre conditionne la position d'un objet. qui étai carré déformer un se puis disparaître pendant que les autres côtà apparaissent et deviennent chacun & leur tour des carrhs. l'imaginer ou en dessiner le plan sur le papier. Mais le déroule ment de cette expériencn'est pour moi que l'occasion de penser le cube total avec ses six faces égale sirnultanees. mêm s'il est en verre. il l'anime et le nourrit intérieurement il forme avec lui un systkme. et la structure intelligible qui en rend raison. c'est a u contraire en pensant mon corps lui-m8me comme u n objet mobile que je puis dkchiffrer l'apparence . mais mêm alors je n e saurais saisir l'unità de l'objet sans la médiatiode l'expérienc corporelle. J e peux évidemmen survoler en pensél'appartement. On répondrpeut-êtr qu'en replaçan l'objet d a n s l'expérienccorporelle comme l'un des pôle d e cette expérience nous lui ôton ce qui fait justement son objectivité point de vue de mon corps je n e vois jamais éga Du les les six faces du cube. E t même pour que m a promenade autour du cube motive le jugement a voici un cube È il faut que mes déplacement soient euxmême repkrks dans l'espace objectif et. le cube lui-même le cube en véritÃu d e l i de ses apparences sensibles. je vois la face frontale. les différentaspects sous lesquels il s'ofrre 5 moi n e sauraient m'apparaîtrcomme les profils d'une mêm chose si je n e savais pas que chacun d'eux représentl'appartement vu d'ici ou vu de là si je n'avais conscience de mon propre mouvement. Quand je me promene dans mon appartement. a ses six a A faces égales mesure que je tourne autour de lui.

dans son évidenc perceptive. cité L'image de notre Corps. ce n'est pas tant que la position des doigts est inhabituelle ou statistiquement rare. elle en est la répliqu u le cora o rélatiet c'est à la lettre la mêm chose de percevoir une seule bille et de disposer des deux doigts comme d'un organe unique. La synthès de l'objet se fait donc ici à travers T synth&sedu corps propre. Le trouble du schémcorporel peut mêm se tra(1) TASTEVIN. tantôen lui.doigts. aucun dedans. et si tous deux sont touchéa la fois.LE MONDE PERCU perceptive et construire le cube vrai. comme nous le disions tout à l'heure. On a depuis longtemps essayà d'expliquer la fameuse illusion d'Aristote en admettant que la position inhabituelle des doigts rend impossible la synthès de leurs perceptions : le côt droit du médiuet le côt gauche de l'index ne a travaillent à pas ensemble d'ordinaire. tantô hors de lui. mais encore impensable . dont l'analyse ré flexive nous débarrass qui consiste ? et affirmer que l'objet i est en soi ou absolument. et dè lors nous le voyons en perspective. sans se demander comment elle de entre dans notre expérienceL'analyse réflexiv remplace l'existence absolue de l'objet par la pensee d'un objet absolu. c'est le cube tel qu'il serait pour luimêm . mais justement des côté Quand je les aperçoil'un aprè l'autre et selon l'apparence perspective. ce n'est pas que je le constitue de l'interieur : c'est que je m'enfonce dans l'épaisseu du monde par l'expbest rience perceptive. le penser sans point de vue. 36 et suivantes. . tantô sur s a surface. L'expériencdu mouvement propre n e serait donc qu'une circonstance psychologique d e la perception et ne contribuerait pas à dkterminer le sens de l'objet. nous prenons position dans l'espace. qui consiste à affirmer la signification présomptiv l'objet. La chose et le monde me sont donné avec les parties de mon corps. Mais l'objet peut-il êtr ainsi détach des conditions effectives sous lesquelles il nous est donnÃ? On peut assembler discursivement la notion d u nombre six. Un espace est a enfermà à entre les côtà d'un cube comme nous sommes enferméentre les murs d e notre chambre. pp. sous mes mains. elle en détrui structure interne. une pointe et une boule. J e n'ai pas besoin de prendre sur mon propre mouvement une vue objective et de le faire entrer en compte pour reconstituer derrièr l'apparence la forme vraie de l'objct : le compte est déj fait. aucun dehors. c'est que la face droite du mkdius et . L'objet et mon corps formeraient bien u n système mais il s'agirait d'un faisceau d e corréla tions objectives et non pas. en voulant survoler l'objet. d à ©la nouvelle apparence est entré j en composition avec le mouvement véc et s'est offerte comme apparence d'un cube. et. Mais cette définitio nous pose une question plutô qu'elle n e nous offre quelque chose à penser. la notion de u côt ? et celle d'égaliteet les lier dans une formule qui est la définitiod u cube.ce qui est touchÃpar le médiu récipro quement. il n'y a aucune direction. Le cube A six faces égale l'idke-limite par laquelle j'exprime la présenccharnelle du cube qui est 237 là sous mes yeux. Mais il y en a u n autre. par (1). mais le cube n'est pas pour lui-même puisqu'il est un objet. il faut donc qu'il y ait deux billes. SCHILDER par LHERMITTE. qui mais le cube est déj devant moi et se dévoil travers à là eux. Pour pouvoir penser 'le cube. si les mots < renfermer à et u entre à ont u n sens pour nous. non par une u géomà trie naturelle È mais dans une connexion vivante comparable ou plutô identique a celle qui existe entre les parties de mon corps lui-même L a perception extérieur la perception du corps propre et varient ensemble parce qu'elles sont les deux faces d'un mêm acte. que le croisement des. elles sont inversée: le sujet et attribue à 1'index. E n réalità perceptions des deux doigts n e les sont pas seulement disjointes. sans se demander ce qu'il est. c'est qu'ils l'empruntent à notre expériencde sujets incarnés Dans l'espace lui-mêm et sans la présencd'un sujet psychophysique. L'illusion d'Aristote est d'abord un trouble du exen~ple schémcorporel. comme mouvement forcé dépass les possibilité motrices des doigts eux-même et ne peut êtr visà dans u n projet d e mouvement. S'il y a la pour moi un cube A six faces égale si je peux rejoindre et l'objet.a face gauche de l'ind'x ne peuvent concourir a une exploration synergique de l'objet. CZERMAK. On n e sort de la pensee aveugle e t symbolique qu'en apercevant l'êtr spatial singulier qui porte ensemble ces prédicatsIl s'agit d e dessiner en pensécette forme particulièr qui renferme u n fragment d'espace entre six faces égales Or. Le cube à six faces égaleest non seulement invisible. Il y a u n premier dogmatisme. Les chtédu cube n'en sont pas des projections. je n e construis pas l'idé d u géométr rend raison de ces perspectives. d'un ensemble de correspondances vécues L'unità de l'objet serait pensée non pas éprouvà et comme le correlatif de celle de notre corps. comme on peut le montrer en appliquant aux doigts deux stimuli distincts. Ce qui rend impossible la synthès des deux perceptions tactiles en un objet unique.

de rêve de rie ou d'angoisse et l'image de lui-mêm qui apparaî au (1). une certaine forme d'expériencexterne implique et entraîn une certaine conscience du corps propre. par MENNINGER-LERCHENTHAL. Si u n sujet accommode pour la vision à grande distance. Toute perception extérieur du est immédiatemen synonyme d'une certaine perception de mon corps comme toute perception de mon corps s'explicite dans le langage de la perception extkrieure. si bien que le bouleversement expérimenta peut se traduire indifféremmen le par renversement des objets phénoména par une redistriou bution des fonctions sensorielles dans le corps. puisque. . (3) STRATTON. Dans l'héautoscopiavant de se voir luimême le sujet passe toujours par un éta songe. La thborie d u schémcorporel est implicitement une théori de la perception. < sa conscience semble sortie hors de lui-mêm È Et MENNINGER-LERCHANTAL. Si maintenant. comme nous l'avons vu. C'est qu'il y a une équivalenc immkdiate entre l'orientation du champ visuel et la conscience du corps propre comme puissance de ce champ. il est envahi a par l'étrang impression de regarder le feu avec le dos de la têt W . comme le normal reconnaî une certaine brûlur de sa nuque que quelpar qu'un derrièr lui le regarde ( 2 ) .Cf p. . C'est dans son propre corps que le malade sent l'approche de cet Autre qu'il n'a jamais vu de ses yeux. La diplopie se prolonge donc (1) LHERMITTE. ( 3 ) . si l'on perçoiavec son corps. 191: 239 en un dédoublemen corps. p. Mais en reprenant ainsi contact avec le corps et avec le monde. Le dehors n'est que l'envers de cette dépersonnalisatio malade se sent dans le double qui est hors de lui comme. Il va falloir de la meme manièr réveille l'expkrience du monde tel qu'il nous apparait en tant que nous sommes au monde par notre corps. à nous avons retrouvà sous le savoir objectif et distant du corps cet autre savoir que nous en avons parce qu'il est toujours avec nous et que nous sommes corps. dont le champ visuel a ét objectivement inversé voit d'abord les objets la têt en bas. cità mkme ouvrage. L'Image de notre Corps. il a de son propre doigt comme de tous les objets proches une image double. 76. ( LHEHMITTE. c'est aussi nous-mêm que nous allons retrouver. R6ciproquen1ent. Vision without inversion of the retinal image. le corps est un moi naturel e t comme le sujet de la perception. le corps n'est pas un objet transparent et n e nous est pas donnà comme ie cercle au géo mètr par s a loi de constitution. s'il est une unità expressive qu'on ne peut apprendre A connaîtr qu'en i'assuniant. p.Beaucoup de malades parlent d'un a sixièm sens w qui leur donnerait leurs hallucinations. Le sujet pendant la durke de l'autoscopie est envahi par un sentiment de tristesse profonde dont l'extension rayonne au point de pénétr l'image mime du double. 39. p. Nous avons réappri sentir notre corps. je sens la substance de mon corps s'échappede moi par ma têt et dépasseles limites de mon corps objectif. laquelle semble êtr animéde vibrations affectives identiques à celles que ressent l'original W . Si on le touche ou qu'on le pique. c . dû Truggebilde der eigenen Gestalt. il perçoiun contact ou une piqûr double (4). pp. 136-188. au troisièm jour de l'expériencequand les objets commencent a reprendre leur aplomb. Le sujet de Stratton. i ) L'Image de notre Corps.LE MONDE PERCU duire directement dans le m'onde extérieusans l'aupui d'aucun stimulus. p 350. dans un ascenseur qui monte et s'arrêt brusquement. 180 : a J'ai eu soudainement l'impression que j'étai hors de mon corps È (2) JASPERS. cette structure va se communiquer au monde sensible. en tant que nous percevons le monde avec notre corps.

C'est qu'elle se donne le monde tout fait.le . Car la constitution du monde telle qu'il la conçoiest une simple clause de style : à chaque terme de la description empiriste. comme milieu de tout kvénemen possible.. Le sujet de la perception restera ignorà tant que nous ne saurons pas évite l'alternative du naturà et du naturant. corps propre. et moi empirique. i ce titre.. enfin comque ment se fait-il que nous percevions ? Nous ne le comprendrons que si le moi empirique et le corps ne sont pas d'emblédes objets. . Or si le corps propre et" le moi empirique ne sont que des élémen dans le systèm de l'expérience objets parmi d'autres objets sous le regard du véritabl comment pouvons-nous jamais nous Jc.sans s'apercevoir qu'il la perçoilui-même qu'il est sujet percevant et que la perception telle qu'il l a vit démen tout ce qu'il dit de la perception en gknéral Car. de la sensation comme éta conscience et comme de conscience d'un état l'existence en soi et de l'existence de pour soi. .1. vue de l'intéricur perception ne doit la rien à ce que nous savons par ailleurs sur le monde. c'est parce qu'il vient sans cesse assaillir et investir la subjectività comme les vagues entourent une épav la plage. a u monde physique.LE SENTIR La pensé objective ignore le sujet de la perception. Si nous croyons à un passà du monde. et si corrélativemen cette possibilità d'absence. Le sujet percevant est le lieu de ces choses et le philosophe décri sensations et leur substrat comme on les décri faune d'un pays lointain. C'est l'Ego transceiidantai. il figure dans la description. sur Tout le savoir s'installe dans les horizons ouverts par la perception. Mais. une surface de contact et avec le monde ou en enracinement perpétueen lui. la catégori causalité de mais comme une re-créatioou une re-constitution du monde à chaque moment. ne le deviennent jamais tout A fait.à un penseur universel chargà de porter les relations des trois termes. . par exemple. à On subordonne tout le systèm de l'expérience . E t pourtant il reste vrai de dire que l'intellectualisme. cette dimension de fuite el de libertà que la réflexioouvre au fond de nous et qu'on appelle le J e transcendantal ne sont pas donnée d'abord et ne sont jamais absolument acquises. confondre avec notre corps. comment avons-nous pu croire que nous vissions de nos yeux ce que nous saisissons en vé rite par une inspection de l'esprit. de véritable choses mentales. s'il y a u n certain sens à dire que je vois le morceau de cire de mes yeux. le philosophe empiriste consiPar dèr un sujet X en train de percevoir et cherche A décrir ce qui se passe : il y a des sensations qui sont des état -su des manière d'êtr du sujet et. Il ne peut pas êtr question de décrir perception la elle-mêm comme l'un des faits qui se produisent dans le monde. puisque nous ne pouvons jamais effacer dans le tableau du monde cette lacune que nous sommes et par oà il vient à exister pour quelqu'un. Elle ne se donne pas la d'abord comme un événemen dans le monde auquel on puisse appliquer. Revenons donc à la sensation et regardons-la de si prè qu'elle nous enseigne le rapport vivant de celui qui perçoiavec son corps et avec son monde. il reçoimaintenant un nom. chacune des prétenduequalités. comment le monde n'estil pas en face de nous parfaitement explicite. La psychologie inductive nous aidera chercher pour elle un statut nouveau en montrant qu'elle n'est ni u n éta une qualité la conscience d'un éta d'une ou ni ou qualité En fait. puisque la perception est le a défau de ce a grand diamant È L'intellectualisme reà présent bien u n progrè dans la prise de conscience : ce lieu hors du monde que le philosophe empiriste sous-entendait et oà il se plaçaitacitement pour décrir l'événeme de la perception. comme il n'y est pas engagéelles restent ce qu'elles étaien dans l'empirisme : des relations de causalitÃétalé sur le plan des événemen cosmiques. si je ne peux jamais dire à J e à absolument et si tout acte de réflexion toute prise de position volontaire s'établisur le fond et sur la proposition d'une vie de conscience préper sonnelle. c'est d'abord parce que nous avons u n champ perceptif présen actuel. on ajoute l'indice a conscience de. sur les s i u i tels que les décri physique et sur les organes tml la des sens tels que les décri biologie. aux a stimuli È A l'organisme tel que le représenten nos livres. lui aussi. et traite la perception comme l'un de ces événement exemple. pourquoi ne se déploie-t-i peu à peu et jamais a en entier v .monde. se donne le monde tout fait. Par là toutes les l'éta consde thèse de l'empirisme SC trouvent renversées cience devient la conscience d'un état passività position la d'une passivité monde devient le corrélatid'une pensé le du monde et n'existe plus que pour un constituant.

La localisation des stimuli sur la peau est modifié dans le sens de l'abduction par le rouge. Le bleu est ce qui sollicite de moi une certaine manièr de regarder. ce qui se laisse palper par un mouvement défin mon regard. l'ammes de plitude variable de mon êtr au monde. On sait depuis longtemps qu'il y a u n a accompagnement moteur à des sensations. p. L a signification motrice des couleurs ne se comprend que si elles cessent d'êtr des étatfermé u r eux-même ou s des qualitéindescriptibles offertes a la constatation d'un sujet pensant. . avec u n champ visuel rouge elle est inexacte par excès Les n~ouvements vers le dehors sont accélér le vert et ralentis par le par rouge. que le a côt perceptif à et le a côt moteur > d u comportement communiquent. si elles m'invipar tent à une nouvelle manihre de l'évaluer si d'autre part la et motricità cesse d'êtr la simple conscience de mes changements de lieu présent prochains pour devenir la fonction ou qui à chaque moment établi étalon grandeur. le vert un mouvement de flexion et de repli vers le corps (1). (3) La Structure du Comportement. que les stimuli déclenchen des a mouvements naissants à qui s'associent A la sensation ou A la qualità et forment u n halo autour d'elle. est différemmen modifià dans son amplitude et dans sa direction par un champ visuel rouge. bleu ou vert. le bleu et le vert les mouvements saccadés rouge appliquà à l'Å“i droit. jaune. que l'on peut prendre comme indicateur de la perturbation motrice. si elles atteignent en moi un certain montage génér lequel je suis adaptà a u monde. favorise u n mouvement d'extension du bras correspondant vers le dehors.il ne s'agit pas. Dans ces différenteexpériencechaque couleur. cité 23. (2) Ibid. elles s'offrent OU avec une physionomie motrice. C'est de (1) GOLDSTEIN et ROSENTHAL. et auquel ne correspond donc aucun phénomkn physique s'entoure du mêm halo moteur (1). 3-9. Chez le normal une excitation sensorielle. surtout celles du laboratoire qui n'ont guèr pour lui de signification vitale. Mais on fait la plupart d u temps comme si cette relation ne changeait rien aux termes entre lesquels elle s'établitCar . elles sont enveloppée d'une signification vitale. chez les cérébelle bleu et surtout le vert les comle pensent. l a e conduite 'du bleu È . le bleu et le vert à l'adduction. ou qui est plus éloignà corps chez le malade que chez le du normal. (1) GOLDSTEJN ROSENTKAL.ne sont pas des effets dans le corps objectif de la couleur définipar une certaine longueur d'onde e t une certaine intensità : un bleu obtenu par contraste. Le jaune et le rouge accentuent les erreurs dans l'estimation du poids et du temps. dans les exemples que nous donnions plus haut.242 PHENOMfiNOLOGIE DE L A PERCEPTION LE SENTIR 243 rouge. ne modifie qu'a peine la motricitb génà rale. . 201. art. pp. les a qualité sen- - sibles > sont donc loin de se réduir l'épreuvd'un certain éta d'un certain quale indicibles. Est-ce donc a dans la conscience È et faut-il dire que l'expé rience d u bleu comme qualità sensible suscite une certaine modification du corps phénoména Mais on n e voit pas pourquoi la prise de conscience d'un certain finale modifierait mon appréciatiodes grandeurs et d'ailleurs l'effet senti de la couleur ne correspond pas toujours exactement à l'influence qu'elle exerce sur le comportement : le rouge peut exagére mes réaction sans que je m'en aperçoiv(2). d'une manièr général l'adduction signifie que l'organisme se tourne vers le stimulus et est attirb par le monde. (2) Ibid. En particulier le rouge et le jaune favorisent les mouvements glissants. est modifié la présentatiodes couleurs: le vert par la ramhne au voisinage du corps (2).est insérà dans une certaine conduite. qu'il du s'agisse d'exécuteun mouvement d'une amplitude donné ou de montrer du doigt une longueur déterminé Avec u n champ visuel vert l'appréciatio est exacte. le son. du -celle ou le sujet sent son bras en équilibr en repos. Or. p. agit toujours dans le mêm sens de sorte qu'on peut lui altribuer une valeur motrice définie Dans l'ensemble le rouge et le jaune sont favorables à l'abduction.Ce n'est pas dans le monde du physicien et par l'effet de quelque processus cachÃque se constitue la physionomie motrice de la couleur. le bleu. d'une relation exté rieure de causalità qui laisserait intacte la sensation ellemême Les réactionmotrices provoquéepar le bleu. la couleur. par le exemple. La couleur du champ visuel rend plus ou moins exactes les réaction sujet. Problem der Wirkung der et Zum Farben ouf den Orgomismus.La position privilégià bras. . Mais les maladies du cervelet ou de l'écorcfrontale mettent en évidenc que pourrait êtr l'influence des excice tations sensorielles sur le tonus musculaire si elles n'étaien intégré une situation d'ensemble et si le tonus n'étai à chez le normal régl vue de certaines tsches privilégiée en Le geste de lever le bras.l'abduction qu'il se détourndu stimulus et se retire vers son centre (3).Les sensations.

par sa texture que notre regard suit et épouse déjl'amplification de notre êtr moteur.LE SENTIR u n certain champ ou une certaine atmosph8re offerte A la puissance de mes yeux et de tout mon corps. devient mon êtr même et le sommeil. 158. 23-25. et soudain le sensible prend mon oreille ou mon regard. Le est sujet de la sensation n'est ni un penseur qui note une qualité un milieu inerte qui serait affectà ou modifik par elle. tout à l'heure voulu par moi. d'un mouvement qui s'éloigndu centre È d'un autre côt avec le bleu et le vert celle du a repos et de la concentration à (3). ou mêm mon corps tout entier à cette manièr de vibrer et de remplir l'espace qu'est le bleu ou le rouge. D'une manièr généra a d'un chtà on avec le rouge et le jaune a l'expériencd'un arrachement. ce ne peut donc pas ètr du vert. De la mêm manièr je prêt l'oreille ou je regarde dans l'attente d'une sensation. Untersuchungen übeEmpfinciung und Empfinden. E t un autre : a J'ai serrt5 les dents et je sais par là que c'est du jaune à (5). und Farbe in der Maleref. Ainsi avant d'êtr un spectacle objectif la qualitÃse laisse reconnaîtr u n type de compar portement qui la vise dans son essence et c'est pourquoi dè que mon corps adopte l'attitude du bleu j'obtiens une quasiprésenc bleu. de mêm on peut découvri l'intérieu à du son une a micromélodiD et l'intervalle sonore n'est que la mise en forme finale d'une certaine tension d'abord éprou vé dans tout le corps (7). mais encore est la présenc reelle de Dieu. le vert le repos et la paix. den 1. Untersuchungen übe Empfindunif und fintpfin. le rouge a s'enfonce dans l'Å“i D dit encore GÅ“th (2). le jaune est a piquant à dit u n malade de Goldstein. . visà jusque-li comme signification. et la signification vitale des qualité employant des stimuli en faibles ou brefs. s'annonce alors par l'expériencd'une certaine attitude du corps qui n e convient qu'à elle et la détermin avec précisio: a il y a u n glissement de haut en bas dans mon corps.Il a ne nous demande rien et ne nous appelle à rien D. ni il est une puissance qui CO-naîun certain milieu d'exisà tence ou se synchronise avec lui. (6) Ibid. Si l'on fait croîtr peu à peu un stimulus lumineux A partir d'une valeur subliminale. il faut réapprendr vivre ces couleurs à comme les vit notre corps. Quand nous disons que le rouge augmente l'amplitude de nos réactions ne faut pas l'enil tendre comme s'il s'agissait là de deux faits distincts.il faut comprendre que le rouge. Il ne faut donc pas se demander comment du et pourquoi le rouge signifie 1'ef"ort ou la violence. la fait réside dans un fragment d'espace e t la communique C ceux qui mangent le pain consacrà s'ils I sont intérieuremen préparé la mêm mani6re le sende sible a non seulement une signification motrice et vitale mais n'est pas autre chose qu'une certaine manièr d'êtr au (1) WERNER. On rend possible la représenta tion d'une couleur chez des sujets qui l'ont perdue. il y a d'abord expérienc d'une certaine disposition du corps et soudain la sensation se continue e t a se propage dans le domaine visuel w (6). p. mais en fait je ne vois pas de bleu à (4) dit un sujet. un certain rythme respiratoire. (2) KANDINSKY. cité Goldstein et Rosenthal. Le bleu semble a céde notre regard w dit *the. La couleur. avant d'êtr vue. GÃŽTHE FarForm benlehre en particulier Abs. cité 23. De mêm s qu'en regardant attentivement la neige je décompos a en blancheur D apparente qui se résou u n monde de reflets et de transparences. AU à contraire. 160. Le vert passe communémen pour une couleur a reposante B. J e respirais lentement et profondémen pour appeler le sommeil et soudain on dirait que ma bouche communique avec quelque immense poumon extérieu qui appelle et refoule mon souffle. sant devant eux des couleurs réelle quelles qu'elles soient. 159. (5) !Ibid. p. Le rouge a déchirD. Ueber die Ausprigung von Tongestalten.. On peut mettre à n u le fond végétat moteur. Les rapports du sentant et du sensible sont comparables à ceux du dormeur et de son sommeil : le sommeil vient quand une certaine attitude volontaire r q o i t soudain du dehors la confirmation qu'elle attendait. ce ne peut êtr que du bleu. Comme le sacrement non seulement synibolise sous des espèce sensibles une opératiode la Grsce. Ici l'expérienc de la couleur confirme et fait comprendre les corrélation ktablies par la psychologie inductive. 245 Ibid. . dit Kandinsky. en expo(1) GOLDSTEIN et ROSENTHAL. a Il me renferme en moi-mêm et me met en paix È dit une malade (1). p. La couleur réell produit chez le sujet une a concentration de l'expérienccoloréD qui lui permet de à rassembler les couleurs dans son Å“i à (1). (4) WERNER. se fait soudain situation. 293. (7) WERNER. 1 p. pp. je livre une partie de mon corps. par (3) GOLDSTEINet ROSENTHAL. art. c'est-à -dir comme des concré tions de paix ou de violence. une sensation de rouge et des réaction motrices.

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PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION

LE SENTIR

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monde qui se propose A nous d'un point de l'espace, que notre, 'xfps reprend et assume s'il en est capable, e t la sensation est A la lettre une communion. De ce point de vue, il devient possible de rendre ? la noI tion de <: sens à une valeur que l'intellectualisme lui refuse. Ma sensation et ma perception, dit-il, ne peuvent êtr dési gnables et donc êtr pour moi qu'en étan sensation ou perception de quelque chose, par exemple sensation de bleu o u de rouge, perception de la table ou de la chaise. Or le bleu et le rouge ne sont pas cette expérienc indicible q u e je vis lorsque je coïncidavec eux, la table ou la chaise n'est pas cette apparence éphémà merci de mon regard; l'objet à la ne se détermin que comme u n êtr identifiable à travers une sériouverte d'expkriences possibles et n'existe que pour -un sujet qui opèr cette identification. L'êtr n'est que pour quelqu'un qui soit capable de prendre recul A son 6gard et soit donc lui-mêm absolument hors de l'être C'est ainsi que l'esprit devient le sujet de la perception et que la notion de a sens à devient impensable. Si voir ou entendre c'est s e détache l'impression pour l'investir en pensee e t cesser de d'êtr pour connaître serait absurde de dire que je vois il de mes yeux ou que j'entends avec mes oreilles, car mes yeux, mes oreilles sont encore des être du monde, bien incapables à ce titre de ménage avant de lui la zone de suben jectività d'oà il sera vu ou entendu. J e ne peux pas mêm conserver à mes yeux ou A mes oreilles quelque puissance de connaîtr faisant d'eux des instruments de ma perception, en car cette notion est ambiguë ne sont instruments que de ils i'excilation corporelle et non de la perception elle-même Il n'y a pas de milieu entre l'en soi et le pour soi, et puisque, &tantplusieurs, ils ne sont pas moi-mêmemes sens ne peuvent êtr qu'objets. J e dis que mes yeux voient, que m a main touche, que mon pied souffre, mais ces expressions naïvene traduisent pas mon expérienc véritable Elles m'en donnent d6jà une interprétatioqui la &tache de son sujet originel. Parce que je sais que la lumièr frappe mes yeux, que les contacts se font par la peau. que ma chaussure blesse mon pied, je disperse dans mon corps les perceptions qui appartiennent à mon âmeje mets la perception dans le perçu Mais ce n'est lÃque le sillage spatial et temporel des actes de conscience. Si je les considèr de l'intérieur trouve une je unique connaissance sans lieu, une âm sans parties, et il n'y a aucune différenc entre penser et percevoir comme entre voir et entendre. - Pouvons-nous nous tenir h cette perspective? S'il est vrai que je ne vois pas de mes yeux, comment

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ai-je jamais pu ignorer cette vhrité J e ne savais pas ce que je disais, je n'avais pas réfléch Mais comment donc pouvais-je ne pas réfléchi Comment l'inspection de l'esprit, comment l'opératiode ma propre pensé a-t-elle pu m'etre masquee, puisque par définitio ma penséest pour ellemême Si la réflexio veut se justifier comme rbflexion, c'esta-dire comme progrè vers la vérità ne doit pas se borelle ner A remplacer une vue du monde par une autre, elle doit nous montrer comment la vue naïv du monde est comprise et dépassà dans la vue réfléchi réflexiodoit éclaire La l'irréfléc auquel elle succèd et en montrer la possibilitd pour pouvoir se comprendre elle-mêm comme commence" ment. Dire que c'est encore moi qui me pense comme situ6 dans u n corps et comme pourvu de cinq sens, ce n'est bviclemment qu'une solution verbale, puisque moi qui rbflbchis je ne peux me reconnaîtr dans ce Je incarnà que donc l'incarnation reste par principe une illusion et que la possibilit6 de cette illusion demeure incompréhensible nous faut Il remettre en question l'alternative du pour soi et de l'en soi qui rejetait les a sens à au monde des objets et degageait la subjectività comme non-êtr absolu de toute inhérenc corporelle. C'est ce que nous faisons en définissan sensation la comme coexistence ou comme communion. La sensation de bleu n'est pas la connaissance ou la position d'un certain quale identifiable ii travers coutes les experiences que j'en ai comme le cercle du géomhtr le mêm à Paris et A Toest kio. Elle est sans doute intentionnelle, c'est-à -dir qu'elle ne repose pas en soi comme une chose, qu'elle vise et signifie au-delà d'elle-niême Mais le term? qu'elle vise n'est reconnu qu'aveuglémenpar la familiarità de mon corps avec lui. il n'est pas constituà en pleine clarté est reconstitub o u il repris par un savoir qui reste latent e t qui lui laisse son opacità et son eccéità sensation est intentionnelle parce La que je trouve dans le sensible la proposition d'un certain rythme d'existence, - abduction ou adduction, - et que, donnant suite A cette proposition, me glissant dans la forme d'existence qui m'est ainsi suggéré me rapporte il u n je êtr extérieur ce soit pour m'ouvrir ou pour me fermer que A lui. Si les qualitérayonnent autour d'elles un certain mode d'existence, si elles ont un pouvoir d'envofitement e t ce que nous appelions tout à l'heure une valeur sacramentelle, c'est parce que le sujet sentant ne les pose pas comme des objets. mais sympathise avec elles, les fait siennes et trouve en elles sa loi momentanée Précisons sentant el Le le sensible ne sont pas l'un en face de l'autre comme deux

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PHGNOMSNOLOGIE DE LA PERCEPTION

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termes extérieur la sensation n'est pas une invasion du et sensible dans le sentant. C'est mon regard qui sous-tend la couleur, c'est le mouvement de ma main qui sous-tend la forme de l'objet ou plutô mon regard s'accouple avec la couleur, ma main avec le dur et le mou, et dans cet échang entre le sujet de la sensation et le sensible on ne peut pas dire que l'un agisse et que l'autre pâtisseque l'un donne sens à l'autre. Sans l'exploration de mon regard ou de m a main et avant que mon corps se synchronise avec lui, l e sensible n'est rien qu'une sollicitation vague. a Si un sujet essaye d'éprouveune couleur déterminé exemple du par bleu, tout en cherchant à donner à son corps l'attitude qui convient a u rouge, il en résultune lutte intérieure une sorte de spasme qui cesse aussitôqu'il adopte l'attitude corporelle qui correspond au bleu (1). à Ainsi un sensible qui va êtr senti pose à mon corps une sorte de problèm confus. Il faut que je trouve l'attitude qui i;a lui donner le moyen de se déterminer de devenir du bleu, il faut que je trouve et la répons une question mal formulée cependant je n e à Et le fais qu'à sa sollicitation, mon attitude ne suffit jamais à me faire voir vraiment du bleu ou toucher vraiment une surface dure. Le sensible me rend ce que je lui ai prêtemais c'est de lui que je le tenais. Moi qui contemple le bleu du ciel, je ne suis pas en face de lui un sujet acosmique, je ne le posshde pas en pensée ne déploi au devant de lui je pas une idédu bleu qui m'en donnerait le secret, je m'abandonne à lui, je m'enfonce dans ce mystèreil a se pense en moi È je suis le ciel mCme qui se rassemble, se recueille et se met à exister pour soi, ma conscience est engorgépar ce bleu illimité -Mais le ciel n'est pas esprit, et il n'y a aucun sens à dire qu'il existe pour soi? - Bien sfir le ciel du géo graphe ou de l'astronome n'existe pas pour soi. Mais du ciel perç ou senti, sous-tendu par mon regard qui le parcourt et l'habite, milieu d'une certaine vibration vitale que mon corps adopte, on peut dire qu'il existe pour soi en ce sens qu'il n'est pas fait de parties extérieures que chaque partie de l'ensemble est a sensible à à ce qui se passe dans toutes les autres et les < connaî dynamiquement à ( 2 ) . E t quant a u sujet de la sensation, il n'a pas besoin d'êtr u n pur néan sans aucun poids terrestre. Cela ne serait né cessaire que s'il devait, comme la conscience constituante,
(1) WEUNER, Unicrsuclwngen übe Empfindung und m p f i n den, 1, p. 158.

etre présen partout à la fois, coextensif h l'être et penser la véritde l'univers. Mais le spectacle perç n'est pas d e l'êtr pur. Pris exactement tel que je le vois,. il est un moment de mon histoire individuelle, et, puisque la sensation est une reconstitution, elle suppose en moi les sédi ments d'une constitution préalable suis, comme sujet je sentant, tout plein de pouvoirs naturels dont je m'étonn le premier. J e ne suis donc pas, selon le mot de Hegel, u n trou dans l'êtr W . mais un creux, un pli qui s'est fait et qui peut se défair (1). Insistons s u r ce point. Comment avons-nous pu échappe h l'alternative du pour soi e t de l'en soi. comment l a conscience peut-elle êtr engorgé a r son objet, p comment pouvons-nous distinguer la conscience sensible de la conscience intellectuelle? c'est que : l e Toute perception a lieu dans une atmosphèr de générali se donne à nous et comme anonyme. J e ne peux pas dire que je vois l e bleu du ciel a u sens oà je dis que je comprends un livre ou encore que je décid consacrer ma vie aux mathématiques de Ma perception, mêm vue de l'intérieur exprime une situation donné je vois du bleu parce que je suis sensible aux cou: leurs - au contraire les actes personnels en créen , une : je suis mathématicieparce que j'ai décidde l'être De sorte que, si je voulais traduire exactement l'expérienc perceptive, je devrais dire qu'on perçoien moi et non pas que je perçoisToute sensation comporte un germe de reve ou de dépersonnalisatiocomme nous l'éprouvonpar cette sorte de stupeur oà elle nous met quand nous vivons vraiment à son niveau. Sans doute la connaissance m'apprend bien que la sensation n'aurait pas lieu sans une adaptation de mon corps, par exemple qu'il n'y aurait pas de contact détermin sans u n mouvement de ma main. Mais cette actività se déroul la périphér mon être je n'ai pas plus à de conscience d'êtr le vrai sujet de m a sensation que de-ma naissance ou de ma mort. Ni ma naissance n i ma mort ne peuvent m'apparaîtr comme des expérience miennes, puisque, si je les pensais ainsi, je me supposerais préexistan ou survivant à moi-mêm pour pouvoir les éprouve t je e ne penserais donc pas ma naissance ou m a mort pour d e bon. J e ne puis donc me saisir que comme a déjnà w et
(1) Nous avons fait voir ailleurs que la conscience vue de l'extkrieur ne pouvait pas êtr un pour soi pur (La Structure du Comportement, pp. 168 et suivantes). On commence ? qu'il voir i ne va pas autrement de la conscience vue de l'int6rieur. 'n

(2) KCEHLEB, Die phiJsisc11en Gcstalten, p. 180.

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< encore vivant v , - saisir ma naissance et ma mort q u t comme des horizons prépersonnel je sais qu'on naî t : e qu'on meurt, mais je ne puis connaîtr naissance et ma ma mort. Chaque sensation, étan la rigueur la premihre, la à dernihre et la seule de son espèceest une naissance et une mort. Le sujet qui en a l'expérienccommence et finit avec elle, et comme il n e peut se précéd se survivre, la senni sation s'apparaî nécessairemen elle-mêm dans un milieu à de généralit vient d'en deç de moi-même elle relkve elle et d'une sensibilità qui l'a précéd qui lui survivra, comme m a naissance e t ma mort appartiennent A une natalit6 e t # une mortalità anonymes. Par la sensation je saisis en marge de ma vie personnelle et de mes actes propres une vie de conscience donnéd'oà ils émergent vie de mes la yeux, de mes mains, de mes oreilles qui sont autant de Moi naturels. Chaque fois que j'éprouvune sensation, j'éprouv qu'elle intéress non pas mon êtr propre, celui dont je suis responsable et dont je décide mais un autre moi qui a déj pris parti pour le monde, qui s'est déjouvert à certains de ses aspects et synchronisÃavec eux. Entre ma sensation et moi, il y a toujours l'épaisseu d'un acquis originaire qui empêch mon expériencd'êtr claire pour elle-même J'éprouv la sensation comme modalità d'une existence général déjvouéà u n monde physique et qui fuse # travers moi sans que j'en sois l'auteur. 2" La sensation n e peut êtr anonyme que parce qu'elle est partielle. Celui qui voit et celui qui touche n'est pas exactement moi-mêm parce que le monde visible et le monde tangible ne sont pas le monde en entier. Quand je vois un objet. j'éprouvtoujours qu'il y a encore de l'êtr au-delh de ce que je vois actuellement. non seulement de l'êtr visible, mais encore de l'êtr tangible ou saisissable par l'ouïe- et non seulement de l'êtr sensible, mais encore une profondeur de l'objet qu'aucun préléveme sensoriel n'épuisera Corr6lativement; je n e suis pas tout entier dans ces opérations elles restent marginales, elles se produisent en avant de moi, le moi qui voit ou le moi qui entend est en quelque sorte un moi spécialisb familier d'un seul secteur de l'être et c'est justement à ce prix que le regard et la main sont capables de deviner le mouvement qui va prbciser la perception et peuvent faire preuve de cette prescience qui leur donne l'apparence de l'automatisme. - Nous pouvons résume deux idèe en ces disant que toute sensation appartient h un certain champ. Dire que j'ai un champ visuel, c'est dire que par position j'ai accbs et ouverture h un systèm d'êtres les être visi-

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bles, qu'ils sont A la disposition de mon regard, en vertu d'une sorte de contrat primordial et par un don de la nature, sans aucun effort de ma part; c'est donc dire que la vision est prépersonnelle et c'est dire e n mêm temps qu'elle est toujours limitée qu'il y a toujours autour de m a vision actuelle u n horizon de choses non vues ou m8me non visibles. La vision est une penséassujettie à un certain champ et c'est là ce qu'on appelle un sens. Quand je dis que j'ai des sens e t qu'ils me font accéde u monde, je n e suis pas a victime d'une confusion, je ne mêl pas la pens6e causale et la réflexion j'exprime seulement cette véritqui s i 'm pose à une réflexiointbgrale : que je suis capable par connaturalitÃde trouver un sens à certains aspects de l'êtr sans le leur avoir moi-mêm donnÃpar une opératio constituante. Avec la distinction des sens et de l'intellection se trouve justifiécelle des différent sens. L'intellectualisme n e parle pas des sens parce que pour lui sensations e t sens n'apparaissent que lorsque je reviens sur l'acte concret de connaissance pour l'analyser. J'y distingue alors une matikre contingente et une forme nécessaire mais la matièr n'est qu'un moment idéaet non pas un éléme sbparable de l'acte total. II n'y a donc pas les sens, mais seulement la conscience. P a r exemple l'intellectualisme refuse de poser le problhme fameux de leur contribution A l'expériencde l'espace, parce que les qualité sensibles et les sens, comme matériaud e la connaissance, ne peuvent posséde propre l'espace qui en est la forme de l'objectività en génér en particulier le et moyen par lequel une conscience de qualit6 devient possible. Une sensation serait un néan sensation si elle n'&ait de sensation de quelque chose, et des a choses D a u sens l e plus génér mot, par exemple des qualitédéfinies e se du n dessinent dans la masse confuse des impressions que si elle est mise en perspective et coordonnépar l'espace. Ainsi tous les sens sont spatiaux s'ils doivent nous faire accéde # une forme quelconque de l'être c'est-à -dir s'ils sont des sens. Et, par la mêm nécessità faut qu'ils s'ouvrent tous il s u r le mêm espace, sans quoi les être sensoriels avec lesquels ils nous font communiquer n'existeraient que pour le sens dont ils relèven - comme les fantôme ne se manifestent que la nuit - il leur manquerait la plénitudde , l'êt'r et nous ne pourrions pas en avoir vraiment conscience. c'est-à -dir les poser comme des être vrais. A cette déduc tion, l'empirisme essayerait en vain d'opposer des faits. Si par exemple on veut montrer que le toucher n'est pas spa-

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P H ~ N O M ~ N O L O G IDE LA PERCEPTION E

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liai par lui-même qu'on essaye de trouver chez les aveugles ou dans les cas de cécitpsychique une ekpérienc tactile pure et de montrer qu'elle n'est pas articuléselon l'espace, ces preuves expérimentaleprésupposence qu'elles sont censkes établirComment savoir en effet si la cécit et la cécit psychiques se sont bornéeà soustraire, de l'expérienc malade, les a donnée du visuelles à et si elles n'ont pas atteint aussi la structure de son expérienctactile? L'empirisme prend pour donnéla premièr hypothèse e t c'est à cette condition que le fait peut passer pour crucial, mais par lÃmilme il postule la séparatio sens qu'il s'agit des justement de prouver. Plus précisémen j'admets que si l'espace appartient originairement à la vue et qu'il passe de l& a u toucher et aux autres sens, comme chez l'adulte il y a en apparence une perception tactile de l'espace, je dois a u moins admettre que les a donnée tactiles pures à sont déplacé recouvertes p a r une expérienc d'origine et visuelle, qu'elles s'intègren à une expérienctotale dans laquelle elles sont finalement indiscernables. Mais alors de quel droit distinguer dans cette expérienc adulte un apport a tactile à ˆ Le prétend a tactile pur à que j'essaye d e retrouver en m'adressant aux aveugles n'est-il pas un type d'expérienctrè particulier, qui n'a rien de commun avec l e fonctionnement du toucher intégre t n e peut pas servir à analyser l'expérienc intégraleOn n e peut pas décide de la spatialità des sens par la méthod inductive et en produisant des a faits È - soit par exemple u n toucher sans espace chez l'aveugle, - puisque ce fait a besoin d'ktre interprktÃet qu'on le considérer justement comme Un fait significatif et qui révè nature propre du toucher ou comme une u n fait accidentel e t qui exprime les propriétà particulière du toucher morbide selon l'idéque l'on se fait des sens en gknéraet de leur relation dans la conscience totale. Le problèm relèv bien de la réflexioet non pas de l'expérienca u sens empiriste du mot, qui est aussi celui où le prennent les savants quand ils rêven d'une objectivitb absolue. On est donc fondà 2 dire A priori que tous les sens 1 sont spatiaux et la question fie savoir quel est celui qui nous donne l'espace doit êtr considérà comme inintelligible si l'on réfléch r ce que c'est qu'un sens. Cependant deux su sortes de réflexionsont ici possibles. L'une - c'est la réflexio intellectualiste - thhmatise l'objet et la conscience, et, pour reprendre une expression kantienne, elle les a conduit a u concept È L'objet devient alors ce qui est, et par conséquen qui est pour tous et pour toujours (ne ce

serait-ce qu'A titre d'épisodéphémà dont il sera vrai mais pour toujours qu'il a existà dans le temps objectif). La conscience, thématisà la réflexion l'existence pour par est soi. Et, à l'aide de cette idéde la conscience et de cette idéde l'objet, on montre aisémen que toute qualità sensible n'est pleinement objet que dans le contexte des relations d'univers, et que la sensation n e peut êtr qu'à condition d'exister pour un J e central et unique. Si l'on voulait marquer u n arrê dans le-mouvement réflexi parler p a r exemet ple d'une conscience partielle ou d'un objet isolé aurait on une conscience qui a quelque égarne se saurait pas ellemême et qui donc n e serait pas conscience, un objet qui n e serait pas accessible de partout et qui dans cette mesure n e serait pas objet. Mais on peut toujours demander A l'intellectualisme d'oà il tire cette idéou cette essence de l a conscience et de l'objet. Si le sujet est pour soi pur, a le Je pense doit pouvoir accompagner toutes nos représentation S. a Si u n monde doit pouvoir êtr pensà È il faut que la qualità le contienne en germe. Mais d'abord d'oà savons-nous qu'il y a d u pour soi pur et ou prenons-nous que le monde doit pouvoir êtr penséOn répondr peut-êtr que c'est l à la définitiodu sujet et du monde, et que, faute de les entendre ainsi, on n e sait plus de quoi l'on parle en parlant d'eux. E t en effet, a u niveau de la parole constituée telle est bien la signification du monde et du sujet. Mais d'ou les paroles elles-même tiennent-elles leur sens? L a réflexioradicale est celle qui m e ressaisit pendant que je suis en train d e former et de formuler l'idke du sujet et celle de l'objet, elle met a u jour la source de ces deux idées est réflexio elle non seulement opérante mais encore consciente d'elle-mêm dans son opération répondrpeut-êtr encore q u e "'anaOn lyse réflexiv saisit pas seulement ie sujet et l'objet a un ne idéÈ qu'elle est une expérience qu'en réllkchissan m e je replace dans ce sujet infini que j'étaid à ©et je replace l'obj jet dans les relations qui déj sous-tendaient, et qu'enfin le i l n' y a pas lieu d e demander OU je prends cette idéd u sujet et cette idé l'objet puisqu'elles sont la simple forde mulation des conditions sans lesquelles il n'y aurait rien pour personne. Mais le J e réfléc diffkre du J e irréfléc a u moins en ceci qu'il a étthématisà ce qui est donné et ce n'est pas la consciente ni l'êtr pur, - comme Kant luimêm le dit avec profondeur, c'est l'expérience d'auen tres termes l a communication d'un sujet fini avec un êtr opaque d'oà il émergmais oà il reste engagé C'est a l'expériencpure et pour ainsi dire muette encore qu'il s'agit

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d'amener à l'expression pure de son propre sens s (1). Nous avons l'expériencd'un monde, non pas au sens d'un systèm de relations qui déterminen entièremen chaque évà nement, mais au sens d'une totalitk ouverte dont la synthès ne peut pas êtr achevke. Nous avons l'expériencd'un Je, non pas au sens d'une subjectività absolue, mais indivisiblement défai refait par le cours du temps. L'unità d u sujet et ou celle de l'objet n'est pas une unità réelle mais une unit4 à présomptiv l'horizon de l'expkricnce, il faut retrouver, e n deç de l'idédu sujet et de l'idéde l'objet, le fait de m a subjectività et l'objet à l'ktat naissant, la couche primordiale oà naissent les idée comme les choses. Quand il s'agit de la conscience, je ne puis en former la notion qu'en me reportant d'abord A cette conscience que je suis, et en particulier je ne dois pas d'abord défini sens, mais reprenles dre contact avec la sensorialità que je vis de l'intérieur Nous ne sommes pas obligéd'investir à priori le monde des conditions sans lesquelles il ne saurait Ctre pensé car, pour pouvoir êtr pensé doit d'abord n'êtr pas ignoré il exister pour moi, c'est-i-dire êtr donné l'esthétiqu et transcendantale ne se confondrait avec l'analytique transcendantale que si j'étai un Dieu qui pose le monde et non pas u n homme qui s'y trouve jetà et qui, dans tous les sens du mot, a tient à lui È Nous n'avons donc pas à suivre Kant dans sa déductio d'un espace unique. L'espace unique est la condition sans laquelle on ne peut penser la pléni tude de l'objectivitéet il est bien vrai que si j'essaye de thématise plusieurs espaces, ils se ramènen à l'unité chacun d'eux se trouvant dans un certain rapport de position avec les autres e t ne faisant donc qu'un avec eux. Mais savons-nous si l'objectività pleine peut êtr pensée toutes Si les perspectives sont compossibles? Si elles peuvent êtr quelque part toutes ensemble thématisée Savons-nous si l'expérienc tactile et l'expérienc visuelle peuvent se rejoindre rigoureusement sans une expériencintersensorielle? S mon expérienc celle d'autrui peuvent êtr reliée i et dans u n systhme unique de l'expérienc intersubjective? Il y a peut-être soit dans chaque expérienc sensorielle, soit dans chaque conscience des a fantôme à qu'aucune rationalit6 ne peut réduire Toute la Déductio Transcendantale est suspendue A l'affirmation d'un syst6me intégra la v6rit6. de C'est justement aux sources de cette affirmation qu'il faut remonter si l'on veut réfléchi ce sens on peut dire avec En

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- Méditclfioncartésiennes HUSSERL,
(1)

Husserl (1) que Hume a ét intention plus loin que peren sonne dans la réflexioradicale, puisqu'il a vraiment voulu nous ramener aux phénomèn dont nous avons l'expkrience, en deçde toute idéologie mêm si par ailleurs il a mutil4 et dissociÃcette expérience particulier l'idé En d'un espace A unique et celle d'un temps unique, étan appuyée celle d'une sommation de l'êtr dont Kant justement a fait la critique dans la Dialectique Transcendantale, doit êtr mise entre parenthèse et produire sa génkalogi partir de notre à expérienceffective. Cette nouvelle conception de la réfle xion, qui est la conception phénoménologiqu revient en d'autres termes à donner une nouvelle définitiode l'a priori. Kant a déj montrà que l'a priori n'est pas connaissable avant l'expériencec'est-Adire hors de notre horizon de facticité qu'il ne peut êtr question de distinguer deux et élémen de la connaissance dont l'un serait a priori et réel l'autre a posteriori. Si l'a priori garde dans sa philosophie le caractèr de ce qui doit êtrepar opposition à ce qui existe en fait et comme déterminatioanthropologique, c'est seulement dans la mesure ou il n'a pas suivi jusqu'au bout son programme qui étai défini pouvoirs de connaisde nos sance par notre condition de fait et qui devait l'obliger A replacer tout êtr concevable sur le fond de ce monde-ci. A partir du moment oà l'expérience c'est-i-dire l'ouverture A notre monde de fait, - est reconnue comme le commencement de la connaissance, il n'y a plus aucun moyen de distinguer un plan des vérità priori et u n plan des a vérità fait, ce que doit êtr le monde et ce qu'il est de effectivement. L'unità des sens, qui passait pour vérita priori, n'est plus que l'expression formelle d'une contingence fondamentale : le fait que nous sommes au monde, - la diversitÃdes sens, qui passait pour donné posteriori, a y compris la forme concrèt qu'elle prend dans un sujet humain, apparait comme nbcessaire à ce monde-ci, c'estA-dire au seul monde que nous puissions penser avec cons&quence; elle devient donc une vérit priori. Toute sensaa tion est spatiale, nous nous sommes rangéA cette thès non pas parce que la qualità comme objet ne peut êtr penséque dans l'espace, mais parce que, comme contact primordial avec l'être comme reprise par le sujet sentant d'une forme d'existence indiquépar le sensible, comme coexistence du sentant et du sensible, elle est elle-mêm constitutive d'un milieu de coexistence, c'est-à -dir d'un
( 1 ) Formate und Transzendentale Logik, par ex., p. 226.

p. 33.

256 PHENoMENoLOGIE DE &A PERCEPTION LE SENTIR 257 espace. p. comme il le ferait avec la main (4). reprennent pour nous une importance phiiosophique. 23) L'acquisition de la vue entraîn réorganisatio une généra de l'existence qui intéress toucher lui aussi. Pour distinguer un rond d'un rectangle par la vue. Mais cette insertion de la perspective tactile dans u n êtr universel n'exprime aucune néces sitÃextérieur u toucher. le domaine spatial de chaque sens est pour les autres u n inconaaissable absolu et limite d'autant leur spatialité Ces descriptions. (4) Ibid. parce que i'unite ae i'espace ne peut êtr trouvéque dans l'engrenage l'un sur l'autre des domaines sensoriels. puisque notre expériencest l'expériencd'un monde. Mais ces vérità A priori ne sont rien d'autre que l'explicitation d'un fait : le fait de l'expériencsensorielle comme reprise d'une forme d'existence... L'a priori de est le fait compris.. 93. il me semble que la musique n'est pas vraiment contenue dans cet espace préciet mesquin. mais une de nos et surfaces de contact avec l'être une structure de conscience. Que conclure de là ? que l'ex a périenctactile n e prépar pas & la perception de l'espace? (1) Un sujet déclar les notions spatiales qu'il croyait avoir que avant l'opératione lui donnaient pas une véritabl reprksenta lion de l'espace et n'étaien qu'un a savoir acquis par le travail SENDEN. Raum. Elle insinue A travers l'espace visible une nouvelle dimension oà elle déferlecomme. qui n'otfrent pour une philosophie criticiste que des curiositéempiriques et n'entament pas les certitudes a priori. il ne yanc que d'une tache blanche en mouvement à (3). de la forme et d u contenu. L'ktonnement du malade. et ii tend toujours k saisir les objets que l'on présent son regard (5). C'est là ce au1 demeure vrai dans les fameuses descriptions empiristes d'une perception non spatiale. E n somme. 36. e t nous en concluons contre Lachelier que l'aveugle a l'expériencd'un espace. Il serait contradictoire de dire que le toucher est sans . vient d'accéder en et regard duquel l'expérienctactile lui paraî pauvre qu'il si avouerait volontiers n'avoir jamais eu i'experience de l'espace avant 110p6ration(1). il lui faut suivre des yeux le bord de la figure. chez les hallucin6s. explicitÃct suivi dans toutes les consé quences de sa logique tacite. L'exdes eveugles-né opérà la cataracte n'a jamais de périenc prouve et ne saurait jamais prouver que 1 espace commence pour eux avec la vision.. Mais le malade ne cesse de s'émer veiller de cet espace visuel auquel i. Nous disons a priori qu'aucune sensation n'cst ponctuelle.und Geslaitauffassi~ng ba de la penséw (VON operierten Blindgeborenen vor und nach der Operation. e t cette reprise implique aussi qu'à chaque instant je puisse m e faire presque tout entier toucher OU vision. pp. l'espace clair des choses persues se redouble mystérieusemend'un < es- - pace noir à o i ~ d'autres présencesont possibles. e t que m6me je ne puisse jamais voir ou toucher sans que m a conscience s'engorge en quelque mesure et perde quelque chose de s a disponibilité Ainsi l'unità et la diversitb des sens sont des vérità mêm rang. . p. quand je rouvre les yeux. (2) Ibid. donc des coexistences. Dans la salle de concert. condition universelle de toutes les qualités nous avons avec chacune d'elles une manièr particulièr d'êtr i l'espace et en quelque sorte de'faire de l'espace. l'a posteriori est le fait isolb et implicite. dit-on (21. 124. et le pouvoir d'aller à lui ne se sépar pas du pouvoir de s'en retrancher dans la séparatiod'un sens. Il n'est n i contradictoire ni impossible que chaque sens constitue un petit monde A l'intérieud u grand et c'est mêm à raison de sa particularità qu'il est nécessair au tout et qu'il s'ouvre sur lui. elle se produit spontanémen a dans l'expérienc tactile elle-même selon son mode propre.. p. a Aprè i'operation. (3) Ibid. les espaces sensoriels deviennent des moments concrets d'une configuration globale qui est l'espace unique. 102-104. Jamais il ne reconnaî main comme sa telle. l'espace visible me paraî étroi regard en de cet autre espace oà tout à l'heure la musique se déployait et mêm si je garde les yeux ouverts pendant que l'on joue le morceau. Comme la perspective d'autrui sur le monde pour moi.spatialité il est impossible a priori de toucher et sans toucher dans l'espace. que toute sensorialità suppose u n certain champ. ia forme telie qu'elle est donné par la vue est pour les malades quelque chose d'absolument neuf qu'ils ne mettent pas en rapport avec leur expérienc tactile È a ie malade affirme qu'il voit mais ne sait pas ce qu'il voit (. une fois effacée distinctions de l'a priori les e t de l'empirique. La sensation telle que nous la livre l'expériencn'est plus une matièr indifférent un moment abstrait. Le centre du monde le se déplace schém le tactile s'oublie. la reconnaissance par le toucher est moins sûre courant existentiel passe dbsormais par le la vision et c'est de ce toucher affaiblique le malade parle. (5) Ibid. et au lieu d'un espace unique. p. ses hési talions dans le nouveau monde visuel ou il entre montrent que ie toucher n'est pas spatial comme la vision.)..

le sujet tendrait-il la main vers l'objet qu'on lui montre? Ce geste suppose que le toucher s'ouvre sur un milieu au moins analogue à celui des donnée visuelles. de saisie des coexistences. me traverse et depuis mon lever jusqu'à mon coucher me tient pour ainsi dire sous sa domination à (mich gewissermassen beberrscht) (2). Cela prouve que chaque organe des sens interroge l'objet à sa manière qu'il est l'agent d'un certain type de synthèsemais. 45. p. mêm dans le vocabulaire des couleurs. Aprè l'opératio il s'étonnde trouver a tant de différenc entre un arbre à et un corps humain (4). Ibid. 123. La skgréga en tion des surfaces colorées l'appréhensiocorrecte du mouvement ne viennent que plus tard.. (2) Ibid.258 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 259 Mais si elle n'&ait pas du tout spatiale. Entendons que jamais le champ tactile n'a l'ampleur du champ visuel. Sans doute entre l'aveugle et le normal la conversation s'engage et il est peut-êtr impossible de trouver un seul mot. il en modifie le sens. Un aveugle sait trè exactement par le toucher ce que sont des branches et des feuilles. et non plus comme une main. Mais pour l'expériencei'épais seur de temps qui s'introduit ainsi dans l'opératioen modifie le résultatl en résultun certain a bougà D dans la i simultanéit points extrême et dans cette mesure l'amdes pleur des perspectives visuelles sera pour l'aveugle opér une véritabl révélatio parce qu'elle procurera pour la premièr fois l'exhibition de la simultanéit lointaine elle-même Les opérà . la simultanéitest la même qu'elle ait lieu entre deux points contigus ou entre deux points éloigné en tout cas on peut construire de proche et en proche avec des simultanéitÃcourte distance une simulà - - - taiiéità grande distance. mais encore par la structure de l'ensemble. sont en relation avec moi par un sens inconnu qui m'enveloppe entièremen 2 distance. ?'out à est d'abord mêl et tout paraî mouvement. auquel l'aveugle ne réussissà donner un sens au moins schématique Un aveugle de douze ans dkfinit trè bien les dimensions de la vision : a Ceux qui y voient. comme nous trouvons toujours un homme différen ce que nous savions sur lui.. les faits prouvent au contraire qu'il y a u n espace si strictement tactile que les articulations n'en sont pas d'abord et n'en seront mêm jamais avec celles de l'espace visuel dans u n rapport de synonymie. Pour l'intelligence. sans cependant remplir une forme déterminà d'une étendu déterminà (1). p. p. à moins de réserve définitio par nominale le mot d'espace pour désigne synthès visuelle.. dit-il. me suit. ou du moins pour une certaine intelligence qui est celle de la physique classique. (1) (2) (3) (4) Ibid.déclaren que les objets tactiles ne sont pas de véritabletouts spatiaux. Le de monde de l'aveugle et celui du normal diffèren non seulement par la quantità des matériaudont ils disposent. Il s'agit d'un mode de présentatioet d'un type de syn- - 1 (1) Ibid. p. mêm artificiellement isolé n'&ait organisb de m a n i h e rendre possibles les coexistences. on ne la peut pas refuser au toucher la spatialità au sens. Le fait mêm que la vision véritablse prépar cours d'une phase de transition et par une sorte au de toucher avec les yeux ne se comprendrait pas s'il n'y avait u n champ tactile quasi spatial. quand le sujet a compris a ce que c'est que voir D (2). pp. un bras et les doigts de la main. Ibid. Mais ces indications restent pour l'aveugle notionnelles et problématiques Elles posent une question à laquelle la vision seule pourrait répondre E t c'est pourquoi l'aveugle opér trouve le monde différen de ce qu'il attendait (3). 29. Loin d'exclure l'idéd'un espace tactile. que l'appréhensio de l'objet est ici un simple a savoir de la relation réciproqu parties D.. Il est éviden la vue n'a pas seuque lement ajoutÃde nouveaux dktails à la connaissance de l'arbre. jamais l'objet tactile n'est tout entier présenà chacune de ses parties comme l'objet visuel.. 113. Les malades à voient d'abord les couleurs comme nous sentons une odeur: elle nous baigne. elle agit sur nous. Ibid. Les faits montrent surtout que la vision n'est rien sans u n certain usage du regard. c'est-à -dir quand il dirige et promèn son regard comme un regard. des que le rond et le carrÃne sont pas vraiment perçupar le toucher mais reconnus d'aprè certains a signes à pré sence ou absence de a pointes à (1).ce fait ne concerne pas seulement la présentatio de l'espace tactile. ou les premihes perceptions visuelles puissent s'insérerLa vue ne communiquerait jamais directement avec le toucher comme elle le fait chez l'adulte normal si le toucher. . et en somme que toucher n'est pas voir. 50 sqq. Les analyses empiristes posent confusémen problèm véritable un Que par exemple le toucher ne puisse embrasser simultanémen qu'une faible étendu celle du corps et de ses instruments .

qui assignait A chaque surface visible une coloration déterminé compte tenu de l'éclairag . p. Si je remarque que les feuilles couvertes d'ombre n'étaien pas. i (i Ibid. p. E t nous pouvons le reconnaitre sans compromettre l'unit6 des sens. je dirai que toutes les feuilles de papier m'apparaissent égalemen blanches. Je suis assis dans ma chambre et je regarde les feuilles de papier blanc disposée sur ma table. de Il y a une fonction généra substitution et de remplacede ment qui nous permet d'accédeà la signification abstraite des expérience que nous n'avons pas vécue par exemple et de parler de ce que nous n'avons pas vu. Mais comme dans l'organisme les fonctions de remplacement ne sont jamais l'équivalenexact des fonctions lésé ne donnent que et l'apparence de l'intégrità l'intelligence n'assure entre des expérience différente qu'une communication apparente.serait différentsi nous étion privé la vision. Nous pouvons le reconnaîtr parce que nous avons rejetà le formalisme de la conscience. le ciel cesse d'êtr une a perception visuelle à pour devenir mon monde du moment. du côt du sujet. une observation.elle ne figure ( 1 ) GELR. elle le déplace bientô ces auditeurs trop bien et parés prennent l'air de juges et échangen mots ou qui des des sourires. Si je veux m'enfermer dans u n de mes sens et que. 600. c'est interla du rompre la vie totale du spectacle. c'est-à -dir que je limite mon champ visuel. La signification totale de notre vie dont la signification notionnelle n'est jamais qu'un extrait . Si je n'analyse pas ma perception et si je m'en tiens au spectacle global. n'ont jamais étidentiques aux feuilles éclairée d'ailni leurs objectivement différented'elles.260 PHENOMnNOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 261 thhse nouveaux qui -transfigurent l'objet. sans s'apercevoir que le sol s'ébranlsous eux. je me projette tout entier dans mes yeux et m'abandonne au bleu du ciel. par exemple. sont comme un équipag secouÃà la surface d'une tempête Les deux espaces ne se distinguent que sur le fond d'un monde commun et ne peuvent entrer en rivalità que parce qu'ils ont tous deux la mêm prétentioà l'êtr total. et fait du corps le sujet de la perception. Par exemple. Or. :1 (1) Ibid. J e fixe mon regard de sur elles. Comme celle de la qualità sensible. mais dans 1' a attitude analytique (1) È l'aspect des feuilles change : ce n'est plus du papier blanc recouvert par une ombre. Cependant. je n'ai bientô plus conscience de regarder et. Car les sens communiquent. c'est substituer à la vision globale.. Ce n'étai aucune qualit6 définie j'ai fait apparaîtr qualitÃen fixant mes yeux et la sur une portion du champ visuel : alors et alors seulement je me suis trouvà en présencd'un certain quale oà mon regard s'enlise. Je peux mêm les observer à travers une boît d'allumettes qui les skpare du reste du champ ou a travers un a écra de réductioà perce d'une fenêtre Que j'emploie l'un de ces dispositifs ou que je me contente d'observer à l'Å“i nu. mais elle le mine. La blancheur du papier couvert d'ombre ne se laisse pas classer avec préci sion dans la séri noir-blanc (2). C'est pourquoi u n malade opér aprè dix-huit ans de cécit essaye de toucher u n rayon de soleil (1).. loin d'êtr coextensive A la perception. c'est sépare régiofixé reste du champ. elle l'investit. qu'est-ce que fixer ? Du côt de l'objet. La qualit6 sensible. D e Farbenkonsfanz d e r Sehdinge. certaines d'entre elles sont dans l'ombre du mur. 186. l'expériencdes ç sens à separé n'a lieu que dans une attitude trè particulièr et ne peut servir a l'analyse de la conscience directe. Les sens sont distincts les uns des autres et distincts de l'intellection en tant que chacun d'eux apporte avec lui une structure d'êtr qui n'est jamais exactement transposable. p. je me tourne vers ce regard lui-mêm et que je me demande ce que je vois au juste . dans laquelle notre regard se prêt à tout le spectacle et se laisse envahir par lui. L'expérienc sensorielle est instable et elle est étrangè la perception naturelle qui se fait avec à - tout notre corps A la fois et s'ouvre sur un monde intersensoriel. au lieu d'abandonner au monde tout mon regard. 613. la structure éclairage-obje éclair trouve dans le domaine ne tactile que des analogies assez vagues. . au moment ou je voulais me faire tout entier vision. c'est une substance grise ou bleutée épaiss mal et localisée je considèr à nouveau l'ensemble du spectacle. c'est&-direune vision locale qu'il gouverne à sa guise. et la synthès du monde visuel et du monde tactile chez l'aveugle-nà opérb constitution d'un monde intersensoriel doit la se faire sur le terrain sensoriel lui-mêmela communaut6 de signification entre les deux expérience suffit pas A assune rer leur soudure en une expériencunique. est le produit particulier d'une attitude de curiosità ou d'observation. Comment ne sont-elles pas moins blanches que les autres ? J e décid regarder mieux. La musique n'est pas dans l'espace visible. Elle apparaî lorsque. Ils s'unissent dans le moment mêm ou ils s'opposent. les unes éclairé par la fenêtreles autres dans l'ombre.

. ou enfin que je m'abandonne tout entier A l'événemen mêm couleur m'apparaî la comme couleur superficielle (Oberflacl~enfarbe). 162. se limite A la sphhre spécifiq-iie la sphhre auditive (6). La qualité sensorialiià séparà produit lorsque je brise la se cette structurati. p. ibid. il faut retrouver l'unità naturelle. L'hypothkse de constance (51. Ainsi il y a une attitude naturelle de la vision ou je fais cause commune avec mon regard et me livre par lui a u spectacle : alors les parties du champ sont liée dans une organisation qui les rend reconnaissables et identifiables.. par leur arrangement propre. que je cesse d'adhé rer à mon propre regard et qu'au lieu de vivre la vision je m'interroge sur elle. 155. (3) ZIETZund WERNER. Katz cit6 par GELB. elle s'étensur u n objet. 21 l'intérieude chaque sens. par exemple. 157. .tout autour d e l'objet . Untersucl~ungen übeErnpfindung und Empfinden. (2) Id. est d'autant moins vérifià que l'on se rapproche davantage de la perception naturelle. dans l'instrument. elle est en un lieu défin l'espace. un son bas rend le bleu plus foncà ou plus profond (4). le violon. . parce qu'elle compromet l'attitude impartiale et livre le sujet tl sa vitalité devra donc favoriser les synesthésies fait. qui assigne pour chaque stimulus une sensation et une seule. ou enfin elle communique tl tout mon corps une m6me manièr d'être elle me remplit et ne mbrite plus le nom de couleur. dessinent un objet. ci-dessus. . d'une modification de tout mon corps (1). l'unità naturelle d u sujet percevant est brisé j'en viens A m'ignorer comme sujet d'un et champ visuel. 600. travail cith. l'ambiguït de l'expériencest telle qu'un rythme auditif fait fusionner des images cinématographiqueet donne lieu ti une perception de mouvement alors que. le cendrier. D L'intoxication par la mescaline. un son qui vibre en moi comme si j'btais devenu la flût ou la pendule à . Die dynamische Strukiur der Bewe- aw. En sous mescaline. Selon que je fixe un objet ou que je laisse mes yeux diverger.262 PHENOMENOLOGTE DE L A PERCEPTION LE SENTIR 263 pas dans le commerce naturel de ma vision avec le monde. p. (3) WERNER. le résulta d'une vision seconde ou critique qui cherche à se connaltre dans sa particularité d'une à attention au visuel pur ( l ) . et cet objet parle d'emblé A tous les sens . à elle est la répons une certaine question de mon regard.que j'exerce ou bien quand je crains de m'êtr trompé bien quand je veux entreprendre une étud ou scientifique de la vision.la couleur des murs ou la couleur d u papier.on totale de ma vision. Il y a de mêm un son objectif qui résonnhors de moi (1) Einstellung auf reine Optik. (4) WERNER. et il devient difficile de limiter mon expé rience a un seul registre sensoriel : elle débord spontané ment vers tous les autres. C'est dans la mesure oà la conduite est intellectuelle et impartiale (sachlicher) que l'hypothès de constance devient acceptable en ce qui concerne la relation du stimulus et de la réponssensorielle spécifique que le stimulus et ici sonore. 1.. travail citk. sans appui auditif. nous ferons apparaîtr une a couche originaire à du sentir qui est antérieurà la division des sens (3). L'expérienc sensorielle ne dispose que d'une marge étroit: ou bien le son et la couleur. Introduction 1. p. Travail cit6. Or de mêm que. (2) Ibid. au troisièm stade que nous décrivion l'instant. 163. un son atmosphériqu est entre l'obqui jet et mon corps. travail citk. de moije le mêm et de m a vision. ou bien. ou bien je la sens dans mon œi comme une vibration de mon regard . l'intetruption du son les fait vaciller. (5) Cf. p. un son de flGte donne une couleur bleu vert. p. 154. (fi) WERNER.mais des plages colorée non sans épais seur et toutes vaguement localisée sur un mêm plan fictif (2). le bruit d'un métronom traduit dans l'obscurit6 par des se (1) WERNER. A ce niveau.ou bien de elle devient couleur atmosphériqu(Ruumfarbe) et diffusa . en mêm temps que le monde se pulv6rise en qualité sensibles. la mêm succession d'images serait trop lentepour provoquer le mouvement stroboscopique (3). je veux faire l'essai de mes possibilités dénou lien de ma vision et du monde. ne se spécifi A que par un a accent à qui indique plutô la direction du son ou celle de la couleur (2). Les sons modifient les images consécutive des couleurs : un son plus intense les intensifie. L'expériencsensorielle. Cette attitude fait disparaîtr specle tacle :les couleurs que je vois à travers l'écrade réductio ou celles que le peintre obtient en clignant les yeux ne sont plus des couleurs-objets. pour la surprendre et la décrire Dans cette attitude. A l'autre extrkmità de l'expériencele son et la couleur sont reçu dans mon corps. et enfin un dernier stade oà l'éléme sonore disparaî devient l'expérience et d'ailleurs trhs prkcise. p.

n'est que la structure intérieur de la chose manifestéa u dehors. et l'on parle avec raison d'un bruit a mou È a terne à ou a sec È Si l'on peut douter que l'ouï nous donne de véri (1) SCHAPP. ne peut nous donner que des couleurs ou des lumièreset avec elles des formes. en généra sentir. qui sont les changements de position des taches de couleur. PP.. (5) Il est possible par exemple que l'on puisse observer sous mescaline une modification des chronaxies. entendre et sentir. (2) MAYER-GROSS STEIN. l a ductilità de l'acier rougi. et qu'ainsi A la qualitk spkcifique se trouve associéune qualità non spécifique Qu'elle ait OU non pour elle des arguments en physiologie ckrkbrale (5). pp. Mais c'est A nous d e construire nos définitionde mani8re h lui en trouver un. de (6) WERNER. par exemple. la fluidità de l'eau. à Dans ia perspective du monde objectif. 11. puisque la - (1) STEIN. e t a Voilà la magie 3. 163. cette explication n e rend pas compte d e l'expbrience synesthésique devient ainsi une nouvelle occasion d e remetqui tre en auestion le concept de sensation e t l a penske objective. . avec ses qualitks opaques.Cette formule est A l a lettre d4pourvue de s e n s si l'on dkfinit la vision par le quale visuel. O n voit l'élasticitde l'acier. Car le sujet ne nous dit pas seulement qu'il a d la fois un son et une couleur :c'est le son mtme qu'il voit au point oà se forment les couleurs (6). dit-on. la viscosità du sirop (3). avec ses organes séparé phénomè le des synesthésieest paradoxal. Dans le mouvement de la branche qu'un oiseau vient de quitter. Un sujet sous mescaline trouve un morceau de fer. L a vision. pour dé de duire de notre organisation corporelle et d u monde tel que le conçoi le physicien ce que nous devons voir. La perception synestliésiquest la règle et. p. s a hauteur dans l'espace à la hauteur du son (1). qui sont les contours des couleurs. On voit la rigidità et la fragilità d u verre et.Ueber einige Abünderunge der et Sinnestütigkei Meskalinrausch. et du corps objectif. d'entendre et. supposer que les excitations circonscrites d'ordinaire dans une régio du cerveau zone optique ou zone auditive . Enfin le mouvement des objets visibles n'est pas le simple déplacemen des taches d e couleur qui leur correspondent dans le champ visuel.Pathologie der Wahrnehmung. La forme d'un pli dans un tissu de lin ou d e coton nous fait voir la souplesse ou la sécheress e la fibre. vision des sons ou l'audition des couleurs existent comme phénomène t ce ne sont pas m6me des phénomèn E exceptionnels. dit-il : les arbres deviennent plus verts (2). les intervalles spatiaux d e la vision correspondant aux intervalles temporels des sons. si nous n e nous en apercevons pas. p. ibid. Ibid. dans les couleurs a troubles à ? E n réalità ce qu'elle a de plus intime. quand il s e brise avec u n son cristallin. On cherche donc à l'expliquer sans toucher a u concept de sensation :il faudra. im (3) et (4) Id.204 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 265 taches grises.. 23 sqq. 422. le son p a r le quale sonore. comme on va le montrer. la juxtaposition de plusieurs qualité sensibles est incapable de nous faire comprendre l'ambivalence perceptive telle qu'elle est donnbe dans l'expérienc synesthésique changement des chronaxies ne saurait etre la Le cause de la synesthési mais l'expression objective ou le signe d'un événeme global et plus profond qui n'a pas son siige dans le corps objectif et qui intéress corps phénombna le comme véhicul l'êtr au monde. il frappe s u r l'appui d e la fen&tre. si. c'est parce que le savoir scientifique deplace l'expérienc et que nous avons désap pris de voir. Tout se passe comme si l'on voyait à tomber quelquefois les barrière établieentre les sens dans le cours d e l'kvolution (4). 385. Le brillant d e l'or nous présentsensiblement s a composition homogène la couleur terne d u bois s a composition hétérogà (1). on lit s a flexibilità ou son élasticità c'est ainsi et qu'une branche de pommier et une branche de bouleau s e distinguent immédiatement voit le poids d'un bloc de On fonte qui s'enfonce dans le sable. Mais comment situer dans l'kchelle des coulebrs la transparence ou chaque couleur. p. la grandeur de. l a d froideur ou la tiédeudu tissu. Les sens communiquent entre eux en s'ouvrant à la structure de la chose. La forme des objets n'en est pas le contour géométriq elle a un certain rapport avec leur : nature propre et parle à tous nos sens en mêm temps qu'A la vue.deviennent capables d'intervcnir hors de ces limites.. ce son est portà p a r le verre visible (2). l a mollesse des copeaux. la tache grise à l'intensità du son. la duretà de la lame dans u n rabot. L'aboiement d'un chien attire l'éclairag d'une manihre indescriptible et retentit dans le pied droit (3). et des mouvements. De la m6me manière j'entends la duretà et l'inégalitdes pavédans le bruit d'une voiture. 21 sqq. (2) Id. Beitrügzur Phünomenologider Wahrnehmung. (3) Ibid. Ce fait ne constituerait nullement une explication des synesth6sies par le corps objectif. travail cità p.

Si l'on peut comprendre la diplopie aussi bien que l'objet unique dans la vision normale. sinon A la périphéri moins a u cendu tre. 38.266 P I ~ ~ N O M ~ S O L O G I E LA PERCEPTION DE LE SENTIR 267 tables a choses D. ce n'est pas comme la colligation scientifique rassemble des objets ou des phénomène c'est comme l a vision binoculaire saisit u n seul objet. DI~JEAN. p. comme d'ailleurs la simple existence de deux rétinen e peut pas expliquer la diplopie puisqu'elle n'est pas constante (1). L'objet unique n'est pas une certaine manièr de penser les deux images (2) SPECTIT. (2) KOFFKA. s i je courbe.. puisque la rivalità des monoculaires peut avoir lieu. p. et voulons-nous dire qu'en fin d e compte. comme on l'a fait observer (2) la disparation des images n'existe pas en soi. Si donc. dans son essence particulière étan une manièr de moduler l a chose. Enfin. Car. comme on l'a fait : c'est la meme sonate que j'entends e t que touche Helen Keller. cette distincElude psychologique de la tion ne se produit pas. 179. ou s'ils n e fixent pas faute d'avoir quelque chose à voir. Some Problems of space perception. les yeux fermés une tige d'acier et une branche de tilleul. d'excitations visuel(1) a La convergence des conducteurs telle qu'elle existe ne conditionne pas la non-distinction des images dans la vision binoculaire simple. 32-33. et la séparatiodes rétinene rend pas compte de leur distinction quand elle se produit. 11. puisque. . 74.s'il s'agissait d'un acte spirituel ou d ' w aperception. C'est la mêm table que je touche et que je vois. on n e saurait dire. L'unità des sens serait d u mêm ordre que l'unità des objets de science. je perçoi entre mes deux mains la texture l a plus secrèt du métaet du bois. c'est le mêm homme que je vois et que peint u n peintre aveugle (2) ? De proche en proche il n'y aurait plus aucune différencentre la synthès perceptive et la synthès intellectuelle. a La < fusion des images D a-t-elle donc ét obtenue p a r quelque dispositif innÃdu systèm nerveux. je vois les deux images se rapprocher ensemble d e ce qui va Etre l'objet unique et disparaîtr lui. Il n e faut en pas dire ici que la synthès consiste à les penser ensemble comme images d'un seul objet . Mon doigt forme son image s u r une certaine aire de m a rétin gauche et sur une aire de la rétindroite qui n'est pas symétriqu la première Mais l'aire symétriqu cle de la rétin droite est remplie. D R. il est certain du moins qu'elle nous offre a u delà des sons dans l'espace quelque chose qui u bruit à e t par là elle communique avec les autres sens (1).nr l'identità des deux images. 81 puisqu'elles cessent d'êtr donnée u moment oà il apparaft. tout restant éga dans le récepteuet les conducteurs. alors qu'en fait l'unità de l'objet se fait attendre bien plus longtemps : jusqu'au moment ail la fixation les escamote. elle aussi. normalement.s'ils n e voient pas faute de fixer. Il faut seulement précisel a nature d e la signification sensible. nous n'avons qu'une seule excitation médiatisà les par deux yeux? Mais la simple existence d'un centre visuel ne peut pas expliquer l'objet unique. sans quoi nous reviendrions A l'analyse intellectualiste que nous avons écartà plus haut. p. Chapitres sur l'Esprit et les Passions. Quand je touche et regarde A la fois u n objet. il devrait se produire aussit6t que je remari. elles communiquent toutes par leur noyau s i g n a catif. . puisque l a diplopie se produit quelquefois. Dirons-nous donc q u e l a diplopie s e produit parce que nos yeux n e convergent pas vers l'objet e t qu'il forme s u r nos deux rétine images non-symétri des ques ? Que les deux images s e fondent en une parce que la fixation les ramèn sur des points homologues des deux réti nes? Mais la divergence et la convergence des yeux sont-elles la cause ou l'effet de la diplopie et de la vision normale? Chez les aveugles-néopérà la cataracte. gfsclien WaI~rnsl1n~1~nf~stüusc1tungen (3) ALAIN. prises comme des qualitéincomparables. j'ai une image double des objets proches. l'objet unique serait la raison commune de ces deux apparences comme Vénu est la raison commune de I'Etoile du Matin et de l'Etoile d u Soir. Quand je les fixe A leur tour. de dans le temps qui suit l'opération c'est l'incoordination si des yeux qui empcche la vision ou si c'est la confusion d u champ visuel qui favorise l'incoordination. mais p a r son fonctionnement e t p a r l'usage qu'en fait le sujet psychophysique. Pl~~iiomenologie Morphologie der palholo' fir und p. (1) Ibid. Décrivonde prè cette u synthès È Quand mon regard est fixÃà l'infini. Quand je regarde à l'infini et que par exemple u n de mes doigts placà prè de mes yeux projette son image s u r des points non-symétriquede mes rétines disposila tion des images s u r les rétine e peut êtr la cause d u moun vement de fixation qui mettra fin à la diplopie. ce n e sera pas p a r l'agencement anatomique de l'appareil visuel. si la perception réuni expérience nos sensorielles en u n monde unique. pp. distance dans la vision. et la perception serait une science commençant (3). les u donnéedes différent sens à relèven d'autant de mondes séparé chacune. Mais faut-il ajouter. Or.

crbe u n éta dé à de séquilibre Mais c'est justement admettre ce que nous cherchons A montrer : que la vision d'un objet unique n'est pas u n simple résulta la fixation. la répartitio stimuli sur les deux rétine des n'est a dyssymétriqu qu'au regard d'un sujet qui compare les deux à constellations et !es identifie. Ce n'est pas le sujet épistémologiq effectue la synthèse c'est qui le corps quand il s'arrache à sa dispersion. 110-111. je n'ai pas seulement conscience de voir par les deux yeux le mêm objet. regagnent la fissure de la terre par oà ils étaien venus. A moins d'un mouvement de fixation. e t qu'en ce sens leur présence elle seule. j'ai conscience de progresser vers l'objet lui-mime et d'avoir enfin sa présenc charnelle. 175 et suivantes. L'unità de l'objet dans la vision binoculaire n e résult donc pas de quelque processus en troisi6me personne qui produirait finalement une image unique en fondant les deux images monoculaires. (2) On sait que la Gestaittheorià fait reposer ce processus orientÃSur quelque phhomèn physique dans la < zone de combinaison È Nous avons dit ailleurs'qu'il est contradictoire de rapdes phénomèn des strucou peler le psychologue A la variét tures et de les expliquer tous par quelques-uns d'entre eux. D ~ J E A N . se rassemble. On répondrpeut-êtr que. ces deux ensembles ne peuvent se superposer. ici les formes physiques. L'objet binoculaire absorbe les images monoculaires et c'est en lui que se fait la synthèse dans sa clartà qu'elles se reconnaissent enfin comme des apparences de cet objet. Quand on passe de la diplopie A la vision normale. comme les fantômes à la lumièr du jour. c'est en quoi la synthès perceptive se distingue de la synthès intellectuelle. pp. Sur les rétine mêmesconsidé rée comme des objets. qu'elle est anticipé de dans l'acte mêm de fixation. l l l I 1 l 1 1 . mais en tant qu'elles sont toutes recueillies par la dernièr d'entre elles e t dans l'ipsbità de la chose. mais quand les deux yeux cessent de fonctionner chacun pour leur compte et sont utilisé comme u n seul organe par un regard unique. la synthès perceptive ne possèd pas plus le secret de l'objet que celui du corps propre. En disant que cette intentionnalit6 n'est pas une pensée nous voulons dire qu'elle ne s'effectue pas dans la transparence d'une conscience e t qu'elle prend pour acquis tout le savoir latent qu'a mon corps de luimême AdosséA l'unità prélogiqudu schém corporel. il n'y a que deux ensembles de stimuli incomparables. elles n'avaient pas de place dans le monde. et c'est pourquoi l'objet perç s'offre touiours comme transcendant. et quand une intention unique se conçoi lui en par le phénomè synergie. et non se pas en ce point métaphysiququ'est le sujet pensant. ou que. Les images monoculaires erraient vaguement devant les choses. se porte par tous les moyens vers un terme unique de son mouvement. La séri mes expé de riences se donne comme concordante et la synthès a lieu non pas en tant qu'elles expriment toutes un certain invariant et dans l'identità de l'objet. la fixation du regard est une a activitÃprospective à (1). n i donner lieu à la vision d'aucune chose. L'ipséit n'est. D ~ A Ntravail citb. c'est pourquoi la synthès paraî faire sur l'objet mêmedans le monde.LE SENTIR les. . et soudain elles se retirent vers u n certain lieu du monde et s'y engloutissent.ce n'est pas pour autant une unità notionnelle. .L'auteur dit : a une . Quand je passe de la cliplopie à la vision normale. 191 et suivantes. jamais attcitile: chaque aspect de la chose qui tombe sous notre perception n'est encore qu'une invitation A percevoir au delà et qu'un I - l 1 (1) R. non par une inspection de l'esprit. Les deux images de la diplopie ne sont pas amalgamée une seule dans la vision binoculaire et l'unità de en l'objet est bien intentionnelle.Pour que mon regard se repofte sur les objets proches et concentre les yeux sur eux. l'objet unique remplace les deux images et n'en est visiblement pas la simple superposition : il est d'un autre ordre qu'elles. Mais. activitb prospective de l'esprit à et sur ce point on va voir que nous ne le suivons pas. pp. On passe de la diplopie A l'objet unique. comme on l'a dit. Nous ne retirons la synthès de a u corps objectif que pour la donner au corps phénoména c'est-à -dir au corps en tant qu'il projette autour de lui u n certain a milieu à (1) en tant que ses a parties à se connaissent dynamiquement l'une l'autre et que ses récepteurse disposent de manièr à rendre possible par leur synergie la perception de l'objet. a Il faut a regarder > pour voir à (3). (3) R. La fixation comme forme temporelle n'est pas un fait physique ou physiologique pour cette simple raison que Cf toutes les formes appartiennent au monde phénoménasur ce point La Structure d u Comportement. incomparablement plus solide qu'elles. bien entendu. nous voici a u point oà nous voulions en venir.ibid. i l faut qu'il éprouv la diplopie comme u n désà (2) quilibre ou comme une vision imparfaite et qu'il s'oriente vers l'objet unique comme vers la résolutio cette tension de e t i'achkvement de la vision.

mouvement virmais comme projet de mouvement ou tuel > (1) est le fondement de l'iinità des sens. Avec la notion de schémcorporel. en tant qu'il est la figure figé l'existence. (2) Cità par WERNER. & raison de leur structure propre. mais il me semble soudain qu'il se dit là -ba autre chose et tandis que la salle et mes oreilles sont remplies par le texte doublé n'a pas pour moi d'exisil tence. mais l'épreuvd'une modalità de l'existence. mais par leur intégratio jamais achevé un seul en organisme connaissant. à travers elle. Ces deux faits.270 PH~NOM~NOLOGIE LA PERCEPTION DE LE SENTIR an arret momentanà dans le processus perceptif. je veux dire qu'A la vibration du son. c'est aussi. les gestes et les paroles ne sont pas subsumé sous une signification idéale mais la parole reprend le geste et le geste reprend la parole. Voilà ce que nous enseigne la synthès d e la vision binoculaire. mais une organisation autochtone. Elle ne se comprendra pas par leur subsomption sous une conscience originaire.mêm auditive et je n'ai d'oreille que pour cette autre parole sans bruit qui vient de l'écran Quand une panne du son laisse soudain sans voix le personnage qui continue de gesticuler sur l'écran n'est pas seulement le sens de son ce discours qui m'échappsoudain : le spectacle lui aussi est changé visage. s'il est vrai que nous avons un a Å“i directeur > qui se subordonne l'autre. Le mouvement. La vision des sons ou l'audition des couleurs se réalisen comme se réalis l'unit6 du regard & travers les deux yeux : en tant que mon corps est. recueille en elle-mêm sa vkritÃet y ajoute. Chez le spectateur. des synesthésie reçoi commencement de solution si l'exun périenc la qualitÃest celle d'un certain mode de mouvede ment ou d'une conduite. non pas une somme d'organes juxtaposks mais un systèm synergique dont toutes les fonctions sont reprises et liéedans le mouvement génér l'etre a u de monde. comme les aspects sensoriels de mon corps ils sont immédiatemen symboliques l'un de l'autre parce que mon corps est justement u n systèm tout fait d'éauivalenceet de transnositions intersensorielles. je fais éch tout mon par êtr sensoriel et en particulier par ce secteur de moi-m2me qui est capable des couleurs. l'unità des sens et l'unit6 de l'objet. . Travail cité 152. . ils communiquent A travers mon corps. STEIN. et si nous voulons rendre compte de la chose comme terme transcendant d'une séri ouverte d'expériences il faut donner au sujet de la perception l'unità elle-mêm ouverte e t ind à © h i du schém corporel. sont prégnan ( 1 ) PALAGYI.prouvent que l'unitÃde l'expkience n'est pas une unità formelle.L'aséitde la chose. se comprennent l'un l'autre sans avoir à passer par l'idéeCes remarques permettent de donner tout son sens au mot de Herder : a L'homme est un sensorium commune perpétuel est touchà tantô d'un côt et tanti3t de l'auqui tre à (2). par exemple. p. ce n'est pas seulement l'unità du corps qui est décritd'une manibre neuve.la reprise des exphiences sensorielles dans l'expériencvisuelle. la synchronisation de mon corps avec elle. L'objet intersensoriel est A l'objet visuel ce au'est l'obiet visuel aux images monoculaires de la diplopie (1) et les sens communique& dans la perception comme les deux veux collaborent dans la vision. Les sens se traduisent l'un l'autre sans avoir besoin d'uninteri prhte. et celle des fonctions d'un Å“i par l'autre. parce que sa structure plus riche me présent des modalité l'êtr insoupçonnablepour le toucher. tout à l'heure animé Le s'épaissi se fige et comme celui d'un homme interloquà et l'interruption d u son envahit l'écra sous la forme d'une sorte de stupeur. elle serait désormai étalà devant nous et sans mystèreElle cesserait d'exister comme chose au moment mêm oà nous croirions la posséder qui fait la Ce a réalit de la chose est donc justement ce qui la dérob à ii notre possession. L'unit6 de des sens se réalis transversalement. Mon corps est le lieu ou plutô l'actualitk meme du phénomè d'expression (Ausdruck). Appliquons-le a u problèm de l'unità des sens. comme s'ils étaien égalemen tous capables d'objectivitÃet A L'expériencne nous les donne perméable l'intentionnalité : visuelle pas comme équivalent il me semble que l'expérienc est plus vraie que l'expérienc tactile. Il est assez connu que le ciném parlant n'ajoute pas seulement au spectacle un accompagnement sonore. e t le problbme - (1) Il est vrai que les sens ne doivent pas êtr mis sur le m6me plan. compris non pas comme mouvement objectif et déplacemen dans l'espace. L'intellectualisme ignore l'un et l'autre. en lui l'expérienc visuelle e t l'expériencauditive. sa présenc irrécusabl e t l'absence perpétuell dans laquelle elle se retranche sont deux aspects inséparablede la transcendance. Il y a de un sens à dire que je vois des sons ou que j'entends des couleurs si la vision ou l'ouïn'est pas la simple possession d'un quale opaque. Mais on retrouve quelque chose d'analogue dans la vision binoculaire. . Quand je dis que je vois un son. S la chose i mêm étai atteinte. il modifie la teneur du spectacle lui-mêmeQuand j'assiste à la projection d'un film doublÃen français ne constate pas seulement le désaccor je de la parole et de l'image.

Le mot a dur à (3) suscite une sorte de rigidità du dos et du cou et c'est secondairement qu'il se projette dans le champ visuel ou auditif et qu'il prend sa figure de signe ou de vocable. Non pas. 239. a Le mot lu n'est pas une structure géométriq dans un segment d'espace visuel.d'une sorte de plénitudassourdie qui envahit mon corps et qui en mêm temps donne A ma cavith buccale une forme sphérique préciséme moment. p. II. qui résonnpour tous les sons. Il n'est pas rouge lui-même Mais soudain je remarque que le mot se fraie un passage dans mon corps. Die Rolle der Sprachempfindung i m Prozess der Gestaliung ausdrucksmüssi erlebter Worter.il éprouve e t de froid. par elle.. un complexe de qualité sensibles parmi d'autres. mon corps n'est pas seulement un objet parmi tous les autres objets. induit une sorte d'expérienc de la chaleur qui fait autour de lui comme un halo significatif (2). 230. Si l'on présentu n mot à un sujet pendant un temps trop court pour qu'il puisse le déchitl'rer mot a chaud W . Le mot n'est alors pas distinct de l'attitude qu'il induit et c'est seulement quand sa présenc prolonge qu'il apparaî se comme image extérieuret sa signification comme pensée Les mots ont une physionomie parce que nous avons à leur égar comme à l'égar de chaque personne une certaine conduite qui apparaî d'un seul coup dè qu'ils sont donnés J'essaye a de saisir le mot rot (rouge) dans son expression vivante . Avant d'êtr l'indice d'un concept il est d'abord u n événeme saisit mon corps et ses prises sur mon qui corps circonscrivent la zone de signification A laquelle il se rapporte. un mode spécifiqude tension dynamique qui est nécessair pour structurer l'image . . mais il n'est d'abord pour moi que périphériqu n'est ce qu'un signe avec le savoir de sa signification. l'homme comme totalità dynamique et vivante doit se mettre en forme lui-mêm pour tracer une figure dans son champ visuel comme partie de l'organisme psychophysique à ( 3 ) . comme le dit Bergson. Untersuchungen übe Empfindung und Empfinden. l'expression du verbale (Darstellung) et la signification intellectuelle (Bedeutung) (1). Avant mêm d'avoir vraiment lu la phrase. Cette conduite du mot fait comprendre en particulier que le mot soit indissolublement quelque chose que l'on dit. (2) Ibid. ( 2 ) WERNER. Darstellung et Bedeutung est Philosophie der symbolischen Formen. il vient au-devant de moi dans un halo rouge sombre. Car l a chaleur que je sens en lisant le mot a chaud à n'est pas une chaleur effective. (3) Ibid. 238. Ce que l'on vient de dire du mot est encore plus vrai de la phrase. comm e si l'intérieudu corps venait à la périphéri comme et si la réalit corps rassemblé du jusque-1% dans les bras et dans les jambes cherchait à se recentrer. Et. (1) La distinction d'Ausdruck. selon les formules empiristes. Un sujet déclar qu'à la présentatiodu mot huoutre un sentiment d'humidità mide à ( f e u c h t ) . et leur valeur expressive fonde l'unite antéprédicati monde perçuet. IIL faite par CASSIRER. p.difficile décrir . Nous ne réduison donc pas la signification du mot et pas mêm la signification du perç A une (1) WERNER. pendant que la lettre O présentintuitivement cette cavitd sphériqu que j'ai auparavant sentie dans ma bouche w (1). au moins A l'égar du monde perçu l'instrument génér ma à compréhensio W . il est un objet sensible à tous les autres. que l'on entend kt que l'on voit. Il ne s'agit pas ici de réduirla signification du mot à chaud à à des sensations de chaleur. que nous formions une à hypothès w A propos des premiers mots... En somme.272 PHI?NOMl?NOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 273 tes l'une de l'autre. mais encore à des objets culturels comme les mots. C'est seulement mon corps qui s'apprêt à la chaleur et qui en dessine pour ainsi dire la forme. p. nous pouvons dire que c'est a du style de journal w ou que c'est a une incidente à (Ibid. vibre pour toutes les couleurs. C'est le sentiment . pp. A ce je remarque que le mot sur le papier reçoisa valeur expressive. Travail cité 160 sqq. c'est la présentatio d'un comportement et d'un mouvement linguistique dans sa plénituddynamique à (2). tout u n remaniement du schém corporel. Qu'il s'agisse de percevoir des mots ou plus généraleme objets a il y des a une certaine attitude corporelle. (3) Ou en tout cas le mot allemand hart. p. Mon corps est la texture commune de tous les objets et il est. et qui fournit aux mots leur signification primordiale par la manièr dont il les accueille. de C'est lui qui donne un sens non seulement à l'objet naturel. par le exemple. mais parce que nous avons un organe du langage qui épous configuration linla guistique qui lui est prbsentécomme nos organes des sens s'orientent sur le stimulus et se synchronisent avec lui. De la mêm manière quand on nomme devant moi une partie de mon corps ou que je me la représente j'éprouva u point correspondant une quasi-sensation de contact qui est seulement l'émergenc de cette partie de mon corps dans le schém corporel total. 251-253). On peut comprendre une phrase ou du moins lui donner un certain sens en allant du tout aux parties.

l'objet forme sur les rétineune image. cette science implicite ou sédi mentée ma conscience constituait actuellement le monde Si qu'elle perçoitil n'y aurait d'elle à lui aucune distance e t entre eux aucun décalag possible. prenant l'attitude analytique. J e perçoicette table sur laquelle j'écrisCela signifie. dira-t-on. il faut choisir. interpréte certaines a sensations à miennes. je cesse pour ainsi dire de plonger dans la table par mon regard. mais il n'y a là que des choses à voir et personne qui voie. Celui qui perçoin'est pas déploydevant lui-m2me comme doit l'êtr une conscience. mes sens étan justement ce savoir habituel du monde. Mon acte de perception. ces descriptions ne veulent rien dire que l'on puisse penser. mais alors il me faut sortir du constitué de ce qui est en soi. . se disperserait dans son acte et n'aurait conscience de rien. et du mêm coup le perç n'aurait pas l'épaisseud'un présent conscience ne se la perdrait pas. Nous avons. elles sont du côt du constitué Que peuvent nos descriptions contre ces évidence comment échapperaient-elleà cette alteret native ? Revenons l'expérienc perceptive. Quand je veux le faire. il reprend une tradition perceptive e t il est confront4 avec u n présent Dans la perception nous n e pensons pas l'objet e t nous ne nous pensons pas le pensant. Mais s i l'on veut savoir de quoi l'on parle. Pour qu'il y ait vision de l'objet ou perception tactile de l'objet. et. cette irréalit laquelle le sujet peut etre par savoir de soi et l'objet exister pour lui. La conscience d u lià présuppos conscience du liant et de son acte de liaila son. que mon acte de perception m'occupe. Mais que nous importe si. en tant qu'il a des a conduites D est cet étrang objet qui utilise ses propres parties comme symbolique généra monde et par lequel en conséquenc du nous pouvons u frequenter > ce monde. ne s'engluerait pas en lui. en fin de compte. enfin elle apparaî dans la perspective de mon histoire individuelle. il a une épaisseu historique.ou bien je veux vraiment comprendre comment il y a vision. pendant que je perçoi effeetivement la table.LE SENTIR somme dc a sensations corporelles D . mon corps. entre lui et nous. e t m'occupe assez pour que je ne puisse pas. dans l'homme nous supposons un a petit homme w et dans celui-ci un autre sans jamais arriver A la vision . Or. mais nous disons que le corps. insér lui par mon corps qui se laisse en investir par les relations de causalité alors a les sens à et et a le corps à sont des appareils matériel n e connaissent et rien du tout . qu'il se connaisse saisissant ou regardant. toute perception a quelque chose d'anonyme. conscience d'un objet inépuisablet nous sommes enlisé lui parce que. et saisir par réflexiou n êtr pour qui l'objet puisse exister. S'il y a donc conscience de quelque chose. en dernièr analyse. elle le pénétrera jusque dans ses articulations les plus secrètesl'intentionnalità nous transporterait au cÅ“u de l'objet. faute d'avoir conscience de soi. le < comprendre w et lui trouver une signification. c'est qu'elle reprend un acquis qu'elle ne met pas en question. il manquera toujours aux sens cette dimension d'absence. lorsque. m'apercevoir la percevant. nous som- . la a matièr w de la connaissance ne sont pas des moments ou des habitants de la conscience. en effet : ou bien je me considèr a u milieu du monde. Tout ceci. je me retourne vers moi a u i perçoiset je m'avise alors que m a percepiion a dà traverser certaines apparences subjectives. dont nous présumon seulement que le développemen rationnel est possible. que son acte soit entièremen donnà à soi-mêm et qu'enfin ce sujet n e soit rien que ce qu'il a conscience d'être sans quoi nous aurions bien une saisie de l'objet ou u n regard sur l'objet pour u n tiers témoin mais le prétend sujet. nous sommes renvoyéindéfinimen d'une étap corporelle à l'autre. et si la réflexio convainc de non-sens i les Au niveau de l'opinion. c'est ce que j'exprime en disant que je perçoi avec mon corps ou avec mes sens. la conscience d'objet présupposla conscience de soi ou plutô elles sont synonymes. i l y a ce savoir en latent que notre regard utilise. pour rejoindre à partir d'elles l'objet oà j'étaid'abord jeté suis obligÃde supposer u n acte de je synthès qui n'est que la contre-partie de mon analyse. je décompos perception en qualité la et en sensations et que. e t l'image rétinienn redouble au centre optique d'une autre se image. pris dans sa naïvetà n'effectue pas luimêm cette synthèseil profite d'un travail déjfait. a sans doute quelque valeur comme description de l'apparence. le replacer du côt de l'objet constitué De deux choses l'une. le corps propre est à la fois objet constitue et constituant à l'égardes autres objets. entre autres choses. il faut encore qu'il sache qu'il le saisit ou le regarde. d'une synthès généra constituéune fois pour toutes. Si. au contraire. C'est à partir du lià que j'ai secondairement conscience d'une actività de liaison. il ne suffit pas que ce a sujet à l'embrasse du regard ou le saisisse comme m a main saisit ce morceau de bois. comme nous le disions. pour que l'objet puisse exister a u regard du sujet. c'est que le sujet n'est absolument rien et les 275 < sensations w . et qui reste toujours en deçde notre perception.

E t cela encore est essentiel a u temps . et Cet éche perpétue la conscience perceptive étai de prévi sible dèson commencement.Nous ne cherchons pas à tirer le pour soi de l'en soi. que le sujet de la perception n'est jamais une subjectività absolue. ma conscience est gorgéde couleurs et de reflets confus. je vis l'unità du sujet et l'unità intersensorielle de la chose. puisque l'objet est au terme de mon mouvement de fixation. n'est rien d'autre que la au temporalitÃet c'est ce qui nous permet de laisser au sujet de la perception son opacitÃet son historicité J'ouvre les yeux s u r ma table. ce qui fait leur structure stable et rend possible mon expériencde l'objectivité Enfin. la synthès qu'il effectue sont ellesmême des phénomèn temporels. parce que je peux. les événement lieu de se pousser au l'un l'autre dans l'être projettent autour d u présen n douu ble horizon de passÃet d'avenir et reçoivenune orientation historique. mon corps se centre sur un objet encore virtuel et dispose ses surfaces sensibles de manièr A le rendre actuel. qui pose mon acte de perception comme un évà nement de mon histoire. J e peux ainsi renvoyer A sa place dans le monde le quelque chose qui me touchait. je fixe la table qui n'est pas encore là je regarde h distance alors qu'il n'y a pas encore de profondeur.276 PHGNOMfiNOLOGIE DE LA PERCEPTION LE SENTIR 277 mes A l'objet et nous nous confondons avec ce corps qui en sait plus que nous sur le monde.Mais et qu'est-ce que le lià sans la liaison. et m'orienter vers l'objet détermin comme vers un avenir prochain. en reculant dans l'avenir. nous ne revenons pas à une forme quelconque d'empirisme. Il y a bien ici l'invocation. qui me découvr comme le penseur intemporel de l'objet. dans l'exploration sensorielle. elle s'étalà travers son corps dans le spectacle qui n'est encore spectacle de rien. renvoyer au pas& immédia la premièr attaque du monde sur mes sens. comme la premièr attaque de l'objet sur mes sens.il ny aurait ' pas le présent c'est-à -dir le sensible avec son épaisseu et sa richesse inépuisable la perception. Soudain. qu'est-ce que vivre l'unità de l'objet ou du sujet. non qu'elle le reçoivpassivement. i l u sécrè temps. . je ne les pense pas comme le feront l'analyse réflexiv la science. Ce n'est pas un acte personnel par lequel je donnerais moi-mêm u n sens neuf à ma vie. mais non pas l'exp6rience d'un naturant éternel Mon corps prend possession du temps. ce n'est pas moi comme et sujet autonome. mais parce que l'unità de l'objet appar . c'est moi en tant que j'ai u n corps et que je sais a regarder È Plutô qu'elle n'est une histoire v6ritable. encore déç de nouveau reprise. Dans chaque mouvement de fixation. Si je ne peux voir l'objet qu'en l'éloignan dans le passé c'est que. Celui qui. du pour la premièr fois. ne gardait u n pas& dans sa profondeur présent et n e le contractait en elle. et le corps auquel nous confions la synthès du monde perç n'est pas un pur donné une chose passivement reçueMais la synthès perceptive est pour nous une synthès temporelle. la perception qui lui succhde occupe et oblitèr elle aussi ma conscience. il n'est pas une chose. elle s e distingue à peine de ce qui s'offre A elle. mon corps noue ensemble un présent n passà et u n avenir. qu'est-ce que cet objet qui n'est pas encore objet pour quelqu'un? La réflexio psychologique. Dans cette couche originaire du sentir que l'on retrouve a condition de coïncidevraiment avec l'acte de perception et de quitter l'attitude critique. ou plutô il devient ce lieu de la nature ou. la subjectivité niveau de la perception. peut bien êtr seconde. il fait le temps au lieu de le subir. la volubilità est une propriétessentielle du regard. le motif ou le premier La moteur de tout le processus depuis son début synthès spatiale et la synthès de l'objet sont fondée ce déploie sur ment d u temps. il fait exister u n passà et un avenir pour un pr& sent. comme le a stimulus v. qu'il est destin6 A devenir objet pour un J e ultérieur perception est touLa jours dans le mode du a On v. Elle ne fait pas actuellement la synthès de son objet. sur les motifs et les moyens qu'on a d'en faire la synthèseC'est pourquoi nous avons dit avec Herder que l'homme est un sensorium commune. La prétentioà l'objectività de chaque acte perceptif est reprise par le suivant. Mais la réflexiotranscendantale. n'introduit rien en lui qui n'y soit déj: elle se borne à formuler ce qui donne un sens à a la table È a a la chaise w . La prise qu'il nous donne sur u n segment de temps. Mais tout acte de fixation doit êtr renouvelé sans quoi il tombe a l'inconscience. pour parler comme si Hegel. la perception atteste et renouvelle en nous une pr6histoire v. c'est donc qu'elle va passer a son tour. donne u n pass6 au présen l'oriente vers un avenir. et ré trospectif. puisqu'il va se donner comme antérieuA son apparition. ne faut-il pas que je la pense en lui pour l'y trouver et que je fasse la synthès de ce phénomè pour en avoir l'experience ? . L'acte du regard est indivisiblement prospectif. sinon la faire ? Mêm si l'on suppose qu'elle apparaî avec le phéno mèn de mon corps. L'objet ne reste net devant moi que si je le parcours des yeux. A la manièr empiriste. s'écoulen ne peuvent et subsister que ressaisies dans un nouvel acte lui-mêm temporel.

et que le temps s'échappA mesure qu'il se ressaisit. en somme. c'est-&-dire de cella qui veut se comprendre 279 - elle-meme. Qu'avons-nous donc au commencement ? Non pas un multiple donnà avec une aperception synthétiququi le parcourt et le traverse de part en part. par exemple. rompant avec la foi originaire de la perception. Mais nous avons vu que la perception originaire est une expériencnon-thétique prbobjective et préconsciente Disons donc provisoirement qu'il y a une matièr de la connaissance possible seulement. Ce qu'on appelle sensation n'est que la plus simple des perceptions et. grice au temps. d'un seul mouvement. enfin. A retrouver l'expériencirrbfléchi monde. C'est dans l'expériencde la chose que se fondera . A la sensation comme phénomè privé au sujet pur qui pose l'un et l'autre. et en lui consacrant tout l e champ perceptif. vides et déterminéen effectuant ces intentions.conséquen parler d'une synthbse actuelle alors que le multiple n'est pas encore dissocié Faut-il donc rejeter l'idéde synthès et celle d'une matièr de la connaissance ? Dirons-nous que la perception révè objets comme une lumièr les éclair les dans la nuit. pour percevoir une surface. que la théoride la connaissance est a recommencer. mais un certain champ perceptif sur fond de monde. et par exemple. Pour le moment.produit u n nouveau présen retient le passé qui L'alternative du naturà et d u naturant se transforme donc en une dialectique du temps constituà et du temps constituant. puisque le creux de l'avenir se remplit toujours d'un nouveau présent n'y a pas d'objet liÃsans liaison et Il sans sujet. est le monde. Dans la mesure mêm ou l'intellectualisme purifie la conscience en la vidant de toute opacité fait de la hyld une il véritabl chose et l'appréhensio des contenus concrets. Il ne faut pas. un emboîtemen t e une reprise des expérience antkrieures dans les expérience ultérieures mais nulle part une possession absolue de moi par moi. il n'y aurait pas de temps et comment cependant cette subjectività est le temps lui-même comment on peut dire avec Hegel que le temps est i'existence de l'esprit ou parler avec Husserl d'une autoconstitution du temps. réfléch éloigne objectiver c'est ou la sensation et faire apparaîtr face d'elle u n sujet vide en qui puisse parcourir ce divers et pour qui il puisse exister. De chaque point du champ primordial partent des intentions. Corrélativement chaque acte perceptif s'apparaî comme prélev sur une adhésio globale au monde. mais toute synthès est A la fois distendue et refaite par le temps qui. et Ces trois termes ne sont qu'A l'horizon de l'expériencprimordiale. ni par. Au centre de ce systèmeun pouvoir de suspendre la communication vitale ou du moins de la restreindre. se sépare d'un fond qui. comme modalità de l'existence. La tiiche d'une ré flexion radicale. réalise dans l'expériencprimordiale les détermination seront qui obtenues dans l'attitude critique.celui de la sensorialité c'est-&dire de la subjectività finie . l'ana. comme nous avons vu. pour replacer en elle i'atdu titude de vérificatio les opération et réflexives pour faire et apparaîtr réflexiocomme une des possibilitéde mon la etre. la rencontre de cette chose et de l'esprit devient impensable.ce sera en réfléchissa le temps et en sur montrant comment il n'est que pour une subjectivith. ne peut. Si nous devons résoudrle problèm que nous nous sommes posb . il ne suffit pas de la visiter.LE SENTIR rait par le temps. d'une manihre paradoxale. disait Malebranche. elle aussi. imagine l'âm sortant par les yeux et visitant les objets dans le monde ? Cela ne nous débarras serait pas mêm de l'idéde synthèsepuisque. Si l'on réponque la matièr de la connaissance est un ré sultat de l'analyse et ne doit pas êtr traité comme un 616ment réel faut admettre que corrblativement l'unità synil thétiqude l'aperception est. faut-il reprendre à notre compte ce réalism qui. une formulation notionnelle de l'expériencequ'elle ne doit pas recevoir valeur originaire et. J e pose une matièr de la connaissance. consiste. puisque sans elle. il faut retenir les moments du parcours et relier l'un A l'autre les points de la surface. pas d'unità sans unification. Rien ici n'est théma tisé l'objet n i le sujet ne sont posés On n'a pas dans le Ni champ originaire une mosaïqu de qualités mais une configuration totale qui distribue les valeurs fonctionnelles selon l'exigence de l'ensemble. avons-nous vu. la met en question et la confirme parce qu'il . les descriptions précédent celles qui et vont suivre nous familiarisent avec un nouveau genre de réflexio dont nous attendons la solution de nos probl&mes. j'adopte à son égarune attitude critique et que je me demande e ce que je vois vraiment W . mais il vaut comme blanc. lyse parviendra A l'objet de science. lorsque. J'ai bien. Nous convenons pour notre part que la matièr et la forme de la connaissance sont des ré sultats de l'analyse. u n papier a blanc à dans l'ombre n'est pas blanc a u sens d'une qualitÃobjective. Pour l'intellectualisme. le passà en soi n'etant plus et l'avenir en soi pas encore. en appuyant notre regard sur une partie du spectacle. pas plus qu'aucune perception.

L'espace n'est pas ie en milieu (rée logique) dans lequel se disposent les choses. ou mais le moyen par lequel la position des choses devient possible. dans les choses et je considkre vaguement l'espace tant& comme le milieu des choses. Il d'un rapport de contenant à contenu.L'ESPACE Nous venons de reconnaîtr que l'analyse n'a pas le droit de poser comme moment idéalemen séparabl une matièr de la connaissance et que cette matièreau moment oà nous la réalison un acte exprè de réflexion rapporte déj par se au monde. Lachièze-Re (L'Idéalismkantien). Donc. dont elle profite. et la référen naturelle de la matièr au monde nous conduit à une nouvelle conception de l'intentionnalité puisque la conception classique ( l ) . Il faut maintenant approcher plus directement cette nouvelle intentionnalitk en examinant la notion symétriqu d'une forme de la perception et en particulier la notion d'espace. ni mêm d'un rapport d'inclusion logique.qui traite l'expériencdu monde comme u n acte pur de la conscience constituante.l'idbal rkllexif de la pensbe thktique. C'est-à -dir qu'au lieu de l'imaginer comme une sorte d'éthe dans lequel baignent toutes les choses ou de le concevoir abstraitement comme u n caractèr qui leur soit commun. tantbt comme leur attribut (1) Nous entendons par là soit celle d'un kantien comme P. . . La rbflexion ne saisit donc elle-mêm son sens plein que si elle mentionne le fonds irréfléc qu'elle prksuppose. Kant a essayk de tracer une ligne de démarcatio rigoureuse entre l'espace comme forme de i'expkrience externe et les choses donnée dans cette expérience ne s'agit pas. un passk qui n'a jamais 6tk présent II. soit celle de Husserl dans la seconde périodde sa philosophie (pkriode des Ideen). puisque ce rapport n'existe qu'entre des objets. nous devons le penser comme la puissance universelle de leurs connexions. La réflexione refait pas en sens inverse un chemin déj parcouru par la constitution. qui sont toujours découpé lui. ne réussi le faire que à dans l'exacte mesure ou elle défini conscience comme la non-êtr absolu et corrélativemen refoule les contenus dans une à couche hylétiquà qui est de l'êtr opaque. puisque l'espace est antérieu ses prétendue à parties. et qui constitue pour elle comme un passk originel. bien entendu. comme celui qui existe entre l'individu et la classe. ou bien je ne réfléch je vis pas.

i'ai affaire A l'espace avec ses région différemmenqualifiées dont les dans le second. Elle reste incertaine. Sonle inversion of the retinal invige. qui dure huit jours. ou bien de percevoir des choses dans l'espace. Soit. preUminaru experiments on vision withou. Du troisièm a u septièm jour. Dans le premier cas.Dans le nremier cas. j'ai affaire 5 l'esuace eéométria dimensions son-tsubstituables. l'interprétatio de STBATTON. mon corps et les choses. avec double repr6sentation. selon Kant lui-même de toutes les connaissances touchant l'espace. ensuite (septièm jour) sans aucun effort. Vision u~ithoutinversion of the retinal image. Au septièm jour. s'entourent d'abord (troisiènl jour) a u prix d'un effort volontaire. dernièr instance. Nous voudrions ici l a confronter. la localisation des sons est correcte si l'objet sonore est vu en mêm temps qu'entendu. Les objets extérieur ont de plus en plus l'aspect de l a a réa lità È Dè le cinquièm jour.L'ESPACE commun. les objets paraissent. le corps se redresse progressivement et paraî êtr enfin en position normale. non pas sans doute motrices sont renversés mais a bizarres à et les réaction inversée: le sujet tend la main droite quand il faudrait tendre la gauche. le corps se présentencore s u r le fond de l'ancien espace. vont sans erreur à leur but. les objets apparaissent d'abord renversés mais moins irréel que la premièr fois. ( 2 ) C'est. et. Il faut nous adresser à quelque cas exceptionnel oà elle se défass e t se refasse sous nos yeux. la droite et la gauche. le paysage n'est plus renversé mais c'est le corps qui est senti en position anormale. . notre expérienc u haut à et d u a bas S. Quand il est étendimmobile s u r u n sofa. au moins implicitement. par exemple. leurs relations concrète selon l e h a u t et le bas. On sait comment cette distinction s e brouille a u niveau du savoir scientifique lui-mêm dans les conceptions modernes de l'espace. pour les parties invisibles du corps. d Nous n e saurions la saisir dans l'ordinaire de la vie. surtout quand le sujet est actif. Les nouvelles apparences visuelles qui. Le second jour. d'un horizon orientà comme elles. (1) STRATTON. Cette autre masse de sensations qui est le monde tactile est pendant ce temps demeuréa droite w . compte tenu du bouleversement visuel. la droite et la gauche conservent jusqu'à la fin de l'expérienc l'ancienne localisation. j ' i la siatialitÃhomogbne et isotrope. ou bien (si nous réfléchisson si et nous voulons savoir ce que signifient nos propres expé riences) d e penser l'espace comme le systbme indivisible des actes d e liaison qu'accomplit un esprit constituant ? L'expk rience d e l'espace n'en fonde-t-elle p a s l'unità p a r u n e synthbse d'unetout autre sorte ? Considérons-l avant toute klaboration notionnelle. et par conskquent u n e pure position distincte de' la situation d e l'objet dans son contexte concret. elle n e peut plus coïncideavec le monde visuel et en particulier le sujet a de son corps deux représentationinconciliables. ou mêm incorrecte. les gestes qui se laissaient d'abord tromper par le nouveau mode de vision et qu'il €a lait corriger. le proche et le lointain peuvent m'apparaîtr comme une multiplicità irréductible dans le second cas je découvr une capacità unique et indivisible d e dkcrire l'es~ace. si l'objet sonore n'apparaî pas dans le champ visuel. non pas avec les instruments techniques q u e l a physique moderne s'est donnés mais avec notre expérienc de l'espace. je pense actuellement les relations qui sont sous ce mot e t je m'aperçoi alors qu'elles ne vivent que par u n sujet qui les décrivet gui les porte. a u début étaien isolée sur un fond d'ancien espace. A la fin de l'expérience quand on retire les lunettes. Le psychologue est d'abord tentà d e dire (2) qu'aprè l'installation des lunettes le monde visuel est donnà a u sujet exactement comme s'il avait pivotà d e 180' et en conséquenc est pour lui renversé Comme les illustrations d'un livre nous apparaissent à l'envers si l'on s'est amusà à le placer a la têt en bas w pendant que nous regardions ailleurs. la masse de sensations qui constituent le panorama a étretournée placéelle aussi a la tgte cri bas W . aux cas de vision sans inversion rétinienne l'on fait porter à u n sujet des Si lunettes qui redressent les images rétiniennesle paysage entier parait d'abord irrée renverséa u second jour d e et l'expérience perception normale commence de s e rétablir la A ceci prè que le sujet a le sentiment que son propre corps est renversà (1). je peux au moins penser un pur changement de lieu qui n e modifierait en rien le mobile. p a r exemple. ou bien je réfléchi ressaisis l'espace à s a je source. l'une qui lui est donnépar ses sensations tactiles et par les a images visuelles à qu'il a pu garder de la périod anté (1) STRATTON. Au cours d'une seconde séri d'expd- - riences ( l ) . car elle est alors dissimul6e sous ses propres acquisitions. je passe de l'espace spatialisà à l'espace spatialisant. Est-il vrai q u e nous soyons devant l'alternative.

On explique le renversement du paysage. 617.soit au débu l'expérience de quand le monde est a renversà È soit A la fin de l'expériencquand il se à redresse È . p. u droit à en soi ne signifient évidemmen rien. (2) Some preli~ninary experimenfs. soit a u débu l'expérience de quand le champ tactilo-corporel parait a droit à et le champ visuel a renversà È soit dans la suite quand le premier se renverse pendant que le second s e redresse. et que les rapports objectifs. Car pour par pouvoir la donner au champ. par définitio nominale. l a régio champ visuel oà apparaissaient les pieds d u sujet du (1) STRATTON. a Renversà w e n soi. Vision wifhout inversion. le sujet n'a bient8t plus besoin de la médiatiod'un mouvement contrblÃpour passer d'un systènl a l'autre. Le a h a u t à d u champ visuel. Dans les choses. qu'ils sont pour ainsi dire marquédans le champ sensoriel par la distribution effective des sensations. ( 7 ) STRATTON. On ne peut prendre le monde et l'espace orientÃpour donné avec les contenus de l'expériencsensible ou avec le corps en soi. puis le retour A la vision normale. pp. il suffit de deux points pour défini une direction.. qui y paraissent. Mais cette interprktation est inintelligible. dè le second jour quand i l s e lave les mains (3).284 PHl%OMl?NOLOGIE DE L A PERCEPTION L'ESPACE 285 rieure à l'expérience l'autre. tantô a la têt en bas È mais des système d'apparences dorit l'orientation varie an cours de l'expé rience. Mais en aucun cas . dont nous disons. (5) STRATTON. que le mouvement nécessairpour atteindre ses jambes. p. Vision wilhout inversion. p. Au moment oà le corps tactile rejoint le corps visuel. O n répondra aprè imposition des lunettes.l'orientation du champ n e peut êtr donné les contenus. il les y a voit È mais encore il les y a sent à (6) e t finalement a ce qui avait ét anciennement a le haut w d u champ visuel commence à donner une impression tr&s Semblable à celle qui appartenait a u a bas à et vice versa > (7). prépondérant parce qu'elles sont fournies p a r la vue. The 492-505. ( 4 ) STRATTON. nous n'avons encore que des champs sensoriels qui n e sont pas des agglomérat sensations posé de devant nous. 350. qu'ils sont a droits È Mais la mêm question se pose A propos de ces champs-repère : leur simple présenc ne suffit pas & donner une direction quelle qu'elle soit. ne déterminenpas notre expérienc a haut à et du a bas à ˆ il s'agit préciséme du de savoir comment un objet peut nous apparaitre a droit à . p a r exemple.ses jambes viennent réside dans ce qu'il appelait le a haut à du champ visuel. celle de la vision présente qui lui montre son corps a les pieds en l'air È Ce conflit d'images n e peut finir que si l'un des deux antagonistes disparaît Savoir comment une situation normale se rétabli revient alors à savoir comment la nouvelle image d u monde et du corps propre peut faire a pilir à (1)ou a déplace (2) à l'autre. 614. ibid. têt et pieds. cesse de se défini comme < le haut W . (6) STRATTON. et i l s'agit justement de savoir ce qui se passe lorsque ces apparences flottantes s'ancrent soudain et se situent sous le rapport du a haut à et du a bas W . Some preiiminaru experimenfs. le champ visuel apparait renversà p a r rapport a u champ tactilo-corporel ou par rapport a u champ visuel ordinaire. Cette désignatio la revient à la régioou apparaî tête celle des pieds redevient le bas. spatial harmony of touch and sighf. p. oà les jambes apparaissent d'abord. (3) Vision wilhouf inversion. tantô a la têt en haut w . ayant ét fréquemmen identifià avec ce qui est le a bas à pour le toucher. C'est donc l'expériencd u mouvement contrôl p a r la vue qui apprendrait a u sujet h mettre en harmonie les donnéevisuelles et les donnée tactiles : il s'apercevrait. 346. non seulement. et qui étai jusqu'ici u n mouvement vers a le bas È est figurà dans le nouveau spectacle visuel p a r u n mouvement vers ce qui étai auparavant a le h a u t È Des constatations de ce genre permettraient d'abord d e corriger les gestes inadaptée n prenant les donnée visuelles pour de simples signes à déchiffre et e n les traduisant dans le langage d e l'ancien espace. puisque l'expkrience montre justement que les même contenus peuvent tour à tour êtr orientédans un sens ou dans l'autre. soit enfin a u terme de l'expériencquand tous les deux sont à peu prè a droits W . par exemple. il faudrait que ces contenus eussent eux-même une direction. mêm sans aucun changement dans la constellation des stimuli. en supposant que le haut et le bas se confondent et varient avec la direction apparente de la têt et des pieds dowé dans l'image. p. Une entre les fois devenues a habituelles à (4) elles créeraien directions anciennes et les nouvelles des a associations à (5) stables. Seulement nous ne sommes pas dans les choses. On remarque qu'elle y réussi d'autant mieux que l e sujet est plus actif et. 350. enregistré u r l a rétinpar l a s position de l'image physique. qui supprimeraient finalement les première a u profit des secondes.

il s'agissait de savoir comment l'image du monde qui. mais i l n'a actuellement aucune direction et. L'intellectualisme p a r t d e cette relatività du haut et du bas. le sujet voit d'abord la chambre a oblique B. comme le montre l'expérienc e et d Stratton. L a question ne s'impose pas seulenlent i une psychologie empiriste qui traite la perception de l'espacc comme la réceptio nous en d'un espace réell'orientation phénoména objets des comme u n reflet de leur orientation dans le monde. à ce titre. de proche en proche. mais n'en peut pas sortir pour rendre compte d'une perception effective de l'espace. la mise en place du monde est indéfinimendifféré le a haut à et le a bas à perdent tout sens assignable. on n e reconnaisse à certains contenus le pouvoir de s'installer eux-même dans l'espace. Nous savions déjqu'il n'y a aucun sens dire que l'image oblique (ou renverséeapporte avec elle une nouvelle localisation du haut et du bas dont nous prendrions connaissance par l'exploration motrice du nouveau spectacle. Nous avons A rechercher l'expériencoriginaire de l'espace en deç de l a distinction d e la forme et du contenu. . cependant. sans aucune exploration motrice. mais aussi bien à une psychologie intellectualiste pour laquelle le a droit à e t le u renversà w sont des relations et dépenden des repère auxquels on se rapporte. aucun espace. qui s'ancre en elles e t se fasse solidaire d'elles.mais l'expériencen mCme temps que la réflexiomontre qu'aucun contenu n'est de soi orient&. d'un espace qui n e glisse pas sur les apparences. l'homme qui se dkplace dans la pihce. de mon expérienccorporelle ce point fixe dont nous avons besoin si nous voulons comprendre qu'il y ait pour nous des directions. L'intellectualisme n e peut pas mêm admettre q u e l'image du monde soit renversé aprè imposition des lunettes. mais qui. p. Un homme qui s'y déplac semble marcher inclinà s u r le cÔf6 Un morceau d e carton qui tombe le long du chambranle d e la porte paraî tomber selon une direction oblique. n i celle de l'espace spatialisant. Tout se passe comme si certains objets (les murs. Si l'on s'arrange pour qu'un sujet n e voie la chambre oà il se trouve que p a r l'intermédiair d'un miroir qui l a reflèt en l'inclinant de 45" par rapport à la verticale. u n changement brusÈ q u e intervient : les murs. ou encore rien qui rende incompatibles l'expé rience visuelle d u corps à renversà à et l'exphience tactile du corps a droit È puisqu'il n e consid6re le spectacle de nulle part et que toutes les relations objectives du corps et de l'entourage sont conservéedans le nouveau spectacle. par une contradiction impossible. l a direction de chute du carton deviennent verticaux (1). Nous ne pouvons donc comprendre l'expériencd e l'espace ni par la considératiodes contenus n i par celle d'une acti- vità pure d e liaison et nous sommes en présencd e cette troisièm spatialitÃque nous faisions prévoi tout A l'heure. survivre k leur bouleversement. Car il n'y a pour u n esprit constituant rien qui distingue les deux expérience avant et aprè l'imposition des lunettes. Cette expérience analogue à celle de Stratton. déterminb comme obliques par rapport ? un niveau donné I prktendaient de soi à fournir les directions privilégiée attiraient à eux la ver(1) WERTHEIMER. au cours de l'expbrience ce spectacle induit un autre niveau par rapport auquel l'ensemble du champ visuel peut de nouveau apparaîtr droit. en soi. est renverséepeut se redresser pour moi. d'un ici absolu qui puisse. et qui. L'ensemble est a étrang Aprè quelques minutes. n e soit pas donnà avec elles A l a manièr réaliste puisse. ce qui ramèn l'empirisme et ses difficultés l est I aisà de montrer qu'une direction ne peut êtr que pour un sujet qui la décrit un esprit constituant a éminemmen et le pouvoir d e tracer toutes les directions dans l'espace. Disons 'que la perception admettait avant l'expérienc u n certain niveau spatial. . par suite. On voit donc la question : l'empirisme se donnerait volontiers avec l'orientation effective. Experimenlelle Studien liber dos Sehen von Bewegung. Nous avons besoin d'un absolu dans le relatif. échapp l'analyse kantienne à e t est présupposà par elle. par rapport auquel le spectacle expérimenta apparait d'abord oblique. Mais nous voyons maintenant que cette exploration n'est pas mêm nécessair qu'en conséquenc et l'orientation est constituépar un acte global du sujet percevant. les portes et le corps de l'homme dans la chambre). L'intellectualisme. faute d'un point de dépar effectif. demeure en deçdu problèm de l'espace orientà parce qu'il n e peut pas mêm poser la question : avec l'empirisme. Comme l'axe d e coordonnée choisi. n'est encore situÃdans l'espace que par ses rapports avec u n autre repèreet ainsi de suite.L'ESPACE 287 ou a renverse à et ce que veulent dire ces mots. qui n'est n i celle des choses dans l'espace. à moins que. quel qu'il soit. 258. donner u n sens à toutes les dkterminations de l'espace. a l'avantage de mettre en évidencune redistribution instantanke d u haut et dti bas. aussi bien que l'empirisme. et que.

Mais si le corps. Ce corps un virtuel déplac corps rée tel point que le sujet ne se le a sent plus dans le monde oà il est effectivement. jouaient le rôl de a points d'ancrage à (1) et faisaient basculer le niveau précédemn~e établi Nous ne tombons pas ici dans l'erreur rêalist qui est de se donner des directions dans l'espace avec le spectacle visuel. cette merveille se produit que la chambre reflétà évoqu sujet capable d'y vivre. labyrinthiques. la direction objective de mon corps peut former u n angle appréciabl avec la verticale apparente du spectacle.un sujet. par la seule attien tude de mon corps. dans cette fonction.elle est. cità ibid. Projeté l'absence de points d'ancrage. il ne l'habite pas. comme mosaïqu de sensations données défini ne aucune direction. 257. L'image du miroir lui un donne d'abord une chambre autrement orientée c'est-à -dir que le sujet n'est pas en prise avec les ustensiles qu'elle renferme. par WERTHEIMER. puisque le spectacle expérin~enta pour nous orientà (obliquement) que n'est par rapport A un certain niveau et qu'il ne nous donne donc pas de soi la nouvelle direction du haut et du bas. comme quand je me couche sur le sol. mêm avec un champ visuel plein. s'asseoir. Il s'installe quand. (3) La Structure du Comportement. une certaine prise de mon corps sur le monde. place en position oblique un cordon mobile qu'on lui demande de placer verticalement (21. le corps n'a pas plus d'orientation définique les autres contenus. Nous maintenons que le a niveau spatial à ne se confond pas avec l'orientation du corps propre. ce n'est pas mon corps tel qu'il est en fait.. Ce qui importe pour l'orientation du spectacle. dont la tCte est inelinke. de déterminà quand le corps est assoupi. -telles que marcher. (2) NAGEL. lïinesthà siques. 199. mêm s'il a les yeux fermés habitat possible. Au moment ou le sujet de Wertheimer prend place dans le dispositif prépar pouf lui. en concurrence avec les autres secteurs de l'expé ricncc. comme dans les expérience Nagel.dessine devant lui. . ouvrir une armoire. Si la conscience du corps propre contribue sans aucun doute A la constitution du niveau. utiliser une table. entre mon corps comme puissance de certains gestes. et si les a points d'ancrage s manquent. On serait tentÃde dire que la verticale est la direction défini par l'axe de symétri notre corps comme systèm synerde gique. Mon corps est l oà il a quelque A chose à faire. La constitution d'un niveau spatial n'est qu'un des moyens de la constitution d'un monde plein: mon corps est en prise sur le monde quand m a perception m'ofTre u n spectacle aussi variÃet aussi clairement articulÃque pos- - . mais mon corps comme systèm d'actions possibles. lorsque mon corps effectif vient à coïncideavec le corps virtuel qui est exigà par le spectacle et le spectacle effectif avec le milieu que mon corps projette autour de lui. . 253. par exemple quand on opèr dans l'obscurité Comme masse de donnée tactiles. et l'expériencde Wertheimer montre que (1) Jbid. par les seules exigences du spectacle. comme dans l'expérienc de Wertheimer. s'établiun pacte qui me donne jouissance de l'espace comme aux choses puissance directe sur mon corps. penche la têt pour la placer parallèlemen A cette verticale dévià (3). et la verticale ne tend à suivre la direction de la têt que si le champ visuel est vide. C'est alors il que le niveau spatial bascule et s'établi dans s a nouvelle position. Mais mon corps peut cependant se mouvoir sans entraîne avec lui le haut et le bas. et à condition qu'il ne renforce pas son ancrage initial en jetant les yeux hors du miroir. comme exigence de certains p l m s privilégiks le spectacle et perç comme invitation aux même gestes et théât des même actions. cette orientation d u niveau génér l'expérience de L'observation de Wertheimer montre justement comment le champ visuel peut imposer une orientation qui n'est pas celle du corps. Il est donc une certaine possession du monde par mon corps.288 PHEM0Mf"NOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 289 ticale.il apparaî normalement A la jonction de mes intentions motrices et de mon champ perceptif. et enfin ce que c'est que le a haut v et le a bas È si ce ne sont pas de simples noms pour désigneune orientation en soi des contenus sensoriels. comme chose dans l'espace objectif. Les variations du tonus musculaire. u n corps virtuel dont le a lieu v phénomén défin sa est par tâch et par s a situation. p. il ne cohabite pas avec l'homme qu'il voit aller et venir. Aprè quelques minutes. par contre le corps comme agent joue u n rôl essentiel dans l'établissemen d'un niveau. et qu'au lieu de ses jambes et de ses bras véritables se sent les jambes il et les bras qu'il faudrait avoir pour marcher et pour agir dans la chambre reflétéhabite le spectacle. et il reçoitlui aussi. modifient la verticale apparente au point que le sujet. .. p. l'aire de ses actions possibles. . Reste à savoir ce qu'est au juste ce niveau qui se précè toujours luimême toute constitution d'un niveau supposant un autre niveau préétabl comment les a points d'ancrage È du milieu d'un certain espace auquel ils doivent leur stabilité nous invitent à en constituer un autre. p.

demandera-t-on. c'est que je vais d'un systbme de positions à l'autre sans avoir la clef de chacun des deux et comme un homme chante dans un autre ton u n air qu'il a entendu sans aucune connaissance musicale. non pas une masse de sensations effectives. comment l'opératiopourrait-elle avoir une allure systématiqu comment des pans entiers de l'hoet rizon perceptif viendraient-ils s'adjoindre d'un seul coup aux objets déja redressé ? Si au contraire la nouvelle à orientation résultai d'une opératio la pensé consisde et tait en un changement de coordonn6es. Il ne faut pas se demander pourquoi l'êtr est orientépourquoi l'existence est spatiale.fait surgir une direction. on comprend les phénomèn que Stratton a décrit sans en rendre compte. ibid. on obtient un renversement du champ auditif comparable au renversement du champ visuel dans l'experience de Stratton. vivant déjà da paysage. mais le corps qu'il faut avoir pour percevoir un spectacle donné Tout nous renvoie aux relations organiques d u sujet et de l'espace.L'ESPACE 291 sible et quand mes intentions motrices en se dkployant reçoivendu monde les réponse qu'elles attendent. pour faire arriver à l'oreille droite les sons qui viennent de la gauche avant qu'ils atteignent l'oreille gauche. a redresser w le champ auditif. u n visage vu a à l'endroit w et l e mêm vi- - l'objet sonore parce qu'il inhibe ses phknomhes sonores et a vit à dans le visuel. qui Il est essentiel à l'espace d'êtr toujours a déj constituà > et nous ne le comprendrons jamais en nous retirant dans une perception sans monde. un milieu génér pour l a coexistence de mon corps et du monde. (2) Le sujet peut. ALI cours de l'expérience constate une phase intermédiair on od le corps tactile paraî renversÃet le paysage droit parce que. on n'arrive pas. Ce maximum de nettetà dans la perception et dans l'action défini u n sol perceptif. Mais nous nous plaçon à l'intérieude la perception. Pourquoi. Elle nous enseigne l'essence de l'espace et la seule méthod permette de le comprendre. L'expériencperceptive nous montre au contraire qu'ils sont présupposà dans notre rencontre primordiale avec l'êtr et que l'êtr est synonyme d'êtr situe. a l'aide d'un pseudophone. with acoustical transposition of the ears.Si la transposition est systématique cependant et partielle et progressive. La possession d'un corps emporte avec elle le pouvoir de changer de niveau et de a comprendre à l'espace. Avec la notion du niveau spatial et du corps comme sujet de l'espace. Elle n'est correcte et le son ne gauche que si l'objet est vu en i parait venir de l'objet situ6 ? Auditory localizalion mêm temps qu'entendu. u n fond de ma vie. La localisation des sons par l'ouï seule reste jusqu'à la fln de l'expériencincorrecte. dans notre langage de tout A l'heure. Si l'on s'arrange. parce que je me porte tout entier dans le nouveau spectacle et que j'y place pour ainsi dire mon centre de gravità (2). et pourquoi sa coexistence avec le monde polarise l'expériencet . pourquoi. Le champ perceptif s e redresse et à la fin de l'expériencje l'identifie sans concept parce que je vis en lui. je le perçoipar lÃmêm comme le droit et que la perturbation expérimental trouve mise au se compte du corps propre qui est ainsi. et nous nous demandons préciséme comment elle peut acceder à des directions absolues. YOUNG. de manièr qu'il ait à ajuster les dimensions de son comportement à celles du monde. T. la perception nette et l'action assurén e sont-elles possibles que dans un espace ph6noména orienté Cela n'est &vident que si l'on suppose le sujet de la perception et de l'action confrontà avec u n monde ou il y a déjdes directions absolues. Pour le sujet pensant. Mais on voudra aller plus loin dans l'analyse. à cette prise du sujet sur son monde qui est l'origine de l'espace. . Si le a redressement à du champ résultai d'une sérid'associations entre les positions nouvelles et les anciennes. L a question ne pourrait êtr posé que si ces faits étaien accidents des qui adviendraient à u n sujet e t i u n objet indifférentA i l'espace. nous ne pouvons donc pas les supposer donnéedans la genès de notre expérienc spatiale. P. notre corps n'est pas en prise sur le monde dans toutes les positions. en dépi d'une longue accoutumance. Or. L'objection revient à dire ce que nous disons depuis le débu que la constitution d'un niveau suppose : toujours u n autre niveau donné que l'espace se préc&d toujours lui-même Mais cette remarque n'est pas la simple constatation d'un 6chec. T. comment le champ auditif ou tactile pourrait-il résisteà la transposition ? Il faudrait que le sujet constituant fûpar impossible divis6 d'avec lui-mêm et capable d'ignorer ici ce qu'il fait ailleurs (1). P. Au débu l'expérience de (1) Le changement de niveau dans les phénomèn sonores est tr&s difficile i~ obtenir. sur donner l'illusion d'une localisation correcte quand il voit le champ visuel parait A la fois renverse et irrkel parce que le sujet ne vit pas en lui et n'est pas en prise avec lui. comme la possession de la voix celui de changer de ton. dans les expérience l'inversio6 auditive. YOUNG.

ni figures. les cils. ni objets. Renverser u n objet.292 PHfh'OMJ%OLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 293 sage vu a A l'envers w sont indiscernables. et quelquefois mêm nous la prenons en effet. il n'y a aucun privilèg statistique en faveur du visage a droit v . . Sans doute je puis avoir conscience d u mêm objet dans différente orientations. ni fonds. c'est lui ôte sa signification. ceiui qu'il a doit v occuper. et la question est justement de savoir pourquoi dans ces conditions il m'est donnÃplus souvent qu'un autre. c'est le moyen par lequel je le reconnais et j'ai conscience de lui comme d'un objet.ici le visage et ses expressions. Ce milieu lui-mêm n'est spatialement d6fini que pour u n niveau préalablemen donnb. deux globes mobiles entouré crins luisants de et souligné par des brosses dures. comme nous le disions tout à l'heure. mais un horizon qui par principe ne peut jamais etre atteint et thématisdans une perception expresse. mais un être-pour-le-regar qui le rencontre sous u n certain biais et ne le reconnaî autrement. il faut que ma premihre perception et ma premièr prise sur le monde m'apparaisse comme l'exkcution d'un pacte plus ancien conclu entre X et le monde en general. celui qui m'est donnà le plus fréquemmen t que e le visage renverse m'étonnparce que je ne le vois que rarement. Pour le sujet de la perception. et l'orientation dans l'espace n'2st pas un caracthe contingent de l'objet. puisque nous noua sommes placé l'origine de tous. les sourcils prennent un air de matérialitque je ne leur ai jamais. C'est pourpas quoi chaque objet a a s o n s haut et a son w bas qui indiquent. entre tous les aspects possibles d'un visage. pour un moment ce visage est normal. que mon histoire soit la suite d'une préhistoirdont elle utilise les rksultats acquis. E t puisque cependant i l ne peut êtr oriente a en soi w . En génér notre perception n e comporterait ni contours. Si l'on admet que m a perception lui donne u n privilèg et se réfè lui comme A à une norme pour des raisons de symétrie se demandera on pourquoi au-delà d'une certaine obliquità le a redressement w ne s'opèr pas. On dira sans doute que le visage a droit à est. ses expressions effrayantes. p a r conséquen ne serait perception de rien et enfin elle elle n e serait pas. pour un niveau donné son lieu à naturel w . Pourtant ce ne peut 8tre u n certain monde. Ainsi comme tout êtr concevable se rapporte directement ou indirectement au monde perçu comme le monde perç et n'est saisi que par l'orientation. Il faut que mon regard qui parcourt le visage et qui a ses directions de marche favorites ne reconnaisse le visage que s'il en rencontre les détail dans un certain ordre irréversible faut que le sens mêm de il l'objet. a la place de la bouche. c'est avoir sur lui une certaine prise. que la montagne OU tout à l'heure je peinais quand je la redescends à grands pas. Mais les visages ne s'olfrent pas souvent en position rigoureusement verticale. . comme quand nous inclinons la têt pour regarder une photographie que notre voisin tient devant lui. un certain spectacle. nous ne pouvons dissocier l'êtr de l'êtr orienté n'y a pas lieu de a fonder à l'esil pace ou de demander quel est le niveau de tous les niveaux. trouvé Pour la premièr fois je vois vraiment ce visage renversà comme si c'étailà sa posture a naturelle w : j'ai devant moi une têt pointue et sans cheveux. je peux mêm reconnaitre un visage renversé Mais c'est toujours à condition de prendre devant lui en penséune attitude dkfinie. Son êtr d'objet n'est donc pas un être-pour-le-sujet pensant. . mon existence personnelle la reprise d'une tradition prkpersonnelle. Voir un visage ce n'est pas former Vidéd'une certaine loi d e constitution que l'objet observerait invariablement dans toutes ses orientations possibles. pouvoir suivre à sa surface un certain itinérair perceptif avec ses montée et ses descentes. Si le spectacle se prolonge. Le niveau primordial est à l'horizon de toutes nos perceptions. Si quelqu'un est étendsur un lit et que je le regarde en me plaçana la têt du lit. si le sujet de la perception n'étai pas ce regard qui n'a prise sur les choses que pour une certaine orientation des choses. avec. puisque ceux-ci auraient besoin d'un niveau avant le premier niveau pour etre determinédans l'espace.soit lià à son orientation comme le montre assez la double acception du mot u sens w . qui porte au front un orifice saignant et plein de dents. if change soudain d'aspect : le visage devient monstrueux. Ainsi la skrie de nos expériences jusqu'à la première se transmettent une spatialitk déjacquise. Le premier niveau spatial à n e peut trouver nulle part ses points d'ancrage. le visage vu a à l'envers s est méconnais sable. Notre premihre perception A son tour n'a pu êtr spatiale qu'en se reféran une orienà tation qui l'ait précédÃfaut donc qu'elle nous trouve Il déj à l'Å“uvr dans un monde. aussi méconnaissable je le prends en sens si inverse. et. mais je sens que je pourrais faire le tour du lit et je vois par les veux d'un soectateur placà au pied du lit. Il y a bien u n certain désordr dans les traits et j'ai du mal à comprendre le sourire comme sourire. Chacun des niveaux dans lesquels nous vivons tour à tour apparaî lorsque nous jetons l'ancre dans quelque u milieu s qui se propose A nous.

Ce qui rend la profondeur invisible pour moi. Dans l'analyse réflexive c'est pour une raison de principe que la profondeur n'est pas visible : mêm si elle pouvait s'inscrire sur nos yeux. p. mais le systèm de à fonctions à anonymes qui enveloppent toute fixation particulièr dans u n projet généra cette adhésioaveugle Et au monde. et c'est ce qui de la rend invisible. quoi qu'il en soit de l'image rétinienne profondeur ne peut pas la etre vue parce qu'elle ne se déploi pas sous notre regard et (1) STRATTON.294 PHENOMEhOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 295 Il y a dbnc u n autre sujet au-dessous de mci. la largeur est immédiatemen kquivalente A la pro- . et par E STBAUSS. a u contraire. il est recommencb de à chaque moment. on ne peut ni l'observer. ne lui apparaî qu'en raccourci. puisqu'il est supposà dans toute observation. l'argument n'aurait pas mêm u n semblant de consistance. n i un acte de liaison du sujet. ni le voir sortir d'une opératioconstituante. je suis mal placà pour la voir. tandis que pour moi cette distance est ramasséen u n point. C'est lui qui donne son sens de A toute perception ultérieur l'espace. et ainsi la distance. tandis que pour moi ils se cachent l'un l'autre . les deux doctrines sous-entendent le mêm refoulement de notre expérienceffective. E n assimilant d'emblél'une A l'autre. La position d'un niveau est l'oubli de cette contingence et l'espace est assis sur notre facticité n'est ni u n Ce objet. A retracer le8 phases. son point de vue sur le monde. les deux philosophies se donnent comme allant de soi le rhsultat d'un travail constitutif dont nous avons. Ce que j'appelle profondeur est en réalitune juxtaposition de points comparables à la largeur. non pas le corps momentanà qui est l'instrument de mes choix personnels et se fixe sur tel ou tel monde. et sans cette condition. . il faut de que le sujet quitte sa place. De même l'intellectualisme ne peut faire apparaîtr dans l'expkrience de la profondeur un sujet pensant qui en fasse la synthès que parce qu'il réfléch une profondeur réalisé une juxtasur sur position de points simultanéqui n'est pas la profondeur telle qu'elle s'offre A moi. 267-269. J e la verrais si j'étaiA la place d'un spectateur latéral qui peut embrasser du regard la séri objets disposé des devant moi. Wertheimer parle d'un à vertige visuel à (ExperimentelleSludien. Si opposée qu'elles soient. 400. 1" jour de l'expérien ce. Sinn der SiYom pp. puisqu'il lui est essentiel d'êtr déjconstitué c'est ainsi qu'il peut donner et magiquement au paysage ses détermination spatiales sans jamais paraîtr lui-même Les conceptions classiques de la perception s'accordent pour nier que la profondeur soit visible. e t se pense dans une sorte d'ubiquité Pour Dieu. Pour traiter la profondeur comme une largeur considérh profil. l'apport perpétue sa corporéità communication avec le monde de une plus vieille que la pensée Voilà pourquoi ils engorgent la conscience et sont opaques à la réflexion labilità des niLa veaux donne non seulement l'expérienc intellectuelle d u désordre mais l'expériencvitale du vertige et de la nausé (1) qui est la conscience et l'horreur de notre contingence. n'existe que pour un sujet qui en fasse la synthès et qui la pense. mais parce que nous sommes engagé dans un monde. Si on lui opposait qu'aprè la critique de l'a hypothès de constance à nous ne pouvons juger de ce que nous voyons par ce qui se peint sur nos rétines Berkeley répondraisans doute que. est a peu prè celui-ci. comme toutes les autres relations spatiales. Nous tenons debout non par la mécaniqu du squelette ou mêm par la régulatio nerveuse du tonus. Vision wilhout inversion. c'est préciséme ce qui la rend pour le spectateur visible sous l'aspect de l a largeur: la juxtaposition des points simultané une seule sur direction qui est celle de mon regard. c'est mon corps. La profondeur que l'on déclar invisible est donc une profondeur déj identifié A la largeur. Si cet engagele ment se défait corps s'effondre et redevient objet. pour qui u n monde existe avant que je sois là et qui y marquait m a place. L'argument de Berkeley. 257-259). Berkeley montre qu'elle ne saurait êtr donné la vue faute de pouvoir êtr A enregistrée puisque nos rétinene reçoivendu spectacle qu'une projection sensiblement plane. Cet esprit captif ou naturel. l'impression sensorielle n'offrirait qu'une multiplicitÃen soi à parcourir. (1) La distinction de la profondeur des choses par rapport & moi et de la distance entre deux objets est faite par PALIABD.ou voir la distance de mon corps au premier objet. si on l'explicite tout à fait. L'espace et en générperception marla quent au cÅ“u du sujet le fait de sa naissance. Ici et là la profondeur est tacitement assimiléà la largeur considérà profil. mais la profondeur pour u n spectateur placà latéralement c'est-à -dir enfin la largeur (1). Simplement. pour parvenir A u n espace isotrope. L'illusion de Sinnsteden et le probltme de l'implication percept i v e . qui est partout. pp. ce parti-pris en faveur de l'êtr n'intervient pas seulement au débu ma vie.

comme on l'a dit avec profondeur. nous ne pouvons mettre en elle des relations objectives qui n e sont pas encore constituéeà son niveau. L'intellectualisme et l'empirisme ne nous donnent pas un compte rendu de l'expérienchumaine du monde . celle qui se forme sur le corps écraest exactement proportionnelle i l'intervalle qui le sépar l'objet. L'illusion de Sinnsteden et le problime de l'implication perceptive. Les a signes à qui. ou encore une voiture arrêtÃdevant moi est mise en marche et s'&loi-. ou les autres n'apparattront que plus tard. de toutes les dimensions. c'est-à -dir une profondeur qui n'est pas encore objectivé constitube et de points extérieur l'un à l'autre. si je peux remonter de la grandeur apparente à sa signification. Voici ma table. signifient qu'entre la table et moi il y a un intervalle. entre la voiture et moi un intervalle croissant que je ne puis voir d'oà je suis. (3) PALIARD. elle est. pour ainsi dire. Mais. un déplacenlen selon la largeur tel que je le percevrais si j'observais du haut d'un avion et qui fait. C'est la grandeur apparente de la table. partons du compte rendu superficiel que nous en donne la p e n d e obsédà le monde et par l'objet. ni par elle annonce u n certain lien indissoluble entre les choses et moi par lequel je suis situà devant elles. Recherche de la véritk Livre Iff. pour rendre compte de cette apparence. tout le sens de la profondeur. . la plus a existentielle È parce que c'est ce qu'il y a de vrai dans l'argument de Berkeley elle ne se marque pas sur l'objet lui-même elle appartient de toute bvidence à la perspective et non aux choses . c'est à condition de me représente mes regards. L'expérienc de la profondeur selon les vues classiques consiste à déchiffre certains faits donné la convergence des yeux. ou le savoir et en particulier la science n'ont pas encore rkduit et nivelà la perspective individuelle. d'autant plus inclines l'un sur l'autre que l'objet est plus proche (2) . c'est-à -dir sa naissance pour nous du dans ce champ ou chaque perception nous replace. Mais nous ne savons rien encore du monde et de l'espace objectifs. ne peut pas êtr encore étalà themaet tisée grandeur apparente et la convergence elles-même La ( 1 ) MALEBRANCHE. chap. je construis. Tous les hommes admettent 'sans aucune spéculatiol'équivalencde la profondeur et de la largeur . la grandeur apparente de l'image . C'est pourquoi les cartésien parlaient d'une a géométr naturelle È La signification de la grandeur apparente et de la convergence.296 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 297 fondeur. et c'est ce qui fait que les philosophes comme les autres hommes peuvent oublier l'originalità de la profondeur. nous dépasseron encore une fois les alternatives classiques et nous préciseronle rapport du sujet et de l'objet. ils en disent ce que Dieu pourrait en penser. c'est par elle que nous devons accéde un monde. à condition d'insére mes yeux. Que veulent dire ces mots ? Pour reveiller l'expérienc perceptive. dit-elle. mes yeux qui le fixent convergent davantage. en dernièr analyse. à premièr vue. comme les deux bâton de l'aveugle. ou nous sommes encore seuls. ou le mur. X (2) Ibid. passer pour une relation entre les choses elles-même ou le sujet percevant n'est pas implique. 383. du piano et du mur qui. comparee A leur - grandeur réelle met en place dans l'espace. Mais j'ai encore d'autres signes de la distance. La distance est la hauteur d'un triangle dont la base et les angles à la base me sont donné(1) et. c'estA-dire la distance. elle ne peut donc ni en êtr tirée mCme y êtr posé la conscience. c'est à condition de savoir qu'il y a u n monde d'objets indéformables mon corps est en face que de ce monde comme un miroir et que. a il n'y a rien avant elle qui soit esprit à (3). je veux dire que la hauteur du triangle est déterminà par ses relations avec ces grandeurs dond e s . la profondeur nous oblige A rejeter le préjugdu monde et à retrouver l'expérienc primordiale ou il jaillit . En retrouvant la vision de la profondeur. comme l'image du miroir. rieur dans un mêm espace objectif.en les replaçandans le contexte de relations objectives qui les expliquent. elle est partie dans l'évidenc d'un monde intersubjectif. Ces par mots. par hypothèsedevraient nous introduire à l'expériencde l'espace ne peuvent donc signifier l'espace que s'ils sont déj pris en lui et s'il est déj connu. à Il faut donc d'abord la décrire Plus directement que les autres dimensions de l'espace. mon corps et l'extk-. nous cherchons à décrir le phénomè monde. gne. Puisque la perception est l'initiation au monde et que. en d'autres termes. I . Si je de peux comprendre la convergence comme u n signe de la distance. C'est à travers elle. p. tandis que la largeur peut. Quand la les voiture s'élè lentement vers l'horizon tout en perdant de sa taille. Et sans doute c'est le monde lui-mêm qui nous invite à substituer les dimensions et à le penser sans point de vue. quand je dis que je vois à distance. et plus loin le piano. mais qui se signale à moi par la grandeur apparente de l'objet. A mesure qu'un objet s'approche.

et il resterait A en prendre conscience. Les psychologues en concluent qu'elles ne sont pas des signes. La relation du moti(1) En d'autres termes : un acte de conscience ne peut avoir aucune cause. dans la perception mêmeexplicitement connues. au sens platonicien. l'assumer. Mais nous préféro pas introduire le concept ne de conscience que la psychologie de la forme pourrait contester et que pour notre part nous n'acceptons pas sans réserve nous et nous en tenons i~ la notion incontestable d'expérience LARME. i l nous rappelle A la description pure des ph& nomène avant le monde objectif. soit pour réconforte une famille affligée pour rendre au mort les a derniers devoirs È soit et. en décidan faire ce voyage. mêm lorsqu'il n'est pas articulà et posà A part. Nous constatons que l'organisation en profondeur apparaî quand une certaine grandeur de l'image rétinienn u n certain degrÃde convergence se produisent ou objectivement dans le corps .. et. le second la situation assumée Ainsi u n deuil motive mon voyage parce qu'il est une situation oà ma présencest requise. Peut-on ainsi limiter la description. il nous fait entrevoir l a profondeur vécuhors de toute géométrit c'est alors E qu'il interrompt la description pour se replacer dans le monde et dérive l'organisation en profondeur d'un enchainement de faits objectifs. mais des conditions ou des causes de la profondeur. il n'y a qu'à l'enregistrer sans plus. par exemple. qu'un voyage est motivÃ? On entend par là qu'il a son origine dans certains faits donnés non que ces faits à eux seuls aient la puissance physique de le produire.298 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 299 ne peuvent êtr donnée comme klémentdans un syst6me naturelle à ou le de relations objectives. ou bien on admet que l'expérience aussi. Mais le psychologue ici se dérob sa tâch : quand à il reconnaî que la grandeur apparente et la convergence ne sont pas présente dans la perception mêm comme faits objectifs. mais en tant qu'ils offrent des raisons de l'entreprendre. elles n e sont pas devant moi comme des faits perçus et que pourtant elles interviennent dans la perception de ladistance. Une expérienc peut donc ne jamais êtr rattaché comme à sa cause A certaines conditions de fait (1) et. et c'est là ce qu'il nous faut comprendre en revenant a l'expérienc perceptive. remettre 31 une alchimie cérébra dont l'expériencn'enregistrerait que le résulta producla tion de la profondeur phénombnaleDe deux choses l'une : ou bien. si la conscience de la distance se produit pour telle valeur de la convergence et pour telle grandeur de l'image rétinienne ne peut dépendr ces facteurs elle de qu'autant qu'ils figurent en elle. et mêm il faut ajouter qui que c'est la décisioqui affirme ce sens comme valable et qui lui donne sa force et son efficacité Motif et décisio sont deux élémen situation : le premier est la situad'une tion comme fait. la non pas telles que les connaî savoir scientifique. Some problems of space perception Psychologie. Chapitre IX. une fois qu'on a reconnu l'ordre phénomén comme un ordre original. en retrouver le sens immanent. Il faut décrir grandeur apparente et la convergence.GUIG . Le motif est u n anté céden n'agit que par son sens. Avoir l'expkrience d'une structure. Mais ce ne serait en tout cas qu'une profondeur donnée proune fondeur de fait. Traità de . nous donne accè à l'être elle (1) KOFFKA. ce n'est pas la recevoir passivement en soi : c'est la vivre. est présen dans la décision Qu'entend-on par u n motif et que veut-on dire quand on dit. -je n'ai pas Conscience expresse de la convergence de mes yeux ou de l a grandeur apparente lorsque je perçoi A distance. avec le behaviorisme on refuse tout sens au mot d'expérienceet l'on essaye de construire la perception comme un produit du monde de la science. je valide ce motif qui de se propose et j'assume cette situation. Essayons de nous représente que pourrait êtr une orgace nisation en profondeur produite par la physiologie cérébral Pour une grandeur apparente et une convergence données en quelque endroit du cerveau apparaîtrai une structure fonctionnelle homologue à l'organisation en profondeur. Puisque nous n'en avons aucune expériencexpresse. mais le telles que nous les saisissons de l'intérieur psychologie La de la Forme (1) a remarquà qu'elles ne sont pas. La a géométr a jugement naturel à sont des mythes. et alors on ne peut la traiter comme u n sous-produit de l'être L'expériencn'est rien ou il faut qu'elle soit totale. c'est là une loi comparable aux lois de la physique . implication v destinéà figurer l'enveloppement ou 1' dans des signes qui ne sont pas encore posks et pensés d'une signification qui ne l'est pas davantage. comme le montrent assez le stéréosco les illusions de et la perspective. la reprendre. il faut conclure que nous en avons une expérienc non thétique Convergence et grandeur apparente ne sont n i signes ni causes de la profondeur :elles sont présentedans l'expérienc de la profondeur comme le motif.

il faut dire plutô qu'en démembran champ le perceptif. Nous avons déj que la convervu gence des yeux n'est pas cause de la profondeur et qu'elle présuppos elle-mêm une orientation vers l'objet à distance. outre l'image physique de l'objet sur la rétine une a image psychique w du mêm objet qui demeurerait relativement constante quand la premièr varie. e t je marque sur le crayon la grandeur intercepté par le cendrier. et que. n'est pas autre chose qu'une manièr d'exprimer notre vision de la profondeur. 154 et suiv. Quand je . On a longtemps expliquà la lune énormà l'horizon par le grand nombre d'objets interposé qui rendraient plus sensible la distance et var suite augmenteraient le diamètr apparent. Spontanément cligne un a i l . Insistons maintenant sur la notion de grandeur apparente. Si nous regardons longuement un objet éclair va laisser qui aprè lui une image consécutive si nous fixons ensuite et des écran placéà différentedistances. ni dans le rapport de la cause à l'effet. comme un objet rigide A la pression. La clinique. C'est dire que le phénomina grandeur apparente à ˆ e le phénomè distance sont deux moments d'une organisation d'ensemble du champ. je ne peux pas répondrà la question tant que je garde les deux yeux ouverts. Etudes sur l'hallucination. I I . C'est pourquoi enfin un disque placà obliquement par rapport & notre visage résist la perspective géométriqu h comme Cézann -. ni moins grande que l'image physique du mêm objet sur ma rétin:il n'y a pas d'image psychique que l'on puisse comme une chose comparer avec l'image physique. en le posant pour luimêmej'ai fait apparaîtr grandeur dans ce qui jusque-là la n'en comportait pas. la convergence. et d'autres peintres l'ont montrà en représentanune assiette à soupe de profil dont l'intérieureste visible. Mais la théoride la forme s'exprime comme si la déformatio l'assiette oblique étai comde un promis entre la forme de l'assiette vue de face et la perspective géométriqu grandeur apparente de l'objet qui la s'éloign un compromis entre sa grandeur apparente à distance de toucher et celle. Ce faisant. en isolant le cendrier. je saisis un instruje ment de mesure. par exemple un crayon tenu à bout de bras. comme le motivant et le motivé ils communiquent par leur sens. au cinéma grandit beaucoup plus qu'il n e ferait en réalità C'est pourquoi une colline qui nous paraissait &levé devient insignifiante sur la photographie. si les déformation perspectives nous étaien expressémen données nous n'aurions pas à apprendre la perspective. La grandeur apparente vécue u lieu d'êtr le signe ou l'indice d'une profondeur a en elle-mêm invisible. que que j'ai rapetissà l'objet s'il est éloignà je l'ai grossi s'il est que proche . qui ait par rapport a elle une grandeur déterminà qui fasse écraentre moi et la chose. il ne faut pas dire seulement que j'ai rédui perspective perçu à la perspective géo la métrique j'ai changà les proportions du spectacle. l'objet qui s'approche augmente moins vite pour ma perception que l'image physique sur ma rétine C'est pourquoi le train qui vient vers nous. que lui assignerait la perspective géométriqu parle comme On si la constance de la forme ou de la grandeur étai une constance réelle comme s'il y avait.300 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 301 vant et du motivà est donc réciproque tel est bien le Or rapport qui existe entre l'expériene. La théoride la forme a justement contribuà à montrer que la grandeur apparente d'un objet qui s'éloign ne varie pas comme l'image rétiniennet que la forme apparente d'un disque qui tourne autour de l'un de ses diamètre ne varie pas comme on l'attendrait d'aprè la perspective géométriqu L'objet qui s'éloigndiminue moins vite. beaucoup plus faible. ou de de la grandeur apparente et celle de la profondeur. pp. Quand on me demande sous quel diamètr je le vois. que le premier n'est a l'égar de l'autre n i dans le rapport du signe à la signification. Elles n e font pas apparaîtr miraculeusement à titre de à causes w l'organisation en profondeur. la post-image se projette sur eux sous un diamètr apparent d'autant plus grand que l'écra est plus éloign (1). En réalità image psychique à de ce cenl'a drier n'est ni plus grande. Ma et perception ne porte pas sur un contenu de conscience : elle porte s u r le cendrier lui-même La grandeur apparente du cendrier perç n'est pas une grandeur mesurable. On a eu raison de dire que. La constance de la grandeur apparente dans u n objet qui s'éloignn'est pas la permanence effective d'une certaine image psychique de l'objet qui résisterai aux déformation perspective?. La constance de la forme circulaire dans une assiette nest pas une résistancdu cercle à l'aplatissement perspectifs et c'est pourquoi le peintre qui ne peut la figurer que par u n tracà rée une toile réell sur étonn public. mais elles la motivent tacitement en tant qu'elles la renferment déjdans leur sens et qu'elles sont déjl'une et l'autre une certaine manièr de regarder a distance. - (1) QUERCY. le bien qu'il cherche a rendre la perspective v6cue.

Puisau qu'ici je crois voir la profondeur alors qu'il n'y en a pas. Nous avons vu que la disparità des images rétiniennequi suscite le mouvement de convergence. mais a u contraire parce qu'il ne les pose pas A part et n'a donc pas besoin de les relier expressémentSoient les différente a grandeurs apparentes à de l'objet qui s'éloigne n'est pas il nécessairde les relier par une synthès si aucune d'elles ne fait l'objet d'une thèseNous a avons à l'objet qui s'éloi gne. A travers sa déformatiovirtuelle. puis organisÃen profondeur. comme au stéréo cope. il ne faut dire ni que les bords de la route me sont donné comme convergents. on suppose qu'il n'est pas possible de voir c e qui n'est pas. à condition de se rappeler que le champ visuel n'est pas lui-mêm une aire mesurable. Le peuplier s u r la route qui est dessinà plus petit qu'un homme n e réussiA devenir u n arbre pour de bon qu'en reculant vers l'horizon. Le mouvement de fixation au stéréosco lui aussi une est répons la question posé A par les donnée cette répons et est enveloppé dans la question. C'est le champ lui-meme qui s'oriente vers une symétri aussi parfaite que possible et la profondeur n'est qu'un moment de la foi perceptive en une chose unique. Autrement. ni d'ailleurs éga granen deur : il est en deç de l'éga de l'inégal est le mêm et il homme vu de plus loin. GASQUET. se symbolisent ou se signifient naturellement l'une l'autre. selon que je les vois a de loin à ou a de prè È La grandeur apparente n'est donc pas définissablà part de la distance : elle est impliquép a r elle aussi bien qu'elle l'implique. justement. on manque le rapport original de motivation et on le remplace par u n rapport de signification. Convergence. La distance est ce qui distingue cette prise ébauchà la prise de complhte ou proximitéNous la définisson donc comme - le nous avons plus haut défin a droit à et l'a oblique à :par la situation de l'objet à l'égar de la puissance de prise. L'unità de la vision binoculaire. grandeur apparente et distance se lisent l'une dans l'autre. Cézanndisait que le peintre en face de son < motif à va a joindre les mains errantes de la nature à (1).302 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 303 regarde une route devant moi qui fuit vers l'horizon. un homme à deux cents pas n'est-il pas plus petit qu'un homme a cinq pas ? . il n'est n i plus petit. non que le sujet de la perception pose entre elles des relations objectives.Il le devient si je l'isole du contexte perç et que je mesure la grandeur apparente. n'est-ce pas que les signes trompeurs ont étl'occasion d'une hypothhse. n'existe pas en soi. ni qu'ils me sont donné comme parallèle : ils sont parallèle en profondeur. Dire qu'un objet occupe peu de place dans le champ visuel. sont les élémen abstraits d'une situation e t sont en elle synonymes l'une de l'autre. On peut seulement dire que l'homme à deux cents pas est une figure beaucoup moins articulée qu'il offre à mon regard des prises moins nombreuses et moins précises qu'il est moins strictement engrenÃsur mon pouvoir explorateur. ni la route u vraie S. Ce sont surtout les illusions touchant la profondeur qui à comme une construction nous ont habitué la considére de l'entendement. qu'il n'offre pas une configuration assez riche pour épuise puissance de vision nette. L'apparence perspective n'est pas poske. et la distance croissante n'est pas. ou en présentan sujet un dessin perspectif. c'est dire. Le dessin perspectif n'est pas d'abord perç comme dessin sur u n plan. ma Mon champ visuel n'a aucune capacità défini il peut conet tenir plus ou moins de choses. Pourtant. Si la symétrie plénitude la l a déterminatio peuvent êtr obtenues de plusieurs façon (1) J. en dernièr analyse. L'ensemble du dessin cherche son équilibr s e en creusant selon la profondeur. Cézanne p. . Les lignes qui fuient vers l'horizon ne sont pas d'abord donnée comme des obliques. et avec elle la profondeur sans laquelle elle n'est pas réalisable donc est là dè le moment oà les images monoculaires se donnent comme à disparates È Quand je me mets a u stéréoscop u n ensemble se propose oà déj l'ordre possible se dessine e t la situation s'ébauche répons Ma motrice assume cette situation. On peut les provoquer en imposant aux yeux u n certain degrà de convergence. il n'y a disparità que pour u n sujet qui cherche A fusionner les phénomèn monoculaires de mêm structure et qui tend à la synergie. et la profondeur est cette intention mêm qui ne pose n i la projection perspective de la route. et qu'en génér prétendu la vision de la distance est toujours une interprétatiodes signes ? Mais le postulat est manifeste. On peut dire encore qu'il occupe moins complètemenmon champ visuel. nous ne cessons pas de le a tenir à et d'avoir prise sur lui. puis pensée comme des horizontales. on défini donc la vision par l'impression sensorielle. mais pas davantage le parallélisme J e suis à la route elle-mime. 81. C'est le dessin lui-mêm qui tend vers la profondeur comme une pierre qui tombe va vers le bas. comme la largeur : parait l'être une extériorit qui s'accroî elle exprime seulement que la chose commence A glisser sous la prise de notre regard et qu'il l'épousmoins strictement.

L'organisation en profonun deur est détruitsi j'ajoute a u dessin ambigu non pas des Fie. G. si je la parcours et la trace moi-même Mais cette saisie et ce parcours ne sont pas arbitraires. A plus forte raison dans la perception normale. Quel est donc cet acte unique par lequel je saisis la possibilità de toutes les apparences ? C'est. Fig. l a ségrkgatiodes plans et des contours est irrésistible par exemple' quand je me promèn s u r l e et (1) KOFFICA. Comme Bergson attend que le morceau de sucre ait fondu. Que voulons-nous dire en disant que ces lignes op&rent ellesmême la destruction d e la profondeur? Ne parlons-nous p a s comme l'associationnisme ? Nous n e voulons pas dire que la ligne EH (fig. pp. dans u n champ visuel normal. soit comme un cube vu de haut avec la face E. la pensédu cube comme solide fait de six faces égaleet de douze arête égalequi se coupent h angle droit. parce que c'est là la seule organisation qui la mette en symktrie parfaite (1). en avant. ou qui les découp selon leurs articulations naturelles.et la profondeur n'est rien d'autre que la coexis- . 3. je suis quelq'iefois obligà d'attendre que l'organisation se fasse. en u n mot que j'organise le cube. mais j'ai conscience dans cette expérienc d'assumer une situation de fait. mais i de aussi que je la fais valoir comme figure et comme plus pres de moi que l'autre face. qui tend toujours a u plus détermin Ne revenons-nous pas a u réa ? lisme ? Considéron exemple. Fia.Qu'est-ce donc enfin que voir un cube ? C'est. le sens du persu m'apparaît-i comme instituà en lui et non pas comme constituà par moi. c'est-à -dir que mon acte n'est pas originaire ou constituant. de rassembler u n sens épardans les phénomèn et de dire ce qu'ils veulent dire d'eux-memes. 1) agissant comme une cause disloque le cube ou elle est introduite. 2. soit enfin comme une mosaïqu de cuisine composéde 10 triangles et un carré figure 2 a u conLa traire sera vue presque inévitablemencomme un cube. Mais. 1) (2). 164 et suivantes. boulevard. cela n e veut pas dire seulement que je la fais passer ? l'éta vision nette. . 1. Sans doute la droite EH ne peut valoir comme droite que si je la parcours.L'ESPACE 305 l'organisation n e sera pas stable. mais il n e s'agit pas d'une inspection de l'esprit. Quand je fixe la face ABCD du cube. il est sollicità ou motivé Toute fixation est toujours fixation de quelque chose qui s'offre comme 21 fixer. vu sous différent angles. je n'y parviens pas directement : l'une des faces d u cube n e passe a u premier plan que si je la regarde d'abord et si mon regard part d'elle pour suivre les arête et trouver enfin la seconde face comme un fond indéterminà je vois Si la figure 1 comme une mosaïqu de cuisine. et le regard comme une sorte de machine A connaître prend les choses par oà elles doivent êtr qui prises pour devenir spectacle. je n'arrive pas à voir comme choses les inlervalles entre les arbres et comme fond les arbres eux-mêmes C'est bien moi qui ai l'expérienc du paysage. associer à l'aspect effectif du dessin une séri d'autres apparences. quand je vois u n cube. mais qu'elle induit une saisie d'ensemble qui n'est plus la saisie en profondeur. Ainsi dans la figure 1 que l'on peut percevoir soit comme u n cube vu par le bas avec la face ABCD e n avant. Ibid. puis de le répar tir égalemen sur toute la figure à la fois. Il est entendu que la ligne EH elle-mêm ne poss&de une individualità que si je la saisis comme telle. Mêm dans ies cas oà l'organisation est ambiguà et ou je peux la faire varier. dit l'intellectualisme. lignes quelconques (la figure 3 reste bien u n cube) mais des lignes qui disjoignent les élémen mémplan et d'un rejoignent les élémen différent de plans (fig.F. Some problems of space perception. Mais quel est ce géni perceptif à l'œuvr dans notre champ visuel. c'est A condition de porter d'abord mon regard au centre.La puisqu'il s'agit justement d'une figure ambiguëmais. celles qu'il offrirait vu de plus près vu de profil. La profondeur naî sous mon regard parce qu'il cherche à voir quelque chose. dit l'empirisme.H. (2) KOFFKA. il s'agit d'une inspection du regard. comme on voit dans les dessins ambigus. et le regard est ce géniperceptif au-dessous du sujet pensant qui sait donner aux choses la réponsjuste qu'elles attendent pour exister devant nous. Ils sont indiquks ou recommandép a r les phénomène demande ici n'est pas impérieuse . je ne trouve en moi aucune de ces images. elles sont la monnaie d'une percep&ionde la profondeur qui les rend possibles et ne résult pas d'elles. .

sont contemporains.On dira peut-êtr qu'il n'y est que pour moi : en soi la lampe que je perçoiexiste en mêm temps que moi. O n n e peut donc-pas parler d'une synthès de l a profondeur puisqu'une synthès suppose. tandis que largeur et hauteur sont les dimensions selon lesquelles ils s e juxtaposent. La psychologie s'est engagé dans des difficulté sans fin. i l est dans l'avenir ou dans le pas& en mêm temps que dans l'espace (1).o r d r e des coexistants à n e peut pas 6tre séparde 1' a ordre des successifs à ou plut& le temps n'est pas seulement la conscience d'une succession. . Quant a u rapport de l'objet perç et de m a perception. car à partir de ces traces on ne peut jamais comprendre la reconnaissance du passà comme passé mêm on ne comprendra jamais la perception de De la distance si l'on part de contenus donnédans une sorte d'équidistance projection plane du monde comme les souvenirs sont une projection du passà dans le présent t de E même. L'acte qui redresse les apparences. a u point que nous n e les voyons mêm pas sous leur aspect perspectif de losange. elle est l'apa partenance de deux phénomèn la mêm vague tempoà relle. traces présente(dans le corps ou dans l'inconscient) du passà aboli. La perception me donne un à champ de présencv (1) au' sens large qui s'étenselon deux dimensions : la dimension ici-là -ba et la dimension passé-présent-futua seconde L fait comprendre la première J e a tiens È j' à ai à l'objet distant sans position explicite de la perspective spatiale (grandeur et fornie apparentes) comme je u tiens encore en main w ( 2 ) le passe prochain sans aucune déformation sans à souvenir à interposéSi l'on veut encore parler de synthèse ce sera. Les six faces et les douze arête n e peuvent à la fois coexister et demeurer égale pour moi que si elles se disposent en profondeur. ou a u moins. aux côtÃdéfor mé valeur de carré n'est pas la pensédes relations géo métriqued'égalitet de l'êtr géométriq auquel elles appartiennent. il n e les lie pas dans l'espace et hors du temps : ils (1) L'idke de la profondeur comme dimension spatio-temporelle est indiqube par STRAUS V o m Sinn der Sinne. cette contraction en un seul acte perceptif d e tout u n processus possible font l'originalità de la profondeur. cette implication de l'une en l'autre.306 PHENOMGNOLOGIE LA PERCEPTION DE L'ESPACE 307 tence des faces et des arête égales Mais ici encore on nous donne comme définitiode la profondeur ce qui n'en est qu'une conséquence Les six faces et les douze arête égale n e font pas tout le sens de la profondeur et a u contraire cette définition'a aucun sens sans la profondeur. L a mêm transition continue implique l'objet tel qu'il est lhbas. dans la perception que j'en a i d'ici. avec sa grandeur a réell . PrüsensfeldIl est défin dans pp. la distance est entre objets simultanbs.qu l'on ne peut comprendre la mémoirque comme une possession directe du pas& sans contenus interposés on n e peut comprendre la perception de la distance que comme un êtr au lointain qui le rejoint lÃoà il apparaît a L mémoir fondé proche en proche s u r le passage conest de tinu d'nn instant dans l'autre et s u r l'cmboîtemen chade cun avec tout son horizon dans l'épaisseud u suivant. Quand je dis que je vois u n objet à distance. elle est la dimension selon laquelle les choses ou les élbmentdes choses s'enveloppent l'un l'autre. Cette quasi-synthès s'&claire si on la comprend comme temporelle. L' < . je veux dire que je le tiens déj que ou je le tiens encore. i! n'y a pas de de probl&me de la distance et la distance est immédiatemen visible. tel enfin que je le verrais w s i j'étaià côt de lui. comme l a synthès kantienne. et fait valoir immédiatemen les faces latéralecomme des a carré vus de biais v . n'est pas étrangè u temps. comme dit Husserl. et cette simultanéitest incluse dans le sens mêm de la perception. donne aux angles aigus ou obtus valeur d'angles droits. Comme nous l'indiquions en commençant faut redécou il (1) HUSSERL.c'est I'investis'Sement de l'objet p a r mon regard qui le pénètr l'anime. lorsq~i'ellea voulu fonder la mémoirsur la possession de certains contenus ou souvenirs. Zeitbewusstsein. qui défini e n effet l'espace. Sans doute. 302 et : 30G. à condition que nous sachions retrouver le présen vivant oà elle se constitue. Cette présencsimultanéà des expérience qui pourtant s'excluent. pp. 32-35. Mais la coexistence. . une a synthès de transition È qui ne relie pas des perspectives discrète mais qui effectue le a passage à de l'une à l'autre. pose des termes discrets et que l a profondeur n e pose pas la multiplicità des apparences perspectives que l'analyse explicitera et ne l'entrevoit que s u r le fond de la chose stable. De mêm qu'il n'y a pas de discussion A instituer s u r l a a conservation des souvenirs È mais seulement une certaine manièr de regarder le temps qui rend manifeste le passà comme dimension inaliénabl la conscience. (2) Ihid.

par rapport à un niveau des distances et des g r a ~ ~ d e u (21. il y a une p conccption objective du mouvement qui le défini a r des p relations intramondaines. elles diffusent autour des objets et deviennent c o ~ ~ l c uatmosphériques exemrs par ple le malade qui écri une feuille de papier doit percer sur avec s a plume ~ i n e certaine épaisseu blanc avant de parde venir a u papier. Ueber d e n b'egfall der W a h r n e h m u n g v o n Ober[lüchen[arben (2) \VLRTIIEIMER.308 PHENO~IENOLOGIE LA PERCEPTION DE L'ESPACE 309 vrir sous la profondcur conlme relation entre des choses OU mêm entre des plans. laisse aucun repèr par rapport nc auquel les objets puissent apparaîtr ~111s grands ou plus (1) GELB et GOLDSTEIN. parce qu'un spectacle s u r un seul plan suppose l'équi distance de toutes ses parties au plan de mon visage : cette analyse ne concerne que la largeur. Largeur e t hauteur conlme relations entre des objets sont dérivhe dans leur et des sens originaire elles sont. Experimentellc S t i ~ d i e n Anhang. La verticale et l'horizontale. tandis que la profondeur révè immé diatenlent le lien du sujet 5 l'espace. Comme nous ou avons rencontrà d'abord une penséde l a position qui l a défini a r des rapports dans l'espace objectif. De m&ne que le h a u t et le bas. pp.de nlênl la profondenr et la grandeur vicnnent aux choses de ce (lu'elles se situent. faire la philosophie clu mouvement. à plus forte raison. encore l i à à celui qui le perçoitest une variation de la prise d u sujet sur son monde. Il n e faut pas dire seulement avec Lagneau e t Alain que la hauteur et la largeur présupposen p r ~ f o n la dcur. mêm implicite. les couleurs ne se condensent plus en couleurs superficielles. Concerner les rapports des choses entre elles. commencà p a r opposer la profondeur aux autres dimensions. . hfais. Quand nous voulons penser le mouvement. des Ainsi la profondeur ne peut Ctre con~prisecomme p e n d e d'un sujet acosnlique mais comme possibilità d'un sujet engagé Cette analyse de l a profondeur rejoint celle q u e nous avons essayÃde faire de la hauteur et de la largeur. Quand nous nous laissans sons êtr au monde sans l'assumer activement. la hauteur et la profondeur déjobjectivée non pas l'expériencqui nous ouvre et ces dimensions. et n e se comprend donc que par rapport & un &talon préobjecti distances et des grandet~rs. ou dans les maladies qui favorisent cette attitude. l a droite et la gauclle ne sont pas donnéa11 sujct avec les contenus perçu et sont constitué à chaque moment avec 1111 niveau spatial par rapport auquel les choses se situent. elles aussi. * ** Le mouvement. dimensions a existentielles W . se définissen dernièr analyse par l a meilleure en prise de notre corps sur le monde. n'évalupas encore la distance de l'un l'autre. de mêm nous aurons à redecouvrir sous la penshe objective du mouvement une expériencprkobjective à lbquelle elle emprunte son sens et oà le mouvement. mêln s'il ne peut êtr défin a r 15. une profondeur primordiale qui donne son sens à celle-là et qui est l'épaisseud'un ~nédiui cllose. nous serions comrenvoyé d'un objet repèr à un autre sans co~nprcndre ment il peut jamais y avoir pour nous des grandeurs 011 des distances. en prenant pour acquise ï'expà rience du monde. avec a u c ~ l nautre objet ou mêm avec la grandeur et la position objective de notre propre corps. qui rs défini loin et le près le grand et le petit avant tout objetle repère Quand 110~1sdisons q~i'unobjet est gigantesqtie ou minuscule. et qui est la simple ouverture de la perception à un fantôm de chose à peine qualifik. petits qne d'ordinaire. les plans n e se distinguent plus les uns des autres. à premièr vue. à une certaine a prise B du corps phénomén sur son entourage. nous nous plaçonaussitô dans l'attitude critique ou attitude de vérification nous nous demandons ce qui nous est donnÃa u juste dans le mouvement. qui. Cette voluminosità varie avec la co~lleur considéré elle est comme l'expression de son essence et qualitative (1). Si nous avons. en réalità nous avons vu plus haut quc la verticale et l'horizontale. 259-261.Il y a donc une profondeur qui n'a pas encore lieu entre dcs objets. puisqll'elle change la grandeur apparente de tous les objets du cllat~lp. c'est seulement parce qu'elles paraissent. est p un déplacemen u n changement de position. dans ce paragraphe. qui est la profondcur objectivée dé tachéde l'expériencet transforméen largeur. E t de mêm que nous avons dà retrouver l'origine de la position spatiale dans la situation OU la localit6 préobjectivd u sujet qui se fixe A son milieu. qu'il est loin ou prèsc'est souvent sans aucune comparaison. Mêm dans la perception normale la profondeur n e s'applique pas premièremen aux choses. . elles a~issi. Si nous ne vo~llions pas reconnaîtr cet enracinement des grandeurs et des distances. le proche et l e lointain sont des dksignations abstraites pour u n seul êtr en situation et supposent le mêm * vis-à -vi B du sujet et du monde. . ce n'cst que par rapport h une certaine a porté > de nos gestes. L'expériencpatl~ologiquede la micropsie ou d e la macropsie.

c'est dire qu'à la rigueur le a mobile B ne se meut pas. je n e comprends pas qu'il puisse jamais commencer pour nloi et m'êtr donnà comme phénomèn E t pourtant je marche. Cependant. Elle devient pour u n moment un bolide confus et redevient pierre en tombant sur le sol à quelque distance. pas de mouvement sans repèr objectif et pas de mouvement ahsolu. De sorte que.Si l'on continue d'accélér de ou ralentir la cadence. elle n'est jamais en mouvement (ni d'ailleurs en repos). puis de B à A. il n'y a donc pas de mouvement sans mobile. (1) \Verthcimer. On leur opposerait en vain qu'il ne faut pas considére mouvement comme une séri positions le de discontinues occ~lpée tour tour dans une séri d'instants discontinus. j'ai l'expériencdu mouvement en dépi exigences et des alternatives de la pensé des claire. C'est la mêm pierre que je tenais dans m a main et que.310 PHENOMEFOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 311 nous nous apprêton à rejeter les apparences pour atteindre la vérit mouvement. c'est donc la mêm pierre qui a traversà l'air. Dè que nous introduisons l'idéd'un mobile qui reste le mêm A travers son mouvement. Meme si l'on invente un instrument mathématiqu permette de faire entrer en compte une multi~licitk indbfinie de positions et d'instants. le mouvement ne va pas sans un repèr extérieuet enfin il n'y a aucun moyen de l'attribuer en propre au a mobile B plut a t qu'au repère Une fois faite la distinction du mobile e t du mouvement. à penser clairement le mouvement. le mouvement stroboscopique prend fm et on a deux traits simultané deux traits successifs (1). On peut mêm montrer que le mouvemcnt n'est jamais l'occupation successive par un mobile de toutes les 1)ositions sit~iée entre les deux extrê mes. J e lance une pierre. cette pensédu mouvement est en fait une négatiodu mouvement : distinguer rigoureusement le mouvement du mobile. mêm si elle ne l'est pas pour nous. Si je veux penser e clairement a le phénomèn faut le décomposerLa il pierre elle-même dirai-je. au contraire. Le mouvement n'est qu'un attribut accidentel du mohile et ce n'est pas en quelque sorte dans la pierre qu'il se voit. Il n'y a donc pas de mouvement sans u n mobile qui le porte sans interruption du point de dépar jusqu'au point d'arrivéePuisqu'il n'est rien d'inhérena u mobile e t consiste tout entier dans ses rapports à l'entourase. on ne conçoipas dans u n mobile identique l'acte mêm de transition qui est toujours entre deux instants et deux positions. puis il s'en libèr brusquement et bondit à la position B. Car mêm si l'on con- sidbre deux instants-limites et deux positions-limites dont la différenc puisse décroît au-dessous de toute quantit6 naissant. Il ne peut êtr qu'un changement dans les rapports de la pierre et de l'entourage. sans repèr extérieu t e sans aucune relativité nous présentonà un sujet alterSi nativement deux traits lumineux A et B.de suite. Elle traverse mon jardin. le sujet voit un mouvement continu de A a B. que je perçoivdes moua vements sans mobile identique. On peut. faire apparaitre distinctement les positions extrême en accéléra en raou lentissant la cadence de la présentation B Le mouvement stroboscopique tend alors ? A Fig. et nous ne nous apercevons pas que du c'est justement cette attitude qui rédui phénomèet le qui va nous empêche de l'atteindre lui-mêm parce qu'elle introduit. l'espace sur ou lequel s'éten le mouvement n'est à aucun moment dclaird A l 3 . des présupposà en capables de me cacher la naissance du mouvement pour moi. n'est en réalitpas modifiépar le mouvement. au contraire. sans qu'aucune position intermkdiaire et mêm sans<queles positions extrême soient donnée pour elles-mêmeson a un seul trait qui va et vient sans repos. mais deux mouvements. avec la notion de la vérit soi. 1. Nous ne pouvons parler de changement que si c'est la mêm pierre qui persiste sous les différent rapports avec l'entourage. les arguments de Zénoredeviennent valables. je retrouve par terre en fin de course. se dissocier : le trait apparaî d'abo~dretenu dans la position A. Si. ce qui entraînen t r e toute raison. ou Là perception des positions est donc en raison inverse d e celle du mouvement. donc celle d'une pierre qui est toujours et qui n e passe jaqui mais. et que l'espace et le temps ne sont pas faits d'un assemblage d'élémen discrets. au nous n'avons plus u n mouvement unique. Experime~telle Studien. je suppose que la pierre s'anéanti en arrivant a u point P et qu'une autre pierre identique surgit d u néan point P' aussi voisin qu'on voudra du premier. Si la pierre-en-mouvement n'est pas d'une certaine manièr autre que la pierre en repos. l'idke donné dont la différenciatio et soit à l'éta d'un mobile identique A travers les phases du mouvement exclut comme simple apparence le phénomè a bougÃa du et emporte l'idéd'une position spatiale et temporelle toujours identifiable en soi. Si l'on utilise pour le mouvemeat stroboscopique des figures colorée blanches sur fond noir. si voisins qu'on les choisisse. puis encore de A à B et ainsi. 212-214 . p. .

à ce moment mêm l'impression de mouvement disparaî (1). si l'on projette i'image consécutivd'un mouvement s i n un champ homogèn sans aucun objet et sans aucun contour. et nous pourrons avoir des mouvements sans repère De fait. c'est l'espace mêm qui vibre et se dilate du centre à la périphér Enfin. Si je Fais passer rapidement u n crayon devant une feuille de papier ou j'ai marquÃun point de repèreje n'ai à aucun moment conscience que le crayon se trouve au-dessus du point repère je ne vois aucune des positions intermédiaire et cependant j'ai l'expériencdu mouvement. c'est tout le champ visuel qui bouge. II faut u n rapport interne entre ce qui . et enfin que je ne vois pas le crayon ou le bras de i'ouvrier entre les deux positions extrêmesil faut. le bâtonne n'est à aucun monlent complét par le mouvement qui passe (Fig. et s'il n'y est pas présen sensiblement. je vois le bras de l'ouvrier dans sa position initiale et dans sa position finale. et cependant j'ai une perception vive de son mouvement. comme à la foire dans la Maison Hantée Si nous projetons sur l'écra la post-image d'une spirale tournant autour de son centre. . d'un seul coup. Erperimentelle Studien. De meme il faut que l9arriv&e m o u ~ e m e n en un point ne du t fasse qu'un avec son dépar point a contigu B. Réciproquement si je ralentis le mouvement et que je parvienne à ne pas perdre de vue le crayon. p. p. p. En conskquence. il réponque a cela n'est pas fondà en de* cription psychologique B ( 1 ) . Le psychologue peut bien montrer que le mouvement stroboscopique se produit sans stimr~lus intermédiairentre les positions extrêmes et mêm que le trait l ~ ~ m i n e u x n e A voyage pas dans l'espace qui le sépar B. et cela n'a du lieu que s'il y a un mobile qui. le mouvement prend possession de tout l'espace. Ainsi on peut obtenir des ph6nomène oà le mobile n'apparaî que pris dans le mouvement. en l'absence de tout cadre fixe. a Un quelque chose qui est saisi comme cercle cesserait de valoir pour nous comme cercle sitô que le moment de a rondeur B ou l'identità de tous les diamètresqui est essentielle au cercle. 221-233. il n'y a mouvement que si les positions intermé diaires ont éteffectivement occupéepar la montre. Si je pose ma montre sur la table de ma chambre et qu'elle disparaisse soudain pour reparaîtr quelques instants plus tard sur la table de la chambre voisine. 653. je ne dirai pas qu'il y a eu mouvement ( 2 ) . 1)... (2) LINKE. Si l'on opèr avec u n tachistoscope. u n systèm de relations extérieureau mobile lui-même rien ne nous empêch maintenant de reconnaîtr moudes vements absolus. Lorsqu'il s'agit de mouvements réels situation n'est pas la : différent si je regarde des ouvriers qui déchargenu n camion et se lancent l'un à l'autre des briques.. 656-657. (3) Ibid. je ne le vois dans aucune position intermbdiaire. d'une manièr ou de l'autre. Si on intercale entre les positions extrême A et B u n bâtonneC. mêm dans les cas oà un mobile est visible. il n'est donnà que comde mençantpoursuivant ou achevant son mouvement. c'est qu'il y est pensé Il en est du mouvement comme du changement : quand j e dis que le fakir transforme un Å“u en mouchoir ou que le magicien se transforme en un oiseau sur le toit de son palais (3) je ne veux pas dire seulement qu'un objet ou un remplacà instantanémen un aupar êtr a disparu et a ét tre. p.s'anéanti ce et qui naît faut que l'un et l'autre soient deux manifestail tions ou deux apparitions. comme la perception nous en donne effectivement A chaque moment. quitte u n point et en occupe un autre. le mouvement n'est pas à son égarune dénominatioextrinsèqueune relation entre lui et l'extkrieur. Se mouvoir n'est pas pour lui passer tour A tour par une séri indéfini positions. ( 2 ) Ibid.Phünomenologi und E r p e r i m e ~ t der Fraqe der in l?ewegungs~uffossung. (1) \\'ERTETEIMER. 245. a On n'a pas un a passage du trait B mais un pur * passage B . cesserait d'y êtr présent Que le cercle soit perçou pensé est indifcela (1) Ibid. le sujet perçoisouvent u n mouvement sans pouvoir dire de quoi il y a mouvement. qu'aucune lu(le mièr n'est perçu entre A et B pendant le mouvement s t r e boscopique. p. - Mais à cette description on peut toujours opposer qu'elle ne veut rien dire. quand on lui remontre que tout mouvement pour êtr mouvement doit ètr mouvement de quelque chose. (4) Ibid. que le mobile ait ét présen chaen que point du trajet pour que le mouvement apparaisse. Mais si c'est un mouvement que le psychologue décrit faut qu'il soit rapportà à u n il quelque chose identique qui se meut. Le mouvement disparaî au moment mêm ou il est le plus conforme à la définitio qu'en donne la penséobjective. 254-255.CESPACE 313 ou colorÃpar lui. deux étape d'un mêm quelque chose qui se présenttour à tour sous ces deux formes (4). Le psychologue refuse l'analyse rationnelle du mouvement. et. puisque le mouvement n'est plus (2).

là ce doit ktre le mêm objet >. 660. quand il reproche à une conception jntellectualiste. apparaissent comme objectifs et non pas subjectifs. (3) WERTHEIMER. r ~ ne~ dit pas positivement ~q ~ i~c ~ ~ ~ x ~ ~ la perception du mouvement renferme cette identitÃimmédiate ii ne le dit qu'implicitement. il n e veut pas dire qu'il n'y a aucan sujet du mouvement. p. d'un phénomè OU aucun mobile. mais aussi de cette expériencà une pensésans laquelle. Mais cela n'est pas en question et l'on n e songe pas à ramener le mouvement a u repos. i la rigueur. que l'on n'a pas une perception du mobile ici. de la forme. 187).réponle psychologue. A (AB).314 PHENOMENOLOGIEDE LA PERCEPTION L'ESPACE 315 férent faut. d'identification. q11:and le psychologue parle du mouvement colnmc d'un phénomè qui embrasse le point de dépar et le point d'arrivee B. aucune position particulièr du mobile n e seraient donnés n e sont l i que des mots si l'on n e dit ce pas comment u ce qui est donnà dans cette sensation ou dans ce phknomèn ou ce qui est saisi à travers eux se signale (dokumentiert) immédiatemen comme mouvement w (2). P a r exemple. le u passage w caractéris spécifiqu et est la chair et le sang du n~ouvementqui n e peut pas êtr formà par composition à partir des contenus visuels ordinaires w ( 3 ) .de nous donner une identità qui a fileszt niclit direkt aus dem Erlebnis v (p. 661. travail cité 227. en particulier avec l'identità du nlobile. le mobile est pris dans le mouvement. que veut dire a u fond Wertheimer ? Il veut dile que la perception du mouvement n'est pas seconde par rapport à la perception du n~obile. mais qui. On n e peut donc donner raison n i a u psychologue n i a u logicien.mais il a tort quand il pré sente l'identità d u mobile comme une identità expresse. L'objet e n rcpos a besoin. ou d'une conscience sui generis du mou~ement. en effet. i la différenc autres dondes née psychiques. mais il reprend l'avantage par la manièr concrkte dont il conçoice mobile.. comme la théori ou. . (2) Ibid. De la mêm manièr B quand on parle d'une sensation de niouvement. et qui . dit WERTHEIMER. E n d'autres termes. au mêm titre que les contenus sensibles donnés couleur et fornie. condition qu'on n e confonde ce mouvant avec à (1) L'identità du mobile n'est pas. ou plutô il faut donner raison à tous les deux et trouver le moyen de reconnaîtr:a thès et l'antithès comme toutes deux vraies. puis là et ensuite une identification qui relierait ces positions dans la succession (11. p.. obtenue par une conjecture : a Ici. qui rapporte le mouvement à un jusc~ncnt. sont rapportéà l'objet. p. p. Dans la disc~ission que nous venons de suivre et qui nous servait a illustrer le déba perpktue1 de la psychologie et de la logique. d'un mouvement global. en fais la syntl~èsc Ainsi nous passons d'une penséd u (1) Ibid. pas possible de composer le mouvement avec des perceptions statiques. lui aussi. Il n e peut êtr dit en repos s'il est A chaque instant anéant recréà ne subsiste pas A travers ses diffé et s'il rentes présentation instantanées L'identità dont nous parlons est donc antérieurà la distinction d u mouvement e t du repos. Il n'est. que leur diversità n'est pas subsumésous une unità transcendante et qu'enfin l'identità du mobile fuse directement u de l'expériencw ( 2 ) . n e sont pas de nature statique mais dynamique. mouvement qui le détrui une expériencdu mouvement à qui cherche à le fonder. en tout cas. Le mouvement n'est rien sans u n mobile qui le décriv qui en fasse l'unité métaphor u phénomè et La d dynamique abuse ici le psychologue: il nous senible qu'une force assure elle-mêm son unité mais c'est parce que nous supposons toujours quelqu'un qui l'identifie d m s le déploie ment de ses effets. qu'une déterminatiocommune il soit présentqui nous oblige dans les deux cas à caracté riser comme cercle ce qui se présentà nous et à le distinguer de tout autre phér~omè ( 1 ) . elle ne signifie rien. La perception du mouvement ne peut êtr perception du moczvement et le reconnaîtr pour tel que si elle l'appréhendavec sa signification de mouvement et avec tous les moments qui en sont constitutifs. \ (2) A la vérità % . Les u phénomèn dynamiques > tiennent leur unità de moi qui les ~ i s qui les parcours. Le psychologue accorderait sans doute qu'il y a dans tout mouvement sinon u n mobile. du moins u n n~ouvant. 187. est a l'un de ces u phénomèn psychiques > qui. Le mouve~nent. et il est obligà de le reconnaîtr lui-même De son côtà quand il décri u plus prè les phénomène psychologue est a le amenà contre son grà à mettre u n mobile dans le mouvement. Le logicien a raison quand il exige une constitution du a phénomèdynamique v luimêm et une description du mouvement p a r le mobile que nous suivons dans son trajet. mais qu'en aucun cas le sujet du m o u v e ~ ~ i e n'est un nt objet A donnÃd'abord comme présen son lieu et stationen naire : en tant qu'il y a mouvement.

qui grèv s a conception du multiple et par suite s a conception de l a synthèse Le mobile ou plutôt comme nous avons dit. s'il n'y avait pas des phénomèn avant l'ktre que l'on puisse reconnaître identifier. parce que je l'ai perçucomme identique a u cours d u mouvement. hfais il n e peut le faire qu'en prenant le cercle comme chose ou le mouvement en soi. d'un mêm Erscheinende. les propriétà qu'Euclide a découvertes Mais dans le cercle comme phénomèn tel qu'il apparaissait aux Grecs avant Euclide. i l se fait reconnaîtr distinguer d e tout autre figure p a r s a phyet sionomie circulaire. et qu'enfin l'identità du mobile comme l'unità de la (HUSSERL) chose perçuest saisie par une perception catégorial ou la catégoriest opkrante sans êtr pensépour elle meme. Car faute d*avoir repris contact avec l'expériencd u mouvement hors de tout préjugtouchant le monde. cette supposition d'un monde entièremen déterminà d'un êtr pur. e t dont on puisse parler. transition eidétiqu le logicisme du débu l'existenou et entre la méthod tialisme de la dernièr période . et c'est ce postulat. Mais. k rejeter non seulement l'a priori comme nécessitd'essence. comme objet d'une Le séri indéfinide perceptions explicites et concordantes. en u n mot qui aicnt u n (1).il faudrait mettre aussi dans le cercle perç toutes les propriétà que le géomèt pu et pourra y découvrir a Or. Le logicien n'aurait rien à penser.L'ESPACE 317 aucune des figures statiques que l'on peut obtenir en arr8tant le mouvenlent en un point quelconque du trajet. d'un mêm quelque chose qui s'expose (darstellt) à travers elles toutes. le carrà de la tangente n'étaipas éga produit de la sécantentièr au par s a partie extérieur ce carrÃet ce produit ne figuraient : pas dans le phénomèn de mêm lcs rayons égaun'y et figuraient pas nécessairement mobile. . il est identique en elles.d'une identità implicite et qu'il reste à dbcrire. les différente apparitions (Erscheinungen) du moupoints du trajet. Seule la négatioexplicite d u mobile serait contraire (1) LIXKEfinit par accorder (travail cité 664-665). mouven~enten termes d'être ce qui finalement le rend 5nsoluble. Et c'est ici qu'il prend avantage sur le logicien. remet en question toute Mais la notion de perception catégorial Yanalyse précédent elle revient a introduire dans la perCar ception du mouvement la conscience non thétique c'est-à -dire comme nous i'avons montrt5. a u contraire. a des propriétémouvant n'a qu'un style. sujet du mo~~vement e ~ ~ t indétermin(comme lorsqu'on p etre voit a la présentatio strol~oscopiqueun triangle se mouvoir vers un cercle et se transformer en lui). Mais le mobile n'a besoin d'êtr posà comme u n êtr à part que si ses apparitions en différent points du parcours ont elles-même et6 réalisé comme des perspcctives discrètes Le logicien ne connaît principe. n'est pas identique sous les phases du mouvement. elles n e seront appavement CII différent ritions d'un mêm mouvement que si elles sont apparitions d'un mêm mobile. que le pp. c'est-à -dir un objet défin par u n ensemble d e propriétà déterminée suffit qu'il renferme u n a quelque il chose qui se meut x-. pas mêm une apparence de mouvement. Seule la position d'un mouvement sans mobile le serait. Si c'est u n cercle que je perçoisdit le logicien. le logicjen n e parle que du mouvement en soi. C'est. Mais le cercle perç n'a pas pour autant des diamètre égau parce qu'il n'a pas d u tout de diamètr : il se signale à moi. que le mobile n'a pas besoin d'êtr posà par un acte de perception explicite.ou a de lumineux v sans couleur n i lumièr effective. Nous n e devons pas réalise dans la pierreen-mouvement tout ce que nous savons p a r ailleurs de la pierre. qil'il n'est que a CO-visà ou a CO-saisiB dans la perception du mouvement. c'est le cercle comme chose du monde. s'il n'y avait pas un mouvement avant le monde objectif qui soit la source d e toutes nos affirmations touchant le nlouvenient. Or nous avons vu que c'est. . qui possèd d'avance et en soi toutes Les les propriétà l'analyse y découvrira troncs d'arbre que circulaires avaient déjà avant Euclide. C'est sens. bien qu'ils ne soient pas encore thématisà à cette. tout a u plus u n a quelque chose d e colorà x. en fin de compte. couche phénoména le psychologue nous : que a mène Nous n e dirons pas qu'elle est irrationnelle ou antilogique.que je vais la ramasser et q u e je la retrouve. mais encore la notion kantienne de synthèse Le travail de Linke appartient typiquement à la seconde périod de la phénoménolog husserlienne. Soient. à ce con~pte. que la conscience thé par tique. pose le problèm da. dit-il. B qu'il n'est vu que comme le dos des objets ou comme i'espace derrièr moi. le mouvant. rendre impossible le mouvement. Ce n'est pas parce que je retrouve la mêm pierre sur le sol que je crois à son identitÃa u cours d u mouvement. et non p a r aucune des a propriétà s que la pensé thétiqu pourra dans la suite y découvrir De mêmele mouvement ne suppose pas nécessairemen n mou bile. c'est que le cercle perç ait des diamètre inégauou que le mouvement soit sans aucun mouvant. Ce qui est iniposle sible. Le logicien exclut cette tierce hypothès : il faut que les rayons du cercle soient égaux-o inégaux le mouveque ment ait ou n'ait pas de mobile. tous ses diamètre sont &aux.

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a u principe du tiers exclu. Il faut dire seulement que l a couche phénoména à la lettre, prélogiquet le restera est, toujours. Notre image du monde ne peut êtr composé qu'en partie avec de l'étre faut y admettre du phénomè il qui, de toutes parts, cerne l'étreOn ne demande pas a u logicien de prendre en considératio des expériencequi, pour la raison, fassent non-sens ou faux-sens, on veut seulement reculer les limites de ce qui a sens pour nous et replacer la zone étroitdu sens thématiqudans celle du sens non thématiququi l'embrasse. La théinatisaliodu mouvement aboutit a u mobile identique et à la relatività d u mouvement, c'est-i-dire qu'elle le détruit nous voulons Si .prendre a u sérieule phénomèdu mouvement, il nous faut concevoir u n monde qui ne soit pas fait de choses seulement, mais de pures transitions. Le quelque chose en transit que nous avons reconnu nécessairà la constitution d'un changement, n e se défini que par sa manièr particulièr de a passer W . Par exemple, l'oiseau qui franchit mon jardin n'est dans le moment mêm d u mouvement qu'une puissance grisâtr de voler et, d'une manièr génà rale, nous verrons que les choses se définissenpremière ment par leur a comportement à et non par des < proprié téà statiques. Ce n'est pas moi qui reconnais en chacun des points ct des instants traverséle mêm oiseau défin par des caractère explicites, c'est l'oiseau en volant qui fait l'unità de son mouvement, c'est lui qui se déplace c'est CC tumulte p l u n ~ e u xencore ici qui est déjlà -ba dans u n e sorte d'ubiquitécomme la comete avec sa queue. L'êtr pr6-objectif, le mouvant non thématis e pose pas d'autre n problèm que l'espace et le temps d'implication dont nous avons d à ©parlé j Nous avons dit que les parties de l'espace, selon la largeur, la hauteur ou la profondeur, n e sont pas juxtaposées qu'elles coexistent parce qu'elles sont toutes enveloppéedans l a prise unique de notre corps s u r le monde, et cette relation s'est déj éclairà quand nous avons montrà qu'elle étai temporelle avant d'êtr spatiale. Les choses coexistent dans l'espace parce qu'clles sont présente a u mêm sujet percevant et envelopp6es dans u n e mêm onde temporelle. Mais l'unità e t l'individualità d e chaque vague temporelle n'est possible que si elle est pressé entre l a précéden la suivante et si la mêm pulsation tempoet relle qui la fait jaillir retient encore l a précéden tient et d'avance la suivante. C'est le temps objectif qui est fait de moments successifs. Le présenvéc renferme dans son épaisseu n passà et u n avenir. Le phénomhn u mouveu d

ment n e fait que manifester d'une manièr plus sensible l'implication spatiale et temporelle. Nous savons u n mouvement et un mouvant sans aucune conscience des positions objectives, comme nous savons u n objet à distance et s a vraie grandeur sans aucune interprétation comme A chaet que moment nous savons la place d'un événeme dans l'épaisseude notre passà sans aucune évocatioexpresse. Le mouvement est une modulation d'un milieu déj familier et nous ramène une fois d e plus, à notre problèm central qui est de savoir comment se constitue ce milieu qui sert d e fond à tout acte d e conscience (1).
(1) On ne peut poser ce problkme sans dépasse déj d a le lisme et par exemple les fameuses descriptions de Bergson. Bergson oppose à la multiplicità de juxtapositions des choses exté à rieures la a multiplicità de fusion et d'interpénétrati de la conscience. Il procèd par dilution. Il parle de la conscience comme d'un liquide oà les instants et les positions se fondent. Il cherche en elle un éléme leur dispersion soit réellemen oà abolie. Le geste indivis de mon bras qui se déplac donne me le mouvement que je ne trouve pas dans l'espace extérieur parce y que mon mouvement replacà dans ma vie intérieur retrouve l'unità de l'inétenduLe vécque Bergson oppose au pensà est pour lui constaté est une a donnéà immédiate C'est il chercher une solution dans l'équivoqueOn ne fait pas comprendre l'espace, le mouvement et le temps en découvran une à ou couche a intérieur de l'expérienc leur multiplicitÃs'efface et s'abolisse rkellement. Car si elle i.e fait, il ne reste plus ni espace, ni mouvement, ni temps. La conscience de mon geste, si elle est véritablemen éta conscience indivis, n'est plus un de du tout conscience d'un mouvement, mais une qualitÃineffable qui ne peut nous enseigner le mouvement. Comme le disait Kant, l'expériencexterne est nécessair l'expérienc à interne, qui est bien ineffable, mais parce qu'elle ne veut rien dire. Si, en vertu du principe de continuité passà est encore du présen le le et si présen déjdu passé n'y a plus ni passà ni présent la il conscience fait boule de neige avec elle-meme, elle est, comme la boule de neige et comme toutes les choses, tout entihre dans le présent les phases du mouvement s'identifient de proche en Si proche, rien ne bouge nulle part. L'unità du temps, de l'espace et du mouvement ne peut s'obtenir par mélang ce n'est par et aucune opératioréellqu'on la comprendra. Si la conscience est multiplicité recueillera cette multiplicità pour la vivre qui justement comme multiplicité si la conscience est fusion, et comment saura-t-elle la multiplicità des moments qu'elle fusionne 7 Contre le réalismde Bergson, l'idékantienne de synlhès est valable et la conscience comme agent de celte synthès ne peut êtr confondue avec aucune chose, mêm fluente. Ce qui

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La position d'un mobile identique aboutissait à la relatività du mouvement. Maintenant que nous avons réintrodui le mouvement dans le mobile, il ne se lit que dans un sens : c'est dans le mobile qu'il commence et de l i qu'il se deploie dans le champ. J e ne suis pas maitre de voir la pierre iminobile, le jardin et moi-mgme en mouvement. Le mouvement n'est pas une hypothès dont la probabilitk soit mesuré comme celle de la théori physique- par le nombre de faits qu'elle coordonne. Cela ne donnerait qu'un mouvement passible. Le mouvement est un fait. La pierre n'est pas pensée mais vue en mouvement. Car l'hypolhès a c'est la pierre qui se meut >> n'aurait aucune signification propre, ne se distinguerait en rien de l'hypoth~sea c'est le jardin qui se et meut È si le mouvement en vérit pour la réilexiose ramenait à un simple changement de relations. Il habite donc la pierre. Cependant allons-nous donner raison au réalism du psychologue ? Allons-nous mettre le mouvement dans la pierre comme une qualit� Il ne suppose aucune relation à un objet expressémen perç et reste possible dans un champ parfaitement hon~ogène Encore est-il que tout mobile est donnà dans un champ. De mtme qu'il nous faut u n mouvant dans le mouvement, il nous faut un fond du mouvement. On a eu tort de dire que les bords du champ visuel
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est pour nous premier et iinrnkdiat, c'est un flux qui ne s'éparpill pas comme un liquide, qui, au sens actif, s'écoul ne peut donc et le faire sans savoir qu'il le fait et sans se recueillir dans le meme acte par lequel il s'écoule c'est le <; temps qui ne passe pas >, dont K a n t parle quelque part. Pour nous donc, l'unit& du mouvement n'est pas une unit6 réelle Mais pas davantage la multiplicité ce que nous reprochons i l'idke de synthès chez et Kant comme dans certains textes kantiens de Husserl, c'est justement qu'elle suppose, au moins idéalement multiplicitÃréell une qu'elle a i surmonter. Ce qui est pour nous conscience originaire, ce n'est pas un Je transcendantal posant librement devant lui une multiplicit6 e n soi et la constituant de fond en comble, c'est un Je qui ne domine le divers qu'a la faveur du temps et pour qui la libertÃmêm est un destin, de sorte que je n'ai jamais conscience d'êtr l'auteur absolu du temps, de composer le mouvement que je vis, il me semble que c'est le mouvant lui-mêm qui se déplac et q u i effectue le passage d'un instant ou d'une position a l'autre. Ce Je relatif et prépersonne q u i fonde le phénomè du mouvement, et en génér phénomendu réel le exige évidem ment des éclaircissements Disons pour le moment qu'à la notion celle de synopsis qui n'indique pas de synthkse nous préfkron encore une position explicite du divers.

fournissaient toujours un repèr objectif (1). Encore une fois, le bord du champ visuel n'est pas u n e ligne réelle Notre champ visuel n'est pas découp dans notre monde objectif, il n'en est pas un fragment à bords francs comme le paysage qui s'encadre dans la fenêtre Nous y v o y o n s aussi loin que s'étenla prise de notre regard s u r les choses, -bien a u delà de la zone de vision claire et mêm derrièr nous. Quand on arrive aux limites du champ visuel, on n e passe pas de la vision a la non-vision : le phonographe qui joue dans l a pièc voisine et que je n e vois pas expressé ment compte encore à mon champ visuel; réciproquement non vu : ce que nous voyons est toujours à certains égard i l f a u t qu'il y ait des côtÃcaché des choses et des choses a derrièr nous È s'il doit y avoir u n a devant i> des choses, des choses a devant nous à et enfin une perception. Les limites du champ visuel sont un moment nécessairde l'organisation du monde et non pas u n contour objectif. Mais enfin il est vrai cependant qu'un objet parcourt notre champ visuel, qu'il s'y déplac que le mouvement n'a auet cun sens hors de ce rapport. Selon que nous donnons à telle partie du champ valeur de figure ou valeur d e fond, elle nous paraî mouvement ou en repos. Si nous sommes en s u r u n bateau qui longe la côte il est bien vrai, comme disait Leibnitz, que nous pouvons voir la côt dkfiler devant nous ou bien la prendre pour point fixe et sentir le bateau en mouvement. Donnons-nous donc raison a u logicien ? P a s d u tout, car dire que le mouvement est un phénomè de structure, ce n'est pas dire qu'il est a relatif È La relation trè particulièr qui est constitutive du mouvement n'est pas e n t r e objets, et cette relation, le psychologue n e l'ignore pas e t il la décri beaucoup mieux que le logicien. La côt défilsous nos yeux si nous gardons les yeux fixé u r le s bastingage et c'est le bateau qui bouge si nous regardons la côteDans l'obscurité deux points lumineux, l'un immode bile et l'autre en mouvement, celui que l'on fixe des yeux paraî mouvement ( 2 ) . Le nuage vole au-dessus d u cloen cher e t l a rivièr coule sous le pont si c'est le nuage et la rivièr que nous regardons. Le clocher tombe à travers le ciel

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(1) WERTHEIMER, Travail cité 255-256. pp. (2) Les lois du phénomkn seraient donc A prkciser : ce qui

est sûrc'est qu'il y a des lois et que la perception du mouvement, mêm quand elle est ambiguë n'est pas facultative et dé pend du point de fixation. Cf DUNCKC11. Uebcr iitfluzicrle Bewcgung.

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et le pont glisse sur une rivièr figue si c'est le clocher CU le pont que nous regardons. Ce qui donne i une parti? du champ valeur de mobile, à une autre partie valeur de tond, c'est la manièr dont nous établissonnos rapports avec elles par l'acte du regard. La pierre vole dans l'air, que vculent dire ces mots, sinon que notre regard installà et ancrà dans le jardin est sollicità par la pierre et, pour ainsi dire, tire sur ses ancres ? La relation du mobile à son fond passe par notre corps. Comment concevoir cette mkdiation du corps ? D'oà vient que les relations des objets avec lui puissent les déterminecomme mobiles ou comme en repos ? Notre corps n'est-il pas un objet et n'a-t-il pas besoin d'etre lui-mêm dkterminà sous ie rapport du repos et du nlouvement ? On dit souvent que, dans le mouvement des yeux, les objets demeurent pour n;,us immobiles parce que nous tenons compte du duplacement de l'ail et que, le trouvant exactement proportionnel au changement des apparences, nous concluons à l'immobilitb des objets. En fait, si nous n'avons pas conscience du déplacemen l'mil, comme de dans le mouvenlent passif, l'objet semble bouger; si, comme dans la parésides muscles oculo-moteurs, nous avons l'illusion d'un mouvement de l'mil sans que la relation des objets à notre mil semble changer, nous croyons voir un mouvement de l'objet. Il semble d'abord que la relation de l'objet à notre mil, telle qu'elle s'inscrit sur la rétine &tant donné la conscience, nous obtenions par soustraction le à repos ou le degrÃde mouvement des objets en faisant entrer en compte le déplacemen le repos de notre Å“il En réa ou lité cette analyse est entièremen factice et propre a nous cacher le vrai rapport du corps au spectacle. Quand je transporte mon regard d'un objet sur un autre, je n'ai aucune conscience de mon Å“i comme objet, comme globe suspendu dans l'orbite, de son dkplacement ou de son repos dans l'espace objectif, ni de ce qui en resulte sur la rétine Les 616ments du calcul supposà ne me sont pas donnés L'immobilità de la chose n'est pas déduitde l'acte du regard, elle est rigoureusement simultanée deux phénomèn les s'enveloppent l'un l'autre : ce ne sont pas deux élémen d'une somme algébrique mais deux moments d'une organisation qui les englobe. Mon Å“i est pour moi une certaine puissance de rejoindre les choses et non pas un écraoà elles se projettent. La relation de mon Å“i et de l'objet ne m'est pas donné sous la forme d'une projection géométriq de l'objet dans l'Å“il mais comme une certaine prise de mon a i l sur l'objet, encore vague dans la vision marginale, plus

serré plus précisquand je fixe l'objet. Ce qui me manet que dans le mouvement passif de l'Å“il ce n'est pas la repré sentation objective de son déplacemen dans l'orbite, qui ne m'est en aucun cas donnée c'est l'engrenage préci mon de regard sur les objets, faute de quoi les objets ne sont plus capables de fixità ni d'ailleurs de mouvements vrais : car quand je presse sur mon globe oculaire, je ne perçoi pas un mouvement vrai, ce ne sont pas les choses même qui se déplacent n'est qu'une mince pellicule sur leur surface. ce Enfin, dans la parésides oculo-moteurs, je n'explique pas la constance de l'image retinienne par un mouvement de l'objet, mais j'éprouvque la prise de mon regard sur l'objet ne se relâchpas, mon regard le porte avec lui et le dé place avec lui. Ainsi mon ceil n'est jamais dans la perception un objet. Si jamais on peut parler de mouvement sans mobile, c'est bien dans le cas du corps propre. Le mouvement de mon mil vers ce qu'il va fixer n'est pas le déplace ment d'un objet par rapport à un autre objet, c'est une marche au réel Mon Å“i est en mouvement ou en repos par rapport à une chose dont il s'approche OU qui le fuit. Si le corps fournit à la perception du mouvement le sol ou le fond dont elle a besoin pour s'établir c'est comme puissance percevante, en tant qu'il est établ dans un certain domaine et engrenà sur u n monde. Repos et mouvement apparaissent entre un objet qui de soi n'est pas détermin selon le repos et le mouvement et mon corps qui, comme objet, ne l'est pas davantage, lorsque mon corps s'ancre dans certains objets. Comme le haut et le bas, le mouvement est un phénomè de niveau, tout mouvement suppose un certain ancrage qui peut varier. Voilà ce qu'on veut dire de valable quand on parle confusement de la relatività du mouvement. Or, qu'est-ce au juste que l'ancrage et comment constitue-t-il u n fond en repos ? Ce n'est pas une perception explicite. Les points d'ancrage, lorsque nous nous fixons sur eux, ne sont pas des objets. Le clocher ne se met en mouvement que lorsque je laisse le ciel en vision marginale. Il est essentiel aux prétendu repère du mouvement de n'êtr pas posé dans une connaissance actuelle et d'êtr toujours à déj B. Ils ne s'offrent pas de face là la perception, ils la circonviennent et l'obsèden par une opératiopréconscientdont les résultatnous apparaissent comme tout faits. Les cas de perception ambiguà oà nous pouvons à notre grÃchoisir notre ancrage sont ceux oà notre perception est artificiellement coupé son conde texte et de son passéou nous ne percevons pas avec tout

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notre être oà nous jouons de notre corps et de cette génér lità qui lui permet toujours de rompre tout engagement historique et de fonctionner pour son compte. Mais si nous pouvons rompre avec un monde humain, nous ne pouvons pas nous empêche de fixer nos yeux, - ce qui veut dire que tant que nous vivons nous restons engagés sinon dans u n milieu humain, du moins dans un milieu physique - et pour une fixation donné regard, la perception n'est pas du facultative. Elle l'est encore moins lorsque la vie du corps est intégrà notre existence concrète J e peux voir à volontà à mon train ou le train voisin en mouvement si je n e fais rien ou si je m'interroge sur les illusions du mouvement. Mais quand je joue aux cartes dans mon compartiment, je vois bouger le train voisin, mêm si c'est en réalitle mien qui part; quand je regarde l'autre train et que j'y cherche quelqu'un, c'est alors mon propre train qui démarrD (1). Le compartiment oà nous avons éldomicile est a en repos È ses parois sont a verticales D e t le paysage défildevant nous, dans une côt les sapins vus à travers la fenêtr nous paraissent obliques. Si nous nous mettons à la portière nous rentrons dans le grand monde a u delà de notre petit monde, les sapins s e redressent et demeurent immobiles, le train s'incline selon la pente et fuit à travers la campagne. La relatività du mouvement se rédui u pouvoir que nous a d avons dc changer de domaine à l'intérieu u grand monde. Une fois engagé dans un milieu, nous voyons apparaîtr devant nous le mouvement comme u n absolu. A condition d e faire entrer en compte, non seulement des actes de connaissance explicite, des cogitationes, mais encore l'acte plus secret et toujours a u passà par lequel nous nous sommes donnÃu n monde, à condition de reconnaîtr une conscience non-thétique nous pouvons admettre ce que le psychologue appelle mouvement absolu sans tomber dans les difficulté réalism comprendre le phénomè u moudu et d vement sans que notre logique le détruise

Nous n'avons jusqu'ici considérà comme le font la philosophie et la psychologie classiques, que la perception d e l'espace, c'est-à -dir la connaissance qu'un sujet dksintéress pourrait prendre des relations spatiales entre les objets et de leurs caractère géométriquet cependant, mêm en E
(1) KOFFKA, Perception p. 578.

analysant cette fonction abstraite, qui est bien loin de couvrir toute notre expériencde l'espace, nous avons ktà amené faire apparaîtr A. comme la condition de la spatialitk, la fixation du sujet dans un milieu et finalement son inhé rence au monde, en d'autres termes, nous 'avons d à reconnaîtr la perception spatiale est un phénomkn e strucque d ture et n e se comprend qu'à l'intérieud'un champ perceptif qui contribue tout entier à la motiver en proposant a u sujet concret un ancrage possible. Le problèm classique de la perception de l'espace et, en généra la perception de doit êtr réintég dans un problèm plus vaste. Se demander comment on peut, dans un acte exprès détermine des relations spatiales et des objets avec leurs a propriktks È c'est poser une question seconde, c'est donner comme originaire u n acte qui n'apparaî sur le fond d'un monde déj que familier, c'est avouer que l'on n'a pas encore pris conscience de l'expérienc du monde. Dans l'attitude naturelle, je n'ai pas des perceptions, je ne pose pas cet objet A côt d e cet autre objet et leurs relations objectives, j'ai u n flux d'expérience s'impliquent et s'expliquent l'une l'autre aussi qui bien dans le sirnultank que dans la succession. Paris n'est pas pour mol un objet à mille facettes, une somme de perceptions, ni d'ailleurs la loi de toutes ces perceptions. Comme u n êtr manifeste la mêm essence affective dans les gestes de s a main, dans sa démarch dans le son de sa voix, chaet que perception expresse dans mon voyage à travers Paris les cafés visages des gens, les peupliers des quais, les les tournants de la Seine, - est découpà dans l'êtr total de Paris, ne fait que confirmer u n certain style ou u n certain sens de Paris. E t quand j'y suis arrivà pour la premikre fois, les première rues que j'ai vues à la sortie de la gare n'ont 616, comme les première paroles d'un inconnu, que les manifestations d'une essence encore ambiguà mais déjincomparable. Nous n e percevons presque aucun objet, comme nous n e voyons pas les yeux d'un visage familier, mais son regard et son expression. Il y a là u n sens latent, diffus A travers le paysage ou la ville, que nous retrouvons dans une évidencspécifiqusans avoir besoin de le définir Seules émergen comme des actes exprè les perceptions ambiguës c'est-à -dir celles auxquelles nous donnons nous-même un & sens par l'attitude que nous prenons ou qui réponden des questions que nous nous posons. Elles n e peuvent pas servir à l'analyse du champ perceptif, puisqu'elles sont pré levée sur lui, qu'elles le présupposen que nous les obteet nons justement en utilisant les montages que nous avons

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acquis dans la fréquentatiodu monde. Une premihe perception sans aucun fond est inconcevable. Toute perception suppose un certain passà du sujet qui perçoiet la fonction abstraite de perception, comme rencontre des objets, implique un acte plus secret par lequel nous élaboron notre milieu. Sous mescaline, il arrive que les objets qui se rapprochent paraissent se rapetisser. Un membre ou une partie d u corps, main, bouche ou langue, paraî énorm le reste du et corps n'en est plus que l'appendice (1). Les murs de la chambre sont à 150 mètre l'un de l'autre, et au del5 des murs il n'y a que l'immensità déserte main btcndue est La haute comme le mur. L'espace extérieu l'espace corporel et se disjoignent au point que le sujet a l'impression de manger a d'une dimension dans l'autre > (2). A certains moments, le mouvement n'est plus vu et c'est d'une manièr magique que les personnes se transportent d'un point à l'autre (3). Le sujet est seul et abandonnÃà un espace vide, a il se plaint de ne bien voir que l'espace entre les choses et cet espace est vide. Les objets, d'une certaine manièr sont bien encore là mais pas comme il faut ... à (4). Les hommes ont l'air de poupée leurs mouvements sont d'une lenteur et féerique Les feuilles des arbres perdent leur armature et leur organisation : chaque point de la feuille a mêm valeur que tous les autres (5). Un schizophrèn dit : a Un oiseau gazouille dans le jardin. J'cntends l'oiseau et je sais qu'il gazouille, mais que ce soit un oiseau et qu'il gazouille, les deux choses sont si loin l'une de l'autre ... Il y a un abîm Comme si l'oiseau et le gazouillement n'avaient rien A faire l'un avec l'autre à (6). Un autre schizophr&nen'arrive plus à a comprendre à la pendule, c'est-à -dir d'abord le passage des aiguilles d'une position A une autre et surtout la connexion de ce mouvement avec la poussé mécanisme du la a marche à de la pendule (7). Ces troubles ne concernent pas la perception comme connaissance du monde : les parties énorme corps, les objets proches trop petits ne sont du

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(1) MAYER-GROS STEIN, et Ueber einige Abünderunge Sinder ncstüligkei Meskalinrausch, p. 375. im (2) Ibid., p. 377. (3) Ibid., p. 381. (4) FISCHER, Zeilsirukim z;nd Schizophrenie, p. 572. (5) MAYER-GROS" et STEIN, Travail cité 380. p. (G) FISCHER, Travail cité 558-559. pp. (7) FISCHER, Ranm-Zeitstruktw und iIenkst6rung in der Schi zophrenie, p. 247 sq.

pas posé comme tels; les murs de la chambre ne sont pas pour le malade distants l'un de l'autre comme Jes deux extrémità d'un terrain de football pour u n normal. Le sujet sait bien que les aliments et son propre corps risident dans le mêm espace, puikqu'il prend les aliments avec sa main. L'espace est a vide à et cependant tous les objets de perception sont lA. Le trouble ne porte pas sur les renseignements que l'on peut tirer de la perception et il met en ividence sous la a perception w une vie plus profonde de la conscience. Mêm quand il y a imperception, comme il arrive A l'igard du mouvement, le défici perceptif ne semble êtr qu'un cas limite d'un trouble plus gknéra concerne l'articulation qui des phénomèn uns sur les autres. II y a u n oiseau les et il y a un gazouillis, mais l'oiseau n e gazouille plus. Il y a un mouvement des aiguilles et u n ressort, mais la pendule ne a marche > plus. De mêm certaines parties du corps sont démesuréme grossies et les objets proches sont trop petits parce que l'ensemble ne forme plus un systèmeOr, si le monde se pulvéris se disloque, c'est parce ou que le corps propre a cessà d'êtr corps connaissant, d'envelopper tous les objets dans une prise unique, et cette &gradation du corps en organisme doit êtr elle-mêm rapportie à l'affaissement du temps qui ne se lbve plus vers u n avenir et retombe sur lui-même a Autrefois, j'étaiun homme, avec une âmet un corps vivant (Leibl et maintenant je ne suis plus qu'un êtr (Wesen) Maintenant, il n'y a plus lh que l'organisme (Korper) et 'l'Arne est morte J'entends et je vois, mais je ne sais plus rien, la vie pour moi est maintenant un problèm J e survis maintenant dans l'kternità Les branches sur les arbres se balancent, les autres vont et viennent dans la salle, mais pour moi le temps ne s'6coule pas ... La penséa changk, il n'y a plus de style ... Qu'est-ce que l'avenir ? On ne peut pas l'atteindre Tout est point d'interrogation ... Tout est si monotone, le matin, midi, le soir, passé présent avenir. Tout recommence toujours (1). à La perception de l'espace n'est pas une classe particulihre d'a état conscience w ou d'actes de et ses modalitéexpriment toujours la vie totale du sujet, l l'énergiavec laquelle il tend vers u n avenir i travers son corps et son monde (2).

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(1) FISCHER, Zeitstruktur und Schizophrenie, p. 560. (2) à Le sympt6me schizophr6nique n'est jamais qu'un checit6 min vers la personne du schizophrène > KRONFELD, par FISCHER. Klinik und Psychologie des Raumerlebens, p. 61. Zur

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Nous nous trouvons donc amené élargi à notre recherche : l'expériencde la spatialità une fois rapporté notre à fixation dans le monde, il y aura une spatialità originale pour chaque modalità de cette fixation. Quand, par exemple, le monde des objets clairs et articulé trouve aboli, notre se êtr perceptif amputà de son monde dessine une spatialità sans choses. C'est ce qui arrive dans la nuit. Elle n'est pas un objet devant moi, elle m'enveloppe, elle pénèt tous par mes sens, elle suffoque mes souvenirs, elle efface presque mon identità personnelle. J e n e suis plus retranchà dans mon poste perceptif pour voir de là défileA distance les profils des objets. L a nuit est sans profils, elle me touche elle-mêm et son unità est l'unità mystique du inana. Mêm des cris ou une lumièr lointaine ne la peuplent que vaguement, c'est toute entièr qu'elle s'anime. elle est une profondeur pure sans plans, sans surfaces, sans distance d'elle A moi (1). Tout espace pour la réflexio est portà par une penséqui en relie les parties, mais cette pensé e se fait n de nulle part. Au contraire, c'est du milieu de l'espace nocturne que je m'unis à lui. L'angoisse des névropathe dans la nuit vient de ce qu'elle nous fait sentir notre contingence, le mouvement gratuit et infatigable par lequel nous cherchons A nous ancrer et à nous transcender dans des choses. sans aucune garantie de les trouver toujours. - Mais l a nuit n'est pas encore notre expérienc plus frappante d e la l'irrée : je peux y conserver le montage de la journée comme quand je m'avance h tâtondans mon appartement, e t en tout cas elle se place dans le cadre génér la nade ture, il y a quelque chose de rassurant et de terrestre jusque dans l'espace noir. Dans le sommeil, a u contraire, j e ne garde présen monde que pour le tenir à distance, je le me retourne vers les sources subjectives de mon existence et les fantasmes du rêv révèle encore mieux la spatialità généra l'espace clair et les objets observables sont inoà crustés Considéronpar exemple les thème d'élévatit e de chute si fréquent dans les rêves comme d'ailleurs dans les mythes et dans la poésieOn sait que l'apparition d e ces thème dans le rêv peut êtr mise en rapport avec des concomitants respiratoires ou des pulsions sexuelles, et c'est u n premier pas de reconnaîtr signification vitale et la sexuelle du haut et du bas. Mais ces explications ne vont pas loin, car l'élévati la chute rêvke ne sont pas dans et l'espace visible comme les perceptions &veillée dési t du e
(1) MINKOWSKI, Temps vicu, p. 394. Le

des n~ouvements respiratoires. Il faut comprendre pourquoi à un moment donnà le rêveu se prêt tout entier aux faits corporels de la respiration et du dési leur infuse ainsi et une signification généra symbolique a u point de ne les et voir apparaîtr dans le rêv que sous la forme d'une image, - par exemple l'image d'un immense oiseau qui plane, et qui, atteint d'un coup de fusil, tombe et se rédui u n petit à tas de papier noirci. Il faut comprendre comment les évk nements respiratoires ou sexuels qui ont leur place dans l'espace objectif s'en détachen dans le rêv et s'établissen s u r u n autre théstre n'y parviendra pas si l'on n'accorde On pas a u corps, mêm dans l'éta veille, une valeur emblé de matique. Entre nos émotions nos désiret nos attitudes corporelles, il n'y a pas seulement une connexion contingente ou mêm une relation d'analogie : si je dis que dans la déceptio tombe de mon haut, ce n'est pas seulement je parce qu'elle s'accompagne de gestes de prostration en vertu des lois de la mécaniqunerveuse, ou parce que je découvrentre l'objet de mon dési mon dési et lui-mêm le mêm rapport qu'entre un objet haut placà et mon geste vers lui ; le mouvement vers le haut comme direction dans l'espace physique et celui du dési vers son but sont symboliques l'un de l'autre, parce qu'ils expriment tous deux la mêm structure essentielle de notre êtr comme êtr situ6 en rapport avec u n milieu, dont nous avons déjvu qu'elle donne seule u n sens aux directions d u haut et du bas dans le monde physique. Quand on parle d'un moral élev bas, ou on n'éten pas a u psychique une relation qui n'aurait d e sens plein que dans le monde physique, on utilise c une direction de signification qui, pour ainsi dire, traverse les différente sphère régionaleet reçoi dans chacune une signification particulièr (spatiale, auditive, spirituelle, psychique, e t c . ) ~ (1). Les fantasmes du rêve ceux du mythe, les images favorites de chaque homme ou enfin l'image poétiqun e sont pas liéà leur sens p a r u n rapport de signe à signification comme celui qui existe entre u n numérde télépho le nom de l'abonnk ; ils renferment et vraiment leur sens, qui n'est pas u n sens notionnel, mais une direction de notre existence. Quand je rêv que je vole ou que je tombe, le sens entier de ce rêv est contenu dans ce vol ou dans cette chute, si je n e les rkduis pas h leur apparence physique dans le monde de la veille, et si je les prends avec toutes leurs implications existentielles. L'oiseau qui
(1) 1.. BINSWANGER, und Existenz, p. 674. Traum

une odeur de marrons et la fraîcheu de la pluie. notions de distance. tombe et devient une poigné cendres. et si l'on me retient loin de ce que j'aime. je me sens excentrique la vraie vie. de mêm il se sent privà de libertà comme si autour au c'est de lui il y avait toujours des personnes présentes café comme quelque chose de nébuleuautour de lui et il sent un tremblement. ( 6 ) Ibid. Un schizophrkne. qui précè a perception È La vie et la du la sexualitk hantent leur monde et leur espace. et quand les voix sont particulièremen fréquente et nombreuses. je me sens exilà dans le village.330 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 331 plane. savoir ou se trouve le campement du clan. p. sa systole et sa diastole. c'est comme un murmure qui l'enveloppe tout entier. la droite et la gauche sont les sources d'ou viennent le faste et le nkfaste. sa pensée sensible à tous les objets qui se présentent vole de l'un à l'aut r e et est entraînà dans leur mouvement à (1). heureux de quitter mes travaux et mon entourage ordinaire. Dans le reve comme dans le mythe. . et c'est pourquoi les rêve comptent pour eux autant que les perceptions. la distance vécu est à la fois trop courte et trop grande : la plupart des évà nements cessent de compter pour moi. de mêm que. Une vieille schizophrèn croit qu'une personne qui ressemble à une autre personne l'a connue (6). au contraire. se centre partout Le a son espace mental est large et lumineux. dans la vie éveillé notre commerce avec le monde qui se propose détermin espace un des réalitéy a une déterminatiodu haut et du bas et Il en génér lieu.. (5) Le Temps vécu 376. BINSWANGER. Dans la rue. savoir oà est ma main c'est me joindre à cette puissance agile qui sommeille pour le moment. Pour l'augure. ou encore il est la pulsation de mon existence. Un malade sent des bouffée glaciales. exclu de la vie vkritable. 78 sqq. Mêm dans la vie éveillé n'en va pas autreil ment. J e suis posséd (3). croit qu'ils se sont rencontré pour parler de lui (5). Cf Le Temps vécu VII. ce n'est pas le mettre en place par rapport A quelque objet rephre : il est le repèr de tous les repères-c'est tendre vers lui comme versle lieu naturel d'une certaine paix ou d'une certaine joie. nous apprenons oà se trouve le phénomhnen éprouvan quoi A va notre désir que redoute notre cÅ“ur de quoi dépen ce notre vie. Le rétrécisseme l'espace vkcu. Ch. Tantôt au contraire. comme. l'atmosphèr autour de lui est saturé comme de feu. p. J e m'installe dans le village. Problèm des Hal1ucinu. ne laisse plus au hasard aucun rôle Comme l'espace. 379. Notre corps et notre perception nous sollicitent toujours de prendre pour centre du monde le paysage qu'ils nous offrent. mais que je puis assumer et retrouver comme mienne.ions et le problèm de Le l'Espace. et cela détermincomme une oppression i l'intérieudu cccur et des poumons et comme un brouillard autour de la tèteà MINKOWSKI. Mais ce paysage n'est pas nkcessairement celui de notre vie. comme pour moi ma main droite et ma main gauche sont l'incarnation de mon adresse et de ma maladresse. ne plane pas de et ne tombe pas dans l'espace physique. p. En mêm temps les événemen s'agglomèren entre eux. Le niveau de cette maréA chaque moment détermin u n espace des fantasmes. pour moi. Outre la distance physique ou géométriq existe entre moi et qui toutes choses. la causalità avant d'êtr une relation entre les objets est fondé ma relation aux choses. une distance vécume relie aux choses qui comptent et existent Pour moi et les relie entre elles.. 69. il s'élè s'abaisse et avec la maré existentielle qui le traverse.vécu d'ampleur de Les et la vie et leur application en psycho-pathologie. Les primitifs. Ueber Ideenflucht. Cette distance mesure A chaque moment 1' c ampleur à de ma un vie (2). Peut-être dit-il. tandis que les plus proches m'obsèdent Ils m'enveloppent comme la nuit et me A déroben l'individualità et la liberté la lettre je ne peux plus respirer.Lesacourtssur MINKOWSKI. Le bovarysme et certaines formes du malaise paysan sont des exemples de vie décentré maniaque. qui ne laisse plus au de malade aucune marge. (4) Ibid. ou si la radio et les journaux m'apprennent qu'il y a des menaces de guerre.. Il y a un espace mythique ou les directions et les positions sont déterminé la par résidencde grandes entitéaffectives. et dont s'occupe aussi le curÃdu village. Il devient le centre de ma vie. c à ce moment préciune personne subissant des suggestions comme moi passait sous la pluie devant un marchand de marrons grilléw (4). (2) (1) L. confinà loin de tout. (3) a . Tantô il y a entre moi et les événemen certain jeu (Spielraum) qui ménag a libertk sans qu'ils cesm sent de me toucher. pour autant qu'ils vivent dans le mythe. J e peux a êtr ailleurs à tout en demeurant ici. dont Minkowski s'occupe. Pour un primitif. L'eau qui manque A la rivière la récoltdu maï ou des noix sont pour moi des événement si un ami vient me Mais voir et m'apporte des nouvelles de Paris. ne dépassen cet pas espace existentiel. J'arrive dans un village pour les vacances.

On voit bien ce que la pensé objective lui opposera toujours : les descriptions ont-elles valeur philosophique ? C'est-à -dir : nous enseignent-elles quelque chose qui concerne la structure mêm de la conscience ou bien n e nous donnent-elles que des contenus de l'expérienchumaine ? L'espace du rêve l'espace mythique. Tantô il se meut dans le paysage d'automne et tantô le paysage lui aussi se meut. corrélatif mais aussi négatiode la subjectivité t n e lui est-il pas essentiel d'eme (1) On pourrait montrer. c'est comme u n ordre de me reposer ou de mourir. p. E t pendant ce temps.ne se détermin comme direction que si d'abord je suis capable de penser sa relation avec la droite. dit le malade. l'espace schizophr6nique sont-ils de véritable espaces. peuvent-ils êtr et êtr pensé par eux-mêmes ou bien ne pré supposent-ils pas comme condition de leur possibilità l'espace géométriq avec lui la pure conscience constituante et qui le déploi La gauche. effrayant W . et Ibid.. pénétraciel bleu d u soir. et c'est cette relation qui finalement donne un sens spatial aux termes entre lesquels elle s'éta blit. il se sent comme menacé naî lui un intérà Il en spécia pour tout ce qui l'entoure. Ce n'est pas. cet hone nêt espace ou tous les objets ont la mêm importance et le mêm droit à exister. Raum-Zeilstruklur und Denkstoru~~g der Schiin zophrenie. 253... Aprè un moment. jamais les contenus n e seraient nulle part. p. en quelque sorte. STRAUS. et trelacé avec tous les autres modes d'expérience toutes les autres d o n n à © e s ' p s y c h i qÃ~ (3). régio du malheur et présag ? néfastpour le primitif . avec son angoisse ou avec s a joie que le primitif vise un espace. mur È (3) FISCHER. la joie. que le sujet et son monde dans la danse ne s'opposent plus. libre à l'égar de tous les contenus et qui les déploidans l'espace. Vorn . qu'en conséquenc parties du corps n'y sont plus accentuée les comme dans l'expericnce naturelle : le tronc n'est plus le fond d'oii s'élève mouvements et oà ils sombrent une fois acheles vés c'est lui qui dirige la danse et les mouvements des membres sont i son service. 381. est non seulement entouré mais encore pénét part en part d'une autre spatialità que les de variations morbides révèlen schizophrèn h la montagne Un s'arrêt devant un paysage. Si nous réfléchissou r s l'expériencmythique de l'espace et si nous nous demandons ce qu'elle veut dire. Sans cette conscience agile. la douleur vécue sont rapportée un lieu A de l'espace objectif ou se trouvent leurs conditions empiriques. L'espace clair. Sinn der Sinne. 70. p. ne se détachen plus l'un sur l'autre. ou d'aller plus loin à (4). c'est celui que compose à chaque moment notre manièr propre de projeter le monde et le trouble du schizophrèn consiste seulement en ceci que ce projet perpétue dissocie du monde objectif se tel qu'il est encore offert par la perception et s e retire pour ainsi dire en lui-même La schizophr&nen e vit plus dans le monde commun. (2) C'est pourquoi on peut dire avec SCHELER (IdealismusRealismus. Ce second espace à travers l'espace visible. sans limite. par exemple. p. est considérablen~en appauvri. Zur Klinik und Psychologie des Raurnerlebens. 298) que l'espace de Newton traduit le vide du (1) La description de l'espace anthropologique pourrait êtr indéfinimen poursuivie (1). p. invisible. car un espace qui ne serait pas objectif et qui ne serait pas unique n e serait pas u n espace : n'est-il pas essentiel à l'espace d'êtr le a dehors à absolu.ou dans mon corps la gauche comme côt de m a maladresse . De là l'interrogation schizophréniqu: tout est étonnant absurde o u irréel parce que le mouvement de l'existence vers les choses n'a plus son énergie qu'il s'apparaî dans s a contingence e t que le monde n e va plus de soi. (5) E. Si l'espace naturel dont parle la psychologie classique est a u contraire rassurant et évident c'est que l'existence se précipit s'ignore en lui. comme si une question lui étai posé dehors A du laquelle il n e pûtrouver aucune réponse Soudain le paysage lui est ravi par une force étrangèr C'est comme si u n second ciel noir. mais dans u n monde privé n e va plus il jusqu'à l'espace géographiqu il demeure dans a l'espace : de paysage à (5) et ce paysage lui-même une fois coupÃd u monde commun.L'ESPACE 333 circuits à (1) de la causalità délirantcomme les longues chaîne causales d e la penséméthodiquexpriment des manière d'exister (2) : a l'expérienc de l'espace est en. 290. nous trouverons nécessairemen qu'elle repose s u r la conscience de l'espace objectif et unique. (4) FISCHER. qu'elle est une suspension de notre histoire. comme ce n'est pas avec ma douleur que je sais ou est mon pied blessà : l'angoisse. que la perception esthbque le tableau tique ouvre à son tour une nouvelle spatialité comme Å“uvr d'art n'est pas dans l'espace oà il habite comme chose physique et comme toile coloriée que la danse se dé roule dans un espace sans buts et sans directions. Ce noule veau ciel est vide a fm. a une question permanente se pose à moi .

dans cette hidence. ou bien celui qui vit quelque chose n'est pas juge de ce qu'il vit. Les fantbmes sont des débrid u monde clair et lui empruntent tout le prestige qu'ils puissent avoir. Mais cette distinction mêm de l'apparence et du rée n'est faite n i dans le monde du mythe. Toute a apparition à .et ses pulsions sexuelles ne sont pas pris pour ce qu'ils sont. E t c'est à cette condition seulement qu'il peut rejeter les espaces anthropologiques comme des apparences confuses de l'espace vrai. Mais elle a u n sens non thématiquou implicite et ce n'est pas la un moindre sens. comme il l'avoue luimême les objets sont toujours la. le ph& nomèn mythique n'est pas une représentation mais une véritablprésence démode la pluie est présen Le dans chaque goutte qui tombe aprè la conjuration comme l'Arne à est présent chaque partie du corps. ni dans celui du malade et de l'enfant. L'espace sombre qui envahit le monde du schizophrèn ne peut se justifier comme espace et fournir ses titres de spatialità qu'en se reliant à l'espace clair. ou que l'on perçoivjamais pour de bon. le rêveu ou le sujet de la perception doivent êtr crus sur parole et l'on doit seulement s'assurer que leur langage exprime bien ce qu'ils vivent . De deux choses l'une : ou bien celui qui vit quelque chose sait en mêm temps ce qu'il vit. il le fera disparaîtr comme fantôme E t puisque. ce par quoi le reste peut êtr et êtr pensé réflexione peut pas s'enfermer dans la pensé la objective. celle du rêv ou celle de la perception de toute valeur positive. la pensé objective refuse les prétendu phé nomhnes du rêve du mythe et. en généra l'existence. et alors le fou. elle s'évanoui devant la penséobjective. de parce qu'elle les trouve impensables et qu'ils ne veulent rien - dire qu'elle puisse t l i h t i s e r .on n'a pas le droit de niveler toutes les expérience u n seul monde. En d'autres termes. elle doit penser justement les actes de thématisa tion de la penséobjective et en restituer le contexte. Mais en doutant du témoi gnage d'autrui sur lui-mCme ou du témoignagde sa propre perception sur elle-même il s'ôt le droit d'affirmer vrai absolument ce qu'il saisit avec évidence mêm si.d en l'existence en une seule conscience.L'ESPACE 335 brasser tout étr qu'on puisse se représenter puisque tout ce qu'on voudrait poser hors de lui serait par là mêm en rapport avec lui. Elle n'a pas. qu'une spatialitÃdu sujet n'est pas pensable. rompent les amarres qui les attachent a u monde et flottent devant lui sous la forme du rêveMais enfin que voit-il au juste ? Allons-nous le croire sur parole ? S'il veut savoir ce qu'il voit et comprendre lui-mêm son rêveil faudra qu'il s'éveille Aussitô la sexualità rejoindra son antre génital l'angoisse et ses : fantasmes redeviendront ce qu'ils ont toujours ét quelque gên respiratoire en un point de la cage thoracique. Tant qu'on admet le rêve la folie ou la perception. d'un moi plus intime à moi-mêm que moi qui pense mon rêv ou ma perception quand je me borne à rêve ou A percevoir. il a conscience de comprendre éminemmen le rêveur le fou ou la perception. et alors l'épreuv de l'évidencpeut êtr une illusion. Le mythe tient l'essence dans l'apparence. qui possèd la vraie substance de mon rêv et de m a perception quand je n'en ai que l'apparence. davantage : le philosophe croit savoir ce qu'il perçoitdans la réflexion mieux qu'il ne le sait dans la perception. Pour le faire. De mêm enfin. et qu'en conséquenc notre proposition est rigoureusement dépourvude sens. Si le malade prétenqu'il y a autour de lui un second espace. il garde toujours avec l'espace clair le moyen d'exorciser les fantôme et de revenir au monde commun. mais doit ressaisir cette thématisatio elle-mêm avec les horizons d'implications qui lui donnent son sens. au moins comme absences de la rkflexion et comment ne pas le faire si l'on veut garder une valeur au témoignagde la conscience sans lequel aucune vérit n'est possible . toutes les moda1ités. L'analyse réflexivcroit savoir ce que vivent le rêveu et le schizophrèn mieux que le rêveu ou le schizophrèn lui-mêm . pour réintégr les espaces A l'espaqe géométriqu faut en somme nier que il l'on rêv jamais. on nous répondr que la penséne connaî qu'elle-mêm ou des choses. Elle refuse le fait ou le rée au nom du possible et de l'évidenceMais elle ne voit pas que l'évidencelle-mêm est fondé sur un fait. donc en lui ? Le rêveu rêve c'est pourquoi ses mouvements respiratoireS. demandons-lui :oà est-il donc ? E n cherchant à placer ce fantbme. car la pensé objective elle-mêm se nourrit de l'irréflkch s'offre comme une explicitation de la vie et de conscience irréfléchi sorte que la réflexioradicale de ne peut pas consister à thématise parallèlemen le monde ou l'espace et le sujet intemporel qui les pense. unique et objectif. quand nous cherchons à fonder l'espace géométriq ses relations intra-mondaines s u r avec la spatialitÃoriginaire de l'existence. que l'on soit jamais fou. il faudrait disposer d'une instance supérieurA laquelle on puisse soumettre la conscience perceptive et la conscience fantastique. répondrons-nous sens thématiqu explide ou cite. Si réfléchi c'est rechercher l'originaire. Pour destituer l'expériencmythique.

. blèm de l'espace. comment pourrait-elle faire la critique de ce qu'elle pense éprouver trouverait-elle u n oà point fixe pour s'arrêter s'apercevoir elle-mêm comme pure conscience et apercevoir. la vraie brosse. la a prégnancà symbolique (2) de la forme dans le contenu. la solidarità de. morbide ou primitive. Il ne faut pas en conclure qu'elles y étaien déjà mais inversement que la réflexio véritabl n'est pas cellelà Pour savoir ce que veut dire l'espace mythique ou schizophrénique nous n'avons d'autre moyen que de réveille en nous. et elle conclut paisiblement : à J e suis donc - (1) CASSIRER. avant la subsomption du contenu sous la forme. au delà des fantasmes. comme terme identifiable d'une perception expresse. ce n'est pas sa critique. à expliquer par des intentions ou des consciences . C'est là ce qu'on veut dire de valable en parlant d'un animisme enfantin et primitif : non que l'enfant et le primitif perçoivendes objets qu'ils chercheraient. La brosse. dans le rêv et dans la perception. (1) Ce qui garantit l'homme sain contre le délirou l'hallucination.le sens expressif (AusdrucksS i n n ) . BINSWANGER. comme disait Comte. mais refoulé par la perception de tous les jours ou par la pensee objective. Ce qui fait l'hallucination comme le mythe. 82. (2) CASSIRER. (3) L. Philosophie der Symbolischen Formen. en généra l'expériencA l'éta de nais(1) MINKOWSKI.L'ESPACE 337 (Erscheinung) es# ici une incarnation (1) et les être ne sont pas tant défini par des à propriétà que par des à caractère physionomiques. p. le monde vrai? Un schizophrèn sent qu'une brosse posé prè de sa fenêtr s'approche de lui et entre dans sa tête et cependant à aucun moment il ne cesse de savoir que la brosse est là -ba (3). qui est. et que la conscience philosophique retrouve. si je les pose et les fixe selon les méthode la pensé de objective. seule à les entendre. il y a partout des avertissements sans personne qui avertisse (2). S'il regarde vers la fenêtre il l'aperçoi encore. ils ne le touchent qu'avec respect. p. est agglomérà regard. la relation du sujet et de son monde que l'analyse réflexivfait disparaître Il faut reconnaîtr avant les a actes de signification w (Bedeutungsgebende Akten) de la pensé théoriqu thétiqu et les a expérience expressives à {Ausdruckserlebnisse). p. 80. T . elle a quittb au la fenêtr et n'y a laissà que sa dépouillinerte. (2) Ibid. 6 4 . III. le craquement d'un arbre ont un sens . c'est le rétrécisseme de l'espace vécul'enracinement des choses dans notre corps. si je rélléch la conscience des positions et des direcsur tions dans le mythe. Une ombre qui passe. la conscience comme l'objet appartient à la pensé thétique mais parce que les choses sont prises pour l'incarnation de ce qu'elles expriment. De mêm la brosse qui tombe sous les sens n'est qu'une enveloppe ou u n fantôm .Rcmmproblem in der Psychopatho10Das nie. la vertigineuse proximità de l'objet. non pas abolie. ils gardent leurs distances et. je retrouve en elles les relations de l'espace géomà trique. Sans doute. puisqu'il ne conteste pas la perception explicite et tient seulement qu'elle ne prouve rien contre ce qu'il éprouve Vous n'entendez pas mes voix ? à dit une malade a au médeci. Le Problèm des hallucinations et le pro.. Puisque la conscience mythique n'a pas encore la notion de chose OU celle d'une véritobjective. Aucun appel à la perception explicite ne peut éveille malade le de ce songe. p. 630. n'est pas dans la têt du malade comme masse mat& rielle. les configurations de l'expériencadulte. Mais la têt du malade n'est pas pour lui cet objet que tout le monde peut voir et qu'il voit lui-mêm dans u n miroir : elle est ce poste d'écoutet de vigie qu'il sent a u sommet de son corps. p. Cela veut-il dire que l'on donne raison au psychologisme? Puisqu'il y a autant d'espaces que d'expérience spatiales distinctes. ouvrage cité 80. dans l'expérienc enfantine. l'homme et du monde. comme Malebranche le disait à propos d'Adam. l'êtr rigide et piquant qui s'incarne sous ces apparences. c'est la structure de son espace: les objets restent devant lui. n'avons-nous pas substituà le cogito du psychologue qui demeure dans l'épreuv de sa vie incommunicable ? Ne définissons-nou pas la subjectività par la coïncidencde chacun avec elle ? La recherche de l'espace et. cette puissance de se joindre à tous les objets par la vision et l'audition. normale et civilisée n'enfermons-nous pas chaque type de subjectività et à la limite chaque conscience dans sa vie privé Au cogito rationaliste qui retrouvait en moi une ? conscience constituante universelle. avant le sens signifiÃ(Zeichen-Sinn). que leur signification humaine s'écrasen elles et s'offre à la lettre comme ce qu'elles veulent dire. et puisque nous ne nous donnons pas le droit de réalise d'avance. dans notre perception actuelle.

à plus forte raison. qu'elle ne pose pas devant elle des termes défini par un certain nombre de propriétà isolables et articulée l'une sur l'autre. dans l'expériencnormale. sans quoi elle ne serait consciente de rien du tout. la perception dans leur différencne sont pas fermée elles-mêmes ne sont pas des "lots d'exsur périenc sans communication et d'oà l'on ne pourrait sortir. Elle ne prend pas distance à l'égar de ses noèmes mais si elle passait avec chacun d'eux. parce qu'elles le cherchent en lui une explication du monde et une anticipation de la science. et si tous les mythes sont vrais. qu'elle est un flux. Le primitif vit ses mythes sur un fond perceptif assez clairement articulÃpour que les actes de la vie quotidienne. rendent incompréhensibl mythe. mais il en utilise toutes les articulations. qu'elle ne se fixe pas et ne se connaî pas elle-mêm . comme la toile sous le tableau. elle ne se cristalliserait pas en mythes. mais elle peut toujours se dissoudre en elles. avant qu'ils soient objectivés décisiode demanla der à l'expériencelle-mêm son propre sens. la pêche la cnasse. puisque justement il forme un monde. et c'est dans le sensible qu'elle trouve sa vérificatio et sa plénitude Nous avons dit que l'espace est existentiel . je suis toujours attachà par mes racines à u n espace naturel et inhumain. La conscience mythique ou onirique. la folie. De la mêm manière c'est bien au rêveu que j'ai ét cette nuit que je demande le réci rêve mais enfin le rêveu lui-mêm du ne raconte rien et celui qui raconte est éveillà Sans le rkveil. en un mot la phénoménologi fmit-elle pas par la négatiode l'êtr ne et la négatio sens ? Sous le nom de phénomèn du n'est-ce pas l'apparence et l'opinion qu'elle ramèn ? Ne met-elle pas à l'origine du savoir exact une décisioaussi peu jusiifiable que celle qui enferme le fou dans sa folie.L'ESPACE 339 sant. je puis arrête mes yeux sur une pierre d u mur des Tuileries. alors qu'il est une projection de l'existence et une expression de la condition humaine. il ne reste qu'un jeu de lumièr sur une matièr indéfinie Ma perception totale n'est pas faite de ces perceptions analytiques. et mon corps. Je ne vis jamais entièremendans les espaces anthropologiques. et lui donne un air de fragilité Mêm s'il y a une perception de ce qui est désir le désir par aimÃpar l'amour. le monde nous obsèd jusque dans le sommeil. par intérieure elle s'ouvre s u r un a dehors à au une nécessit . du côt objectif. Pendant que je traverse la place de la Concorde et que je me crois pris tout entier par Paris. Nous avons cherchà à soustraire la conscience mythique aux rationalisations prématuré qui. les du ktats mélancolique plus avancés le malade s'installe les oà dans la irtort et y place pour ainsi dire sa maison. en généra subordonner toute de experience à une conscience absolue de cette experience qui la situerait dans l'ensemble de la vérità parce que l'unità de l'expériencainsi comprise en rend incompréhensiblla variétà Mais la conscience mythique est ouverte sur u n horizon d'objectivations possibles. Sans doute. elle se forme toujours autour d'un noyau sensible. on le trouve. c'est en tant qu'ils peuvent êtr replaces dans une phénoménolog l'esprit qui indique leur foncde tion dans la prise de conscience et fonde finalement leur sens propre sur leur sens pour le philosophe. et le dernier mot de cette sagesse n'est-il pas de ramener à l'angoisse de la subjectività oisive et séparà Ce sont la les équi ? voques qu'il nous reste A dissiper. la Concorde disparaît il et ny a plus que cette pierre sans histoire . Ce lien entre la subjectivitÃet l'objectività qui existe déjdans la conscience mythique ou enfantine. si diffus qu'il puisse être a un sens identifiable pour le primitif. comme chez Comte. c'est sur le monde que nous rêvons De même c'est autour du monde que gravite la folie. c'est-à dire une totalità o i ~ chaque élémedes rapports de sens a avec les autres. Le mythe luimkme. utilisent encore pour le faire les structures de l'êtr a u monde et lui empruntent ce qu'il faut d'êtr pour le nier. c'est-à -dire du côt subjectif. les rapports avec les civilisés soient possibles. Mais elle ne s'emporte pas elle-mêm dans chacune de ses pulsations. Pour ne rien dire des rêverie morbides ou des délirequi essaient de se fabriquer un domaine privb avec les débri macrocosme. p a r exemple. Nous avons refusà de faire l'espace géométriq immanent à l'espace mythique et. c'est-à -dir que. qui assure par mes habitus mon insertion dans le monde humain. ne le fait justement qu'en me projetant d'abo~ddans u n monde naturel qui transparaî toujours sous l'autre. haà par la haine. et qui subsiste toujours dans le sommeil ou la folie. Pendant le rkve et lui-même nous ne quittons pas le monde :l'espace du rêv se retranche de l'espace clair. les rêve ne seraient que des modulations instantanée n'existeraient pas mêm POUF nous. la conscience mythique n'est pas conscience de chose. nous aurions pu dire aussi bien que l'existence est spatiale. je peux encore ' perdre mon regard dans cette surface grenue et jaunâtreet il n'y a plus mêm de pierre. Mais comprendre le mythe n'est pas croire au mythe. si exigu qu'il soit. si elle n'ébauchaipas le mouvement d'objectivation.

nous n'aurions jamais conscience d'une perception et d'une illusion comme telles.I~au~uproblcnz der PsuchopafholoDas in aie. rupture : avec l'immédiat est la correction d'une erreur possible. en déta de chant ces à mondes à sur le fond d'un unique monde naturel. De la mêm manière je ne peux demeurer dans l'évidencabsolue que si je retiens toute affirmation. la certitude devra s'étendrde la vision ou de la sensation comme penséea la perception comme constitutive d'un objet.Les espaces anthropologiques s'offrent eux-même comme construits sur l'espace naturel. Si cela est vrai. que mes illusions soient des perceptions sans objet ou mes perceptions des hallucinations vraies.L'ESPACE 341 point que l'on peut parler d'un espace mental et d'un < monde des significations et des objets de penséqui se constituent en elles à (1). pp. si. je m'étonnde- . Si le mythe. On a souvent dit que par définitiola conscience n'admet pas la séparatiode l'apparence et de la réalità on l'entendait en ce sens que. Si tout l'êtr de (1) 1. doute. V Unfers. ( 2 ) Logische Untersuchungen. je vois ou sens à n'en pas douter. ma perception et tout l'êtr de mon illusion est dans leur manièr d'apparaître faut que la vkrità qui défini il l'une et la faussetà qui défini l'autre m'apparaissent aussi. BINSWANGEK. La nouveautà de la phéno ménologi n'est pas de nier l'unità de l'expérience mais de la fonder autrement que le rationalisme classique. T . comme toute question déterminé enveloppe rait une réponse si enfin j'oppose à la vérit non pas la négatiode la vérità mais un simple éta non-vérit de ou d'équivoque l'opacitb effective de mon existence. qui resterait le seul critèr possible. sinon percevoir un objet irréel moins perdre de vue son irréa du lité faut qu'il y ait au moins inconscience de l'impercepil tion. au nom desquelles nous corrigeons les erreurs et les connaissons comme erreurs. les à actes non objectivants È pour parler comme Husserl. Car les actes objectivants ne sont pas des représentations L'espace naturel et primordial n'est pas l'espace géométriqu coret rélativemen l'unità de l'expériencn'est pas garantie par un penseur universel qui en étaleraidevant moi les contenus et m'assurerait a son égartoute science et toute puissance. et il faut ici que je puisse. elle Tout rationalisme admet au moins une absurdità A savoir qu'il ait A se formuler en thèseToute philosophie de l'absurde reconnaî moins un sens a l'affirmation de l'abdu surde. quoi qu'il en soit de l'objet extérieur la réalit Ici apparaî tout entière êtr rée apparaîtr font qu'un. p. La véritde la perception et la faussetà de l'illusion doivent êtr marquéeen elles par quelque caractere intrinsèquecar autrement le té moignage des autres sens. 617. Réciproquemen reconnaisla sance expresse d'une vérit bien plus que la simple exisest & tence en nous d'une idé incontestée foi immédiat ce la qui se présent elle suppose interrogation. Elle n'est qu'indiquépar les horizons d'objectivation possible. . Il faudra comprendre comment d'un seul mouvement l'existence projette autour d'elle des mondes qui me masquent l'objectivité l'assiet gne comme but à la téléolog la conscience. il est exclu que l'illusion et la perception aient mêm apparence.. si. comme le veut Husserl.Nous n'avons pas A choisir entre une philosophie de l'immanence ou un rationalisme qui ne rend compte que de la perception et de la vérità et une philosophie de la transcendance ou de l'absurde qui ne rend compte que de l'illusion vu de l'erreur. que l'illusion ne soit pas ce qu'elle paraî et que êtr pour une fois la réalit d'un acte de conscience soit au-delh de son apparence. La transparence de la conscience entraîn l'immanence et l'absolue certitude de l'objet. J e ne peux rester dans l'absurde que si je suspens toute affirmation. l'apparent et le rée doivent demeurer ambigus dans le sujet comme dans l'objet. Il y aura donc entre elles une diiïéren structure. elle ne me libèr de chaque milieu particulier que parce qu'elle m'attache au monde de la nature ou de l'en-soi qui les enveloppe tous. Allons-nous donc dans le sujet couper l'apparence de la réalità Mais la rupture une fois faite est irréparabl la plus claire apparence peut désormai : étr trompeuse et c'est cette fois le phénomè la vkrith de qui devient impossible.. devenant h son tour incertain. comme Montaigne ou comme le schizophrèneje me confine dans une interrogation qu'il ne faudra pas mêm formuler : en la formulant j'en ferais une question qui. Cependant c'est bien le propre de l'illusion de ne pas se donner comme illusion. sur les à actes objectivants à (2). il ny a et ne ' pas d'autre rbalità que l'apparition. II. Nous ne savons qu'il y a des erreurs que parce que nous avons des v& rites. de l'expérienc ultérieure ou d'autrui. La percepde tion vraie sera tout simplement une vraie perception. le rêve l'illusion doivent pouvoir êtr possibles. si pour moi rien ne va plus de soi. dans et la connaissance de nous-même l'apparence serait réalit si ¥ je pense voir ou sentir. L'illusion n'en $era pas une. 387 et suivantes.

qui est en réalitune tache de soleil. p. L'épreuv de l'absurde et celle de l'évidenc absolue s'impliquent l'une l'autre et sont mêm indiscernables. Quand je veux passer d e cette interrogation à une affirmation et a fortiori quand je veux m'exprimer. sans laquelle ils ne peuvent êtr ni pensés mêm vé ni cus. c'est-à -dir que mon corps n'est pas en prise s u r elle e t q u e je n e peux pas la déploye devant moi par des mouvements d'exploration. qu'il est en deç de la véritet de l'erreur dévoilée rend possibles l'une et l'autre. J e dis que je perçoi correctement quand mon corps a sur le spectacle une prise précise mais cela ne veut pas dire que ma prise soit jamais totale . je fais cristalliser dans un acte de conscience u n ensemble indéfin motifs. E t pourtant je suis capable d'omettre cette distinction. parce Ce - (1) FINK. et de ce qui est par principe impossible. y a en moi des sentiments auxquels il je n e donne pas leur nom et aussi des bonheurs faux ou je ne suis pas tout entier. la différencest intrinsèqu et la véritde la perception ne peut se lire qu'en elle-même Si. pour peu qu'on les presse un peu. Une vérits u r fond d'absurditéune absurdità que la télé logie de la conscience présum pouvoir convertir en vede rité est le phénomè tel originaire. si je m'en tiens A ce que je vois vraiment. Percevoir. E t déjje m'apprêt à sentir sous mon pied cette surface lisse et solide. je fais confiance a u monde. O r tel est le vrai cogito . Dans l'expérienc d'une véritperceptive. et dans laquelle on n e peut dire que tout ait un sens ou que tout soit non-sens. je crois voir au loin une large pierre plate s u r le sol. J e vois la pierre illusoire en ce sens que tout mon champ perceptif et moteur donne A la tache claire le sens de à pierre sur le chemin B. L'évidenc de la sensation entraîneraicelle de la perception et rendrait impossible l'illusion. Il n'est pas vrai que. C'est que la vision correcte et la vision illusoire ne se distinguent pas comme la penséadéquatet la penséinadéquate c'est-i-dire comme une penséabsolument pleine et une pensélacunaire. La pierre plate n'apparaît comme tous les lointains. p. Mais je peux vivre plus de choses que je ne m'en représente mon êtr ne se rédui pas a ce qui m'apparaî expressémen moi-m6me. Le contact absolu de moi avec moi. je suis capable d'illusion. je présumque la concordance éprouvà jusqu'ici se maintiendrait pour une observation plus détail lé. en C'est donc de part et d'autre le mêm silence et le mêm vide.travail cité 382. Toute sensation est déjprégnant d'un sens. L'évidenc absolue et l'absurde sont équivalents non seulement comme affirmations philosophiques. et cependant elles avaient un air de clarté elles ont un sens de premièr vue. c'est-à -dir dans l'équivoquet dans le jeu du monde (2). je ne me trompe jamais et que la sensation du moins soit indubitable. fourmillent de contradictions. et il n'y a aucune donnésensible qui demeure la mêm quand je passe de la pierre illusoire à la tache de soleil vraie. elle n e le serait que si j'avais pu réduirà l'éta perception de articulé tous les horizons intérieur extérieur l'objet. l'illusion comme l'image n'est pas observable. bien qu'elle n'ait pas besoin de le connaîtr expressément Dans la conscience. Dire que. dans la conscience. il y a phénomèn conscience n'est ni position La d e soi. E n ce sens.342 PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION L'ESPACE 343 vant le monde (1) et cesse d'êtr en complicità avec lui pour faire apparaîtrle flot des motivations qui me portent en lui. Ce qui n'est que de vécest an~bivalent. je n'ignore pas les sentiments que je refoule et en ce sens il n'y a pas d'inconscient.il y a conscience de quelque chose. 350. (2) Le problèm de l'expression est indiquà par FINK. l'apparaîtr n'est pas être mais phénomèn nouveau cogito. les doctrines. pour réveilleet expliciter entièremenma vie. Le monde n'apparaî absurde que si une exigence de conscience absolue dissocie à chaque moment les significations dont il fourmille. Le \écest bien vécpar moi.Die phünomenologisch Philosophie Husserls in der gegenwürtigeKritik. je ne peux pas dire que je voie jamais la pierre plate au sens oà je verrai en approchant la tache de soleil. l'identità de l'êtr et de l'apparaîtrn e peuvent pas êtr posés mais seulement vécu deç de toute affirmation. elle est non dissimuléA ellemême c'est-à -dir qu'il n'est rien en elle qui ne s'annonce de quelque manièr A elle. mais encore comme expériencesLe rationalisme et le scepticisme s e nourrissent d'une vie effective de la conscience qu'ils sous-entendent hypocritement tous deux. que dans un champ à structure confuse ou les connexions ne sont pas encore nettement articulees. mêm à titre d'apparence. insérà dans u n e configuration confuse ou claire. apparence et réalitne font qu'un ou dire qu'elles sont séparée rendre impossible la conscience d e quoi c'est que ce soit. Comme le dit Pascal. je de rentre dans l'implicite. ni ignorance de soi. dans un chemin creux. Entre l'illusion et la perception. et réciproquemen cette exigence est motivépar le conilit de ces significations. c'est engager . mais seulement qu'il y a d u sens. quelque chose s e montre.

à tort ou à raison. les distinguer les unes des autres et en u n mot construire une objectività : le carrk vu obliquement. III. je tourne le regard de ce côtà fantasme se rétréc se met en place : ce n'étai le et qu'une mouche prè de mon e i l . cette correction m'étai donné comme possible. je suis non dissimulà A moimeme parce que j'ai u n monde. par l'épaisseu du monde. e t nous approà cherons du phénomè réaliten étudian constantes de les perceptives. elles ne le concernent pas lui-même Que voulons-nous dire par lh et sur quoi jugeons-nous donc qu'une forme ou une grandeur sont la forme et la grandeur de l'objet ? Ce qui nous est donnà pour chaque objet. Le véritablcogito n'est pas le têt à têt de l a penséavec la penséde cette pensé: elles ne se rejoignent qu'à travers le monde. on choisit comme seule décisiv l'apparence en présentatio frontale et si l'on 3 rapporte toute apparence donnéi ce qu'elle deviendrait dans ces conditions. La conscience du monde n'est pas fondésur la conscience de soi. par exemple. J'avais conscience de voir une ombre et j'ai maintenant conscience de n'avoir vu qu'une mouche. la réalisatioeffective d'un WahrNehmung. Il restera A analyser cette possession préconscientdu monde dans le cogito prérk flexif. dira le psychologue. Il y a certitude absolue du monde en généra non d'aucune chose en mais particulier. La conscience est éloignà l'êtr et de son de êtr propre. pour un mêm objet qui s'éloignOU qui pivote sur luimêmeje n'ai pas une séri a images psychiques à de plus d' en plus petites. toujours ouverte sur un horizon de vkrifications présomptives ne me sépar elle pas de la vérità Mais. c'est croire A un monde. de plus en plus déformée entre lesquelles je puisse faire un choix conventionnel. mais cette distance et cette orientation typi. ce sont des grandeurs et des formes toujours variables selon la perspective. parce que l'illusion elle aussi utilise la mêm croyance au monde. de la tenir pour nulle et non avenue. C'est cette ouverture à un monde qui rend possible^ la vérit perceptive. une chose a des par a caractère à ou des a propriétà stables. Dans le moment mêm de l'illusion.344 PHGNOMENOLOGIEDE LA PERCEPTION d'un seul coup tout un avenir d'exptkiences dans un prksent qui ne le garantit jamais à la rigueur. Mon adhésioau monde me permet de compenser les oscillations du cogito. Une chose a d'abord s a grandeur et s a forme propres sous les variations perspectives qui ne sont qu'apparentes.que étan définieh l'aide de notre corps. qui est peu prhs u n losange. repèr toujours donné nous avons toujours le moyen de les reconnattre. et nous permet de a barrer à l'illusion précà dente. J e voyais en marge de mon champ visuel et à quelque distance une grande ombre en mouvement. . et en mêm temps unie à eux. elles sont un accident de nos relations avec lui. Nous ne mettons pas ces apparences au compte de l'objet. par la mém raison. et nous convenons de considére comme vraies la grandeur que nous obtenons A distance de toucher ou la forme que prend l'objet quand il est dans u n ¥pla parallèl a u plan frontal. qui deviendrait la grandeur ou la forme réelle Nous l'avons d6jà dit. ne se distingue du losange véritabl que si l'on tient compte de l'orientation. le poids de la vérità jamais nécessairemen cette apparence-ci. puisque le monde que je vise A travers chaque apparence et qui lui n'exige donne. je ne suis pas garanti de l'erreur. et qu'ainsi.LA CHOSE ET LE MONDE NATUREL Meme si elle ne peut êtr défini lh. et elles nous fournissent elles-même u n rephre par rapport auquel nous pouvons enfin fixer les apparences fuyantes. si. Elles ne sont pas plus vraies que d'autres. n e se contracte en apparence solide que grâcà cet appoint. Si je rends compte en . mais elles sont rigoureusement contemporaines : il y a pour moi u n monde parce que je ne m'ignore pas . de déplace n cogito u a u profit d'un autre et de rejoindre la vérit ma pensé de au-delà de son apparence. Mais cette reconstitution psychologique de la grandeur ou de la forme objectives se donne ce qu'il faudrait expliquer : une gamme de grandeurs et de formes dkterrnindes parmi lesquelles il suffirait d'en choisir une.

elle retrouve s a vérità dkforla mation perspective n'est plus subie. le chaud ou le sucrà . sa grandeur rkelle reste médiocre parce que ce porte-plume qui masque tout est aussi un porte-plume vu de près et que cette condition. nous ignorons les problème du psychologue. si l'on en développtout le sens du perçumentionne le point de vue actuel de l'observateur s u r lui. Ainsi nous nous placons d'emblédans l'objet. comme le rouge. Une forme ou une grandeur seulement apparente est celle qui n'est pas encore situé dans le systbme rigoureux que forment ensemble les phénomèn mon corps. objectives ou réellese rédui celle de savoir comment il y a A pour nous des formes déterminée i l y a des termes et déterminée quelque chose comme a u n carrà È a un losauge È une configuration spatiale effective. parce que toutes les valeurs possibles qu'il peut prendre en grandeur et en forme sont d'avance renferméedans la formule d e ses rapports avec le contexte. L'apparence n'est trompeuse et n'est apparence a u sens propreque quand elle est indéterminé question de savoir comment La il y a pour nous des formes ou des grandeurs vraies. ce n'est pas que je garde le souvenir d'une expérienc antérieur je l'aurais constaoà tée Elle est l'invariant ou la loi des variations corrélative de l'apparence visuelle et de sa distance apparente. a u moins A premièr vue.vraie ou mêm apparente . parmi toutes les grandeurs ou formes apparentes. avec chacune de ces configurations m'est donnél'orientation de l'objet qui la rend possible et qu'elles s'offrent dans un contexte de relations qui rendent équivalente priori les différente A présentation perspectives. non que j'imagine l'aspect que prendraient l'une aprè l'autre les six faces si je le faisais tourner dans m a main. on verrait avec Kant qu'elle renvoie à la position d'un monde comme systèm rigoureusement lié que nous n e sommes jamais enfermédans l'apparence. est tenue pour constante. qu'elles ne sont que des noms pour designer les relations entre les parties du champ phéno ménal constance de la grandeur ou de la forme réell La à travers les variations de perspective ne serait que l a constance des relations entre le phénomè les conditions de et s a prksentation. ce serait d'admettre qu'en fin de compte la jamais la grandeur et la forme ne sont perçue comme les attributs d'un objet individuel. Chaque éléme cube. c'est l'armature de relations auxquelles toutes les apparences satisfont. c'est que j'y introduis déj le monde avec ses grandeurs et ses formes objectives. Si je tiens mon porte-plume prè de mes yeux et qu'il me cache presque tout le paysage. Une certaine orientation de mon regard par rapport à l'objet signifie une certaine apparence d e l'objet et une certaine apparence des objets voisins. P a r exemple. ramene Le l'apparence à des proportions médiocres carrà qu'on m e présent obliquement reste un carré que j'evoque a pronon pos de ce losange apparent la forme bien connue du carrÃde face.346 PHENO